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samedi 12 août 2017

Présidentielle 2017 : les comptes de campagne du candidat socialiste interpellent

Les dépenses de campagne de Benoît Hamon, posent questions

Chiffrées à plus de 15 millions d'euros,  Julien Dray a demandé "des comptes" mercredi au candidat à l'élection présidentielle.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Éliminé dès le premier tour avec 6,36% des voix, Benoît Hamon a pourtant été le candidat le plus dépensier, juste derrière Emmanuel Macron (16,698 millions d'euros) lors de la dernière élection présidentielle.

Rapporté au nombre de voix, chaque bulletin aura donc coûté 6,58 euros au candidat socialiste, soit trois fois plus que pour la majorité des "grands candidats", a fait chiffré Julien Dray, ancien membre de la MNEF et mis en cause dès 1982, notamment par l'avocat Claude Duval, dans une affaire d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance,.
Dans le procès des emplois présumés fictifs  qui profiteront à un vivier de jeunes espoirs socialistes (dont Jean-Marie Le Guen ou le pseudo-étudiant non-diplômé Manuel Valls) issu de l'Unef-ID, ainsi qu'Harlem Désir dans le cadre du financement de SOS Racisme, qui implique cette mutuelle étudiante, Jean-Christophe Cambadélis avait été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende. Quant à Dominique Strauss-Kahn, alors avocat d'affaires au printemps 1997, il avait été rémunéré 600.000 francs TTC par la MNEF (devenue LMDE): des financements qui ne seront pas allés aux étudiant(e)s les plus défavorisé(e)s... La baisse de cinq euros des APL par Macron paraît aujourd'hui encore dérisoire, à quiconque n'en est pas bénéficiaire. Aucune charge ne fut retenue contre Julien Dray...
Un ratio qui pose question dans un parti en proie aux difficultés financières. "Nous sommes un certain nombre à avoir beaucoup d'interrogations sur la manière dont a été géré ce budget", a affirmé Julien Dray mercredi sur LCI. 
Le directeur de la campagne de Ségolène Royal en 2007 réclame un audit "correct et honnête". "C'est beaucoup de sous pour un résultat très modeste", a grondé le porte-parole du Parti socialiste, faisant l'impasse sur le secrétaire général du parti, Jean-Christophe Cambadélis (avril 2014-juin 2017).

Les socialistes du PS réclament des comptes à leur ex-camarade 

De la "Belle Alliance populaire", Benoît Hamon est allé créer son courant, devenant tête de gondole du "Mouvement du 1er Juillet", 
soutenu dans cette aventure par les écologistes radicaux Cécile Duflot et Yannick Jadot (EELV), l'essayiste mondain Raphaël Glucksmann, le journaliste trotskiste Edwy Plenel et Thomas Porcher, membre du collectif 'Les Économistes atterrés' ("ne se résignent pas à la domination de l'orthodoxie néolibérale"...), et rejoint par des élus de la gauche du PS, le député Régis Juanico, l'ancienne députée Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas, un proche des frondeurs Christian Paul, Laurent Baumel et Emmanuel Maurel,
et les anciens députés
Barbara Romagnan, chassée du Palais Bourbon par une jeune candidate 'La République en marche', et Mathieu Hanotin, suiveur d'Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira au mouvement "Dès demain", où on retrouvera bientôt Luc Carvounas, ex-directeur de campagne de Claude Bartolone et qui, le 4 juillet 2017, vota contre la confiance au gouvernement d'Édouard Philippe,
ainsi que les écologistes Karima Delli, ex-activiste des collectifs 'Jeudi noir' ou 'Sauvons les riches', ou l'ayatollah écologiste
Christophe Najdovski, soutien de Yannick Jadot, pour boucler la boucle,
avec pour objectif la refondation de la gauche rassemblée en France, à partir de 6%. "C'est la moindre des choses que de venir s'expliquer", a poursuivi le conseiller régional d'Ile-de-France."On ne peut pas dépenser l'argent et s'en aller. C'est la moindre des règles de politesses, quand vous dépensez l'argent qui ne vous appartient pas, qui appartient pour une part aux militants du Parti socialiste, ou qui va être gagé sur son patrimoine".

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les réunions publiques - dont le grand meeting à Bercy le 19 mars - ont coûté 6,1 millions d'euros, 40,5% des ressources du candidat socialiste : un tragédie dont les media se seraient fait l'écho, s'il s'était agi d'un candidat de la droite. 

Les tracts, affiches et autres propagandes imprimées ont également fait grimper la facture de 3,1 millions d'euros, soit 20,5% des frais. 

Benoît Hamon a également misé sur l'audiovisuel : 990.000 euros ont été dépensés pour produire du contenu vidéo. "Je me dis : ils ont dû payer des choses très cher", ironise Julien Dray.

Les dirigeants de la campagne de Benoît Hamon rejettent ces soupçons confraternels.

"Nous n'avons en aucune manière à rougir de l'argent perçu et utilisé", assure dans ...Libération Régis Juanico, ex-trésorier de campagne du candidat PS, Mathieu Hanotin, ancien co-directeur de campagne et Bastien Recher, adjoint au maire du XIe arrondissement de Paris, chargé du Logement et de l'Habitat, et ex-secrétaire général administratif de la campagne, en affirmant que "la campagne de Benoît Hamon a été sérieuse et sobre". Elle aurait été soutenue par une poignée de grands donateurs, aussi fortunés qu'anonymes de la gauche radicale, et libre de tout lobby.

"Oui, Benoît Hamon a dépensé 6,58 euros par voix gagnée quand Emmanuel Macron n'en a dépensé qu'1,9", admettent-ils. Mais, changeant de registre, "avec un parti divisé, la déloyauté inédite de nombreux dirigeants socialistes (...) et une campagne électorale éclair", comme voulue par le président sortant éliminé avant d'avoir pu prétendre à concourir, celui qui était alors député des Yvelines "avait toutes les raisons de compenser les difficultés par des dépenses supplémentaires", se défendent-ils.

"Ce choix n'a pas été fait et les dépenses sont restées dans le budget initial prévu", affirment-ils, soulignant que le niveau des dépenses au premier tour est "inférieur à celui des principaux candidats des élections de 2007 et de 2012", et que Benoît Hamon a été "le seul candidat à avoir fait le choix très net de publier la liste intégrale de ses grands donateurs". A la vérité, en Martinique, le candidat socialiste ne dévoilera que le nom de son premier gros donateur comme il s’y était engagé,  l’épouse du réalisateur Costa-Gavras, la productrice de six films de Mehdi Charef, Michèle Rey-Gavras, qui a donné 4.600 euros.

"Qu'affirme-t-on ici en creux ?" : "que le politique devenu gestionnaire doit attirer et séduire à moindres frais un électeur transformé en client et consommateur. Eh bien non. Nous préférons encore perdre une élection que sombrer dans ce cynisme"... C'est tout ce qu'on ose encore dire quand on est totalement désavoué et laminé...

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"
Ce coeur-là battit-il toujours ?
Après avoir lui-même prétendu se porter  candidat, l'écologiste Yannick Jadot a volé au secours de son camarade. Pour l'écologiste internationaliste, classiquement, ces accusations seraient "une opération de diversion" (quand l'accusation d'amalgame n'est pas recevable...) qui permettrait d'éviter "de faire l'audit du quinquennat calamiteux" de François Hollande. L'un n'empêchant nullement l'autre. 

93% des Français devront néanmoins contribuer au remboursement d'une partie des sommes dépensées par Benoît Hamon pour sa campagne. En effet, l'ex-candidat à l'Elysée peut prétendre au remboursement par l'Etat (c'est qui ?) d'environ 8 millions d'euros, attribué à chaque candidat ayant rassemblé plus de 5 % des voix au premier tour (47,5 % du plafond autorisé au premier tour).

Quelles aides publiques pour les partis en 2017 ?

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les candidats reçoivent tous une avance forfaitaire de 153.000 euros sur le remboursement de leurs frais de campagne. La somme versée par l’Etat (!) dépend ensuite du score obtenu par chacun à l’élection.

Selon les résultats définitifs annoncés par le ministère de l’Intérieur, La République en marche a obtenu près de 6,4 millions de suffrages. Le parti pourra donc bénéficier d’une aide de plus de 9 millions d’euros au titre de son nombre de voix.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Un gros manque à gagner est à prévoir pour le PS (1,68 million de voix) qui n’obtiendra que 2,4 millions d’euros. Au cours des cinq dernières années, le PS, arrivé en tête aux législatives de 2012, avait eu droit à 12,8 millions d’euros par an pour les 8 millions de voix récoltées. En 2017, cette enveloppe sera donc cinq fois plus petite.

Moitié moins que les 5 millions d’euros versés au parti Les Républicains pour lses 3,57 millions d’électeurs. 

Quels financements dégagés par l’obtention de sièges à l’Assemblée ? 
Si on se fie aux projections du second tour des élections législatives et sur la base de 37.000 euros par élu, les députés devraient rapporter entre 740.000 et 1,1 million d’euros au PS, entre 15 et 16,8 millions d’euros à LREM et entre 2,6 et 3,7 millions d’euros à LR. Là aussi, les financements du PS vont être significativement réduits puisque le total des deux enveloppes d’aides aux partis politiques ne devrait pas excéder les 3,5 millions d’euros, contre près de 25 millions d’euros après les élections de 2012.

Un gisement d'économies possibles par l'Etat... d'autant que ce sont 50% de Français qui sont contribuables !

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