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mardi 17 octobre 2017

Filippetti dénonce une "purge politique" au PS

Filippetti s'est faite exclure du PS par la Fédération de Moselle 

L'ancienne ministre de la Culture n'en est encore pas revenue

Aurélie Filippetti a dénoncé lundi une "purge politique" au PS, après l'envoi par la fédération de Moselle d'un courrier lui signifiant sa "sortie" du parti.
"J'ai l'impression qu'il y a vraiment un mouvement presque de purge politique avec ceux qui ont défendu une ligne plus à gauche" que celle du parti ces dernières années, a expliqué  sur CNews A. Filippetti, membre de l'aile gauche du parti, ancienne compagne d'Arnaud Montebourg et ancienne porte-parole du candidat à la présidentielle Benoît Hamon.
Aurélie Filippetti s'est vue signifier son exclusion du PS suite à son soutien à une liste socialiste dissidente aux dernières sénatoriales.

Filippetti dénonce une chasse aux sorcières

"Il n'y a pas que dans ma fédération qu'il y a des opérations comme ça", a-t-elle ajouté, sans plus de précisions. Elle a dénoncé lundi une méthode "scandaleuse". "Ce n'est pas un premier fédéral qui exclut. J'ai été porte-parole de trois candidats à la présidentielle, et il y a à avoir un respect du contradictoire", a-t-elle estimé. "Les macronistes ont toujours table ouverte au PS, voire siègent au Bureau national", a-t-elle souligné. 

Elle a aussi protesté contre un "deux poids-deux mesures", alors que "ceux qui ont dit qu'ils avaient voté Emmanuel Macron avant le premier tour de la présidentielle n'ont pas été exclus".
C'est par exemple le cas de l'ancienne secrétaire d'Etat Juliette Méadel, revenue au BN du PS le 2 octobre, au grand dam du président du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) Benjamin Lucas, 27 ans, décrit comme "anti-Valls", qui s'opposa au projet de loi de réforme du Code du travail de Myriam El Khomri et qui avait quitté la réunion pour signifier son désaccord.

"C'est la tentation dans les organisations qui sont mal en point d'être encore plus sectaires, encore plus refermées sur elles-mêmes", a déploré l'ancienne députée de Moselle, redevenue enseignante.

Filippetti s'est dite surtout intéressée par la création d'une force politique "à l'échelle européenne"

Résultat de recherche d'images pour "varoufakis Montebourg filippetti"Elle était en fait interrogée sur sa volonté ou non de rester au PS, alors que Benoît Hamon et certains de ses proches l'ont quitté pour fonder le "Mouvement du 1er Juillet" (M1717). "Je suis très intéressée par DiEM25", Mouvement pour la démocratie en Europe, créé par l'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

Ce mouvement pan-européen vise à réformer les institutions de l'Union européenne pour y promouvoir davantage de transparence et de démocratie dans son fonctionnement, en partant du postulat selon lequel "la transparence est l'oxygène de la démocratie".

L'organisation dénonce la montée des nationalismes en Europe, le Brexit ou le Grexit comme des signes avant-coureurs d'une urgence à réinventer les institutions afin d'éviter une fracture en Europe.

L'acronyme DiEM évoque la célèbre locution latine carpe diem. La date de 2025 correspond à la limite temporelle que le mouvement s'est fixé pour réussir à démocratiser l'Europe.

lundi 16 octobre 2017

Harcèlement sexuel : le va et vient de Bruno Le Maire

Le Maire se dit opposé à la dénonciation, puis se retire 

Le ministre de l’Economie et des Finances de Macron a fait lundi amende honorable


Quelques heures plus tôt, il avait assuré qu’il ne dénoncerait pas de responsable politique s’il avait connaissance de faits de harcèlement sexuel. L'aurait-il fait s'agissant de son voisin, Aphatie ne l'a pas harcélé sur franceinfo lundi matin
Mais alors que l'agresseur d'acteurs et actrices politiques  lui demandait  s’il pourrait dénoncer des harceleurs, B. Le Maire avait pourtant assuré gravement que non". "C’est compliqué mais la dénonciation ne fait pas partie de mon identité politique", a-t-il expliqué. C'était dans un premier jet. 

Quelques heures plus tard, le ministre est revenu sur ses propos dans une vidéo postée sur Twitter.  
Comme 20 à 25% des hommes, il aurait eu une réaction prématurée. "Je me suis mal exprimé, je le regrette", a-t-il alors balbutié. "J’ai réagi au mot de dénonciation que je n’aime pas et que je n’ai jamais aimé, mais j’aurais dû réagir au problème du harcèlement sexuel lui même que subissent trop de femmes en France", explique-t-il laborieusement. 
Il en fait pourtant beaucoup. "Pendant trop longtemps on a voulu mettre la poussière sous le tapis [jolie métaphore...]; on a considéré comme anecdotique, négligeable, des faits qui sont profondément révoltants, scandaleux, inacceptables, des faits qui doivent être jugés, sanctionnés", insiste le ministre.

VOIR et ENTENDRE Bruno Le Maire affirmer avec force ses convictions :
video

"Il va de soi que si j’étais au courant de faits de harcèlement sexuel contre une femme, je serais le premier à les signaler"

Et il s'enfonce... "Parce que nous ne pouvons plus longtemps tolérer ce silence, qu’il faut libérer la parole, qu’il faut que les femmes victimes puissent s’exprimer avec tout le soutien de toute la société et notamment des responsables politiques", affirme-t-il.

Résultat de recherche d'images pour "fontaine penis"Mais après l'heure, c'est plus l'heure...
Il assure  être "prêt" à participer "pleinement, avec sincérité et avec coeur" au combat contre le harcèlement sexuel. Il met finalement le paquet, en seconde intention. 

Entre temps, un appel à dénoncer le harcèlement sexuel au travail est devenu viral sur Twitter ce week-end, sous le hashtag #balancetonporc, donnant lieu à de multiples témoignages visant à dénoncer des agresseurs dans un quasi-anonymat, dans la foulée du scandale Weinstein aux États-Unis.

Il ne faut jamais dire : "fontaine, je ne boirai jamais, jamais de ton eau'"...

La "pédagogie" de Macron laisse 61% des Français au bord du chemin dimanche sur TF1

Le "héros politique " a foiré son coup de com' sur TF1

Les "gens qui ne sont rien", les "fainéants" et les "cyniques" auraient préféré voir la météo avant de s'assoupir devant la télé...


Macron creuse sa tombe
Pour endiguer sa baisse de popularité, le président de la République comptait sur ce premier entretien télévisé de son quinquennat.
Sa parole étant rare, sa prestation visait à un rapprochement avec les Français qui le trouvent arrogant et sa politique insupportable.  Plus de six Français sur dix (61%) "exposés à la prise de parole du président" de la République, disent ne pas avoir été convaincus par l'intervention du chef de l'Etat sur TF1 et LCI, dimanche 15 octobre, selon un sondage Harris Interactive pour RMC publié lundi. 

Seules 39% des personnes interrogées ont plus ou moins adhéré à son propos, tandis que 24% des sondés se disent "pas du tout convaincus" - soit approximativement sont score (24%) au premier tour de la présidentielle - et 37% "plutôt pas convaincus". 
En revanche, les "lettrés" qui se flattent de comprendre sa "pensée complexe", 7% des sondés affirment avoir été "tout à fait convaincus" et 32% "plutôt convaincus".
Il faut que Macron aille se faire voir à ...Las Vegas 

Le président Emmanuel Macron lors de son interview télévisée, le 15 octobre 2017 à l'Elysée, à Paris
Indépendamment du jugement global, 50% des Français déclarent avoir été convaincus lorsque le président a évoqué les sujets internationaux, 40% lorsqu'il était question de la politique économique et 35% de la politique sociale. 

Au cours de l'entretien, Emmanuel Macron a notamment dû défendre son usage d'un vocabulaire peu châtié souvent blessant, voire insultant, et tenter de démontrer qu'il n'est  pas plus un "arrogant" que le "président des riches". Le sondage tend à prouver que seuls ceux qui cherchent l'aventure à l'étranger lui trouve quelqu'intérêt, sans pour autant vouloir revenir vivre leur quotidien. 

Alors que la politique du président de la République penche à droite, 56% des Français estiment que le projet d'Emmanuel Macron est à la fois de gauche et de droite. C'est dire que sa politique est aussi trouble que le personnage: ses efforts pour convaincre un jour favorable, à une heure de grande écoute et sur la première chaîne nationale ont fait flot.
38% accusent le projet du chef de l'Etat de correspondre "à une politique de droite" et 6% à "une politique de gauche." 

Dommage que les Français de l'étranger ont quitté le pays...
 
Une campagne est d'ailleurs en cours tendant à accréditer l'idée que, malgré son regard louche, Macron peut inspirer confiance et qu'ils aspireraient au retour. 

Enquête réalisée en ligne le 15 octobre 2017, à l'issue de l'interview d'Emmanuel Macron sur TF1 et LCI, auprès d'un échantillon de 856 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Macron ne s'estime pas "arrogant" le moins du monde

Le président confirme son auto-satisfaction dans son entretien sur TF1

Emmanuel Macron nie son "arrogance"
 
En réponse aux critiques se ses manières et propos depuis le début de son quinquennat, marqué d'abord par une prise de distance hautaine avec la presse qui l'a qualifié de 'Jupiter' et des propos qui ont alimentés un procès en mépris de classe, il a tenté de se faire comprendre des Français à l'occasion d'un  entretien avec un hebdomadaire allemand, der Spiegel, publié ce samedi. “Je ne suis pas arrogant; je suis déterminé", a répliqué le chef de l‘Etat, qui fait avec cette phrase la une de l‘hebdomadaire allemand. 

"Je mets fin au copinage entre les politiques et les media."
“Pour un président, être constamment en train de parler avec des journalistes, être constamment entouré de journalistes, n‘a rien à voir avec le fait d’être proche du peuple", s'est-il justifié. "Un président doit garder les media à distance".
Depuis son élection le 7 mai dernier, Emmanuel Macron avait opté pour une communication verrouillée : parole raréfiée par rapport aux précédents quinquennats, déclarations la plupart du temps sans questions, distance avec les journalistes et priorité à l‘image.
Pendant les cinq années de présidence de Hollande, d'abord comme conseiller de l'Elysée, puis comme ministre de l'Economie, Macron a vécu de l‘intérieur l‘effet ravageur des prises de parole intempestives et mensongères. Sous l'effet de sondages en chute libre dès les quatre premiers mois et manifestations de rues contre la mise en oeuvre au bulldozer d'une politique personnelle qui lui vaut l'étiquette d'"autocrate",  il a ensuite fait quelques pas vers ces media dont il se méfie tant, accordant une série d'entretiens, à la presse internationale comme à la presse française et, au bout de seulement cinq mois, il s'est même fait inviter sur TF1 pour une émission qui lui est dédiée, dimanche soir.

Après une rentrée sociale agitée, Emmanuel Macron a entamé cette semaine son deuxième chantier social, la réforme de la formation professionnelle, de l'apprentissage et de l‘assurance chômage, après avoir signé les ordonnances Macron qui a imposé son Code du travail fin septembre. 

Or, le chef de l'Etat a récidivé, s'exposant à une recrudescence de critiques de l‘opposition suite à une nouvelle provocation.
Ce chef de l'Etat s'est livré à des stigmatisations de classe. 
Ainsi, depuis le Morbihan, 1er juin 2017, l'ex-banquier a-t-il mentionné les Kwassa-Kwassas de Mayotte, ces barques de pêche que les passeurs utilisent pour emmener des immigrants comoriens à Mayotte, taclant  les pêcheurs dont "le Kwassa-Kwassas pêche peu: il amène du Comorien"; 
ou le 29 juin 2017, alors qu’il inaugurait Station F, le plus grand incubateur de start-ups du monde, dans l'entre-soi de jeunes entrepreneurs, discriminant les Français d'une gare typique comme "un lieu où l’on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien";
le 17 septembre 2014stigmatisant  les salariées "illettrées" des abattoirs GAD (Finistère), depuis Paris, au micro de Jean-Pierre Elkabbach.

Ce chef de l'Etat parle peu, mais pour agresser les opposants politiques. 
Dans un discours à Athènes, il s'était attaqué aux "fainéants, les cyniques et les extrêmes qui empêchent la France de bouger", le vendredi 8 septembre, à la veille de la grande manifestation contre sa loi travail. Il avait ainsi tenté de se justifier, mais n'avait réussi qu'à réactiver le malaise provoqué par des propos prononcés à Bucarest, en Roumanie, le 24 août, où il avait jugé, sûr de lui, que : "la France n’est pas réformable. Les Français détestent les réformes. La France ne se réforme pas, parce qu’on résiste, on se cabre, on contourne";
il a encore récidivé le 4 octobredans un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine à Egletons en Corrèzepointant "ceux qui foutent le bordel", évoquant cette fois les syndicats, sans les nommer.

Emmanuel Macron n'a eu de cesse qu'il ne blesse ses concitoyens, cinq fois en cinq mois, souvent depuis l'étranger. Le trentenaire est ainsi apparu en "président souverain" imbu de sa petite personne toute-puissante, intransigeante avec toutes les sections de la population, et rigide.

Mais le parvenu nie en bloc ses agressions. 
"Certains voudraient juste me coller une étiquette, s'est-il plaint auprès des Allemands. Comme des entomologistes le feraient avec un papillon séché, et puis dire : 'regardez, c‘est le banquier qui n‘aime pas les gens' ", explique l'incompris dans les colonnes du Spiegel.
"Si c’était le cas, je ne serais pas là. Je ne suis pas arrogant à l’égard des Français, je suis déterminé", insiste-t-il. "Pendant la campagne présidentielle, j‘ai voyagé dans tout le pays. J'aime mon pays et les Français. J'adore leur parler et les convaincre (...), mais je ne dois pas succomber à la démagogie et aux mensonges." Tant d'amour qui ne trouve pas preneur...

"Je ne fais pas cela pour aider les riches," s'est-il par ailleurs défendu

Emmanuel Macron, le 8 septembre, lors de son discours en Grèce.Dans le sillage de la présentation du projet de budget pour 2018, le couple exécutif a également tenté d'endiguer les critiques montant contre le "président des riches".
Baisse de l‘aide publique au logement (APL), réduction des emplois aidés, suppression de l‘impôt sur la fortune (ISF): une majorité de Français regrette amèrement d'avoir contribué - par son vote ou son abstention- à l'élection de ce jeune président odieux de 39 ans.

"Distribuer de l'argent public, c‘est ce que certains attendent, notamment l‘extrême gauche", dénonce Emmanuel Macron.
"Ils pensent que vous aidez les gens en leur donnant de l‘argent", raille-t-il. "Mais, c‘est une erreur, explique-t-il, seul contre tous, parce que ce n‘est pas moi qui distribue l‘argent, mais les futures générations. Donc, c‘est mon devoir de dire : quelque chose doit changer."

Concernant la suppression de l‘ISF, "contrairement à ce que certains prétendent, je ne fais pas cela pour aider les riches", assure l'ancien ministre de l'Economie de Hollande. "Mon prédécesseur a taxé les riches à un taux jamais égalé. Et qu‘est ce qu‘il s‘est passé ? Ils sont partis. Est-ce que le chômage a baissé ? Non". CQFD ?

Sur TF1, l'arroseur-arrosé a cherché à colmater les brèches qu'il a ouvertes

La parole présidentielle s’est étalée sur 8 pages dans un hebdomadaire allemand, alors qu'elle se voulait rare dans les media français. 
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L'entretien avec der Spiegel a paru la veille de celui sur TF1 et LCI dimanche soir, une primauté  ressentie par tous, au mieux comme une maladresse, au pire comme un énième geste de mépris à l'encontre la presse hexagonale, notamment de gauche. 
Le choix de s’adresser d’abord aux Allemands n'apparaît pas en soi anodin à celui qui veut positiver la démarche élyséenne. Alors que la Chancelière, Angela Merkel, a dernièrement entamé une sorte de virage stratégique à gauche dans la nécessité d'une coalition gouvernementale avec les Verts et les centristes du FDP, Emmanuel Macron serait plus sensible au vent de critiques venu d’outre-Rhin et à l'apparition d’éventuels obstacles aux projets qu’il voudrait communs à la France et à l’Allemagne. Ne compte-t-il pas sur les retombées françaises de la reprise économique allemande ? Reste que, pour l'heure, cette première à la télévision depuis son élection embrouille toujours plus les relations intérieures du président de la République.

Macron a revêtu les habits du "héros politique"
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"Je ne me prends pas pour un roi. Mais la fonction de Président n'est pas une fonction normale. On doit l'intégrer quand on l'occupe. Pour moi, la fonction n'est d'abord ni politique ni technique, elle est symbolique. (…) Pour cela nous avons besoin d'une forme d'héroïsme politique. Ce qui ne veut pas dire que je veux jouer les héros. Mais nous devons être prêts à nouveau à écrire l'Histoire," a déclaré le président "hors norme" au Spiegel et aux "envieux". Dimanche soir, pour ses propos ennuyeux, flous et embrouillés, le président était un piètre héros de BD.
Après avoir supprimé la traditionnelle rencontre du 14 juillet avec la presse et les Français, à l'issue du défilé militaire où il a descendu les Champs Elysées à bord d'un 'command car' (ce James Bond devait ensuite se faire hélitreuiller d'un hélicoptère sur le sous-marin 'Le Terrible' ! : un fantasme de la sexagénaire en mal de stimuli) et après avoir multiplié les chantiers et propos clivants, se tenant au-dessus des bisbilles subalternes du microcosme, tout en suscitant lui-même des polémiques en rafale, la soirée du président je-sais-tout s'annonçait chargée à la télévision, avec quatre bombes à désamorcer. Sur RTL le porte-parole du gouvernement, l'ineffable Christophe Castaner a pontifié pour noter qu'il est enfin temps de faire un peu de "pédagogie nécessaire" sur les réformes en cours, tant les Français sont obtus.  

Bombe #1 : le président des riches
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C'est le sparadrap qui collera à la peau d'Emmanuel Macron en capitaine Haddock de kwassa-kwassa dans les aventures de "Tintin aux Comores". La confirmation de son intention de réformer l'ISF de manière à le rendre moins lourd pour les "pluzézés" (les plus aisés) a agité la gauche disqualifiée par la présidentielle et les législatives, notamment La France insoumise. 
Il s'agit certes d'une promesse de campagne présidentielle d'En Marche!, mais le timing de Jupiter a fait gronder la vallée : le surdoué de l'Elysée a trouvé malin d'enchaîner avec l'annonce de la baisse de l'APL, allocation logement essentielle aux petits revenus, singulièrement les jeunes. L'exécutif a bien tenté de rattraper le coup par de la pédagogie mais, les professeurs le savent, même peut-être la première retraitée de France, les jeunes sont réfractaires aux pédagos, et le grand mou de Matignon, Edouard Philippe, est resté sec et a échoué à capter  l'attention des grands ados, rares devant leurs écrans pour 'L'Emission politique' de France 2.
Pour contrebalancer, Emmanuel Macron s'est lancé dans de grandes considérations soporifiques sur sa réforme à venir de l'assurance-chômage, censée apporter de nouveaux droits et de nouvelles protections aux salariés.
 
Bombe #2 : répondre aux "fainéants"

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Depuis son élection, Emmanuel Macron boudait les media français et s'adressait à leurs confrères étrangers, une manière de leur manifester son souverain mépris ou de faire croire aux Français qu'il n'était pas redevable à la presse de son accès au logement à l'Elysée, pour cinq ans et cinq euros de moins par mois ? Au fond, son intervention majeure restait un entretien-fleuve exclusif accordé à ses amis du magazine Le Point en septembre, un retour d'ascenseur dans lequel le chef de l'État déclarait vouloir renouer avec "l'héroïsme politique". Pour le reste, des étrangers comme CNN ou, plus récemment, Der Spiegel ont été jugés mieux aptes à recueillir l'expression de sa "pensée complexe". 

Des media pusillanimes sont toutefois restés du côté du manche, relayant certaines paroles accessibles à leur entendement, prononcées soit par le président soit par son entourage, et qui ont pareillement choqué l'opinion publique. Un déferlement d'insultes contre "les fainéants, les cyniques et les extrêmes" de la CGT et de La France insoumise. A CNN, le 20 septembre, comme on sait, le 'héros politique' a déclaré : "la démocratie, c'est pas la rue" et les salariés de l'équipementier automobile creusois GM&S en ont pris plein la tronche : "Y'en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire, hein. Et c'est pas loin de chez eux", s'est-il emporté, alors qu'une caméra du "pool" de journalistes était encore dans les parages. 

Bombe #3 : Mélenchon, l'opposant qui arrange ?

Résultat de recherche d'images pour "Macron melenchon"Soi-disant mal-aimés de l'un comme de l'autre mal-embouchés, les media trouvent leur compte au contexte d'apparente lutte des classes entretenus par le théâtreux Emmanuel Macron et le tribun Jean-Luc Mélenchon, auto-proclamé "premier opposant" à l'exécutif, comme le suggèrent les deux entretiens des compères l'un, dans Marianne, quelques jours après celui de l'autre, dans Le Point.
Très spectaculaire à l'Assemblée nationale, le groupe des 17 députés de La France Insoumise (LFI) ne cesse de ferrailler contre La République en marche (LREM).

Bombe #4 : une popularité en berne

Résultat de recherche d'images pour "macron impopulaire"Malgré une majorité de godillots néophytes et malléables à l'Assemblée transformée en machine à voter son programme, l'autocrate a perdu la confiance du peuple.  Une enquête Kantar Sofres-OnePoint parue le 5 octobre dans Le Figaro Magazine, confirme que le président est avant tout soutenu par les catégories aisées. Il est en baisse continue chez les plus modestes, qu'il s'agisse des employés ou des ouvriers, les "illettrés" et les "fainéants", ces "gens qui ne sont rien", mais "foutent le bordel"... 
D'après l'institut de sondage Ifop, Macron est passé de 68% à 44% d'approbation, au mois d'octobre. Il s'agit d'une chute libre historique. S'il avait pour objectif de restaurer la dimension régalienne de la fonction présidentielle, malmenée, selon lui, par le "président normal" qui lui a pourtant servi de marche-pied, Emmanuel Macron a renvoyé une image décalée qui, adossée à une politique jugée trop libérale, menace de le couper d'une part encore plus large des Français. 
Christophe Castaner l'a dit lui-même samedi: "Nous sommes sur une étape charnière [...]  "en même temps, Emmanuel Macron ne s'est jamais rien interdit dans sa communication. Il a juste évité une présidence bavarde, il a voulu une présidence d'action". "Il y a des moments où il doit aussi échanger avec les Français dans des formes plus traditionnelles [vulgarités comprises ?], et celle d'un 20 heures lui a paru la bonne", a argumenté Christophe Castaner.
A-t-il su éviter de les agresser ?

Sur TF1, il restait du Tartufe chez Macron

Avec sa prof de français il était allé la veille voir Tartufe donné au théâtre...
Image associée
Macron, l'épouvantail
Interrogé sur son insulte à "ceux qui foutent le bordel", visant les syndicats, le président a juré par tous les saints -et le pape François vient d'en faire 35 de plus, en une fois- qu’il n’a "pas cherché à humilier". Il n'y a même pas pensé au fond de lui-même ? Il a donc assumé cette phrase, sans la renier, et revendiqué l’usage par un président d’un mot du registre "populaire", par opposition aux " élites (…) habituées à ne plus dire les choses, à avoir un discours en quelque sorte aseptisé". Macron n'est pas le président des riches, puisqu'il parle mal...

"Il a répondu sur son vocabulaire, une manière de montrer qu’il est proche des Français car il parle comme eux"
, observe le politologue Bruno Cautrès, le chercheur au CNRS et au CEVIPOF. 
Tous les Français sont vulgaires ! C'est l'idée que se fait d'eux leur héros jupitérien.

Pyrénées-Atlantiques : une septuagénaire poignardée par un réfugié

Humanisme, goût du risque et mise en danger

Les violences subies sont particulièrement cruelles
Résultat de recherche d'images pour "afghan jungle de Calais"La procureure de la République, Cécile Gensac, a déclaré ce samedi qu’"une dame, âgée de 78 ans, a reçu plusieurs coups de couteau à son domicile d’Oloron-Sainte-Marie vendredi soir. L'auteur des coups de poignard pourrait être un jeune homme réfugié à qui elle avait ouvert sa porte" vendredi soir dans la commune d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques).
Résultat de recherche d'images pour "Gael Brulin"
Il était aux environs de 18h30 lorsque la septuagénaire a laissé entrer le jeune homme chez elle, "vraisemblablement sans se douter de la suite de évènements" [sic, Gael Brulin, ci-contre, "rédacteur tout-terrain" du site généraliste peu exigeant d'information (ADN Contents), basé à Mulhouse]. 

Dans des propos rapportés par Le Parisien, la représentante du gouvernement poursuit en indiquant que le suspect "a été interpellé dans la soirée par les gendarmes sur la voie publique, il était très agité et a été placé en garde-à-vue dans la soirée". 

La victime connaissait son agresseur

Béarn : 25 migrants seront accueillis dès lundi à Oloron-Sainte-Marie
Centre d'hébergement du Bialé, rue Révol, à Oloron-Sainte-Marie
Le réfugié et la victime se voyaient régulièrement, précise la radio France Bleu Béarn. Ils partageaient la même maison.

 
Le réfugié, d’origine afghane et âgé de 19 ans, avait un toit, un appartement prêté par l’OGFA (Organisme de gestion des foyers de l’amitié), un service social classifié "Centre d'accueil de demandeurs d'asile"  situé près du domicile de la dame.

En 2011, l'association fêta ses 60 ans dans l'hébergement de personnes en difficulté dans les quelques 200 logements qu'elle possède sur le périmètre de l'agglo de Pau, à Jurançon, et l'aide à la réinsertiondes mères célibataires et de leurs enfants, à l'origine.
Une centaine d'employés veillait alors sur les 400 personnes suivies et hébergées dans les 200 logements dont disposait l'association Foyer Amitié. "Ceux-ci vont du T1/T2 à 7 grands appartements, car notre public est composé de personnes isolées, de couples marginaux ou de grandes familles". A l'OGFA revenait la gestion de l'hébergement de réinsertion des 7 centres de l'agglomération paloise. 

Et puis les 24 premiers migrants de Calais sont arrivés en Béarn.
Bernard Cazeneuve à son arrivée à Gelos : "Je vous invite à apprendre le français le plus vite possible"Ils ont été accueillis dans un centre d’accueil et d’orientation (CAO ou centre de répit) "éclaté" dans l'agglomération paloise, dans six appartements du parc social, mis à leur disposition par l’ensemble des organismes HLM, hors des zones en tension, à compter du 29 février 2016. Tous des hommes seuls, de nationalité afghane, soudanaise, syrienne, iranienne ou irakienne arriveront en Béarn, ils devaient y rester au plus tard jusqu’au 30 juin, date prévue de la fermeture de ce centre.
Leur séjour était entièrement pris en charge par une dotation spécifique de l’État, le coût global de cet accueil étant évalué à 25 € par personne et par jour.

Accompagné d'un interprète et de nombreux élus locaux, le ministre a souligné le succès de l'opération humanitaire menée à Calais
"La République est plus forte quand elle engendre la fraternité, pas la suspicion," avait déclaré Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur de passage au Centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Gelos qui hébergeait 40 migrants, pour la plupart Soudanais, parmi lesquels trois Afghans, un Erythréen et un Irakien, à la suite du démantèlement de la jungle de Calais.
Résultat de recherche d'images pour "Oloron ste marie centre asile orientation"Lors de la cérémonie des voeux 2017, le maire de Gelos avait déclaré: "ma plus belle expérience a été l’accueil des migrants."
En recevant le ministre dans sa commune, Pascal Mora, le maire de Gelos (CAO, ci-contre), a tenu à rendre hommage à cet élan de solidarité. Ce qui l’a notamment amené à citer Jean Jaurès : "Il n’y a qu’une race, l’Humanité".
Lors de la visite ministérielle en présence de nombreux élus locaux, François Bayrou, président de la communauté d'agglomération, était absent.

La victime a été hospitalisée dans un état "très critique"

Agée de 79 ans,
la vieille dame a reçu plusieurs coups de couteau à la gorge et au thorax. "L’état de santé de la victime s’est amélioré dimanche", a indiqué Mme Gensac. 
Cette dame vivait dans le même immeuble qu’un groupe de migrants dont le présumé auteur des faits. Ils étaient pris en charge par une association de bénévoles d’Oloron-Sainte-Marie.


La gendarmerie a été alertée par trois autres réfugiés alors présents sur les lieux. Le suspect, souffrant apparemment - et a priori - de troubles psychiatriques, a été placé en garde à vue et devait être présenté dimanche à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen. 

Hasard du calendrier,
une manifestation était organisée dans la commune à l'initative de l'association "Sans armes, combattons la violence" créée par trois Oloronains dont Marie Essimi, dont le fils a été roué de coups lors d'une soirée, en janvier dernier. 

Le migrant a été mis en examen ce dimanche, pour "tentative de meurtre sur une personne vulnérable".
Mais aussi pour "violences aggravées sur les forces de l’ordre", lors de son interpellation vendredi à Oloron-Sainte-Marie. 

La procureure de la République a précisé que, contrairement aux premières affirmations de la presse, l'individu "ne présente pas de troubles psychiatriques susceptibles d’entacher sa responsabilité pénale".

L’hypothèse terroriste n'est pas retenue.

dimanche 15 octobre 2017

Jupiter Macron descend de l'Olympe sur TF1 ce soir

Macron accordera un entretien traditionnel, en direct et depuis son bureau du Château

Le président de la République se livrera dimanche soir à sa première grand messe laïque à la télévision seulement cinq mois après son élection...

Le président de la République répondra aux questions d’Anne-Claire Coudray, Gilles Bouleau et toujours David Pujadas qui est arrivé de France 2 sur TF1 et LCI.

Même si des thèmes ont été annoncés, l'attente est pesante du fait de ses nombreux dérapages méprisants sur les "illettrées", "ceux qui ne sont rien" l’attente lourde, ou grossiers visant le "bordel" mis par les syndicats, d’autant qu’Emmanuel Macron avait sanctionné la presse en boudant le rendez-vous traditionnel du président le 14 juillet, se distinguant du même coup de ses prédécesseurs aux pratiques, selon lui, archaïques...

Macron s'est défendu dans un journal allemand de l'accusation d'arrogance qui lui colle à la peu, mais il lui reste encore à convaincre en descendant sur terre pour faire de la pédagogie pour les gens qui ne comprennent ni sa "pensée complexe", ni sa com' sinueuse et pour se défaire de son image de "président des riches" que lui vaut sa politique.

On en sait un peu plus sur les coulisses de son opération de com'.

Le 'Salon doré' sera évité. 
LCI a ainsi dévoilé que la convocation de la presse ne se déroulerait pas dans le bureau officiel du président de la République. Emmanuel Macron a tenu à redresser son image en direct de son "bureau de travail", meublé en contemporain, qui jouxte le bureau de réception au premier étage du palais de l’Elysée. Le trentenaire a en effet le sentiment que le "salon doré" historique rappelle trop cruellement son épouse sexagénaire. 
Comme pour sa photo officielle, Emmanuel Macron lui préfère le bureau en angle qu'il connaît bien en tant qu'ex-collaborateur de Hollande puisqu'il a, auparavant, servi aux conseillers spéciaux de ses prédécesseurs, notamment Henri Guaino, sous Nicolas Sarkozy, et Aquilino Morelle lequel se faisait cirer les pompes chaque matin aux frais de la République sous François Hollande.

Pour ceux qui en seraient friands, parmi les indiscrétions, on a également appris que l’entretien a été planifié il y a dix jours. TF1 négocie depuis plusieurs semaines avec l’Elysée pour décrocher cette soirée exclusive qui verra David Pujadas, désormais sur LCI, se venger de son ancien employeur, France 2, quelques mois après avoir été évincé pour raison d'ancienneté.

La réalité de la vétusté obsède Macron
 
Résultat de recherche d'images pour "macron archaique"C'est d'ailleurs l'obsolescence programmée de son quinquennat qu'il tentera ce soir d'enrayer.

Mais l'ex-banquier fait un placement sûr de bon (grand) père de famille, un dimanche soir à 20 heures garantissant une forte audience sur la première chaîne nationale.

Un ayatollah écologiste a pris le pouvoir à la Mairie de Paris

Christophe Najdovski veut éliminer les automobilistes de Paris

Ce quadra écologiste impose ses vues environnementales à Hidalgo

Début janvier 2017, l'adjoint EELV aux transports à la mairie de Paris travaillait à la mise en place de la vignette Crit’Air pour circuler dans la capitale.
Derrière la politique monomaniaque de la voiture dans Paris, on trouve Najdovski. Il  a d'abord eu à son actif la fermeture de la voie Georges-Pompidou, sur la rive droite de la Seine, puis l’entrée en vigueur de la vignette Crit’Air, qui disqualifie les voitures les plus polluantes, et maintenant, dans le désordre de ses cartons, le projet de relever l’amende de stationnement à 50 €… Et Anne Hidalgo semble sous l'emprise de  ce phobique des voitures.

La capitale, qui souffre comme les autres de pollution, est devenue une zone de circulation interdite aux véhicules les plus anciens, diesel et essence. Les vignettes antipollution sont désormais obligatoires à Paris.
Réservé mais pas trop, Najdovski, candidat écologiste à la mairie de Paris, venu protester contre les répressions dont est victime la communauté homosexuelle en Russie, et a participé au kiss-in géant organisé devant l'ambassade de Russie à Paris.
Résultat de recherche d'images pour "David Belliard  EELV"Il a lui-même posté sur son compte Twitter une photo de son bouche à bouche avec David Belliard, ci-contre à droite, délégué EELV (11e arrondissement) à la protection sociale à Paris.
Poids lourd de la mairie de Paris
Arrivé de Macédoine avant sa naissance dans le XXe, Christophe Najdovski, 47 ans, est dans l’équipe municipale depuis 2008. Mais il a commencé par l'enseignement de l'économie en lycée et les miracles de la politique lui ont permis avec un CAPES d'arriver en 2013 à l’IUT de Bobigny. Hamon, avec un bac +3 supposé, n'a-t-il pas été professeur associé à Paris 8, avec 1.400 euros par mois pour une "journée"  (huit heures ?) de cours ? Les collaborateurs parlementaires, même familiaux, touchaient-ils 5.600 euros mensuels, voire 7.000 les mois de cinq semaines ?... Avec 46.000 euros net touchés par sa fille Marie et environ 33.000 mensuels par son fils, les enfants Fillon étaient des petits joueurs. 
Adjoint à la petite enfance de Bertrand Delanoë pendant six ans, il a porté la liste d’EELV lors des municipales de 2014, Cécile Duflot ayant renoncé à aller au combat. Un pic de pollution l'a pistonné : 8,86 % des voix. Ce score inattendu lui a valu son poste et de pouvoir imposer à Hidalgo d’écouter les écologistes pour préserver sa majorité.

Eminence grise obstinée
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Fils d’un ouvrier et d’une concierge, ce professeur d’économie est réputé préférer l'ombre et les dossiers à la lumière et le débat politique : c'est un autocrate. Il a longtemps été aussi discret dans les instances nationales d’EELV qu’à Paris. Moins fort en gueule que l'obsédé sexuel Denis Baupin, un Harvey Weinstein vert, il n’en est pas moins intransigeant, prônant la fin du diesel et la réduction de l'espace public destiné aux voitures. Quitte à créer des kilomètres de bouchons dans la capitale : à chacun ses obsessions et ses dommages.

Homme d’influence tyrannique
Cityscoot, scooter électrique en libre-service,
qu'on gare impunément sue les trottoirs  
A la maire la lumière, les effets d’annonce, au névrosé la gouvernance et le service après-vente, à l'Andalouse l’explication de texte. L'adjoint a vite distribué les rôles, mais il a le talent de savoir faire passer ses idées, au point que la féministe croit en être à l'origine. Macron aussi fait de la pédagogie et l'un et l'autre sont suspects de despotisme. 

Lundi 26 septembre, une majorité d'élus parisiens a validé la fermeture définitive à la circulation automobile de la voie Georges-Pompidou, depuis le tunnel des Tuileries (1er arrondissement) jusqu'au port de l’Arsenal (4e arrondissement). Les groupes de la majorité – PS, EELV, Front de Gauche et PRG – ont voté 'pour', ainsi que le Parti de Gauche. Les Républicains, l’UDI ont voté 'contre'. Les six élus MoDem se sont ...abstenus.

Paris sans voitures à essence en 2030

Hidalgo fait semblant de piloter un scooter
Quelques jours après l’
annonce que la municipalité programme la fin des voitures à essence dans la capitale en 2030, la maire de Paris qui s’exprimait lors d'une présentation au public de son bilan de mi-mandat, a dit même espérer que cet objectif sera battu.

La Ville de Paris veut damer le pion à l'Union européenne
L'U.-E. doit envisager d'interdire la vente de véhicules à essence ou diesel à partir de 2030, plaidait en octobre 2016 la ministre de l'Environnement suédoise Isabella Lövin. "En tant que ministre de l'Environnement je ne vois pas d'autre perspective que de reléguer aux oubliettes de l'Histoire les véhicules à carburant fossile", avait-elle ajouté. Le gouvernement suédois, associant sociaux-démocrates et Verts, s'était fixé pour objectif une énergie 100% renouvelable dans le pays en 2040.
A la même époque, le conseil fédéral allemand a voté pour la fin des véhicules thermiques dès 2030. Les constructeurs ont 14 ans pour éliminer le thermique de leurs lignes de production, une révolution dans ce pays où l’industrie automobile thermique pèse lourd.

A la moitié de son mandat, Anne Hidalgo veut faire mieux. Cette semaine, la maire de Paris est revenue sur l’annonce de faire en sorte qu'aucune voiture à essence ne circule plus dans les rues de la capitale en 2030. Et, sans surprise, elle a également redit qu’elle ne reculera pas, malgré les critiques. "Le fait de posséder sa voiture individuelle, tout seul, c'était le schéma des 30 Glorieuses, ce n'est plus le schéma d'aujourd'hui", a-t-elle estimé. 

Rappelant que depuis sa prise de fonctions en 2014, "nous n'avons jamais connu autant de jours de dépassement de seuil d'alerte de pollution", la maire a affirmé qu'il y a "une obligation d'agir vite, même si c'est très compliqué". Concernant l'horizon 2030, elle a expliqué : "C'est une trajectoire qui m'intéresse, à laquelle je souscris complètement, qui sera ensuite discutée au Conseil de Paris et qui sera votée, si c'est une trajectoire que nous voulons, au printemps 2018, tout en réfutant toute volonté "d'interdiction". "La question interdire ou ne pas interdire n'a pas de sens. Aujourd'hui, on fixe un cap", a-t-elle asséné. 
"Nous arriverons peut-être bien avant 2030 à ce qu'il n'y ait plus de véhicules à essence ou diesel à Paris, parce que les comportements, les constructeurs, l'innovation, vont être là au rendez-vous", a-t-elle espéré, en relevant que seulement "un Parisien sur 10" prend sa voiture pour aller travailler actuellement.

Pour info,
la société productrice des scooters électriques en libre partage Cityscoot (70 salariés) est la propriété de B.F. HOLDINGS, une société à responsabilité limitée en activité depuis 26 ans et située rue des Acacias à Paris 17e.
Cette start-up est en fait spécialisée dans le secteur d'activité de la location et location-bail de ...machines de bureau et  de matériel informatique. Le  gérant de cet opérateur de mobilité est Bertrand Fleurose.

Direct_Matin_16.10.13Ainsi, Anne Hidalgo n'a donc pas tenu sa promesse de campagne. En octobre 2013, le conseil de Paris avait approuvé un vœu du groupe Parti radical de gauche (PRG) proposant la mise en place d’un système de scooters électriques en libre-service dans la capitale. Mais, si expéditive soit-elle, elle s'est faite doubler au feu vert par cette société privée : Najdovski n'a pas réussi à  concrétiser son alliance avec Scootlib’, leader sur le marché de la location pour les professionnels de la livraison
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