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mardi 25 avril 2017

Présidentielle: une victoire de Le Pen serait le coup de grâce pour Hollande

Déjà sorti, Hollande n'arrive pas à se taire

"Il n'est pas possible de se taire" ?

"Voilà pourquoi, face à un tel risque, il n'est pas possible de se taire, pas davantage de se réfugier dans l'indifférence", a commenté le président le plus impopulaire de la Ve République et fossoyeur du Parti socialiste.

Si la France était dirigée par le Front national, qui prône notamment la sortie de l'euro, le pouvoir d'achat des Français "serait directement amputé" et "des milliers d'emplois seraient supprimés", a notamment estimé le président, bien qu'il ait renoncé à mener le combat.

"Ce qui est en cause, c'est la conception que l'on a de la France, c'est l'unité de notre Nation, c'est son appartenance à l'Europe et c'est sa place dans le monde", a insisté Monsieur Bricolage. "Tout ce à quoi j'ai scrupuleusement veillé depuis le début de mon mandat," ose prétendre celui qui a fait le lit du FN à la tête de 1,5 millions d'électeurs de plus d'une présidentielle à l'autre.


Après s'être exclu de la campagne présidentielle, le président n'hésite donc pas à distiller de multiples messages inaudibles

Après avoir appelé sans hésitation à voter contre la candidate du FN plutôt que pour Emmanuel Macron, son ancien conseiller et ministre, notamment par la voix du premier ministre Bernard Cazeneuve, le Parti socialiste a étalé ses divergences sur le second tour et les élections législatives des 11 et 18 juin.


Avant de quitter l'Elysée le 15 mai, le président des chrysanthèmes a invité Emmanuel Macron et Marine Le Pen à participer à la cérémonie organisée mardi à la préfecture de Paris à la mémoire du policier abattu par un islamiste, la semaine dernière sur les Champs-Elysées, malgré l'état d'urgence.

Force Ouvrière refuse d'appeler à voter pour Macron au 2e tour de la présidentielle

Mailly (FO) ne donne aucune consigne de vote

Force ouvrière, syndicat hostile au candidat-banquier 

Résultat de recherche d'images pour "Mailly Hollande"Force ouvrière ne donne aucune consigne de vote pour le second tour, a confirmé lundi son secrétaire général. "Bien entendu, comme annoncé depuis plusieurs mois, Force ouvrière ne donne aucune consigne de vote", écrit le leader syndical dans un édito.

"Le parti syndical n'est pas un parti politique" et "nous ne sommes pas des directeurs de conscience", a néanmoins prétendu Jean-Claude sur France Inter.  Mais le syndicaliste n'hésite pas à se prononcer contre Marine Le Pen, assurant en effet que la qualification de la présidente du Front national représenterait "un problème démocratique".

Pour Mailly, "le terreau de tous les populismes" n'est pas le PCF et son représentant du premier tour, Jean-Luc Mélenchon. "Ce sont les "logiques d'austérité" qui se sont poursuivies depuis 2002, année de "première alerte" où Jean-Marie Le Pen s'était qualifié au second tour de la présidentielle, a-t-il argué. 

Que Marine Le Pen soit au second tour, "c'est déjà un problème démocratique"

Résultat de recherche d'images pour "Mailly Macron"
Mailly a en outre condamné les 8,5 millions d'électeurs qui ont qualifié Marine Le Pen. Nostalgique du désordre de la IVe République, il a appelé à une réforme "institutionnelle, constitutionnelle" pour "que le pays puisse tourner normalement", car avec le système actuel, "quels que soient le président et le Premier ministre, il y en a un de trop". Syndicaliste qui prétend ne pas se mêler de politique, Mailly se laisse prendre en flagrant délit de duplicité

FO persiste et signe comptant toutefois rappeler "seul ou avec d'autres" ses revendications et positions
sans donner de consigne de vote, notamment à l'occasion du 1er Mai, a souligné plus tôt dans son édito le leader syndical.
Or, le 1er Mai 2017 est le jour du prochain rassemblement anarcho-révolutionnaire des activistes de "Premier tour social" ou de "Nuit debout". Et des  affrontements ont marqué les deux précédentes éditions de "Nuit des barricades" à la veille du premier tour de la présidentielle d'avril 2017, notamment à Paris et Nantes. Lire PaSiDupes.

Des consignes portées par l'extrême gauche anti-républicaine : "rejet de tout racisme, xénophobie ou antisémitisme". 
FO demande également de mettre fin aux politiques d'austérité, une revendication clairement adressée à Macron, lequel en est responsable comme conseiller de Hollande dès 2012, puis,comme ministre, en 2014.  
Le syndicat réclame enfin la préservation et le renforcement du service public et rejette la loi travail.

Candidat hors système, Macron peine déjà à se constituer une majorité présidentielle

Emmanuel Hollande apparaît comme un nouveau "bras cassé" sur le modèle de Hollande

Face à Marine Le Pen à la tête d'élus, Macron se cherche des membres éligibles pour En Marche!

Macron, protégé de Hollande
Sans attendre le verdict du second tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron cherche à lever le doute sur la majorité parlementaire dont il pourrait disposer. 
Ce doute n'est pas seulement un des angles d'attaque de ses adversaires depuis des semaines, mais aussi une des inquiétudes des investisseurs, des décideurs économiques et des marchés financiers, qui s'interrogent sur sa capacité à réformer.
"Je veux dès à présent construire une majorité de gouvernement et de transformation nouvelle", a avoué dimanche le bientôt quadragénaire, arrivé en tête du premier tour sans jamais se soumettre à aucun vote populaire, alors que son mouvement En Marche ! a tout juste un an.

Obtenir le score le plus élevé possible le 7 mai, au second tour, n'est pas encore acquis, face à la présidente du Front national, estime Pascal Perrineau, du centre de recherche de l'institut de sciences politiques de Paris.
"Il ne peut pas se permettre de faire comme si tout était plié. Il faut qu'il se montre capable de créer une dynamique. Plus il rassemblera (au second tour), mieux il se positionnera pour les législatives", estime cet analyste.

Une des difficultés d'En Marche ! étant que le mouvement trouvera face à ses candidats des "caciques" de gauche et, surtout, de droite bien implantés, explique le constitutionnaliste Philippe Cossalter.
La droite républicaine et la majorité présidentielle sortante sont éliminés du second tour pour la première fois de l'histoire de la Ve République. L'actuel opposition compte bien faire des législatives de juin une sorte de match retour, dans l'espoir notamment de créer les conditions d'une cohabitation avec Emmanuel Macron.

L'écueil des investitures

"Il faut se mobiliser pour obtenir une majorité de députés et engager la France dans un gouvernement de coalition ou de cohabitation", a ainsi expliqué le sénateur Les Républicains (LR) Alain Houpert, sur le site internet de Public Sénat.

Présidée par l'ancien ministre chiraquien Jean-Paul Delevoye, la commission d'investiture d'En Marche !va devoir réussir le tour de force de dénicher des candidats nouveaux mais compétents pour les législatives.
"Nous sommes quasiment en train de boucler la totalité des circonscriptions et nous serons prêts à analyser toutes les évolutions politiques", a-t-il raconté. En Marche! doit accélérer le pas : "Notre commission se réunira non stop mardi, mercredi et jeudi."

Emmanuel Macron a fixé quatre règles
Désormais, il exige seulement que la moitié des candidats d'En Marche ! viennent de la société civile ou n'aient jamais été élus députés, 
la parité hommes-femmes doit être strictement respectée
tous doivent s'engager sur les six chantiers présidentiels prioritaires 
et abandonner l'étiquette de leur parti d'origine pour adopter celle d'En Marche!.
Les "tocards" conservent toutes leurs chances de revenir sur la scène politique...

Une première exception pourrait cependant être accordée aux candidats venus du MoDem, dont le président, François Bayrou, a conclu une alliance spéciale avec l'ex-ministre de l'Economie de Hollande et Valls.
Le pourcentage d'élus sortants de gauche ou de droite susceptibles d'être investis, comme le PS Richard Ferrand, secrétaire général d'En Marche !, ou l'écologiste François de Rugy (EELV), est encore "assez faible", selon Jean-Paul Delevoye.
Mais il augmentera probablement "au vu des positions qu'auront les uns et les autres cette semaine par rapport aux résultats du premier tour" de la présidentielle, ajoute-t-il.
"Je ne demanderai pas à ceux qui me rejoignent d’où ils viennent mais s’ils sont d’accord pour le renouveau de notre vie politique", a rappelé dimanche Emmanuel Macron.

Le candidat hors système est contraint à l'ouverture

Macron a déjà dû s'atteler à sonder les coeurs et les reins lors de prises de contacts qu'il entendait poursuivre dès lundi, selon des membres de son entourage, citant notamment des élus Républicains proches du maire de Bordeaux Alain Juppé.
Mais comme pour les ralliements d'avant le premier tour, le candidat et son équipe auront fort à faire pour séparer les ambitieux "calculateurs" des "hommes et des femmes responsables", selon la formule de Jean-Paul Delevoye.

"Nous aurons une majorité, veut croire Delevoye. Nous avons déjà fait toute une série de simulations", avoue-t-il toutefois. "Il y a une très grande interrogation sur la fiabilité des accords électoraux passés par MM. François Fillon et Benoît Hamon."

Emmanuel Macron doit également  parier sur des "majorités de projet" 
au coup par coup, à la petite semaine, sur des mesures ou des textes. 
L'ex-banquier a pour sa part déjà déclaré qu'il était prêt à gouverner par ordonnances ou à recourir à la procédure prévue par l'article 49.3 de la Constitution permettant de faire adopter des projets de loi sans passer par un vote parlementaire. De quoi faire refluer l'électorat de Hamon (frondeur PS) et Mélenchon (PCF), 25% à eux deux.

Plusieurs dirigeants des Républicains ont déjà donné des signes d'approbation de ce mode de gouvernement qui contourne les élus du peuple, comme Jean-Pierre Raffarin ou l'ex-porte-parole de campagne de François Fillon, Thierry Solère. "Je pense qu'il faut voter les textes qui vont dans le bon sens", a déclaré celui-ci à RMC, tandis que le président de la région PACA, Christian Estrosi, proposait sur France 2 de "réfléchir à quatre ou cinq grandes réformes où il faudra dépasser les clivages partisans".

A force de ralliements contre nature et d'ouverture à tous les vents contraires, le "capitaine de pédalo" bis devrait naviguer à vue pendant cinq ans : du cabotage à prévoir... 
Résultat de recherche d'images pour "macron vs valls"
Jean-Paul Delevoye a entrevu le danger. A ceux qui douteraient de sa fermeté, il adresse cet avertissement : "C'est quelqu'un qui n'est pas autoritaire, mais qui sait faire preuve d'autorité."
 
Sous tutelle à la maison, le gamin peut en effet être brutal et cassant à la manière de Manuel Valls : outre son exaltation, son petit gabarit et sa jeunesse pourraient l'y inciter. Pour s'affirmer contre son entourage de vieux de la vieille.

Une musulmane voilée vandalise une église dans l'Aude

Le bénitier représentait le démon Asmodée

Une femme habitée par le démon a décapité à coups de hache le bénitier de l’église Sainte-Madeleine de Rennes-le-Château, dans l’Aude, qui représente le diable.
Ce dimanche 23 avril, vers 11 heures du matin, une jeune musulmane vêtue d’une cape blanche et d’un manteau noir, coiffée d’un voile et cachée derrière un masque vénitien, a décapité une statue de l’église Sainte-Madeleine, à Rennes-le-Château, dans l’Aude, rapporte La Dépêche.

“Vous êtes tous des mécréants”

La jeune femme, au vu de son accoutrement, n’est pas passée inaperçue. Le journal indique qu'on a pu l’entendre discuter longuement en arabe avec un interlocuteur au téléphone avant qu'elle ne pénètre dans l’église et s’attaque au célèbre bénitier, représentant le démon Asmodée.

A-t-elle reçu des instructions ?
Elle a alors décapité la statue et lui a coupé le bras, avant de déposer un Coran à ses côtés. Ébahis, les visiteurs ont alors donné l’alerte.

Averti, le maire a prévenu la gendarmerie et a questionné la jeune femme."Aujourd'hui, ici, c'est un jour d'élection présidentielle, pendant qu'en Syrie, l'Occident bombarde et tue des enfants. Vous êtes tous des mécréants ! Mon mari est là-bas", a-t-elle rétorqué, très sereinement.

Une fois sur place, les gendarmes ont établi un périmètre de sécurité et une équipe de déminage s’est mise à l’œuvre. Si c’est l’État français qu’elle souhaite mettre en cause, on ne sait pas encore pourquoi c'est une église, symbole religieux, que la vandale a choisi de dégrader.

lundi 24 avril 2017

Présidentielle : Hollande flingue Macron entre les deux tours

Le "capitaine de pédalo" saborde le second tour de son moussaillon

Flanby votera pour François Macron au second tour

Résultat de recherche d'images pour "Hollande Macron maitre et valet"L'Élysée avait fait savoir que le président sortant avait aussitôt appelé son proche collaborateur pour le féliciter de son résultat (23,75% contre 21,53% pour Marine Le Pen). Si l'un en tire gloire, l'autre n'est pas franchement flatté. 

L'Elysée a sans cesse brandi la menace de l'extrême droite, tout en abandonnant la rue à l'extrême gauche. Au moment de quitter la présidence après un seul quinquennat, le président sorti par son impopularité - reflétée dans le score de 6% du candidat officiel du PS - agite une fois de plus le chiffon rouge du FN disant s'alarmer de la "menace" portée par les "populistes". 

Cadeau empoisonné, l'appel du président de la République à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen embarrasse le candidat hors système.
Le président qui a renoncé à un second mandat - cas unique sous la Ve République -  appelle officiellement à faire barrage au Front national. 
Pour sa première prise de parole depuis la proclamation des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, François Hollande a accessoirement fait connaître son intention de voter en faveur de son ancien conseiller et ministre, Emmanuel Macron, le 7 mai prochain, afin de faire barrage au "risque" Marine Le Pen. "Pour ma part, je voterai Emmanuel Macron. Il est celui qui défend les valeurs qui permettent le rassemblement des Français", a-t-il déclaré lundi 24 avril lors d'une allocution télévisée à l'Élysée.

Macron, à défaut de Hamon, candidat de la "Belle Alliance Populaire" à 6 %

Insistant moins sur les qualités  supposées du trentenaire inexpérimenté que sur "le danger de l'isolement de la France, mais aussi de la rupture avec l'Union européenne", le président partisan a mis en garde contre les conséquences d'une victoire finale de la présidente du Front national. "L'extrême droite diviserait la France, stigmatiserait une partie de nos citoyens en raison de leur origine ou leur religion", a soutenu le président de la République, à l'heure où les terroristes islamistes continuent d"assassiner, en plein état d'urgence, et où l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire (Premier Tour Social ou Nuit debout, avec l'appui de syndicats radicaux, CGT et SUD) provoque la police dans la rue

Après cinq années continues de collaboration étroite avec "François Macron", Emmanuel Hollande dit souhaiter défendre "la conception de la France, l'unité de notre nation, l'appartenance à l'Europe et sa place dans le monde".

Le chef de l'État en a profité pour saluer "toutes les personnalités et formations politiques" qui ont encouragé les électeurs à voter pour Emmanuel Macron. 
Il n'a donc pas manqué de critiquer le choix de ceux, comme le candidat de l'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui n'ont pas donné de consigne de vote: "Face à un tel risque, il ne faut pas se taire. La mobilisation s'impose mais aussi la clarté des choix", a taclé le "grand méchant mou".

Remerciements : le service minimum

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François Hollande n'avait jusqu'ici pris officiellement parti pour aucun des onze candidats, pas même Hamon, candidat officiel du PS dont il fut onze ans le premier secrétaire.
Bien que sa parole soit inaudible, 'Monsieur Bricolage" (Le Parisien) apporté publiquement son soutien à son clone, lequel s'en serait bien passé, lui qui traîne ) ses basques des "tocards", selon Poutou : François Bayrou, Jean-Yves Le Drian, l'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë ou le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, l'ex-premier ministre détesté, Manuel Valls.

D'anciens membres du gouvernement, tels l'insupportable Royal, les secrétaires d'Etat Barbara Pompili (EELV) et Thierry Braillard (PRG), ou une ralliée de la dernière heure, Najat Vallaud-Belkcem, ont annoncé pencher pour l'ancien ministre de l'Economie et vont décrédibiliser une campagne qu'il veut celle du renouveau. 

Et comment le banquier gérera-t-il des valeurs aussi disparates que le communiste Robert Hue, le député écologiste François de Rugy ou bien Daniel Cohn-Bendit, dit Dany-le-rouge. Et, avec Alain Minc, le propriétaire du journal Le Monde et ex-propriétaire de Têtu, magazine LGBT, Pierre Bergé, ou le PDG de Meetic, Marc Simoncini. Et Line Renaud... Les "illettrés" et les "sans-dents" auront-ils droit à une "cabane au Canada" ?...  

Emmanuel Macron s'est contenté d'un simple message sur les réseaux sociaux pour remercier son mentor de son "soutien républicain" et "d'être fidèle aux valeurs de la France" pour le second tour.

Premier Tour Social : violents affrontements entre CRS et anarcho-révolutionnaires au soir du 1er tour de la présidentielle

Manifestation autorisée par Cazeneuve : six policiers et trois activistes blessés

L'extrême gauche anti-capitaliste a provoqué des échauffourées avec la police dimanche, soir de présidentielle, à Paris



La presse les déclare "en marge" d'une manifestation de plusieurs centaines de jeunes et bien moins jeunes 'contre' Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Contre l'élection, bien que démocratique.

La tension est grimpée à Bastille (XIIe, XIe, IVe) ce dimanche soir et vingt-neuf individus proches du mouvement "Premier Tour Social" ont été placées en garde à vue à l'issue de manifestations qualifiées d' "antifascistes" - Macron aura reçu le message- au cours desquelles 143 manifestants avaient été interpellées selon la préfecture de police. Six policiers et trois manifestants ont été légèrement blessés, lors de ces heurts.
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Les activistes d'extrême gauche entendaient organiser une "nuit des barricades"

A l'appel de mouvements anarcho-révolutionnaires qui se disent "antifascistes" et "anticapitalistes", quelque 300 manifestants parmi les plus radicaux s'étaient réunis dans l'après-midi pour organiser les affrontements. Si dans les premiers instants, le rassemblement était "bon enfant", la tension est montée autour du célèbre monument avec des mouvements de foule. Certains militants ont tenté d’arracher les palissades autour de la statue du Génie de la Bastille, puis ont lancé sur les CRS des bouteilles et des pétards. Les forces de l’ordre ont répliqué en chargeant les manifestants et tenté de les contenir autour de l’Opéra.

Dès 21 heures, les débordements ont lieu du côté du boulevard Beaumarchais. Les manifestants ont cassé des vitrines d’agences bancaires, des Abribus, des conteneurs à verre, plusieurs 'Autolib' mais aussi des vitres de véhicules appartenant à la préfecture de police qui avait autorisé cette deuxième nuit anti-républicaine. 
Vers 22h30, le groupe d'activistes s'est dirigé vers le quartier Jaurès (XIXe arrondissement), réputé ""inflammable. Selon l'AFP, la police a interpellé une grande partie de ce groupe, en ayant notamment recours à du gaz lacrymogène.

Un des manifestants explique qu’il s’attendait à la qualification d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, mais qu’il "allait continuer la lutte". 
 "Quel que soit le prochain gouvernement ça va être encore 5 ans de misère sociale. A nous de leur montrer notre vision de la démocratie", a estimé l'activiste anti-républicain.
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Un passant est écoeuré, selon l'AFP : "Je comprends qu'ils ne soient pas contents du résultat du vote. Mais tout casser comme ça, c'est n'importe quoi". Les riverains assistent de leurs fenêtres, médusés, aux actes de destruction.

Des manifestations anti-républic à Nantes et Rennes également

A Nantes, des manifestations ont également été déclenchées. Selon la préfecture de Loire-Atlantique, "plusieurs" interpellations ont été enregistrées à Nantes, où des centaines de personnes ont manifesté derrière une banderole proclamant "Ni banquier, ni raciste" et aux cris de "Nantes debout soulève toi, ni Le Pen, ni Macron".

Des activistes bien entraînés - depuis les mois d'opposition à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - ont lancé des cocktails Molotov et cassé des vitrines d'agences bancaires. Les forces de l'ordre, présentes en nombre, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogène et de désencerclement, ainsi que par des tirs de gomme-cogne.

A Rennes, en revanche, une manifestation interdite d'une centaine d'anarcho-révolutionnaires se réclamant de l'anti-fascisme s'est déroulée sans affrontements.A Tours, environ 150 jeunes ont crié les mêmes slogans qu'à Paris ou Rennes, "ni Macron, ni Le Pen" et "Macron Le Pen, la finance ou la haine". A Rouen, une centaine de militants de la mouvance 'Nuit debout' a tenté de défiler, mais en a été empêchée par les forces de l'ordre.
Ils ont appelé à d'autres rassemblements, notamment lors du 1er mai.

Les Whirlpool en grève attendent Macron de pied ferme à Amiens

Sans attendre, le candidat Macron est appelé à faire ses preuve sur le terrain

Les salariés de Whirpool Amiens sont en grève ce lundi 24 avril, depuis 5 heures du matin. 

Un piquet de grève est installé sur le parking de l’usine, route d’Abbeville.

La date est symbolique, trois mois exactement après l’annonce de la fermeture du site, programmée en 2018.

Les grévistes attendent notamment la venue d’Emmanuel Macron. 
Mardi 18 avril, à six jours du premier tour, le candidat amiénois d’En Marche en campagne avait promis de venir faire des propositions dans l’entre deux tours, même s'il était éliminé dimanche.
"Même si je ne suis pas qualifié entre les deux tours, j'irai à Amiens, qui est ma ville natale, donc je les visiterai, ne vous inquiétez pas", a-t-il dit à un journaliste lui demandant s'il considérait comme acquis qu'il serait au second tour.
"Ce à quoi il faut veiller, ce à quoi je veillerai personnellement si je suis élu président de la République, c'est qu'il y ait bien un repreneur du site d'Amiens", a-t-il jugé.
E. Macron avait déclaré le 6 avril refuser toute "démagogie" dans le dossier Whirlpool, en réponse au réalisateur du documentaire "Merci patron" et candidat aux législatives François Rufin, qui lui reprochait son "silence" concernant l'usine d'Amiens. 
"Moi, le défaitisme, le misérabilisme, ça suffit!", a-t-il encore lancé.
En déplacement dans les Yvelines, l'ex-ministre de l'Economie de Hollande était interrogé de savoir pourquoi il avait préféré rendre visite à une usine bénéficiaire de l'opticien Krys, plutôt qu'auprès des salariés du géant américain Whirlpool dans sa ville natale. "C'est bien aussi que la presse parle des entreprises qui marchent. Nous sommes la cinquième économie mondiale, il y a beaucoup d'entreprises dans ce pays qui marchent", avait argumenté l'ancien conseiller élyséen de François Hollande, le président sorti, son parrain.
Environ 150 salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens, menacée de fermeture, ont manifesté mardi 18 avril à Paris pour interpeller les politiques sur leur sort. Le gouvernement planche sur une éventuelle reprise du site employant 290 salariés, auxquels s'ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés du sous-traitant Prima.Fin janvier, le groupe américain avait indiqué son intention de délocaliser la production en Pologne et de fermer l'usine de sèche-linges en juin 2018, dans une Picardie déjà frappée par de nombreuses fermetures de sites industriels, dont celle de Goodyear.

dimanche 23 avril 2017

Les sondages ont déjà installé Macron à l'Elysée

Macron battrait largement Le Pen au second tour: les électeurs doivent-ils se rendre aux urnes ?

Plus de surenchère sur une première femme présidente, le 7 mai...





Les féministes peuvent rester à la cuisine : Emmanuel Macron (g) battrait largement Marine Le Pen (d) au second tour de l'élection présidentielle, selon deux sondages réalisés à vif, dimanche soir après l'annonce des résultats du 1er tour. C'est l'élément de langage diffusé aux organes de presse par l'AFP, en faveur de l'héritier de Hollande. 

Selon Ipsos Sopra Steria, le candidat d'En Marche! recueillerait 62% des voix contre 38% à celle du Front national. Pour Harris Interactive (M6), l'écart serait plus important, avec 64% des voix pour Emmanuel Macron et 36% pour Marine Le Pen.

Selon Ipsos, 85% des personnes interrogées se disent sûres de leur choix. Près d'un électeur sur deux de François Fillon au 1er tour (48%), 62% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 79% de ceux de Benoît Hamon se reporteraient sur Emmanuel Macron au second, contre respectivement 33%, 9% et 4% en faveur de Marine Le Pen, selon cette enquête Ipsos (France Télévisions/Radio France/LCP/Public Sénat/France24/Le Point et Le Monde).
Marge d'erreur de 0,6 à 2,2 points.

Pour Harris Interactive, 47% des électeurs de François Fillon du 1er tour, 52% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 76% de ceux de Benoît Hamon se reporteraient sur le candidat d'En Marche, contre respectivement 23%, 12% et 3% pour Marine Le Pen.
Marge d'erreur 0,6 à 2,1 points.

Les deux candidats se sont qualifiés dimanche pour le second tour avec, selon les estimations des instituts de sondage, 23% à 24% des voix pour Emmanuel Macron et 21,6% à 23% pour Marine Le Pen.

Les entreprises de sondages se plaignaient de n'avoir qu'une heure pour mener leur estimation, 

entre les premières fermetures de bureaux de vote à 19h00 et les JT de 20h.
(Photo FRED DOUCHET)
Enquête Ipsos réalisée en ligne le 23 avril après 20h15 auprès de 2.024 personnes inscrites sur les listes électorales, dont 1.379 certaines de voter au second tour, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 0,6 à 2,2 points.

Enquête Harris Interactive réalisée en ligne le 23 avril entre 20h05 et 20h30 auprès de 2.684 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur 0,6 à 2,1 points.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Présidentielle - Manifestation «Premier tour social»: violences et gaz lacrymogènes avant le premier tour

Des manifestants affrontent la police à Paris avant le premier tour de la présidentielle

A Paris, des syndicats et collectifs appellent à un '1er tour social'


Le mouvement, qui n'est pas soutenu par les organisations au niveau national, est né de la mobilisation contre la loi travail.


Une soixantaine de syndicats, fédérations et collectifs a invité les Parisiens à manifester ce samedi, à 14 heures, à la veille du premier tour de la présidentielle, pour replacer, disent-ils, l'agenda social au coeur de la campagne électorale.

"Soyons toutes et tous au rendez-vous avec notre avenir, celui de nos enfants, de nos petits-enfants, reprenons ce qui nous appartient, ne laissons pas notre devenir entre les mains d'une poignée qui décide depuis trop longtemps sans et contre nous." C'est ainsi que débute l'appel au "1er tour social" lancé sur un site de pétitions par une soixantaine de syndicats d'entreprises, structures départementales, fédérations et collectifs dont CGT Goodyear, CGT Info'Com, SUD Commerces, SUD Education, SUD PTT, Droit au logement ou 'Justice pour Théo'. 

Cette initiative (démocratique?) 
était destinée à montrer que "c'est à la rue d'imposer son programme", quelle que soit l'issue du scrutin.
"Nous Salariés du privé comme du public, chômeurs, précaires, étudiants, toute la jeunesse, retraités, smicards, qui survivons avec le RSA. Habitants de villes, des villages et des banlieues... Qui votons avec ou sans conviction, la large majorité des abstentionnistes convaincus... Qui subissons le racisme, le sexisme, l'exclusion sous toutes ses formes, les licenciements, la justice des puissants, les violences répressives... Syndicalistes, militants poursuivis et condamnés, sans-papiers et migrants, tous les opposants à la loi travail... Nous appelons la rue, vous toutes et tous, à se mobiliser, créer et être acteur d'un événement inédit... Imposons nos choix, crions haut et fort que nous comptons, que nous décidons, que nous serons une force incontournable du premier tour social."
Des organisateurs débordés par des "casseurs" "en marge" d'un "rassemblement pacifique" ?

Les activistes rassemblés place de la République devait défiler et manifester ensuite jusqu'à Bastille. "La préfecture nous a donné l'autorisation de manifester», a déclaré Gaël Quirante, de Sud Poste 92, syndicat révolutionnaire. Cette provocation à la veille d'un premier tour de présidentielle vise à "dire avec force que, quel que soit le résultat de la présidentielle, c'est à la rue d'imposer son programme social", a-t-il expliqué.



Le mouvement n'est pas soutenu par les organisations au niveau national
Il est né de la mobilisation contre la loi travail et "vient de la base", a insisté Laurent Degousée, co-délégué de Sud Commerce. "Certains disent qu'ils préparent le troisième tour social: eh bien prenons un peu d'avance!", commente-t-il, précisant que le mouvement ne prendrait parti pour aucun candidat: "c'est un message à la population, à ceux qui se battent, pour dire qu'il n'y a que la mobilisation sociale qui puisse renverser le cours des choses". Vendredi après-midi, cet appel à la mobilisation avait recueilli près de 1000 signatures sur le site de pétitions. Mélenchon se sentait le vent en poupe.


Le rassemblement a viré à l'affrontement à Paris

Autorisé vendredi par le Préfet malgré un contexte particulièrement tendu en raison de la menace terroriste et de possibles violences redoutées par la police, alors qu'un policier  venait d'être abattu par un islamiste sur les Champs-Elysées, la veille, ce rassemblement à haut risque organisé  - en période d'état d'urgence - par des syndicats et des étudiants a dégénéré, à la veille du premier tour du scrutin. Corvéables à merci, les policiers n'avaient-ils pas mieux à faire ?

Ils ont scandé des slogans comme
"Grève générale dans tous les pays, en Guyane comme à Paris !", aux sons mêlés d'une fanfare, de tam-tams et de sonos diffusant "Antisocial" du groupe Trust ou la musique du film de François Ruffin "Merci patron !".

Rassemblant environ 2.000 gauchistes anti-démocrates, selon les organisateurs, la manifestation "Premier tour social" de ce samedi 22 avril  a viré à l'affrontement en cours d'après-midi. Les forces de l'ordre, déployées en nombre, ont été prises pour cible par ces militants d'extrême gauche, pour la plupart cagoulés, qui les ont ciblées avec des projectiles, notamment des fumigènes et des bouteilles.
La police a dû répliquer en envoyant du gaz lacrymogène pour disperser les activistes.  

Des tags anarchistes 
Sur des abris bus et des façades vandalisés, on pouvait y lire "Le pavé comme seul bulletin de vote", ou encore "La police assassine"
 
La liste des organisations -syndicats et étudiants- appelant à manifester le 22 avril 2017 est la suivante:
Syndicats : 
Commerces : CGT Simply Market Amiens, Fédération Sud Commerces, Collectif Salarié.e.s des Champs Elysées 
Education : CGT Education 93, Emancipation tendance Intersyndicale, SNUEP-FSU (syndicat de l'enseignement professionnel de la FSU), Fédération des travailleurs de l'enseignement de la CNT, Fédération Sud Éducation, Solidaires Etudiant-e-s SPC, Solidaires étudiants Paris 3, Solidaires étudiant.e.s Sciences Po Paris, Sud Education Alsace, Sud Education 27, Sud Education 76, Sud Education 91, Sud Education 92, Sud Education 95, Touche pas ma ZEP, UNEF Nanterre, UNEF Montrouge. 
Energie : CGT Energie 75 
Fonctions d'Etat : CGT Agri, CGT Préfecture de police de Paris, Union des Syndicats des Personnels Administratifs et Techniques du Ministère de l'Intérieur-CGT (USPATMI-CGT) 
Fonctions territoriales : CGT FTDNEEA (Syndicat CGT Filière Traitement des Déchets Nettoiement Eau Egouts Assainissement), US CGT Services publics parisiens, 
Industries : CGT Goodyear, Comité de soutien de Goodyear Limoges, Comité de soutien de Goodyear Mulhouse, USTM-CGT 87 
Information-Communication-Culture : Info'Com-CGT, SIP-CGT, CGT Elior Musée Intérim : CGT Cordistes, La Poste : Fédération Sud PTT, Sud Poste 13, Sud Poste 66, Sud Poste 91, Sud Poste 92, Sud Poste 95, Sud PTT Eragny, Sud PTT La Réunion, 
Privés d'emploi et précaires : Comité national des travailleurs privés d'emploi et précaires CGT 
Santé : CGT CHRU de Lille, CGT Hôpital de Blois, CGT Hôpital de Tours, CGT Hôpital de Wattrelos, Fédération Sud Santé Sociaux, SMICT CGT CHRU de Lille, USD CGT Santé Nord 
Transports : Collectif des livreurs autonomes de Paris (CLAP), SUD-Rail de Paris Saint-Lazare, SUD Rail Alsace 
Organisations territoriales : CNT-région parisienne, Solidaires 92, UD CGT du Nord, CNT Lille, CNT Villefranche Beaujolais Val de Saône 69, UL CGT Armentières, UL CGT de Nancy, UL CGT de Nanterre 
Confédérations : CNT 
Manifestation à Paris pour un "premier tour social"
Collectifs et associations : 
Collectifs demandant justice : Comité de soutien Paris 3 "Justice pour Théo et tous les autres", Collectif "Urgence notre police assassine" 
Associations : Compagnie Jolie Môme, Droit au logement (DAL), Droits devant, Galeano (Blois), Images Contemporaines, Collectif Féministes Révolutionnaires, Collectif anti-Linky, Mulêketu, SCALP Ile de France 
Media : Bellacio,... et le mouvement "La Picardie debout" du journaliste François Ruffin, à l'initiative de Nuit debout.

Les manifestants ont prévenu qu'il "faudra faire avec la rue" quel que soit le candidat qui sortira des urnes le 7 mai... 
"Souvent après des élections, il y a un troisième tour social. Nous, on dit que quel que soit le candidat élu dans 15 jours, on compte faire valoir nos revendications sociales", explique Laurence Karsznia, de la CGT Info Com, soulignant la "convergence d'une énergie revendicative née avec la loi travail, pour dire qu'il faudra faire avec la rue".

Mickaël Wamen, ci-contre, de la CGT Goodyear, a estimé que "le 15 septembre, on a eu un goût d'inachevé" après la dernière manifestation contre la loi travail, qui avait mobilisé la rue pendant des mois. "Depuis janvier, on a recensé 250 mouvements sociaux par jour mais ils sont tous dispersés", a expliqué le syndicaliste, affirmant que la manifestation de samedi est "une première étape".

"On a la rage qu'après le 15 septembre, il n'y ait plus rien eu ! ", a lancé Gaël Quirante, de SUD Poste 92, lors d'une prise de parole devant la foule. "On veut dire avec force que, quel que soit le résultat de l'élection, c'est à la rue d'imposer son programme social. Tout dans ce pays a été obtenu par la mobilisation: 1936, mai 68, n'étaient dans aucun programme".


Les organisateurs se sont donné rendez-vous le 1er mai.