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lundi 23 janvier 2017

De la fracture au duel des deux gauches socialistes à la primaire de la... "Belle Alliance populaire"

Ce duel des deux gauches extrêmes menace le PS d’implosion 

Ces lycéens criant des "hourra !" et des "Benoît président!" sont-ils électeurs ?

L'ex-premier ministre enfariné, giflé et chahuté a perdu de sa superbe
Manuel Valls quitte la scène à la fin de son discours, le 22 janvier 2017 à la Maison de l'Amérique Latine à Paris.
Manuel Valls, sonné..., quitte la scène à la fin de son discours,
le 22 janvier 2017 à la Maison de l'Amérique Latine à Paris
Or, dimanche prochain, les électeurs devront choisir entre deux conceptions radicalement opposées de la gauche qu'avant le premier tour, l'arrogant Manuel Valls, présent au second tour, avait jugées " irréconciliables". Il est le challenger de son ancien ministre...

A 20 h 45, quand, président foireux de la Haute Autorité des primaires citoyennes, Thomas Clay annonce que Benoît Hamon vire en tête du premier tour, la péniche de bobos qui héberge pour un soir le QG du député PS des Yvelines chavire de joie en bord de Seine. La sono lance le tube hip hop qui a enfiévré les jeunes de ses meetings : Can’t Hold Us, de Macklemore et Ryan Lewis, ci-contre, de la Côte Est. Traduites, les paroles disent ceci : "Ce soir, c’est le bon soir/On se battra jusqu’à la fin/Alors on lève les mains en l’air comme si le plafond ne pouvait pas nous retenir." Tout est dit et reste à faire.

La dynamique que les sondages impulsèrent à l’éphémère ancien ministre de l’Education nationale
depuis plusieurs semaines s’est donc traduite dans les urnes dimanche 22 janvier. Benoît Hamon est arrivé en tête du premier tour avec 36,35 % des voix, 

suivi de Manuel Valls (31,11 %, à plus de cinq points)
et d’Arnaud Montebourg qui, avec 17,52 % des suffrages (selon des résultats provisoires distillés tout au long de la soirée de dimanche), stagne au fil des années, réalisant quasiment le même score qu’à la primaire de 2011. 
Dernier candidat déclaré - en catastrophe pour combler le vide laissé par le président qui avait renoncé - , Vincent Peillon, qui a mené une campagne haut perchée sans jamais réussir à convaincre de l'utilité de sa sortie de sa réserve helvétique, arrive loin derrière le trio de tête, avec 6,85 % des voix. Une humiliation pour le candidat de l'Elysée et donc pour Hollande qui avait préféré poursuivre ses voyages lointains et détourner le regard de Paris et des militants dont il avait pourtant été, avec Stéphane Le Foll au pied, le premier secrétaire pendant onze années dorées. 

Quant aux petits candidats, parce que non-socialistes
et donc méprisés de la presse nationale, soigneurs dévoués des éléphants du parti hégémonique, ils se partagent les miettes, avec 3,88 % pour François de Rugy (Parti écologiste), 1,97 % pour Sylvia Pinel (PRG) et 1,01 % pour Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate). Moins de 7% qui pourraient se reporter sur Valls.

A l’issue d’une campagne éclair et taillée sur mesures pour Hollande, le président abdicataire sortant, cette primaire est une humiliation pour "Moi, je" qui braillait ses "fiers" "je refuse". Le brutal Valls est amené à débattre avec l'un de ses ministres les plus décalés et les moins expérimentés, un "frondeur".

La primaire, machine à perdre

Celui qui sort premier du chapeau n'a ni la tête de l'emploi, ni les comportements d'un président supposé représenter dignement les Français. Certes, Hollande lui a montré la voie de l'abaissement, mais Hamon est-il le mieux placé pour redorer l'image de la France ?

La (très) faible mobilisation au premier tour de la primaire à gauche et la fracture du PS en deux camps irréconciliables font planer la menace d’un échec à la présidentielle.

Les bras cassés du Parti socialiste sont dans le déni.
Les primaires sont des machines à gagner, assurait la Rue de Solférino (bientôt mise en vente).
 Elles peuvent toutefois se transformer en machines à perdre et les socialistes risquent fort d’en faire, cette année, l’amère expérience.

En 2011, la haine du président sortant Nicolas Sarkozy avait été assez puissamment orchestrée dans les media pour mobiliser les électeurs, malgré la crise (ou à cause de) la crise financière et économique depuis 2008, surmonter ambitions personnelles et divisions et offrir à François Hollande une rampe de lancement sécurisée à son pédalo présidentiel. Or, en novembre 2016, sa volonté de reconquête du pouvoir a permis à la droite de solder, au profit de François Fillon, la guerre des chefs qui la plombait depuis 2012.

Le premier tour de la primaire socialiste (et apparentés), dimanche 22 janvier, est en passe de consacrer le rejet du candidat le plus compromis par l'exercice autoritaire et solitaire du pouvoir. Une faible mobilisation, comme au premier tour (plus d'un million de participants manquent au rendez-vous), un PS fracturé en deux camps irréconciliables par un premier ministre hystérique et intolérant font craindre la désignation d'un candidat mal élu et, au bout du compte, la menace d’un échec retentissant lors du scrutin présidentiel, un cas de figure annoncé et démobilisateur. L'épouvantail des terroristes islamistes ou de l'extrême droite ne tient plus qu'à un fil.17
Bureau de vote à Tulle, Corrèze, le 22 janvier 2017
Les électeurs exemplaires ont boudé le scrutin "citoyen" dimanche. 
Les mots n'ont-ils plus de sens?... Au premier tour de la primaire de 2011, ils avaient été 2,6 millions. Le 22 novembre 2016, 4,3 millions avaient participé au premier tour de la primaire de la droite. Le 22 janvier, ill a d'abord été annoncé à 2 millions, puis de l’ordre de 1,6 millions, mais ne devrait pas atteindre 1,3 millions, malgré les tours de passe-passe encore en cours.

Et "quand c’est flou, c'est qu'il y a un loup…" (un "vice", une "tare", en clair)
Le fait même que la direction du PS n’a pas été en mesure de publier un résultat à peu près définitif dans les heures qui ont suivi un scrutin aussi peu mobilisateur ajoute encore le malaise à la confusion. Défaillance dans l’organisation ou insurmontable embarras à annoncer une participation très en deçà des objectifs espérés, chacun penche pour la seconde hypothèse. Comme on dit volontiers au PS, reprenant la fameuse phrase populaire de 2011 que Martine Aubry a dû entendre au bar du Commerce, devant une bonne bière bien fraîche: "quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup"…

Cette mobilisation, près de deux fois inférieure à celle de 2011 et trois fois plus faible que celle de la droite il y a trois mois, traduit, sans conteste, les désillusions, les frustrations, les colères et la honte qui prévalent à gauche au terme du mandat de François Hollande qui, mois après mois, promis pendant cinq ans le redressement de la courbe de l'emploi.
Quel rôle positif son pompeux ministre de l'Industrie,  intitulé ministre du "redressement productif" le gracieux "Petit père des peuples" Montebourg a-t-il joué en 2013 pour sauver Vivarte aujourd'hui groupe menacé de disparition, corps (de salariés) et biens (de financiers) ?

Ce scrutin a justement sanctionné un quinquennat pour le moins décevant et un ministre qui l'a marqué pendant cinq ans au fer rouge. En plaçant Benoît Hamon en tête du premier tour, avec plus de 36 % des voix, et en accordant 17,5 % des suffrages à l'ambigu Arnaud Montebourg (partie prenante et critique du bilan auquel il a contribué), les électeurs ont donné une claire majorité aux "frondeurs" qui ont contesté de plus en plus vigoureusement l’action du président de la République et du gouvernement depuis trois ans, singulièrement lors du passage en force - à six reprises pour deux projets - de la loi Travail de Valls, portée par une femme kamikaze, Myriam El Khomri.

La seconde place de Manuel Valls confirme cette sanction. 
Ministre autoritaire et détesté à l'Intérieur, puis Premier ministre autocrate brutal à Matignon jusqu’en décembre 2016,  le candidat Valls a tiré des bords, de gauche et de droite, surjouant l'agneau de la fable et pensant ainsi amener le militant au centre en lui donnant le tournis, puis assumant à grands cris pour enfin se discréditer : l' "homme fort" du gouvernement, selon la presse aux ordres (malgré le recours abusif à l'article  49.3)  mais versatile, est devenu une girouette qui, de coups de menton en promesses trompeuses ("J'ai changé !") et de feintes métamorphoses en déclarations tonitruantes et obsessionnelles ("Nous sommes en guerre", neuf fois en moins de dix minutes, à la mi-novembre 2015), l'artiste transformiste paie aujourd’hui la facture de l’action menée sous sa responsabilité. Après tout, n'a-t-il pas lancé des "j'assume" à toute volée ?

Les termes de la déclaration du bourrin, dans la soirée du 22 janvier, laissent mal augurer de la suite.
En exerçant un chantage à la peur et au chaos, en assurant que le choix est désormais entre "une défaite assurée et une victoire possible", "entre des promesses irréalisables et 'infinançables' [le revenu universel] et une gauche crédible", il a creusé un peu plus le fossé entre deux camps socialistes qu’il jugeait, il y a peu, "irréconciliables". Quel que soit le vainqueur de ce duel, on voit mal comment les socialistes pourraient se rassembler de façon crédible et durable au lendemain du 29 janvier.

Les socialistes ont dès à présent tiré un trait sur l’élection présidentielle et ferraillent entre eux. Leur ambition ne semble plus être de désigner un candidat susceptible de l'emporter sur la droite, mais bien plutôt de sauver des positions personnelles, sous couvert de credo traditionnels et de "valeurs" éculées de la gauche sur le flanc, après ce que bon nombre d’entre eux considèrent comme les reniements du mandat de François Hollande et du gouvernement de Manuel Valls.
Afficher l'image d'origineDès le 22 janvier au matin, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, assurait dans Le Parisien " qu’on sonne le glas du PS trop tôt"Il ne manque pas de candidats pour sonner le tocsin : Emmanuel Macron ou François Fillon, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. On comptes divers types de volée, mais toutes les tonalités sont susceptibles d'éteindre le PS. 
Le glas de la mort retentit trop tard pour les sourds...

dimanche 22 janvier 2017

Les marcheurs contre le président Trump sont-ils des démocrates exemplaires ou aigris ?

Les revanchards refusent le vote démocratique majoritaire en occupant la rue

Des centaines de milliers d'Américains participent aux "Marches des femmes" contre Trump
, titre l'AFP
Investiture de Donald Trump, Washington (20 janvier 2017)

Bonnets roses sur la tête, des centaines de milliers d'électeurs de gauche, surtout des femmes, malgré la parité, ont participé samedi aux Etats-Unis aux "Marches des femmes" organisées un peu pour la défense des droits civiques et beaucoup contre le président Donald Trump investi la veille.
Un simple appel sur Facebook d'"une grand-mère", Teresa Shook, a lâché la meute des battus des urnes: la manifestation était organisée le lendemain de l'investiture du président Républicain, vainqueur de la candidate Démocrate, Hillary Clinton, et témoigne du refus de la minorité d'accepter le verdict des urnes.
La "grand-mère-confiture", présentée comme anonyme, est - comme Hillary Clinton - une ancienne avocate d'une soixantaine d'années retirée à Hawaï et membre du groupe Facebook Pantsuit Nation, des pro-Clinton, qui avant la défaite, militait pour rassembler dans les bureaux de vote une marée de tailleurs-pantalons, tenue-fétiche de leur candidate.
Au départ constitué d'une cinquantaine de militant(e)s, ce groupe secret de d'activistes, revendique aujourd'hui deux millions de partisans, d'après son compte Twitter. Il a transformé en symbole d'espoir et de féminisme la tenue vestimentaire favorite de celle qui la presse et les sondeurs partisans proclamait première présidente des Etats-Unis, avant d'avoir tué l'ours, et qui est une malade -victime d'un AVC ischémique sérieux qualifié de malaise -  qui avait été dénoncée comme "non présidentielle" par son adversaire républicain Donald Trump.

Un accident vasculaire cérébral ischémique (AVC) est la conséquence du manque d’apport d’oxygène dans une partie du cerveau. Parmi de nombreuses causes possibles, il peut être,  la conséquence d’une thrombose (occlusion) de la carotide interne ou d’une embolie (migration d’un caillot ou d’un débris de dépôt graisseux) cérébrale à partir d’une sténose carotidienne. Il peut s'en suivre un déficit neurologique (paralysie) plus ou moins important correspondant au territoire cérébral atteint.

Les activistes de "Pantsuit Nation" voulaient aussi manifester "de façon subtile mais visible" -mais sournoise- le soutien à la candidate démocrate dans les bureaux de vote, où les signes ou vêtements partisans y sont proscrits. Après l'appel de Teresa Shook, des associations féministes, anti-Trump ou encore de lutte pour l'égalité des droits, prennent le relais en organisant la marche à Washington, fédérant les comptes sur les réseaux sociaux et diffusant les informations. Les réseaux sociaux décriés par la presse auraient-ils des aspects à leur convenance ?
Activistes visiblement tout en... subtilité !
Une querelle d'estimations comparées


Les organisateurs ont en outre relevé leur estimation de participation de 200.000 à 500.000 personnes, selon Kevin Donahue le maire-adjoint de Washington, ville gérée par Muriel Bowser, membre du Parti démocrate. Dans la capitale, où avait lieu le plus grand rassemblement, 275.000 voyageurs avaient pris le métro en fin de matinée, soit 50% de plus que pour l'investiture de M. Trump la veille à la même heure, selon l'autorité de transport WMATA. Chiffres contestés par l'entourage du président Trump. 
La foule était particulièrement compacte sur Independence Avenue à Washington où des centaines de milliers de manifestants ont marché jusqu'aux abords de la Maison Blanche.

John Kerry, l'ancien secrétaire d'Etat d'Obama - qui, mauvais perdant, était absent vendredi, à l'investiture du président Trump - figurait parmi les manifestants.

Second degré douteux de Kerry
faisant manifester sa chienne en laisse
Ceux et celles qui n'avaient pas pu y accéder marchaient sur le National Mall voisin, parc public - moins exigu qu'Independance Ave - au centre de la capitale, conduisant au Capitole, où vendredi une foule de partisans de Donald Trump ont assisté à son investiture comme 45e président des Etats-Unis.

La mobilisation pour D. Trump "était vraiment faible. Ca ne ressemblait pas du tout à l'investiture d'Obama où le pays tout entier était sincèrement heureux", a estimé Kathy Small, une professeur Démocrate de 67 ans venue d'Arizona. Un sentiment qui ne prend pas en compte les manifestants anti-Trump, attendus en masse...


Donald Trump n'aurait réussi à rassembler qu'environ un tiers de la foule qui avait acclamé Barack Obama en 2009 (1,8 million de personnes), selon un expert cité par le New York Times.
Mais, détail de la désinformation du NYT, seules 800.000 personnes s'étaient déplacées en 2013...

Les féministes ne font pas l'unanimité
parmi leurs consoeurs... noires
Plusieurs autres manifestations avaient également lieu à Boston, New York (nord-est), Denver (ouest) ou Los Angeles (ouest), où 150.000 personnes étaient attendues.

A Chicago (nord), la marche s'est transformée en rassemblement compte tenu de l'affluence et réunissait quelque 250.000 personnes, selon les organisateurs.

A Sydney, Londres ou Paris, des marches similaires ont réuni des dizaines de milliers de déçu(e)s du vote majoritaire.


'L'espoir, pas la peur'...
 


"La campagne électorale a été traumatisante pour beaucoup de femmes"
(outre les malaises de H. Clinton, 69 ans), avance Fontaine Pearson, un des premiers membres organisateurs de l'événement depuis le Tennessee, pour expliquer l'engouement général. "Je crois que ça a politisé ou réveillé beaucoup d'entre elles." Ainsi, lorsque le candidat Trump qualifia H. Clinton de "nasty woman" (méchante femme) lors du troisième débat, une créatrice de mode, Bob Bland, instrumentalisa la polémique, fonda
 son site et vendit des milliers de chemises en 48h. Les deux dames, Fontaine Pearson et Bob Bland, se 
trouvèrent ainsi sur Internet. 

Essie Labrot, une supportrice de H. Clinton et candidate Démocrate aux élections dans le Connecticut, déclara qu'elle participerait à la marche sur Washington, capitale politique, pour "manifester sa solidarité avec les femmes, les minorités et quiconque participera."

Hillary Clinton continue de fracturer la société américaine
En 2008, S. Royal sentait un "vent de révolte" se lever contre Sarkozy
L'ancienne rivale démocrate malheureuse de M. Trump a twitté "L'espoir, pas la peur". Clinton a aussi appelé à la révolte : "Merci de vous lever, de vous exprimer et de marcher pour nos valeurs @womensmarch. Important comme jamais. Je crois vraiment que nous sommes toujours plus forts ensemble".


"De toute ma vie,
je n'aurais jamais pensé que l'Amérique puisse avoir un président en qui je n'ai pas confiance et que je ne respecte pas. Ses liens avec la Russie me terrifient", déclare Gerri Ingerson, 58 ans, partisane de la "guerre froide" mais qui dirige une agence de voyage à Baltimore et cité par l'AFP, reprise par La Voix du Nord et la bande des journalistes copieurs-colleurs. Cet Américain ne respecte pas la démocratie et le clame sur les supports médiatiques partisans...

Plusieurs personnalités sont venus soutenir la marche de Washington. "Je ne pense pas que (Trump) a accédé au pouvoir. Le pouvoir est ici", a lancé le cinéaste Michael Moore. "Je (vous) respecte (Donald Trump), mais je demande que vous me souteniez, moi, ma soeur, ma mère", a ajouté l'actrice Scarlett Johansson.
Réalisateur de documentaires engagés à l'extrême gauche, neveu d'un des fondateurs du Syndicat des Travailleurs de l'Automobile (UAW) et soutien au gouvernement sandiniste de Daniel Ortega au Nicaragua, Moore est connu pour Bowling for Columbine contre le port d'arme ou The Big One contre certaines multinationales.
Mais les méthodes de son activisme a été dénoncées par un contre-documentaire canadien, Manufacturing Dissent, qui pointe des procédés contestables auxquels Moore n'hésite pas à utiliser, comme l'utilisation d'un ami dans le rôle d'un journaliste (pratique répandue dans les media) qui se fait voler sa voiture par un employé licencié dans Roger & Me. Les réalisateurs, parlant de trucage, démontent également la scène où le réalisateur ouvre un compte dans une banque et en repart avec un fusil. Les films de Michael Moore ne sont donc pas des documentaires, mais des "documoqueurs", voire des "documenteurs", autrement dit des brûlots subjectifs à l'humour (second degré ?) partisan. Après la victoire de Donald Trump et avant la désignation officielle du candidat du Parti Républicain par le collège des grands électeurs, le réalisateur-manipulateur et corrupteur s'engagea à payer les amendes des grands électeurs qui refuseraient finalement de choisir le candidat républicain. Un action rappelant celle de l'homme d'affaires Rachid Nekkaz, le trublion provocateur qui paye les amendes des femmes voilées.
Beaucoup de manifestants portaient des bonnets roses à oreilles de chat ("pussy hats"), devenus le symbole de l'opposition à Donald Trump. Un clin d'oeil aux "bonnets rouges" bretons ?

Le terme "pussy" désigne en anglais l'animal domestique, ou le sexe féminin. C'est ce mot vulgaire que Donald Trump avait utilisé dans une vidéo qui avait fait scandale en octobre, où il se vantait de pouvoir "attraper" les femmes "par la chatte".

Bowling à la Maison Blanche 
Le nouvel homme le plus puissant du monde n'a pas réagi à cet agitation, mais a tweeté, imperturbable, qu'il est "honoré de vous servir, le grand peuple d'Amérique, en tant que 45e président des Etats-Unis"Donald Trump a assisté samedi matin à la cathédrale nationale de Washington à un office oecuménique. Puis la famille présidentielle a joué au bowling à la Maison Blanche, a indiqué sur Twitter le fils du nouveau président, Donald Jr.

Le président s'est rendu l'après-midi au siège de la CIA, en banlieue de Washington, "impatient de remercier les hommes et les femmes de la communauté du renseignement", selon son porte-parole Sean Spicer. Une visite  bienveillante chargée de symboles, après ses reproches aux agences américaines de renseignement. Jamais depuis 40 ans un président des Etats-Unis n'a suscité une telle défiance à sa prise de fonctions. François Hollande peut-il être battu sur son propre terrain?

Avant même d'avoir entamé ses premières 24 heures à la Maison Blanche, le nouveau président républicain était interpellé par de multiples catégories d'Américains d'origines très diverses, mais fédérés par une même inquiétude suscitée par la gauche radicale américaine, notamment les intellos-bobos que le peuple considère justement avec la plus grande circonspection.




"Je ne peux pas soutenir un programme de haine et d'intolérance", a déclaré à Washington Michele Phillips, pédiatre Démocrate de 45 ans, venue de Troy, dans l'Etat du Missouri.
Alignés sur les Etats-Unis, plusieurs milliers de contestataires de la démocratie se sont également rassemblés samedi après-midi à Paris pour une manifestation visant à dénoncer les propos ressentis comme misogynes et racistes de Donald Trump.

"Women's rights are human rights" (les droits des femmes sont des droits de l'homme)", pouvait-on lire sur une banderole en américain, tandis qu'une autre pancarte indiquait: "A woman's place is in the house, the White House" (la place d'une femme est à la maison, la Maison blanche).

Au prétexte des polémiques machistes et racistes visant le successeur de Barack Obama, cette initiative vise clairement à dénoncer le vote de la majorité des électeurs.
"Il s'agit de "beaucoup plus que les femmes, c'est les sciences, c'est l'environnement, c'est les murs pour bloquer les gens en Amérique", a prétendu, sur BFM TV, Connie Borde, 
vice-présidente de l'antenne française de l'Association des démocrates expatriés (Democrats Abroad France), qui a relayé cette démarche en France, mais dont le parti-pris ne donne pas une idée exacte de l'opinion de l'Amérique profonde.

"Nous ne remettons pas en question la légitimité (de Donald Trumpmais son programme) nous fait très peur", a-t-elle assuré, en ajoutant, soupçonneuse: "Pourvu qu'il nous entende !
La gauche de tous les pays pratique l' "agit prop": en France,
une cabale et une grève de 5 semaines visèrent l'acquéreur d'i-télé
par le biais de J.-Marc Morandini, accusé de corruption de mineurs.
L'enquête pour harcèlement sexuel sera classée sans suite...

Ce défilé parisien, qui aurait réuni 7.000 participants selon la police, 
fait écho à la 'Marche des femmes' qui aurait pu réunir plus de 200.000 personnes à Washington, au lendemain de l'investiture du 45e président des Etats-Unis. De part et d'autre de l'Atlantique, ces manifestations mobilisent des intellos exemplaires dominés par la cause des féministes paranos qui se disent à la confluence de plusieurs formes simultanées de domination ou de discrimination dans une société machiste. Ainsi, le défilé parisien, principalement constitué de femmes sous la coupe de frustrées en révolte, s'est déroulé entre le parvis des droits de l'homme, sur l'esplanade du Trocadéro, et le Mur de la Paix situé sur le Champ-de-Mars, près de la Tour Eiffel.Plus de 650 rassemblements de ce type étaient prévus ce samedi par les internationalistes à travers le monde, notamment à Londres, à Berlin ou encore à Rome et à Genève, mais aussi à Tokyo ou Nairobi, au Kenya.
Le Kenya est un pays limitrophe du Soudan du Sud (en état de guerre civile: autonome de la République du Soudan dont le président, Omar al-Bashir, est désormais sous le coup d'un mandat d'arrêt international), de l’Éthiopie au nord, où un tiers des habitants sont musulmans, et de la Somalie, à l’est, dirigée par une coalition passée d’une idéologie marxiste-léniniste à une approche sociale-démocrate. Le Kenya est présidé par Uhuru Kenyatta, mis en examen par la Cour pénale internationale en 2012 pour crimes contre l'humanité, commis lors des violences post-électorales ayant suivi la présidentielle de 2007. Tout est bon pour déséquilibrer une zone déjà instable.
Combats de rue à Washington
A Sydney, ils étaient 3.000 femmes et hommes à marcher en direction du consulat des Etats-Unis. A Melbourne, environ 5.000. 
En Nouvelle-Zélande, la marche de Wellington a attiré environ 2.000 anti-républicains.

La gauche française nous prépare-t-elle une marche des vertueux, en cas de victoire de la droite, comme annoncée ? N'importe quel prétexte fera l'affaire... Voyez ainsi comment le PS incrimine déjà le temps glacial qui aurait retenu les militants de participer au premier tour de la désignation de leur candidat à la présidentielle ...