POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 21 avril 2018

Loi Asile-immigration : projet contesté par des 'rebelles' de la majorité et dénoncé par l'opposition

Un texte qui fait quasiment l'unanimité contre lui

Des battus socialistes dirigent la stratégie des "rebelles" à Macron

Les conseils des ex-"frondeurs" PS aux députés "rebelles" LREM pour résister aux pressions.
Deux anciens frondeurs PS -  Alexis Bachelay et Laurent Baumel - donnent leurs conseils aux députés LREM "indisciplinés", en lutte contre le projet de loi asile et immigration qui secoue pour la première fois les rangs de la majorité, mais qui doit être adopté ce week-end en première lecture à l’Assemblée nationale. 
Or, dès la mi janvier 2018, Emmanuel Macron et le patron des députés LREM, Richard Ferrand, ont dû recadrer leurs troupes, leur demandant de "faire bloc", rapporta le Canard enchaîné, mercredi 17 janvier.
Certains marcheurs ont néanmoins annoncé qu’ils s’abstiendront ou qu’ils voteront contre le texte controversé. C'est le cas de Jean-Michel Clément (lien PaSiDupes), 63 ans, qui s'attend à une exclusion, la première à l'Assemblée, avant une dizaine d'autres, à l'instar de la Franco-marocaine Naïma Moutchou, une avocate qui a exercé dans un cabinet proche de la LICRA et de la LDH, qui a réclamé, en vain, la suppression du délai de solidarité ou de Martine Wonner (médecin psychiatre qu'Anticor a épinglée pour des indemnités versées par la Sécurité sociale lors d'un congé maladie alors qu'elle menait campagne pour les législatives) et Sandrine Mörch, journaliste pour Médecins Sans Frontières, qui font sentir leurs désapprobations : "Quand on parle de l'humain, je pense qu'il sera bien de prendre un tout petit de distance et de hauteur", indique l'une, avant que l'autre n'ajoute, tout aussi "bisounours" : "On n'est pas en train de parler d'administration mais de personnes humaines; voilà, je pense que ça vous dépasse un peu tout ça, donc je pense qu'on arrête le débat...", dit-elle avant que ne s'élève un bruit de fond protestataire.  Car leur garde-chiourme, Richard Ferrand leur dénie le droit de voter contre.
Un début de fronde dans la majorité, souligné par le dépôt par des députés LREM de 200 amendements, un record.

Résister au caporalisme.

Richard Ferrand a déjà prévenu : "On ne fait jamais d’omelettes sans casser des œufs, et s’il faut casser des œufs, je le ferai !", a menacé le forcené, lors d’une réunion du groupe, menaçant les rebelles d’exclusion.
L’ancien chef de file des frondeurs socialistes,
Laurent Baumel, se souvient de pressions similaires : "Il y avait une montée de la tension, qui s’exacerbait le matin du vote. A neuf heures, on avait une réunion pour déterminer notre position; on comptait alors les députés prêts à déboîter. Ça déclenchait toute une contre-offensive menée par Matignon, le groupe PS, quelques ministres, voire l’Elysée". Baumel cafarde :
"Pour tenter de réduire le nombre de frondeurs, il pouvait y avoir une pression morale par téléphone, un "je te chope dans le couloir après le déjeuner". Il y avait les "bad cops", comme Jean-Marie Le Guen, qui disait "tu vas avoir de gros problèmes". Et les "good cops", dans un autre genre : "t’as besoin de quoi pour ta circonscription ?" "
Alexis Bachelay, proche de Benoît Hamon, repasse une couche : "Etre contre son groupe, c’est une position désagréable. On entre dans une sorte de schizophrénie. On se dit qu’on appartient bien à la majorité, mais il y a une forme de déchirement… Ça crée des tensions avec les collègues, qui nous regardent de travers. Le président de groupe - Bruno Le Roux - n’était pas apprécié et n’a jamais ramené personne à la maison… On n’est pas dans un climat de confiance, de sérénité. Je n’ai jamais voté contre avec légèreté ou gaieté de cœur".
"Chez nous, il y avait deux types de frondeurs, les occasionnels et les historiques. Le pic de défiance a été atteint sur deux textes, la loi Macron et la déchéance de nationalité, lorsque tous les frondeurs se sont mis en mouvement en même temps, se souvient Alexis Bachelay, ancien député des Hauts-de-Seine. On est entré dans une mécanique; on était dans le groupe PS, mais on avait notre propre agenda. On a rapidement pris le droit de déposer des amendements contre le gouvernement quand la fronde s’est durcie. On en déposait aussi avec d’autres groupes, les Verts, le PCF. La motion de censure de gauche [déposée pendant la loi Travail] était commune avec la bande à Duflot et la bande à Chassaigne [patron du groupe communiste] ».
A plusieurs reprises, Richard Ferrand a appelé à la discipline de vote. 
"En réalité, un bon frondeur est quelqu’un qui aspire à être un vrai parlementaire. Tous les députés devraient être potentiellement des frondeurs. Quand ils ne sont pas d’accord, que le projet n’est pas dans le programme initial, ou que l’équilibre s’est déplacé, les marcheurs devraient pouvoir exprimer leur opinion. Sinon, ce sont des députés godillots", juge Laurent Baumel. "Nous, on avait 20 ou 30 ans d’expérience politique derrière nous. L’expérience des media, du débat interne, de la pression. Les marcheurs sont en quelque sorte franchisés à Macron; ils ont dès le départ signé pour la fermer, en gros", tranche l’ex-député d’Indre-et-Loire.
"Je dis à ceux qui hésitent qu’ils ont raison de faire primer leur conscience personnelle sur leur discipline de groupe. Je crains que cela reste marginal car le ciment d’En Marche reste l’allégeance à Macron. C’est plus difficile quand on n’est pas aguerri, mais leur force, c’est qu’ils ne viennent pas du monde politique. S’ils ne sont pas réinvestis, ils pourront retourner travailler. Ils peuvent avoir cette liberté de ne pas vouloir faire de carrière politique", confie Alexis Bachelay.
Le décompte des frondeurs se fera au moment du vote, prévu samedi, voire dimanche.

L'opposition dénonce un vote "en catimini", "l'impossibilité des débats"

L'organisation "incompréhensible" des débats à l’Assemblée nationale provoque l'irritation des groupes politiques d’opposition contre le projet de loi asile et immigration, alors que la moitié seulement des amendements avaient été examinés avant la sixième journée de discussions.

Eric Ciotti (Les Républicains) a fait un rappel au règlement, dès l'ouverture de la séance, pour déplorer "le choix qu'a fait ce gouvernement d'organiser le débat" depuis lundi, avec un vote "en catimini", prévu dans la nuit de samedi à dimanche, voire dimanche.

Jean-Luc Mélenchon a également pointé l’"impossibilité" que le débat s’achève dans les délais, réclamant une réunion de la conférence des présidents autour de François de Rugy (LREM et ex-Verts).


Devant l'insistance du groupe LR sur la question des sans-papiers, @JLMelenchon intervient : "Réflechissez-y ! Comment les faites-vous partir ? Combien de trains ? Combien d'avions ? (...) Vous n'échapperez jamais à la nécessité d'une régularisation !"
Encore quelque 540 amendements à examiner.
Laurence Dumont (Parti Socialiste) a elle aussi souligné qu'en dehors de LREM, tous les groupes avaient réclamé un vote solennel sur ce texte, promettant de prendre "le temps qu'il faut" pour débattre de "cette régression dans les droits des demandeurs d'asile".

"Pour un texte pareil, ne pas prévoir 15 jours de débats, le faire juste avant le départ en vacances, c'est pas concevable et c'est triste", a également abondé l'UDI-Agir-Indépendant Michel Zumkeller.

Et Stéphane Peu (PCF) a jugé "incompréhensible" le choix sur le vote, notant "qu’aucune loi de cette importance" n’avait été adoptée dans de telles conditions.

Danièle Obono (LFI) a aussi estimé que les conditions ne permettent pas "un débat décent", y voyant "un mépris" par rapport à "ce qui est en jeu" et aux parlementaires, déplorant l’absence de vote solennel.

En début d’après-midi, quelque 540 amendements restaient à examiner sur le millier au départ.
RÉTENTION DES MINEURS : LA GAUCHE MONTE AU CRÉNEAU CONTRE UNE "SOLUTION BARBARE"
Les députés de gauche sont montés au créneau ce samedi contre le placement en rétention des mineurs, y voyant une "solution barbare"», le gouvernement assurant que les centres seront réaménagés pour cette situation "évidemment exceptionnelle" et "strictement encadrée".
Entamant les débats sur un des volets les plus contestés du projet de loi asile-immigration, socialistes, communistes et insoumis ont exhorté à ne pas faire une "balafre de plus à la République", selon la formule d’Eric Coquerel (LFI).
Allonger la durée de rétention de 45 à 90 jours
Pour Collomb, un article "fondamental"
Gérard Collomb a défendu un article "fondamental", présentant la rétention comme "un ultime moyen" qui "reste nécessaire", et soulignant que d’autres pays européens sont allés au delà pour la durée, dont l’Allemagne ou les Pays-Bas.
Très critiqué par les associations, l’article 16 vise à porter la durée maximale de rétention de 45 à 90 jours pour les étrangers en attente d’expulsion.
Pour plusieurs élus de gauche, il "normalise" le fait que des enfants pourront être enfermés 90 jours, alors que la France a été condamnée plusieurs fois par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). En métropole, le nombre d’enfants concernés a crû de 45 mineurs en 2014 à 305 l’an dernier, selon la Cimade.
Et les députés ont exprimé leur désaccord : "Rien ne justifie l’enfermement d’un gosse", "vous ne pouvez pas dire que vous agissez avec humanité si vous maintenez des enfants" en rétention.
"Nous sommes ici un certain nombre à être absolument, totalement, radicalement, complètement, absolument, totalement, opposés à la rétention des enfants", a ensuite lancé Jean-Luc Mélenchon, pronostiquant des condamnations "à tour de bras" avec cette «solution barbare».
"Si on n’a pas cette dernière solution, alors cette loi ne sert strictement à rien", a-t-il martelé.


Le ministre @gerardcollomb veut doubler les délais de rétention mais reconnaît que "les conditions de rétention ne sont aujourd'hui pas admissibles".
http://

Une centaine de citoyens vigilants lancent une opération anti-migrants

Des anti-migrants veulent  contrôler la frontière franco-italienne

Une centaine de militants de 'Génération identitaire' ont lancé une opération coup de poing anti-migrants dans la Vallée de la Clarée
 
Une majorité de Français, mais aussi des Italiens, Hongrois, Danois, Anglais, Allemands et Autrichiens se sont lancés dans l'ascension en raquette du col de l'Echelle (Hautes-Alpes)ce samedi matin, près de la frontière italienne, à l'un des points de passage habituels des migrants, afin de "contrôler la frontière", rapporte La Provence. Culminant à 1.762 mètres, le col de l’Echelle est situé à six kilomètres de la frontière avec l’Italie.

Ce mouvement identitaire est également à l'origine de la mobilisation "Defend Europe"

La raison d'être de cette ONG humanitaire est d'intercepter les embarcations des migrants en Méditerranée. Leur navire, financé grâce à un crowfunding en ligne, avait finalement eu un incident technique au large de l'Italie, provoquant l'intervention... du navire de sauvetage de migrants de l'ONG Sea-Eye.
Leur équipage principalement composé de Tamouls sri-lankais leur avait aussi posé problème. Certains d'entre eux ont quitté le navire lors d'une escale à Chypre et ont demandé l'asile sur place. 

"Nous allons prendre possession du col et veiller à ce qu'aucun clandestin ne puisse entrer en France

Nous allons expliquer aux migrants que ce qui n'est pas humain, c'est de leur faire croire que traverser la Méditerranée ou grimper le col enneigé n'est pas dangereux", a expliqué le porte-parole au quotidien régional.

Après une ascension en raquettes sur la neige, ils ont matérialisé une "frontière symbolique" à l’aide de grillage en plastique de chantier. Ils prévoient de passer au minimum le week-end sur place et de "notifier" aux éventuels migrants "que la frontière est fermée et qu’ils doivent rentrer chez eux".

"Ils ne vont pas trouver un Eldorado"
Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent une augmentation exponentielle de migrants, essentiellement d’Afrique de l’Ouest. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l’Italie en 2016 et 1 900 en 2017, en majorité des Ivoiriens, Guinéens et des Maliens.
"Nous dénonçons un manque de courage des pouvoirs publics. Avec un peu de volonté, on peut contrôler les migrations. Nous allons prendre possession du col et veiller à ce qu'aucun clandestin ne puisse entrer en France.  Ils ne vont pas trouver l'Eldorado, c'est immoral. Ceux qui en payent les frais, ce sont les Français", explique Romain Espino, porte parole du mouvement.
Fondé en septembre 2012, "Génération identitaire" affiche clairement ses ambitions face à l'islamisme : "Face à l'invasion, défendons l'Europe". Sur son site internet, ce mouvement se présente comme "un mouvement politique qui rassemble des hommes et des femmes à travers l'Europe. Génération identitaire privilégie les actions au fort retentissement médiatique".
Une intervention qui survient au moment même où le gouvernement étudie un projet de loi asile-immigration.

vendredi 20 avril 2018

Tolbiac: pas de reprise des cours avant septembre, selon son directeur

Les gauchistes de Tolbiac n'échapperont pas aux partiels

Les étudiants ne pourront "probablement" pas reprendre les cours à Tolbiac avant la rentrée de septembre


Après l'évacuation par la police des locaux occupés pendant trois semaines, le directeur du site universitaire parisien a déploré de devoir faire cette annonce.  "Il y aura deux réouvertures distinctes: pour le personnel courant mai. En revanche, il va falloir attendre probablement la rentrée de septembre pour pouvoir accueillir les étudiants dans de bonnes conditions", a déclaré Florian Michel. F. Michel s'exprimait à l'issue d'une réunion avec la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, à laquelle participait également Georges Haddad, le président de l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, dont dépend Tolbiac, et les personnels ayant assuré la sécurité sur le site pendant l'occupation. 

Le directeur de Tolbiac a néanmoins confirmé que les partiels prévus du 2 au 19 mai auraient bien lieu

La préfecture de police n’avait toutefois pas immédiatement donné suite à sa demande, invoquant une "appréciation technique". Compte-tenu de la "particularité topographique" du site, "c’est presque plus dangereux (d’intervenir) que de ne pas intervenir", avait expliqué dimanche Emmanuel Macron, lors de son interview sur BFMTV, RMC et Mediapart pour justifier la prudence de la préfecture. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFPUne semaine supplémentaire a été ajoutée, jusqu'au 26 mai. Ces examens n'auront pas lieu à Tolbiac, a-t-il précisé, "mais dans d'autres centres universitaires de Paris et du Grand Paris" et que les étudiants allaient en être informés "dans les jours qui viennent". 

L’entrée principale est, elle, entièrement taguée. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFPL'état des lieux est affligeant vendrediaprès l'évacuation au petit matin des occupants du bâtiment universitaire, une tour de 22 étages réhabilités avec de vastes opérations de désamiantage: tags dans les amphis, matériel informatique détruit, immondices... 
Les "dégradations" représentent "plusieurs centaines de milliers d'euros", a dit Georges Haddad. "On va chiffrer les dégâts et faire en sorte que la tour soit opérationnelle le plus rapidement possible", a promis Frédérique Vidal, la ministre. 

Depuis plusieurs semaines, quatre universités sont totalement bloquées et une dizaine de sites (sur 400) perturbés pour protester contre la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée par ses détracteurs d’instaurer un système de "sélection" déguisée. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFP
Tolbiac a cultivé son image de "fac rouge" qui est redevenu le lieu emblématique de la mobilisation étudiante contre la réforme gouvernementale de l'accès à l'université, accusée par ses détracteurs d'instaurer un système de sélection. 
Ce mouvement perturbe plusieurs sites universitaires en France, dont certains ont été fermés.

Dans la "fosse" du site, des bouts de verre témoignent des heurts qui ont éclaté tôt dans la matinée quand des occupants ont jeté des bouteilles sur les policiers venus en nombre pour lever le blocage. Photo CHRISTOPHE SIMON/AFP

LREM va exclure un député indépendant : totalitarisme jupitérien ?

Le député Jean-Michel Clément bientôt effacé de la photo du groupe LREM 

Richard Ferrand, un des premiers fidèles d’Emmanuel Macron, va trancher dans le vif

Résultat de recherche d'images pour "Jean-Michel Clément"
Beaucoup général et un peu secrétaire de la mauvaise troupe En Marche !, Ferrand va convoquer par courrier le député à une réunion spéciale du bureau du groupe. Le député a en effet annoncé qu’il votera contre la loi Asile et Immigration et ça ne passe pas au Politbüro. Ce sera évidemment une première dans ce mouvement fait de bric et de broc, mais fait assez rare puisque, pour moins que ça, le PS n'a pas viré Valls.

Richard Ferrand, le chef du groupe LREM à l’Assemblée nationale, s’apprête à exclure Jean-Michel Clément, député LREM de 64 ans, proche de Ségolène Royal. 
Cet élu de la Vienne, issu des rangs socialistes, comme Ferrand, a, en effet, annoncé - et confirmé - qu’il ne faut pas compter sur lui pour être plus longtemps un godillot sans états d'âme : le projet de loi Asile Immigration, examiné en première lecture au Palais Bourbon et qui sera voté ce week end, est pour lui un caillou dans ses 'rangers.' "L’accent de ce texte est principalement mis sur des mesures de police et non sur le premier accueil", explique-t-il. 

"Si s’abstenir est un pêché véniel, voter contre un texte est un pêché mortel qui mérite l’exclusion," a prévenu Richard Ferrand, dont le péché mignon est l'immobilier. 
Selon Le Monde, les Mutuelles de Bretagne ont payé des travaux facturés par la société de son ex-femme Françoise Coustal, artiste plasticienne, pour l'aménagement d'un Ehpad, à Guilers, qui a bénéficié d'une subvention de 1,66 million d'euros du Conseil départemental du Finistère, dont Richard Ferrand était alors vice-président.
"Mourir pour ses idées, il y a pire comme sanction," a rétorqué Jean-Michel Clément, en citant Georges Brassens. Le Bureau du groupe se prononcera vraisemblablement le 9 mai, après que Jean-Michel Clément aura eu la possibilité de faire valoir ses arguments. "Des heures de débat ont eu lieu sur le texte Asile Immigration, insiste-t-on dans l’entourage de Richard Ferrand. 
Et les règles statutaires sont claires, mais cyniques : tout le monde peut faire valoir ses raisons, mais ensuite, c’est la position majoritaire du groupe qui prévaut. Dans leurs négociations avec la ministre Borne, les syndicats de cheminots en savent quelque chose...
"Sinon c’est l’anarchie," craint le jeune mouvement. "On peut s’abstenir, mais pas voter contre." 

Interrogé hier,
sur son avenir en cas d’exclusion, l'avocat Jean-Michel Clément a répondu que la "question n’est pas d’actualité". 
Et d’ajouter qu’il ne se considère pas comme un "frondeur. Et qu’il reste "globalement en accord avec la politique de réformes d’Emmanuel Macron."

Des doigts d'honneur qui ne passent pas avec Macron

Un retraité placé en garde à vue pour avoir fait "des doigts d’honneur successifs" à Macron 

L'incident a eu lieu mercredi, lors de la visite du chef de l'Etat dans les Vosges

Résultat de recherche d'images pour "macron chahuté a st dié"

Un retraité de 61 ans a été placé en garde à vue mercredi 18 avril pour "outrage constitué" à Emmanuel Macron, alors en visite dans la cité vosgienne, rapporte Vosges matin. Le quotidien régional précise que l'incident a eu lieu "lors d’un échange sur l’augmentation de la CSG". Ce résident de Saint-Dié-des-Vosges - dont le maire est UDI depuis la défaite du socialiste Christian Pierret en 2014 -  "était mécontent et l’a manifesté de manière très rigoureuse en faisant des doigts d’honneurs successifs" au président, indique Etienne Manteaux, procureur d'Epinal. 

L'homme, qui n’avait "aucun antécédent" judiciaire, a été relâché après ..."quatre heures" de garde à vue

Image associéeIl a dû reconnaître "que l’effet de groupe l’avait amené à être excessif et qu’il regrettait" les faits matériellement constatés par les forces de l’ordre présentes sur place, indique également le procureur.
Comme tout outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique, le sexagénaire est passible d’une peine de six mois de prison et d’une amende de 7500 euros. 

Le mécontent sera convoqué le 28 mai devant un délégué du procureur pour un simple rappel à la loi pour un "outrage constitué". 
Les réformes de Macron rendent fou.

Les ratés dans les frappes en Syrie dont Macron ne s'est pas vanté sur BFM

Florence Parly refuse de commenter "les performances de tel ou tel système d'armes" 

"Ces informations sont classifiées", raconte la ministre des Armées

Parly s'est refusée à tout commentaire vendredi sur France Bleu Provence sur les ratés supposés lors des frappes occidentales en Syrie. Selon plusieurs media, la Marine française aurait rencontré des "aléas techniques" et des missiles ne seraient pas partis. "Je lis comme vous la presse et je n'ai pas l'intention de commenter les performances de tel ou tel système d'armes, a-t-elle déclaré. Vous comprendrez que ces informations, qu'elles soient vraies ou fausses, sont tout à fait classifiées et donc je ne les commenterai pas." 

"Objectifs atteints," globalement

Les Etats-Unis, suivis par la Grande-Bretagne et la France, ont mené des frappes ciblées, le 14 avril dernier, en représailles à une attaque chimique présumée le 7 avril à Douma, près de Damas. "Nous avons tiré le nombre de missiles qui étaient nécessaires pour atteindre et pour détruire les cibles que nous nous étions fixées (…) Nos objectifs ont été atteints et nous n'avons rien à ajouter", a indiqué Florence Parly, sommairement, sur France Bleu.

Mensonge d'Etat par omission

A la suite de l’article diffusé par "La Lettre A" - une lettre confidentielle consacrée à l'actualité politique, économique et médiatique en France -, consacré aux problèmes rencontrés par la Marine nationale lors des frappes contre la Syrie,  une source navale reconnaît que " certains missiles ne sont pas partis" à la suite d’"aléas techniques". La Marine et les industriels concernés (Naval Group et MBDA) n’ont pour l’instant pas d’explications...

Selon les spécialistes, la France a dû rabattre ses prétentions: la planification initiale prévoyait le lancement d’un nombre de Missiles de Croisière Naval (MdCN) "supérieur aux trois" finalement effectués. En réalité, deux salves de trois devaient être tirées et une seule a pu l’être dans le créneau de temps imparti.

Trois frégates multimissions (FREMM) armées avec des MdCN étaient déployées en Méditerranée orientale, ainsi qu’une frégate antiaérienne. Les FREMM étaient l’Aquitaine, l’Auvergne et le Languedoc - c’est cette dernière qui a tiré.

Selon le scénario reconstitué, une première salve n’est pas partieLa Lettre A affirme que c’est également le cas d’une deuxième à bord d’une autre frégate, ce qui n'est actuellement ni confirmé, ni démenti.

Une autre frégate " en spare", c’est-à-dire en réserve pour faire face à genre d’éventualité, a pu prendre le relais et délivré trois MdCN. Lorsque le groupe naval s’est retrouvé en situation de lancer une nouvelle salve, le "temps très court" de la fenêtre de tir prévue par la coalition était passé. "Nous avons raté le créneau. L’heure du tir est déterminée en fonction de l’endroit où se trouve le bateau", précise un proche du dossier.

Le président Macron a fait l'impasse sur cet échec

Le chef de l'Etat est-il mal informé ou cachottier ?
Résultat de recherche d'images pour "Macron en treillis"
Il s’agissait du premier emploi opérationnel du MdCN et ce "couac" n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour la Marine nationale, même si la pertinence de ce système d’armes n’est pas en cause, veut-on croire.

Le chiffre n’est pas public du nombre de missiles qui devaient être initialement tirés par les Français dans la nuit de vendredi à samedi, mais il est probablement de seize. On sait que seulement douze l’ont été (9 Scalp et 3 MdCN). 

Le sort du dixième Scalp embarqué par les cinq Rafale (2 par appareils) n’est pas non plus connu avec précision. Si on prend pour référence la planification de la frappe de 2013, seize missiles devaient être tirés, selon des informations non confirmées.

Le Parisien ne vend pas la mèche : désinformation ?


Ce journal réputé soumis se livre à sa flagornerie habituelle
: "Macron, chef de guerre. Pour la première fois de son quinquennat, le jeune président français a du [dû] enfiler ce costume maintes fois utilisé par son prédécesseur, en faisant participer l’armée française, conjointement avec les armées américaine et britannique, à une série de frappes en Syrie." 
Et son compte-rendu se poursuit dans le style "presse caniveau" : "Des frappes circonscrites aux capacités du régime syrien permettant la production et l'emploi d'armes chimiques", selon les mots-mêmes du chef de l’Etat, qui s’est exprimé dans un communiqué pendant la nuit, alors que ses services diffusaient une photo le montrant avec Florence Parly, ministre des Armées, et plusieurs membres de l’Etat-major militaire dans le fameux 'PC Jupiter', en pleine coordination des attaques."
Le Parisien donne une indication qui laisse entendre qu'il est au courant du "flop" : "Le tir depuis une FREMM de missiles de croisière navals MdCN, d'une portée de 1.000 km et d'une précision de l'ordre du métrique, constitue une première pour la France qui n'avait encore jamais utilisé cet armement en situation réelle.
Le journal diffuse deux vidéos produites par la Marine nationale, "Tir de missile depuis une frégate française" et "le décollage des Rafale dans la nuit", pour endormir ses lecteurs. Prétendant à plus de sérieux et de crédibilité, il relaie d'ailleurs les propos du ministre des Armées : "une bonne partie de son arsenal chimique a été détruite", a claironné Jean-Yves Le Drian sur la chaîne BFMTV. "Beaucoup a été détruit par les frappes de cette nuit", a-t-il insisté. Mais il n'a pas tout dit !

VOIR et ENTENDRE ce reportage creux de propagande (on notera toutefois qu'il y est question de "raid  aérien" et non pas de "frappes"):

Deux heures et demi sur BFM pour que Macron taise la vérité.

Frappes en Syrie, une opération "légitime" et "réussie" ?
A la différence du président américain, Donald Trump, et de la première ministre britannique, Theresa May, Emmanuel Macron ne s’était pas exprimé à la télévision en direct au moment où il lançait à leurs côtés, dans la nuit du 13 au 14 avril, l’opération aérienne ciblant trois sites du programme d’armement chimique syrien. Il est revenu longuement sur cette opération dimanche, saluant d’abord une opération "réussie sur le plan militaire" [sic], a-t-il déclaré devant la France entière.
Emmanuel Macron s'est satisfait de répéter sans surprise le récit déjà amplement développé par le ministère des Affaires étrangères du falsificateur Le Drian, comme par celui des Armées et par l’Elysée, pour justifier l’intervention au vu des preuves recueillies  - mais non produites - sur le terrain – sur lesquelles il ne s’est pas étendu – montrant la propagande de l’attaque chimique et de l’implication du régime. L’intervention s’est faite "de façon légitime dans le cadre multilatéral. […] C’est la communauté internationale qui est intervenue", a insisté le chef de guerre, soudainement en retrait.
Macron a piqué une colère pour faire diversion de la réalité. 
Entre les lignes, il a répondu à Jean-Luc Mélenchon, patron de La France insoumise (LFI), et à une partie de la classe politique qui lui reproche de ne pas avoir consulté le Parlement avant de décider l’intervention en Syrie, ni d'ailleurs l'ONU, par courtoisie, ni même les états voisins de la Syrie, par respect. Le président a répondu par le texte de la Constitution "votée par le peuple français ", a-t-il esquivé, qui prévoit que le chef de l’Etat est le chef des armées.