POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 19 août 2017

Pas-de-Calais: une rixe entre migrants illégaux fait un mort français dans un foyer d'insertion

Des migrants adultes hébergés parmi de jeunes Français en insertion

Un jeune Bruaysien de 22 ans est mort poignardé vendredi soir
Une rixe s'est en effet développée avec trois jeunes adultes soudanais, dans un foyer d'insertion à Divion (7.000 habitants, Pas-de-Calais), rue des  Frères de Lima, à deux pas  de l'école primaire Joliot Curie, a-t-on appris de sources concordantes.
"Une rixe est survenue vers 21h30 au sein d'un foyer de jeunes en insertion à Divion opposant trois Soudanais à des plusieurs jeunes pris en charge dans ce foyer", a rapporté un porte-parole de la préfecture. 

Des Français en insertion et des adultes clandestins se cotoyent
Migrants : où sont implantés les centres d'accueil en France ?
Cette structure d'hébergement temporaire accueille en effet à la fois de jeunes Français et des adultes venus du Soudan de langue anglaise dans le cadre de la politique gouvernementale de mise à l'abri des migrants clandestins. Depuis octobre 2015, des illégaux vivant dans les camps et campements du littoral Nord sont ainsi acheminéés dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO) à travers la France. 

Le décès d'un Français de 22 ans, "poignardé au coeur, a été constaté vers 22h10, tandis que deux autres blessés ont été transportés à l'hôpital de Béthune (Pas-de-Calais)", a ajouté cette source. Leur vie n'est pas en danger.

Le Parquet de Béthune a ouvert une enquête. "Les premiers éléments recueillis laissent penser que la dispute est intervenue au sujet d'une jeune femme qui se trouvait avec" ces jeunes, a souligné par communiqué le représentant du ministère de la Justice.

"Des premiers échanges de coups auraient eu lieu dans l'appartement d'en face, occupé par l'une des personnes mises en cause, et se seraient poursuivis dans celui de la victime, qui a été retrouvée en arrêt respiratoire et n'a pu être réanimée", a relaté cette source.

Trois Soudanais et un Français, âgés de 27 à 32 ans, ont été interpellés.

Ils ont été placés en garde à vue. "Ils présentent également des blessures dont l'une a nécessité cinq points de suture. Ils n'ont pas encore pu être entendus sur les faits", a ajouté le Parquet. En revanche, "de nombreux témoins sont en cours d'audition ou vont être entendus dans la journée".

Ce foyer d'insertion fait partie du réseau Résidence Habitat Jeunes Serge Gouillart et comporte 10 ou 11 logements (selon les sources) en T1 partagé permettant des coûts de redevance moins élevés, peut-on lire sur le site internet de l'association.

Divion (DVG) se trouve à environ 5 km de l'autoroute A26, qui dessert Calais, et à moins de 20 km de Béthune. 

Finlande: attaque considérée comme islamiste, conduite par un Marocain

Le terroriste a poignardé à mort deux personnes dans le sud-ouest de la Finlande, vendredi

L'auteur du carnage à Turku est un Marocain de 18 ans
Cette agression meurtrière a eu lieu le même jour que les attentats islamistes de  Catalogne, à Barcelone, puis à Cambrils. Les innocentes victimes ont été sacrifiées au couteau.
Autres similitudes, l'origine marocaine des islamistes et leur jeunesse. 
"L'attaque a d'abord été qualifiée de meurtre, mais pendant la nuit, nous avons reçu des informations supplémentaires qui indiquent que les infractions pénales sont maintenant des meurtres avec intention terroriste", a déclaré samedi la police qui a ouvert une enquête pour terrorisme.
La Finlande ne qualifie pas ses terroristes islamistes de "déséquilibrés"...

L'islamiste avait poignardé à mort deux innocent(e)s. 
Le bilan des blessés a été revu à la hausse, passant de six à huit, dont trois actuellement hospitalisés en soins intensifs.
Les deux victimes tuées par l'assaillant étaient Finlandaises, a précisé la police. Parmi les blessés figurent un Italien et deux Suédois.

Les autorités ont formellement identifié le suspect.
La police avait rapidement arrêté vendredi le suspect marocain armé d'un couteau, le blessant par balles à la jambe, sur une place du centre-ville de Turku, "un citoyen marocain de 18 ans ", sans donner plus de détails à son sujet.
La police française -et donc la presse - ne nous dit pas tout :
La presse finlandaise est moins politiquement correcte que les media français sur l’attaque au couteau d’hier à Turku. Sa notion de liberté d'expression n'est pas parvenue à la nôtre...
L’agresseur est un demandeur d’asile marocain de 18 ans arrivé l’année dernière en Finlande. Et il s’en est pris prioritairement et majoritairement à des femmes, faisant deux morts et huit blessés. Des témoins racontent l’avoir vu trancher la gorge d’une de ses victimes.
Ce criminel n’a lui été que blessé à la jambe par la police et est actuellement hospitalisé.
Voilà ce que, pour l'heure, la presse française dissimule à la connaissance des Français. Attendons-nous à la révélation d'autres éléments déjà en possession des organes de presse.
La police a également arrêté cinq personnes lors d'une perquisition dans un appartement de Turku dans la nuit.
"Nous avons maintenant six suspects en détention, le principal suspect et cinq autres", a déclaré le commissaire Markus Laine, du Bureau national d'enquête.
"Nous enquêtons sur le rôle de ces cinq autres personnes, mais nous ne sommes pas encore sûrs s'ils ont un lien (avec l'attaque) (...). Nous allons les interroger, et nous pourrons ensuite en dire plus (...). Mais ils ont été en contact avec le principal suspect", a ajouté M. Laine.

En juin, les services de sécurité finlandais (Supo) ont relevé d'un cran leur évaluation du risque d'attaque terroriste, annonçant avoir repéré une activité du groupe Etat islamique qui pourrait viser la Finlande. Le risque, considéré jusque-là comme "faible", est désormais "élevé", soit le deuxième niveau sur une échelle de quatre.

Après 32.500 demandes d'asile en 2015, la Finlande n'en prévoit plus que trois fois moins: 10.000 en 2016, ainsi qu'en 2017. Elle veut désormais fermer deux tiers de ses centres pour "demandeurs d'asile".

Attentat djihadiste en Catalogne: France, terre d'accueil des terroristes islamistes

Madrid a signalé un utilitaire blanc à la France

L'état d'urgence en vigueur a-t-il le moindre effet dissuasif ?

Résultat de recherche d'images pour "attaque catalogne"La police espagnole a transmis aux autorités françaises le signalement d'un utilitaire blanc dont le conducteur est recherché dans le cadre de l'enquête sur la double attaque islamiste contre la Catalogne, selon une source policière, , vendredi soir.
Loué par des suspects recherchés par la police espagnole à la suite de ces deux attentats, l'utilitaire Renault Kangoo blanc est "susceptible d'avoir franchi la frontière" avec la France. "Il y a un avis de recherche sur quelqu'un qui est susceptible d'être au volant de ce véhicule. Il est impliqué dans les attentats" survenus en Espagne, a déclaré cette source.
Cet homme était au volant de ce véhicule lorsqu'il a été aperçu pour la dernière fois.

Le ministère de l'Intérieur n'a pas confirmé cette information

Image associéePlongés dans l'embarras du fait de l'état d'urgence en vigueur, les services de Gérard Collomb considèrent que cette éventualité reste de l'ordre de la rumeur.

Alors qu'il a ouvert une enquête sur les deux attaques - celle de jeudi à Barcelone et celle survenue quelques heures plus tard, dans la nuit de jeudi à vendredi, à Cambrils - le Parquet de Paris n'a pas souhaité communiquer sur le sujet.

Finalement, le ministre français de l'Intérieur prend toutefois des dispositions 
Gérard Collomb a précisé dans l'après-midi sur BFMTV que les contrôles aux frontières avaient été renforcés dès jeudi soir sur les axes routiers qui relient la l'Espagne à la France, dans les transports ferroviaires et sur certains vols.

Un projet coordonné de grande envergure

Image associée
L'attentat à la voiture-bélier de jeudi après-midi sur la célèbre avenue de Las Ramblas à Barcelone, qui a été revendiqué par l'organisation Etat islamique, s'inscrivait selon la police dans un projet d'attentats coordonnés.

Image associée
Quelques heures plus tard, la police a en effet abattu cinq suspects à Cambrils, à 120 km au sud de Barcelone, après une tentative d'attaque à la voiture-bélier. Le conducteur de la camionnette qui a foncé sur la foule sur les Ramblas figure parmi ces cinq personnes, précise la presse espagnole.

Au total, ces deux attaques ont fait 14 morts et une centaine de blessés, parmi lesquels 28 Français, dont huit sont gravement atteints.

vendredi 18 août 2017

Macron en flagrant délit de tromperie des Français sur ses vacances faussement "normales"

Des vacances bling bling pour les Macron !
Dans le quartier friqué du 7e arrondissement de Marseille
La réalité révélée 
Des célébrités aussi ont choisi ce lieu d'exception
Le couple Macron réside dans une ville portuaire qui évoque la vie difficile des pêcheurs et des dockers. Mais ils sont en vérité hébergés au Roucas-Blanc, un quartier huppé depuis le début du XXe siècle, et dans sa partie la plus écrasante de richesse. "Le parc Talabot, ensemble résidentiel de villas de très haute classe sur un vaste terrain boisé, est pionnier en matière de fermeture. Le lotissement date de 1936 à l’instigation de la Société Immobilière de l’étang de Berre et de la Méditerranée. La Ville n’arrive pas alors à rassembler assez de fonds pour l’acquérir ", décrit un dossier qui se penche sur les ensembles résidentiels fermés de Marseille, paru dans Pouvoirs locaux.

Les Macron ont tenté de faire croire à des vacances normales, mais le grand luxe de leur séjour est maintenant étalé aux yeux stupéfaits des électeurs.

L'accès au parc Talabot est réglementé, à Marseille.
La photo dissimulatrice de la vérité
Tenus secrets, ces lieux d'exception ont été éventés ce week-end. "Pour la petite histoire, cette partie de Marseille abrite les Marseillais parmi les plus fortunés", écrit de son côté le journal La Marseillaise.


Le JDD fournit la version officielle.
L'Elysée et la presse se sont bien moqués des Français, avec cette manoeuvre d'autant plus odieuse qu'elle fait suite à l'adoption de la loi dite de "confiance" qui prometle "renouvellement de la vie publique"...
"Après avoir passé en revue toutes les résidences d’état situées dans le Midi, exclu le fort de Brégançon et envisagé plusieurs possibilités, Emmanuel Macron a opté pour la résidence privée du préfet de la Région Paca, Stéphane Bouillon," assurait-on. Il s’agit du Parc Talabot, une résidence "située dans un quartier chic sur les hauteurs de Marseille, au bout d’une impasse discrète, à l’abri des regards et facilement sécurisable, elle est dotée d’un parc et d’une grande piscine, non loin de la plage du Prado", détaille le JDD.

On ne s'attendait pas du banquier qu'il fasse un séjour au "Camping Paradis"
mais qui pouvait croire qu'il dissimulerait un choix aussi bling-bling. Pour la petite histoire, cette partie de Marseille abrite les Marseillais parmi les plus fortunés - la ville compte en effet plus de 3.000 ménages assujettis à l’impôt sur la fortune, soit 0,4% de sa population.
Villa du Parc Talabot
Le nom de Talabot vient du 'château' de l’ingénieur polytechnicien Paulin Talabot, qui a contribué au développement du chemin de fer en France et à embourgeoiser le quartier. En 1860, l’architecte Louis-Jules Bouchot, le créateur des gares de Nice et Milan, lui a construit un château dans le quartier. Les belles demeures en ont attiré d’autres.

Le "quartier-village" du Roucas-Blanc attire aussi des célébrités. 
Le chorégraphe Roland Petit et sa compagne Zizi Jeanmaire ou le chanteur Jean-Jacques Goldman y ont vécu. L’humoriste Jean Roucas en est originaire. Le comédien Kad Merad ou l’animateur Laurent Ruquier ont aussi choisi le 7e arrondissement de Marseille.

Macron a berné les fans de l'OM.
Sa duplicité naturelle et ses cours de théâtre, sous la houlette de Brigitte, ont même incité le banquier à donner dans le popu, s'exhibant en maillot de l'OM. Passer des vacances dans une ville populaire, c'était une opération de communication bien essayée pour redresser l'image en berne du président, alors que sa courbe de popularité dégringole, mais elle a tourné au fiasco avec la découverte malvenue de la manipulation de l'opinion, à quelques jours d'une rentrée sociale qui s'annonce agitée.

L'ancien député socialiste de Marseille, Patrick Mennucci appelle le Président à ne pas rester qu'au Roucas blanc.
"Ce serait bien aussi qu'il ait conscience de la situation de la ville, coupée en deux, avec le plus haut taux de chômage des grandes villes". Le socialiste ajoute : "A part ça, bienvenue au président de la République. Il est aussi en vacances, il a le droit de faire ce qu'il veut..."


Deux attentats islamistes visent les touristes de Catalogne, jeudi 17

Espagne sous le choc après deux attentats à la voiture bélier, à quelques heures d'intervalle et revendiqués par l'EI

L'attentat de Barcelone a fait 13 morts et plus de 100 blessés, dont 26 Français


Résultat de recherche d'images pour "voiture belier catalogne"Le terroriste a lancé sa camionnette jeudi 17 dans la foule du Rambla, l'artère la plus fréquentée par les touristes dans la métropole catalane. Un deuxième attentat à la voiture bélier a été commis dans la nuit  au sud de la ville de Cambrils, commune de la province de Tarragone, plus au Sud en Catalogne, à 120 km de là.


Le premier a fait 13 morts et plus de 100 blessés dont 26 Français, au cœur de Barcelone. Dans la nuit, le ou les terroristes ont également renversé plusieurs personnes, suivant le même mode opératoire, à quelques heures d'intervalle, dans cette région très touristique du nord-est de l'Espagne : 
Plusieurs islamistes jettent une camionnette dans la foule des touristes et passants, jeudi après-midi à Barcelone, et d'autres, abattus, en soirée sur la même côte balnéaire fréquentée par des Catalans et des étrangers;
Trois suspects sont arrêtés à Barcelone, mais le conducteur du véhicule réussit à prendre la fuite, sans un mot;
Le groupe djihadiste Etat islamique revendique l'attaque sans délai.

Dans la nuit, la police a ensuite annoncé avoir abattu cinq "terroristes présumés" à Cambrils
"Les terroristes présumés circulaient dans une Audi A3 et ont apparemment renversé plusieurs personnes avant de se heurter à une patrouille des Mossos d'Esquadra et la fusillade a commencé", a annoncé un porte-parole du gouvernement régional. 
Certains d'entre eux portaient des ceintures d'explosifs, a ajouté un porte-parole des Mossos. La police a fait savoir sur son compte Twitter qu'elle considère cette attaque liée à celle de Barcelone.  
L'islamiste est toujours en fuite.

"13 morts et plus d'une centaine de blessés"

Cette macabre précision émane du responsable de l'Intérieur du gouvernement régional catalan, Joaquim Forn, jeudi soir à Barcelone. 
Les morts et les blessés - sont au moins de 18 nationalités différentes, a-t-on appris auprès des services espagnols de protection civile.
Parmi eux figurent 26 Français, dont 17 se trouvent dans un état grave, selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. 21 des blessés Français l'ont été dans l'attaque de Barcelone, tandis qu'à Cambrils, six civils et un policier ont été blessés au total. Un des civils est dans un état critique, ont annoncé les services d'urgence de Catalogne sur leur compte Twitter.

Une explosion, la veille, n'est pas un acte isolé des attentats à la voiture-bélier

La maison d\'Alcanar (Catalogne, Espagne) soufflée par l\'explosion, le 17 août 2017.
L'explosion survenue mercredi soir dans un logement de la ville d'Alcanar, en Catalogne, est liée à l'attentat de Barcelone,
selon les autorités locales. L'explosion, due "à la préparation d'un engin explosif", a fait au moins un mort et sept blessés.



Plusieurs arrestations, mais des djihadistes en fuite

Attentat de Barcelone : 13 morts et plus de 100 blessés, dont 26 Français Un Marocain en lien avec l'attaque, Driss O., a été arrêté dès jeudi, à Ripoll, à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone, dans la province de Gérone en Catalogne.
Un autre suspect, né à Melilla, une enclave espagnole au Maroc, a été arrêté à Alcanar. "Nous soupçonnons qu'ils (les occupants) préparaient un engin explosif," indique le porte-parole de la police.
Vendredi matin, la police a annoncé l'arrestation d'un troisième homme à Ripoll. Le conducteur de la camionnette était lui toujours en fuite.





Aucune indication n'a encore filtré sur les cinq passagers tués à bord de l'Audi A3 à Cambrils.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, doit se rendre en Catalogne dans la journée. 

Depuis 2004, l'Espagne était épargnée après une terrible frappe 

Par l'utilisation d'un gros véhicule-bélier pour tuer des piétons, méthode recommandée par Daesh à ses adeptes, l'attaque de Barcelone rappelle des attentats imputés ou revendiqués par l'EI à Nice, Berlin ou Londres. L'Espagne, troisième destination touristique au monde, avait été jusqu'ici épargnée par les attentats des djihadistes de l'EI qui ont frappé dans d'autres capitales européennes, telles Paris ou Bruxelles.

Mais c'est à Madrid qu'avaient eu lieu les attentats islamistes les plus meurtriers jamais commis en Europe: le 11 mars 2004, des bombes avaient explosé dans des trains, faisant 191 morts. Ils avaient été revendiqués par un groupe de la mouvance al-Qaïda.

jeudi 17 août 2017

Pas de "second degré" au crédit de Christophe Barbier

L'humour du journaliste et éditorialiste Christophe Barbier déplaît aux Norvégiens

Pour les esprits conventionnels, un journaliste ne peut être humoriste à ses heures

Le journaliste et éditorialiste Christophe Barbier.
Il est irritant, mais s'il a quelque chose à dire?
Quant à ses détracteurs ?
La presse conservatrice ne veut pas d'un mélange des genres qui brouille leurs repères. Désemparée, la presse, même parisienne, ouverte à tous les genres, s'est découverte conformiste... Christophe Barbier aurait, semble-t-il, dû décrypter le risque, le comprendre et ne pas franchir la ligne.
Le rap qu’il a imaginé cette semaine dans les colonnes de L’Express a désorienté et fait un flop parmi les grincheux. Ce n’est pourtant pas la première fois cette année qu’avec ses blagounettes il fait un écart et que les experts en 'second degré' y perdent leur latin. La touffeur estivale et le désoeuvrement ont fait suinter les critiques contre l’éditorialiste. Le pastis est-il si rare à Paris ? Macron va devoir s'y mettre. Devant ses caméras... 
video

"T’es pas dans le bad, t’es un killer"

Les "Norvégiens" de 20 minutes ont entrevu l’intention 'nouveau journalisme' mais le sens de l'humour n'est pas la caractéristique première des gens graves. Imaginez donc que, dans L’Express paru ce mercredi, Christophe Barbier imagine le rap que Sibeth N’Diaye, chargée des relations presse à l’Elysée, aurait coécrit avec Ismaël Emelien, le conseiller spécial du président, pour remonter la cote de popularité d’Emmanuel Macron. Iconoclaste ?

Un journaliste du JDD s'offusque:
 .

On est à deux orteils du scandale racial sur fond d'eau tépide des Calanques marseillaises, où le couple Macron squatte la villa du préfet de Région promis à une belle promotion.


"Mister Préz, t’es en chute libre auprès des jeunes; ça sent le ground zero pour la rentrée.
Pourtant, t’as un bon flow, t’as la bonne attitude, t’es pas dans le bad, t’es un killer." A boire et à manger que certains internautes dédaigneux des auberges espagnoles et des chansons d'un été se sont attachés à dézinguer, car personne ne rappe comme ça, nulle part, jamais. Le rap, c'est plus hard, subversif et anti-blancs...

"Quatre semaines de vacances et on supprime aussi les RTT "

Photo published for "Les Français doivent renoncer à leur cinquième semaine de congés" - L'édito de Christophe Barbier
Le 28 juillet, également dans L’Express, Christophe Barbier, imaginait de "s’asseoir sur la cinquième semaine de congés payés" pour améliorer la santé de l’économie française. Tabou social ? Provocation des classes laborieuses ?
"Quatre semaines de vacances et on supprime aussi les RTT. Je sais que je ne vais pas me faire beaucoup d’amis, mais je vous souhaite, quand même, de bonnes vacances." Le journaliste. 
20minutes fait à nouveau parler les internautesselon les salles de rédaction, ce sont tous des trolls, des pourvoyeurs intempestifs (non correctement encartés) d'information alternative et contre-offensive, et ça dérange. Mais voilà qu'ils sont utiles: les internautes sont ressortis de leur crasse, comme des enfants de migrants dans les reportages pro-clandestins économiques, et ces internautes choisis pour leur conformisme politique ne se sont pas privés de railler ses vacances en Italie. Temps à perdre. Militantisme de bon aloi !
La majorité présidentielle n'est pas sensible à l'"éclipse de lune partielle, hier soir, à la terrasse du palazzo barbaro à Venise." Le romantisme se perd; le main dans la main Brigitte-Emmanuel efface toute autre sensibilité. 

" En hommage à mes ancêtres touaregs"
En juin, alors que la France fondait sous la canicule, Christophe Barbier joua le jeu d’une vidéo pour L’Express dans laquelle il expliquait enfin pourquoi il ne se séparait jamais de son écharpe rouge. Question essentielle s’il en est. 
Un bon petit soldat de L'Express, Julien Jouanneau, rédacteur en chef adjoint web, brigue le Prix Albert Londres :




Décryptage : "Si le port de l’écharpe devait être indexé sur la température, je la laisserais tomber dès le mois d’avril", raconte le boss. Et d’avancer que, "dans le désert, les Touaregs se couvrent de laine lorsque la chaleur fait rage". Le/la journaliste anonyme a bien dû étudier la généalogie de sa cible et commente : "l’éditorialiste affirme sans ciller [peut-être à -t-il fait, quant à lui, des recherches] que c’est "en hommage à [ses] ancêtres touaregs qu’il continue à porter cette écharpe rouge pendant l’été." Un certain sens de l’humour "absurde", selon le contempteur anonyme qui consacre toutefois du temps à cette futilité. Dans le "creux de l'été", les journalistes en mal de copie comblent leurs éditions de n'importe quoi, la responsabilité n'étant pas leur.  

"Un jeune de banlieue au volant d’une grosse voiture…"

Le 15 avril, à une semaine du premier tour de la présidentielle, Christophe Barbier livra son analyse de la campagne menée par Emmanuel Macron et l'anonyme la ressort, faute de mieux personnel. 
Sa démonstration prend une direction très gênante, on s'y attendait de puis plusieurs lignes, "quand il balance, sans plus de cérémonie" : "Il y a dix ans quand on voyait un jeune de banlieue au volant d’une grosse voiture, c’était un dealer, maintenant c’est un chauffeur Uber." Bof ! Si c'est vrai (les dealers roulent aujourd'hui en Fiat Panda). Qu'est-ce, alors, qui pollue donc autant la fontaine à eau de 20minutes ?  "C’est quand même la modernité Macron. Et puis, il vous offre une bouteille d’eau, c’est sain." Uber, c'est pas bien, mais Macron, c'est bien et ça ne supporte aucun humour au second degré.

A 20 minutes, on l'a vu, ils ont le sens des priorités et de l'important. 
Une blagounette "clairement douteuse" (le stagiaire est clairement bloqué: cf. à partir de 21 minutes 35 dans la vidéo ci-dessus) qui ne fait toujours rire personne autour de la table. 
Deuxième de la Macronie 'Les Inrocks' s'en mêle ! Ca ne vaut pas une polémique, finit pas admettre le stagiaire, mais Christophe Conte réserve à Christophe Barbier un "billet dur" : le billet d'un salarié de banquier, Matthieu Pigasse, ça fait nécessairement mal. Les "Billets durs" de Christophe Conte prennent chaque semaine pour cible une personnalité au comportement agaçant, voire révoltant. La charge cinglante, le style brillant, la critique réjouissante. Si c'est méchant, c'est mieux : l'aigreur et la haine font recette. Un édito qu’il conclut donc ainsi : "Ton confrère Joseph Macé-Scaron [à propos d'un directeur du magazine Marianne, ça peut surpendre] est désormais payé pour muscler les discours de Fillon; si tu es sage, tu pourras prétendre sans même bouger ton cul de BFMTV à servir d’anabolisant à ceux de Le Pen." Ce n'est pas le moins du monde polémique; plutôt confraternel et classe...



"Se confronter au terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste"

Evidemment, le stagiaire masqué est, quant à lui, indemne...
 S'adressant à des lecteurs du JDD, en avril, Christophe Barbier  expliqu'il revient "aux reporters de rencontrer les gens", tandis que le rôle d’un éditorialiste "est de donner son opinion, d’affirmer ses certitudes, par essence improuvables. Afficher avec force ses convictions permet aux lecteurs de s’y frotter pour former les leurs." Le b.a.ba du métier indispose le stagiaire dont on se prend penser tout à coup qu'il doit être un laissé pour compte de APB "mis au point" par Vallaud-Belkacem...
"Un point de vue qui ne fait pas l’unanimité," semble s'étonner le novice. Dans un billet publié dans Le Dauphiné libéré (c'est pas rien !), Gilles Debernardi ne règle pas ses comptes de plumitif aigri, mais tacle néanmoins sa capacité à donner "un avis péremptoire" sur n’importe quel sujet : réaction typique de petit provincial au rêve parisien déçu. Et de moquer ce "vrai intellectuel [qui] s’applique à ne pas fréquenter les gens d’en bas." Ne disais-je pas que Debernardi est un frustré. 
Comme les journalistes d'astreinte estivale en manque d'inspiration, mais chargés en fiel.