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jeudi 22 février 2018

500 militaires pour déloger quelque 10 occupants du site de Bure

Opération d'évacuation en cours des opposants au projet Cigéo à Bure

Cinq cents gendarmes sont mobilisés pour "encadrer" (?) l'évacuation de la ZAD de Bure, a annoncé le ministère de l'Intérieur
Des gendarmes d'"encadrement", mais à la manoeuvre
Les opposants occupent depuis plusieurs mois le Bois Lejuc pour contester le projet d'enfouissement des déchets nucléaires porté par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs.

La gendarmerie nationale a lancé ce jeudi une opération "visant à mettre fin à l'occupation illégale" du Bois Lejuc à Bure ("illicite", selon Castaner devant JJ. Bourdin, sur TMC ce matin). C'est sur ce site que doit voir le jour le projet Cigéo d'enfouissement de déchets nucléaires. Sous l'autorité de la préfète de la Meuse, Muriel Nguyen, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h153, ont  annoncé les services du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sur son compte Twitter.

Cette opération "vient mettre à exécution une décision de justice du Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc", ajoute le communiqué. 
Des activistes "perchés"
Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur sur place, "l'opération se passe bien". Cinq cents gendarmes, dont cinq escadrons de gendarmerie mobile, sont mobilisés pour l'évacuation, a annoncé le ministre de l'Intérieur, qui ne précise pas que les occupants sont une dizaine...

Gérard Collomb doit s'exprimer sur le sujet en milieu de matinée en marge d'un déplacement en Seine-et-Marne. Sur RMC, le délégué général de La République en Marche, Christophe Castaner a estimé "qu'il y a une occupation illicite d'un espace par des gens qui ne sont pas de gentils écologistes dans la forêt mais des gens qui vont souvent manifester de façon violente, en se cachant".

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a également prévu un point presse à 14h30. "Dans un État de droit, les oppositions doivent s'exprimer de manière légale", a-t-il écrit sur Twitter.

Des opposants pris par surprise le jour de la venue sur place du secrétaire d'État, ce jeudi

"C'est absolument invraisemblable car la visite de M. Lecornu était prévue aujourd'hui. Il devait nous rencontrer demain en tant qu'opposants. C'est la sidération", a grondé une porte-parole du collectif 'Bure Stop'.
Un opposant a même été interpellé quand quelques barricades ont été enflammées, rapporte France Info.

Jean-François Bodenreider, président de l'association Les Habitants vigilants, interrogé par France Info, dénonce, lui, une "opération ridicule". "Le fait d'expulser par la violence des gens qui occupent le site ne va que déplacer le problème et ne rien changer à notre détermination", lance-t-il. 

Dans un communiqué, les opposants ont appelé à des rassemblements jeudi soir à partir de 18 heures devant les préfectures "pour signifier colère et détermination".

Mise en service prévue à l'horizon 2026

Ce bois de 221 hectares accueillera, si l'État valide la zone, le "puits", c'est-à-dire l'installation des cheminées d'aération du projet. Celui-ci vise à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français. L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois.

L'occupation de ce site a débuté en juin 2016 quand l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) a commencé à débuter à défricher la forêt et à construire un mur autour. 
Plusieurs manifestations se sont ensuite succédé, avec notamment une seconde occupation du bois à l'automne 2016. Depuis une dizaine de personnes vivent dans ce bois.
En janvier, l'Autorité de sûreté nucléaire a rendu un avis favorable pour le projet d'enfouissement dont la mise en service est prévue en 2026 ou 2027. Elle avait cependant émis quelques réserves estimant notamment que le futur centre ne pourrait pas, en l'état, stocker certains déchets en raison d'un risque d'incendie.

Hidalgo se fait débloquer les voies sur berges

Voies sur berges : face à l'annulation par le tribunal administratif, Hidalgo s'entête 

La façon socialiste de respecter la justice d'un "état de droit"

En opposition au jugement du tribunal administratif de Paris qui a annulé la fermeture de la voie sur berges rive droite à la circulation automobile, la maire de Paris a annoncé qu'elle contournera la décision de justice en prenant un arrêté. Elle condamne Macron pour ses ordonnances sur la loi travail, mais recourt elle-même aux arrêtés municipaux pour imposer ses décisions en passant outre la décision de justice...

Les ayatollahs de l'écologie bafouent la justice. 
Le tribunal administratif de Paris a annulé ce mercredi la fermeture à la circulation des voies sur berges rive droite : il  conteste l’étude d’impact qui, selon la juridiction, comportait "des inexactitudes, des omissions et des insuffisances". Les juges ont du même coup annulé la délibération de septembre 2016 puis l’arrêté de fermeture qui a suivi en octobre. 
Légalement, dès que l’eau des crues aura quitté les quais et après nettoyage, le retour des voitures serait possible. 

Mais l'entourage d'Anne Hidalgo a poussé la maire à dénoncer le blocage par le tribunal d’une décision "d’ouverture aux piétons et aux cyclistes, un jour de pollution de surcroît", lors d’un point presse convoqué en urgence
Sur le plan juridique, "nous allons prendre sans attendre un nouvel arrêté". Pour la maire, le "Parc Rives de Seine", dénomination municipale des 7 kilomètres, a été décidé "avec le soutien de l’Etat après un an et demi de concertation". 

L'une des bases de l’annulation est une erreur dans le choix du texte de loi sur lequel se fondait l’arrêté. 
"Nos juristes contestent la vision du tribunal administratif et nous sommes sur un problème mineur de droit", argumente Bruno Julliard, premier adjoint à la maire. Au-delà de ces questions de droit, la mairie entend contre attaquer sur le fond. 
Hidalgo instrumentalise la Commission européenne qui vient de pointer la France sur la faiblesse de sa lutte contre la dégradation de la qualité de l’air. "Alors que notre pays se voit reprocher par l’Union européenne de ne pas agir, nous n’allons rien faire ?", polémique-t-elle. 
Comme neuf pays de l’UE, la France "risque plusieurs millions de sanctions", a rajouté Christophe Najdovski, adjoint aux Transports et mauvais génie de la Ville de Paris. 

L'opposition républicaine se félicite de la décision de justice

Région et groupe LR du conseil de Paris se sont en effet associés aux recours.
 

La présidente LR de la région, Valérie Pécresse, qui désapprouve cette piétonnisation, écrit dans un communiqué que "la ville de Paris est désormais contrainte de reprendre toute la procédure avec une nouvelle enquête publique"
"L’aménagement tel qu’il avait été projeté ne peut se poursuivre", a affirmé de son côté la préfecture de police dans un communiqué. 

C'est la responsabilité de la gauche de ramener les voitures sur les berges
Présidente du groupe LR au conseil de Paris, Florence Berthout, appelle la mairie de gauche à tirer les conséquences de ses actes. "C’est à la maire d’assumer d’avoir mis une pagaille pareille". Elle ne dit pas "qu’il faut rouvrir les berges pour les dix ans à venir". 
Le reproche de la droite porte sur cette "fermeture non accompagnée" de concertation. En continuant d'affirmer que "la droite veut faire revenir les voitures sur les voies sur berges," Anne Hidalgo polémique sur une base fausse. 

mercredi 21 février 2018

Deux nouveaux soldats français tués au Mali

Les deux soldats ont été tués dans l'explosion d'une mine au Mali

Leur véhicule blindé a explosé sur une mine ...artisanale





Deux soldats français de l’opération 'Barkhane' au Mali ont été tués, et un autre blessé, entre Gao et Ménaka, dans l’est du pays, mercredi 21 février, selon une source militaire. Ils auraient été touchés par l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé, raconte cette source, portant à 21 le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.


La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali pour chasser les groupes salafistes djihadistes du pays et l'ensemble du Sahel, 
d’abord sous le nom d’opération 'Serval' (qui a fait suite à l'opération 'Epervier', déclenchée en février 1986, à l'initiative de la France après le franchissement du 16e parallèle par les forces armées libyennes) menée au Mali par l'armée française, 
puis sous celui d’opération 'Barkhane' (en partenariat avec les cinq pays membres du G5 du Sahel).
Près de 4.000 soldats français sont toujours engagés. 

Le président de la République a exprimé sa "très vive émotion"
Les soldats morts en mission sont rattachés au "1er régiment de spahis de Valence", confirme-t-il également par communiqué, mercredi. Emmanuel Macron "adresse à leurs familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances" et "tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel",  dont la mission "permet de porter des coups sévères" par les forces françaises, a précisé E. Macron lors d’un point de presse à l’Elysée le même jour. 

Devant l’Assemblée nationale, la ministre des Armées, Florence Parly, n'a pas dit mieux mercredi, faisant également part de sa "très vive émotion" à l’annonce de la mort des deux soldats, à qui les députés ont rendu hommage, debout, par de longs applaudissements.

La France souhaite depuis plusieurs mois se désengager du Mali

Macron souhaite accélérer le déploiement de la force G5 Sahel réunissant le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie. Lancée au début de 2017, l’initiative vise à former une force de 5.000 hommes, composée de soldats des cinq pays impliqués, d’ici à la mi-2018. 

Douze militaires tués depuis 2014 
Le 12 janvier 2018, trois soldats de 'Barkhane' avaient été blessés, dont un grièvement, lors d’un attentat-suicide à la voiture piégée contre leur convoi entre Ménaka et Indelimane, dans le nord-est du Mali. 
Bien que, depuis 2013, les groupes liés à Al-Qaida aient été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes.

Totalitarisme sur C8: Hanouna refuse la parole à la porte-parole LR

Cyril Hanouna refuse que la porte-parole des Républicains parle... de politique

Lydia Guirous était l'invitée de 'Touche pas à mon poste ce lundi soir
, en qualité de porte parole des Républicains

Face à une femme politique, qu'attendait Cyril Hanouna, sinon de la politique ?Ce lundi 19 février, Lydia Guirous, la porte-parole des Républicains, était l'invitée de Cyril Hanouna dans 'Touche pas à mon poste' (TPMP, de H2O Productions, groupe Bolloré). Une présence attendue suite aux propos privés de Laurent Wauquiez à l'EM de Lyon rapportés par 'Quotidien', émission télévisée d'info-divertissement satirique diffusée sur TMC (groupe TF1) et présentée par Yann Barthès, Canal+, vendredi dernier.
VOIR et ENTENDRE la réaction de la porte-parole de LR: 


Cyril Hanouna avait donc limité le débat de l'équipe de C8 (groupe Canal+) aux aspects médiatique et journalistique des déclarations du président du principal parti d'opposition au pouvoir en place. Mais en invitant la porte parole du parti politique, le débat a inévitablement dérivé sur le terrain politique...

"C'est le bal des faux-culs"
Dans TPMP, la porte-parole LR pousse un coup de gueule sur le traitement partisan des paroles de Laurent Wauquiez.
VOIR et ENTENDRE  Lydia Guirous dans un extrait de l'émission  TPMP :

Lydia Guirous a ouvert une piste de réflexion aux journalistes d'investigation qui souhaiteraient mener une enquête à décharge. 
Elle a indiqué que le président de l'EM Lyon, où ont été captées les paroles de l'élu, "est un député de la République en marche... A qui  profite donc le crime ? 
Et de souligner que le principal opposant à Macron Laurent Wauquiez est précisément "dans une très bonne séquence" (...) "Et là, subitement...". 

Des intervenants qui ont quelque chose ou quelqu'un à défendre

Aucun n'est neutre et seul Bernard Montiel renchérira sur le commentaire de la porte-parole : "Vous laissez entendre qu'il y a une complicité peut-être. Ils s'attaquent à la forme parce que le fond est scandaleux et merdique," lâchera ce proche de Macron : lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, il avait participé à un meeting de soutien au candidat En marche ! Emmanuel Macron, en avril à Bercy et fut également repéré à la brasserie La Rotonde, où le candidat fêtait sa qualification pour le second tour.

Interrogée par Cyril Hanouna sur l'après-scandale, Lydia Guirous évoqua le programme de son parti : "Nous on continue, on est sur les vrais sujets. Ce matin (...) on a parlé de la baisse du pouvoir d'achat", avant d'être immédiatement recadrée par l'animateur : "On ne veut pas parler de politique ici" ! Ainsi, après avoir initié les attaques contre Wauquiez, Cyril Hanouna privait-il la porte-parole de la parole ! 
Un comportement de totalitaire qui justifie à point nommé la dénonciation du régime actuel qualifié par Wauquiez de "dictature" où l'assemblée est présidée par un candidat choisi par Macron (François de Rugy avait affirmé qu'il renoncerait à sa candidature pour la présidence de l'Assemblée nationale si l'exécutif souhaitait l'élection d'une femme) et où les députés lisent leurs notes éditées par Ferrand, candidat unique à la direction de la majorité présidentielle désigné par Macron...

L'équipe de TPMP ne manqua pas de dénoncer toutefois la méthode utilisée par le journaliste de 'Quotidien', Paul Larrouturou, pour négocier l'enregistrement polémique. Une façon détournée de tacler le présentateur Yann Barthès, dont l'inimitié avec Cyril Hanouna n'est plus à démontrer.

A propos, Lydia Guirous est en décembre 1984 à Tizi Hibel, Algérie.
Féministe engagée, ancienne militante au Parti radical, elle est nommée secrétaire nationale chargée des valeurs de la République et de la laïcité à l'UMP par Nicolas Sarkozy en 2015. Elle est porte-parole du parti Les Républicains entre juin 2015 et janvier 2016 et depuis décembre 2017.
Son livre "Allah est grand, la République aussi", publié en 2014, lui a valu une grande couverture médiatique, surtout après les attentats de janvier 2015 en France. Son mariage à un homme de confession catholique à l'église Saint-Augustin de Paris correspond, selon elle, "à l'esprit d'ouverture qu'incarne ce saint d'origine berbère... Augustin était le trait d'union entre nos deux cultures et nos deux confessions".

Les hôpitaux de Marseille ont obtenu une aide d'urgence de 9 millions d'euros

Les hôpitaux de Marseille auront les moyens de rattraper le retard accumulé

Jean-Claude Gaudin, 
Renaud Muselier et Martine Vassal 
ont pu faire l'annonce après une entrevue avec la ministre de la Santé

"La ministre nous a confirmé que le gouvernement portera une attention toute particulière à l'APHM (...). Elle nous a annoncé que nous sommes en droit d'attendre le montant maximum possible", ont annoncé dans un communiqué commun le sénateur-maire de Marseille,  le président du Conseil régional et  la présidente du département, tous Les Républicains. 
L'AP-HM, troisième groupe hospitalier de France, compte parmi les établissements les plus endettés de l'Hexagone et mise sur un plan de modernisation cofinancé par l'Etat.
Fin janvier, ce projet avait été déclaré éligible par le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins (Copermo), ce qui ouvre, selon l'Agence régionale de santé (ARS), "la perspective de reconfigurer et de rénover d'ici 2024 l'ensemble des services d'hospitalisation et de consultation des hôpitaux de la Timone, de la Conception et de Nord".
 
Le gouvernement a affecté une aide d'urgence de 9 millions d'euros à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, ont-ils annoncé mardi.
L'ARS Paca a pris la décision d'allouer, à titre exceptionnel, une dotation de 7,5 millions d'euros destinée à financer une première phase d'investissement prioritaire.

Les élus marseillais ont également insisté auprès d'Agnès Buzyn sur "l'inégalité existante quant à l'indemnité de résidence, qui est appliquée pour Lyon et Paris, mais pas pour Marseille". L'AP-HM verse chaque année 8,5 millions d'euros à ses agents pour les aider à se loger, mais l'Etat ne remboursait pas cette prime aux CHU de Marseille, à la différence  des CHU de Paris et de Lyon, villes socialistes.

Les syndicats évoquent des craintes de suppressions de personnels comme condition de la réalisation de ce plan de modernisation, mais Renaud Muselier, Martine Vassal et Jean-Claude Gaudin se sont félicités de ce déblocage d'une situation inégalitaire voulue par les instances socialistes et se sont réjouis de surcroît que la ministre ait "donné son accord de principe pour une visite à Marseille".

Asile et immigration: Collomb présente son projet de loi

Macron se contenterait de l'intégration des étrangers

Gérard Collomb présente son projet de loi sur l'asile et l'immigration,  mercredi en Conseil des ministres

Une poignée de manifestants devant la CNDA
Défendu par le ministre de l'Intérieur comme un texte "équilibré"
, le "projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif" vise à réduire à six mois les délais d'instruction de la demande d'asile et à faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés. Il lance quelques pistes sur le séjour des personnes admises sur le territoire.

Ce texte "s'inscrit dans le cadre plus large de notre politique d'immigration et d'asile", qui "repose sur deux principes, humanité et efficacité", a affirmé lundi Edouard Philippe.
Pour mettre l'accent sur le côté "humaniste", le Premier ministre a reçu en grande pompe ce jour-là un rapport sur l'intégration des étrangers aux mesures ambitieuses, dont il a promis que "les grands axes" seraient repris par le gouvernement.
Mais c'est surtout la "fermeté" affichée dans le projet de loi qui a focalisé l'attention ces dernières semaines. L'une des mesures phares, visant à faciliter les expulsions, est le doublement de la durée maximale de rétention à 90 jours (voire 135, en cas d'obstruction), pour rapprocher la France de la moyenne européenne. "Le problème principal tient à notre législation qui, par rapport aux législations européennes, est beaucoup plus favorable", a souligné G. Collomb.

Les associations restent attachées à la législation actuelle, qu'elles décriaient jusqu'ici

"La durée de rétention influe très peu sur les mesures exécutées", admet David Rohi de la Cimade. Mais d'autres mesures sont critiquées, notamment les propositions qui, au nom de la réduction des délais d'instruction, restreignent les possibilités de recours.

Texte "profondément déséquilibré" pour France terre d'asile, "volonté de dissuasion" et "de tri" pour la Ligue des droits de l'Homme, "très net recul des droits" pour la Cimade, qui demande son retrait.

Résultat de recherche d'images pour "ofpra"L'OFPRA et la CNDA réagissent par la grève
Plusieurs acteurs de l'asile sont en grève mercredi : l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides, un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur et présidé depuis 2012 par un socialiste), qui n'avait pas connu de tel mouvement depuis cinq ans, mais aussi la Cour nationale du droit d'asile (CNDA, juridiction française de l'ordre administratif, statuant sur les décisions rendues par ...l'Ofpra, et située à Montreuil, Seine-Saint-Denis), qui entamera son neuvième jour de grève. 

Deux syndicats de l'Ofpra dénoncent une "confusion des genres" dans un texte qui "traite à la fois des politiques de l'asile et de l'immigration". "Alors que le président de la République s'était engagé en faveur d'un accueil digne des personnes exilées en France", ce projet vise "à dissuader les demandeurs d'asile en besoin de protection, réduire leurs droits, restreindre l'accès à la procédure d'asile et nuire à la qualité de l'instruction des demandes par l'Ofpra puis la CNDA", dénoncent-ils.

La CNDA évoque des "revendications relatives à l'organisation du travail, aux fonctions de secrétaire d'audience, aux moyens alloués aux services support, aux risques psycho-sociaux, à la formation et à l'informatique".

Un rassemblement a lieu à 11h00 devant le Conseil d'Etat, avec des avocats et agents des deux organismes. 
Une autre manifestation sera organisée à 18h30, entre Saint Michel et l'Assemblée nationale, par l'association BAAM (Bureau d'Accueil et d'Accompagnement des Migrants, organisateur de permanences juridiques et d'un enseignement du Français et d'ateliers d'apprentissage du français, baptisés 'Bienvenue chez toi') .

Un texte controversé jusque dans la majorité pour sa fermeté

Résultat de recherche d'images pour "projet  de loi collomb"
Combien de ces pays ont-ils un lien historique avec la France ?
Le projet de loi sera présenté dans un climat où les avis sont unanimement opposés à la "circulaire Collomb" pour des raisons contraires, notamment concernant le recensement des migrants dans l'hébergement d'urgence, que le Conseil d'Etat a refusé de suspendre mardi.
Le projet Collomb arrive après la loi sur le droit des étrangers (2016), qui instaurait notamment un titre de séjour pluriannuel et la réforme du système d'asile (2015), qui s'est vite trouvée sous-calibrée avec la crise migratoire. Il y a eu 100.000 demandes d'asile en France l'an dernier.

Les Républicains (LR) se disent "très inquiets du laxisme du gouvernement face au défi migratoire". Ce projet de loi Collomb est fait de "petits ajustements technocratiques", mais ne prévoit pas "la transformation nécessaire de la politique d'immigration", a affirmé mardi sur RFI le député Guillaume Larrivé.

La "subversion migratoire est en marche et ce projet de loi vient aider", a estimé Sébastien Chenu, porte-parole du Front national, en parlant sur LCP de "grand déclassement" des Français.


D'abord cantonnée aux internationalistes défenseurs des étrangers, la grogne a depuis gagné les milieux intellectuels, les belles consciences, et jusqu'à certains proches d'Emmanuel Macron, alors qu'une partie des députés LREM se sentent interpellés par la logique répressive du texte.
Amorçant une "marche arrière", le gouvernement a déjà renoncé à la notion de "pays tiers sûr" (un pays de transit où les demandeurs auraient pu être renvoyés, notamment l'Italie ou l'Espagne).
Mais les débats s'annoncent serrés pour amender le texte, avant les débats parlementaires en mars-avril. La ministre Jacqueline Gourault a prévenu la semaine dernière: les chances que les dispositions du projet de loi soient adoptées avant le 30 juin "sont maigres".

mardi 20 février 2018

Wauquiez continue de stigmatiser les frondeurs de LR et les collabos de Macron

Wauquiez tacle ses opposants Républicains dans un nouvel enregistrement

Le président de Les Républicains fustige les personnalités de sa propre famille politique qui entravent la restructuration du parti.

Tenus devant des étudiants de l'EM Business School de Lyon, de nouveaux extraits des propos du président des Républicains désignent clairement les adversaires de la formation de la droite républicaine. Ces nouvelles révélations faites par TMC (groupe BFM de Patrick Drahi) dans l'émission de divertissement Quotidien visent à contraindre les collaborateurs de Macron à choisir entre  LREM et LR.

Laurent Wauquiez souhaite-t-il faire le ménage ?
Dans sa famille politique, les inimitiés sont nombreuses parmi les caciques du parti, ceux qui étaient au premier plan lors de la déconfiture de Les Républicains à la présidentielle et aux législatives de 2017, dans la version de LR antérieure à son élection à la tête du parti, haut-la-main en décembre dernier, avec l'écrasant score de 74,64 %. 
Un nouvel enregistrement publié par l'émission Quotidien, lundi 19 février, confirme l'intention du chef de file des Républicains (LR) de  : il tance vertement la présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui s'est positionnée en opposante au président Laurent Wauquiez (Pécresse a indiqué avoir refusé de prendre la présidence du Conseil national du parti, sur une proposition de Laurent Wauquiez. "Parce que présider ce conseil national, c'était finalement donner un blanc-seing à Laurent Wauquiez et adhérer à une ligne politique qui n'est pas la mienne"), tout en restant dans le parti et en affichant sa différence, et le maire de Bordeaux et ancien candidat à l'Elysée refoulé, Alain Juppé, qui a organisé les départs d'élus LR tout en restant lui-même à l'intérieur, après avoir fustigé Gérald Darmanin, ancien ministre de Sarkozy et déserteur, puisqu'il est ministre de Macron.

Dans ce nouvel extrait, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes est toujours face aux mêmes étudiants de l'Ecole de management de Lyon. Il s'étonne que l'une d'entre eux ait passé les concours d'accès aux écoles de commerce, après avoir effectué une classe préparatoire littéraire. "C'est vrai, c'est Valérie [Pécresse] qui avait mis ça en place, souligne-t-il. Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse a occupé le poste de ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, entre 2007 et 2011. "Ah le nombre de conneries (sic) qu'elle peut faire !", poursuit-il. 

Alain Juppé n'est pas épargné sur la gestion de la ville de Bordeaux, dont l'ancien premier ministre est le premier magistrat depuis 1995, hormis entre 2004 et 2006. "Alain Juppé, qui est une personnalité éminemment respectable, il a totalement cramé la caisse. A Bordeaux, il a fait des miracles : Bordeaux est géniale, est très bien gérée, mais il a fait exploser les impôts, et il a fait exploser la dépense publique, et il a fait exploser l'endettement", révèle le président des Républicains.

L'ennemi de LR est clairement LREM et ses affidés

"Vous avez vu les guignols d'En Marche ? Ils sont tous avec le petit doigt sur la couture, ils doivent tous voter la même chose." La République en Marche ? "Une dictature totale en France". Valérie Pécresse ? Elle raconte "des conneries". Alain Juppé ? "Il a cramé la caisse à Bordeaux". 

Tous les adhérents Les Républicains qui combattent la direction démocratiquement élue sont pointés. Pécresse a créé son propre mouvement (Libres!) et, non seulement Juppé refuse de payer sa cotisation, mais il envoie ses partisans au front, telle Fabienne Keller, critiquer ses vainqueurs. Les commentateurs commencent à comprendre que les propos ne sont pas la maladresse qu'ils ont jusqu'ici dénoncé avec volupté, mais plutôt ou une stratégie du président des Républicains qui est conscient, comme il le dit, que "tout ce que vous dites peut être utilisé repris et déformé contre vous, tout va sortir". Wauquiez a donc voulu que ça sorte et ainsi crever l'abcès qui ronge LR.

A l'EM Business School de Lyon on se défend. Bernard Belletante, le directeur de l'école et député ...En marche souligne que ces cours "optionnels devaient être non prosélytes, apolitiques, inspirants pour les élèves. C'est dommage d'en faire une tribune politisée, cela donne mauvaise image. Mais on ne lancera pas de poursuites ou d'enquêtes. Que les gens réfléchissent à leurs actes". La diffusion des propos de Wauquiez par "Quotidien" est "illégale", juge Platret, porte-parole LR, sur RTL.
Mais en faisant fuiter les paroles de Wauquiez, la taupe l'a servi.
De nouveaux extraits, la semaine prochaine, consacrés à Sébastien Lecornu et à Edouard Philippe ?

UNEF: encore des témoignages de viols et agressions sexuelles

Valeurs sociales et sens moral incompatibles avec la jeunesse de gauche ?

Plusieurs jeunes femmes déclarent avoir subi du harcèlement sexuel, des agressions sexuelles et des viols entre 2007 et 2015 à l'UNEF

Résultat de recherche d'images pour "UNEF"
le deuxième syndicat étudiant (derrière la Fage, Fédération des Associations générales étudiantes), selon de nouveaux témoignages publiés mardi par Libération.

En novembre, 83 femmes, anciennes syndicalistes de l'Union nationale des étudiants de France (Unef) avaient déjà signé une tribune dans le Monde pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles dans cette organisation proche du PS.

Dans son édition de mardi, Libération indique avoir recueilli le témoignage de 16 autres militantes "se disant" (sic) victimes de harcèlement et, pour certaines, d'agressions sexuelles et de viols.
"C'est important que l'omerta se lève", a réagi l'actuelle présidente de l'Unef, Lilâ Le Bas. "J'apporte tout mon soutien aux femmes qui dénoncent les violences qu'elles ont subies au sein de l'organisation", a-t-elle ajouté.

Le quotidien publie notamment le témoignage d'une militante qui accuse un "membre de la direction du syndicat entré à l’Unef au milieu des années 2000" de l'avoir violée à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) en septembre 2014, puis une deuxième fois en juin 2016, à Paris. Elle aurait porté plainte en janvier.

Une autre femme, ancienne petite amie de ce responsable, affirme elle aussi avoir été violée en juillet 2014. Selon le quotidien, elle "s’apprête" à porter plainte à son tour.

D'après "Libé", un étudiant entré dans l'organisation "au milieu des années 2000" aurait par ailleurs commis un viol à l'été 2015 sur une jeune militante qui a déposé une main courante le 17 mars 2016 à Paris.

Plus généralement, l'article de Libération décrit une organisation où les jeunes militantes étaient la cible de pressions insistantes, notamment sous la présidence de Jean-Baptiste Prévost (2007-2011), ci-dessous à droite face à Julliard, marquée, selon le quotidien, "par une multitude de dérives".

L’Unef était "alors un terrain de chasse sexuelle", écrit Libération

Résultat de recherche d'images pour "Jean-Baptiste Prévost"Arrivée à la tête de l'Unef en 2016, Lilâ Le Bas assure avoir mis en place des outils pour enrayer ces violences et libérer la parole (réunions non mixtes, ateliers sur le consentement...).

Dans le sillage de l'affaire Weinstein, de précédentes révélations de la presse ont récemment éclaboussé les mouvements de jeunesse du PS (MJS) et du PCF (Jeunesses communistes), ce qui ne minimise pas les crimes des jeunes socialistes.