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jeudi 3 août 2017

Assemblée nationale : intervention LREM ponctuée d'un cri de mouton

Stigmatisation des inconditionnels moutonniers du président au Palais Bourbon 

Un(e) député(e) a imité le bêlement du mouton à l'Assemblée nationale pendant la prise de parole d'une élue LREM

Résultat de recherche d'images pour "moutonnier"
Des caquètements de poule avaient déjà raillé la voix de l'écologiste Véronique Massonneau en 2013. Cette fois, lors de sa prise de parole sur le projet de loi pour la confiance dans la vie politique, la députée de la 2ème circonscription de la Drôme, à la faveur d'un duel avec une candidate du FN, Alice Thourot a tant fait pour vanter le texte de la majorité qu'elle s'est attirée des réactions de moquerie.
Alors que cette avocate de 31 ans fustigeait "la mauvaise foi patente" de ses aînés, un député lui a répliqué d'un bêlement discret au fond de l'Hémicycle, jeudi 3 août.

Ce bêlement aurait pu passer inaperçu sans la publicité que les polémistes du parti gouvernemental lui ont accordé, histoire de détourner l'attention de leur projet en discussion et alors que chute encore la confiance du pays pour le souverain présidentiel. 

VOIR et ENTENDRE le bêlement stigmatisé par les moutons de LREM s'entende faiblement sur l'enregistrement audio de la séance [ici à 20 secondes]:
Celui ou celle qui entend le bruit de la ferme gagne son poids en nougat de Montélimar.

Blague privée destinée à l'entre soi des membres de son groupe
, la moquerie a été captée par un voisin originaire de Romans-sur-Isère, le député LREM du Lot-et-Garonne, Olivier Damaisin un quinqua qui, en représentant de commerce, a aussitôt reçu le soutien de témoins de son camp en faveur de cette dévote du président.

L'auteur du bêlement est activement recherché et sera "sanctionné", assure de Rugy

En attendant, la majorité présidentielle accuse un élu Les Républicains: "scandaleux", "une honte !", s'indigne l'élue, ci-contre, sur Twitter.

Député sans cravate, le populiste Mélenchon parle déjà de "misogynie ordinaire à l'Assemblée nationale", s'en prenant moins au plaisantin "qui gueule quand parle une femme LREM" qu'à la République pour laquelle il appelle à une VIe version.

Le loup Richard Ferrand est sorti de la bergerie...
Contacté par L'Obs, le président du groupe LREM à l'Assemblée, en attente du sort que la justice réserve aux accusations de favoritisme qui l'accablent, Richard Ferrand, "appelle une sanction" pour ce nouvel épisode "honteux" et de "misogyne ordinaire à l'Assemblée nationale" que ce partisan d'une VIe République égratigne au passage.

Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy s'est par ailleurs vu obligé d'exprimer son soutien. 
Avouant que l'auteur du bêlement n'est pas actuellement identifié, il promet qu'il sera "sanctionné". 

La principale intéressée, Alice Thourot, a confirmé l'incident en tweetant : "Misogynie, cris de bêtes, propos déplacés... Est-ce donc cela le 'professionnalisme' qui nous ferait tant défaut ?!". 

Visiblement, l'agnelle de l'année a déjà des comptes à régler. 
Candidate tirée au sort, façon, elle se déclarait "toute nouvelle en politique". "Je me suis engagée au côté d'En Marche l'été dernier, sans avoir jamais fait de politique auparavant". A Montélimar, elle a ensuite été animatrice du comité local du mouvement En Marche d'Emmanuel Macron à qui elle accorde une confiance aveugle.

3 commentaires :

  1. Cette néo-députée sert d'exutoire à l'agacement de la population face à l'ensemble du troupeau (3e tentative de commentaire).

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    1. Habitante de Port-de-Boucaoût 05, 2017

      C'est une brebis émissaire: ça passerait mieux si c'était un bouc ?

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  2. C'est vrai qu'il faut de la patience avec Blogger pour arriver à lâcher un commentaire

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