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lundi 24 avril 2017

Premier Tour Social : violents affrontements entre CRS et anarcho-révolutionnaires au soir du 1er tour de la présidentielle

Manifestation autorisée par Cazeneuve : six policiers et trois activistes blessés

L'extrême gauche anti-capitaliste a provoqué des échauffourées avec la police dimanche, soir de présidentielle, à Paris



La presse les déclare "en marge" d'une manifestation de plusieurs centaines de jeunes et bien moins jeunes 'contre' Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Contre l'élection, bien que démocratique.

La tension est grimpée à Bastille (XIIe, XIe, IVe) ce dimanche soir et vingt-neuf individus proches du mouvement "Premier Tour Social" ont été placées en garde à vue à l'issue de manifestations qualifiées d' "antifascistes" - Macron aura reçu le message- au cours desquelles 143 manifestants avaient été interpellées selon la préfecture de police. Six policiers et trois manifestants ont été légèrement blessés, lors de ces heurts.
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Les activistes d'extrême gauche entendaient organiser une "nuit des barricades"

A l'appel de mouvements anarcho-révolutionnaires qui se disent "antifascistes" et "anticapitalistes", quelque 300 manifestants parmi les plus radicaux s'étaient réunis dans l'après-midi pour organiser les affrontements. Si dans les premiers instants, le rassemblement était "bon enfant", la tension est montée autour du célèbre monument avec des mouvements de foule. Certains militants ont tenté d’arracher les palissades autour de la statue du Génie de la Bastille, puis ont lancé sur les CRS des bouteilles et des pétards. Les forces de l’ordre ont répliqué en chargeant les manifestants et tenté de les contenir autour de l’Opéra.

Dès 21 heures, les débordements ont lieu du côté du boulevard Beaumarchais. Les manifestants ont cassé des vitrines d’agences bancaires, des Abribus, des conteneurs à verre, plusieurs 'Autolib' mais aussi des vitres de véhicules appartenant à la préfecture de police qui avait autorisé cette deuxième nuit anti-républicaine. 
Vers 22h30, le groupe d'activistes s'est dirigé vers le quartier Jaurès (XIXe arrondissement), réputé ""inflammable. Selon l'AFP, la police a interpellé une grande partie de ce groupe, en ayant notamment recours à du gaz lacrymogène.

Un des manifestants explique qu’il s’attendait à la qualification d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, mais qu’il "allait continuer la lutte". 
 "Quel que soit le prochain gouvernement ça va être encore 5 ans de misère sociale. A nous de leur montrer notre vision de la démocratie", a estimé l'activiste anti-républicain.
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Un passant est écoeuré, selon l'AFP : "Je comprends qu'ils ne soient pas contents du résultat du vote. Mais tout casser comme ça, c'est n'importe quoi". Les riverains assistent de leurs fenêtres, médusés, aux actes de destruction.

Des manifestations anti-républic à Nantes et Rennes également

A Nantes, des manifestations ont également été déclenchées. Selon la préfecture de Loire-Atlantique, "plusieurs" interpellations ont été enregistrées à Nantes, où des centaines de personnes ont manifesté derrière une banderole proclamant "Ni banquier, ni raciste" et aux cris de "Nantes debout soulève toi, ni Le Pen, ni Macron".

Des activistes bien entraînés - depuis les mois d'opposition à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - ont lancé des cocktails Molotov et cassé des vitrines d'agences bancaires. Les forces de l'ordre, présentes en nombre, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogène et de désencerclement, ainsi que par des tirs de gomme-cogne.

A Rennes, en revanche, une manifestation interdite d'une centaine d'anarcho-révolutionnaires se réclamant de l'anti-fascisme s'est déroulée sans affrontements.A Tours, environ 150 jeunes ont crié les mêmes slogans qu'à Paris ou Rennes, "ni Macron, ni Le Pen" et "Macron Le Pen, la finance ou la haine". A Rouen, une centaine de militants de la mouvance 'Nuit debout' a tenté de défiler, mais en a été empêchée par les forces de l'ordre.
Ils ont appelé à d'autres rassemblements, notamment lors du 1er mai.

Les Whirlpool en grève attendent Macron de pied ferme à Amiens

Sans attendre, le candidat Macron est appelé à faire ses preuve sur le terrain

Les salariés de Whirpool Amiens sont en grève ce lundi 24 avril, depuis 5 heures du matin. 

Un piquet de grève est installé sur le parking de l’usine, route d’Abbeville.

La date est symbolique, trois mois exactement après l’annonce de la fermeture du site, programmée en 2018.

Les grévistes attendent notamment la venue d’Emmanuel Macron. 
Mardi 18 avril, à six jours du premier tour, le candidat amiénois d’En Marche en campagne avait promis de venir faire des propositions dans l’entre deux tours, même s'il était éliminé dimanche.
"Même si je ne suis pas qualifié entre les deux tours, j'irai à Amiens, qui est ma ville natale, donc je les visiterai, ne vous inquiétez pas", a-t-il dit à un journaliste lui demandant s'il considérait comme acquis qu'il serait au second tour.
"Ce à quoi il faut veiller, ce à quoi je veillerai personnellement si je suis élu président de la République, c'est qu'il y ait bien un repreneur du site d'Amiens", a-t-il jugé.
E. Macron avait déclaré le 6 avril refuser toute "démagogie" dans le dossier Whirlpool, en réponse au réalisateur du documentaire "Merci patron" et candidat aux législatives François Rufin, qui lui reprochait son "silence" concernant l'usine d'Amiens. 
"Moi, le défaitisme, le misérabilisme, ça suffit!", a-t-il encore lancé.
En déplacement dans les Yvelines, l'ex-ministre de l'Economie de Hollande était interrogé de savoir pourquoi il avait préféré rendre visite à une usine bénéficiaire de l'opticien Krys, plutôt qu'auprès des salariés du géant américain Whirlpool dans sa ville natale. "C'est bien aussi que la presse parle des entreprises qui marchent. Nous sommes la cinquième économie mondiale, il y a beaucoup d'entreprises dans ce pays qui marchent", avait argumenté l'ancien conseiller élyséen de François Hollande, le président sorti, son parrain.
Environ 150 salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens, menacée de fermeture, ont manifesté mardi 18 avril à Paris pour interpeller les politiques sur leur sort. Le gouvernement planche sur une éventuelle reprise du site employant 290 salariés, auxquels s'ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés du sous-traitant Prima.Fin janvier, le groupe américain avait indiqué son intention de délocaliser la production en Pologne et de fermer l'usine de sèche-linges en juin 2018, dans une Picardie déjà frappée par de nombreuses fermetures de sites industriels, dont celle de Goodyear.

dimanche 23 avril 2017

Les sondages ont déjà installé Macron à l'Elysée

Macron battrait largement Le Pen au second tour: les électeurs doivent-ils se rendre aux urnes ?

Plus de surenchère sur une première femme présidente, le 7 mai...





Les féministes peuvent rester à la cuisine : Emmanuel Macron (g) battrait largement Marine Le Pen (d) au second tour de l'élection présidentielle, selon deux sondages réalisés à vif, dimanche soir après l'annonce des résultats du 1er tour. C'est l'élément de langage diffusé aux organes de presse par l'AFP, en faveur de l'héritier de Hollande. 

Selon Ipsos Sopra Steria, le candidat d'En Marche! recueillerait 62% des voix contre 38% à celle du Front national. Pour Harris Interactive (M6), l'écart serait plus important, avec 64% des voix pour Emmanuel Macron et 36% pour Marine Le Pen.

Selon Ipsos, 85% des personnes interrogées se disent sûres de leur choix. Près d'un électeur sur deux de François Fillon au 1er tour (48%), 62% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 79% de ceux de Benoît Hamon se reporteraient sur Emmanuel Macron au second, contre respectivement 33%, 9% et 4% en faveur de Marine Le Pen, selon cette enquête Ipsos (France Télévisions/Radio France/LCP/Public Sénat/France24/Le Point et Le Monde).
Marge d'erreur de 0,6 à 2,2 points.

Pour Harris Interactive, 47% des électeurs de François Fillon du 1er tour, 52% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 76% de ceux de Benoît Hamon se reporteraient sur le candidat d'En Marche, contre respectivement 23%, 12% et 3% pour Marine Le Pen.
Marge d'erreur 0,6 à 2,1 points.

Les deux candidats se sont qualifiés dimanche pour le second tour avec, selon les estimations des instituts de sondage, 23% à 24% des voix pour Emmanuel Macron et 21,6% à 23% pour Marine Le Pen.

Les entreprises de sondages se plaignaient de n'avoir qu'une heure pour mener leur estimation, 

entre les premières fermetures de bureaux de vote à 19h00 et les JT de 20h.
(Photo FRED DOUCHET)
Enquête Ipsos réalisée en ligne le 23 avril après 20h15 auprès de 2.024 personnes inscrites sur les listes électorales, dont 1.379 certaines de voter au second tour, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 0,6 à 2,2 points.

Enquête Harris Interactive réalisée en ligne le 23 avril entre 20h05 et 20h30 auprès de 2.684 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur 0,6 à 2,1 points.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Présidentielle - Manifestation «Premier tour social»: violences et gaz lacrymogènes avant le premier tour

Des manifestants affrontent la police à Paris avant le premier tour de la présidentielle

A Paris, des syndicats et collectifs appellent à un '1er tour social'


Le mouvement, qui n'est pas soutenu par les organisations au niveau national, est né de la mobilisation contre la loi travail.


Une soixantaine de syndicats, fédérations et collectifs a invité les Parisiens à manifester ce samedi, à 14 heures, à la veille du premier tour de la présidentielle, pour replacer, disent-ils, l'agenda social au coeur de la campagne électorale.

"Soyons toutes et tous au rendez-vous avec notre avenir, celui de nos enfants, de nos petits-enfants, reprenons ce qui nous appartient, ne laissons pas notre devenir entre les mains d'une poignée qui décide depuis trop longtemps sans et contre nous." C'est ainsi que débute l'appel au "1er tour social" lancé sur un site de pétitions par une soixantaine de syndicats d'entreprises, structures départementales, fédérations et collectifs dont CGT Goodyear, CGT Info'Com, SUD Commerces, SUD Education, SUD PTT, Droit au logement ou 'Justice pour Théo'. 

Cette initiative (démocratique?) 
était destinée à montrer que "c'est à la rue d'imposer son programme", quelle que soit l'issue du scrutin.
"Nous Salariés du privé comme du public, chômeurs, précaires, étudiants, toute la jeunesse, retraités, smicards, qui survivons avec le RSA. Habitants de villes, des villages et des banlieues... Qui votons avec ou sans conviction, la large majorité des abstentionnistes convaincus... Qui subissons le racisme, le sexisme, l'exclusion sous toutes ses formes, les licenciements, la justice des puissants, les violences répressives... Syndicalistes, militants poursuivis et condamnés, sans-papiers et migrants, tous les opposants à la loi travail... Nous appelons la rue, vous toutes et tous, à se mobiliser, créer et être acteur d'un événement inédit... Imposons nos choix, crions haut et fort que nous comptons, que nous décidons, que nous serons une force incontournable du premier tour social."
Des organisateurs débordés par des "casseurs" "en marge" d'un "rassemblement pacifique" ?

Les activistes rassemblés place de la République devait défiler et manifester ensuite jusqu'à Bastille. "La préfecture nous a donné l'autorisation de manifester», a déclaré Gaël Quirante, de Sud Poste 92, syndicat révolutionnaire. Cette provocation à la veille d'un premier tour de présidentielle vise à "dire avec force que, quel que soit le résultat de la présidentielle, c'est à la rue d'imposer son programme social", a-t-il expliqué.



Le mouvement n'est pas soutenu par les organisations au niveau national
Il est né de la mobilisation contre la loi travail et "vient de la base", a insisté Laurent Degousée, co-délégué de Sud Commerce. "Certains disent qu'ils préparent le troisième tour social: eh bien prenons un peu d'avance!", commente-t-il, précisant que le mouvement ne prendrait parti pour aucun candidat: "c'est un message à la population, à ceux qui se battent, pour dire qu'il n'y a que la mobilisation sociale qui puisse renverser le cours des choses". Vendredi après-midi, cet appel à la mobilisation avait recueilli près de 1000 signatures sur le site de pétitions. Mélenchon se sentait le vent en poupe.


Le rassemblement a viré à l'affrontement à Paris

Autorisé vendredi par le Préfet malgré un contexte particulièrement tendu en raison de la menace terroriste et de possibles violences redoutées par la police, alors qu'un policier  venait d'être abattu par un islamiste sur les Champs-Elysées, la veille, ce rassemblement à haut risque organisé  - en période d'état d'urgence - par des syndicats et des étudiants a dégénéré, à la veille du premier tour du scrutin. Corvéables à merci, les policiers n'avaient-ils pas mieux à faire ?

Ils ont scandé des slogans comme
"Grève générale dans tous les pays, en Guyane comme à Paris !", aux sons mêlés d'une fanfare, de tam-tams et de sonos diffusant "Antisocial" du groupe Trust ou la musique du film de François Ruffin "Merci patron !".

Rassemblant environ 2.000 gauchistes anti-démocrates, selon les organisateurs, la manifestation "Premier tour social" de ce samedi 22 avril  a viré à l'affrontement en cours d'après-midi. Les forces de l'ordre, déployées en nombre, ont été prises pour cible par ces militants d'extrême gauche, pour la plupart cagoulés, qui les ont ciblées avec des projectiles, notamment des fumigènes et des bouteilles.
La police a dû répliquer en envoyant du gaz lacrymogène pour disperser les activistes.  

Des tags anarchistes 
Sur des abris bus et des façades vandalisés, on pouvait y lire "Le pavé comme seul bulletin de vote", ou encore "La police assassine"
 
La liste des organisations -syndicats et étudiants- appelant à manifester le 22 avril 2017 est la suivante:
Syndicats : 
Commerces : CGT Simply Market Amiens, Fédération Sud Commerces, Collectif Salarié.e.s des Champs Elysées 
Education : CGT Education 93, Emancipation tendance Intersyndicale, SNUEP-FSU (syndicat de l'enseignement professionnel de la FSU), Fédération des travailleurs de l'enseignement de la CNT, Fédération Sud Éducation, Solidaires Etudiant-e-s SPC, Solidaires étudiants Paris 3, Solidaires étudiant.e.s Sciences Po Paris, Sud Education Alsace, Sud Education 27, Sud Education 76, Sud Education 91, Sud Education 92, Sud Education 95, Touche pas ma ZEP, UNEF Nanterre, UNEF Montrouge. 
Energie : CGT Energie 75 
Fonctions d'Etat : CGT Agri, CGT Préfecture de police de Paris, Union des Syndicats des Personnels Administratifs et Techniques du Ministère de l'Intérieur-CGT (USPATMI-CGT) 
Fonctions territoriales : CGT FTDNEEA (Syndicat CGT Filière Traitement des Déchets Nettoiement Eau Egouts Assainissement), US CGT Services publics parisiens, 
Industries : CGT Goodyear, Comité de soutien de Goodyear Limoges, Comité de soutien de Goodyear Mulhouse, USTM-CGT 87 
Information-Communication-Culture : Info'Com-CGT, SIP-CGT, CGT Elior Musée Intérim : CGT Cordistes, La Poste : Fédération Sud PTT, Sud Poste 13, Sud Poste 66, Sud Poste 91, Sud Poste 92, Sud Poste 95, Sud PTT Eragny, Sud PTT La Réunion, 
Privés d'emploi et précaires : Comité national des travailleurs privés d'emploi et précaires CGT 
Santé : CGT CHRU de Lille, CGT Hôpital de Blois, CGT Hôpital de Tours, CGT Hôpital de Wattrelos, Fédération Sud Santé Sociaux, SMICT CGT CHRU de Lille, USD CGT Santé Nord 
Transports : Collectif des livreurs autonomes de Paris (CLAP), SUD-Rail de Paris Saint-Lazare, SUD Rail Alsace 
Organisations territoriales : CNT-région parisienne, Solidaires 92, UD CGT du Nord, CNT Lille, CNT Villefranche Beaujolais Val de Saône 69, UL CGT Armentières, UL CGT de Nancy, UL CGT de Nanterre 
Confédérations : CNT 
Manifestation à Paris pour un "premier tour social"
Collectifs et associations : 
Collectifs demandant justice : Comité de soutien Paris 3 "Justice pour Théo et tous les autres", Collectif "Urgence notre police assassine" 
Associations : Compagnie Jolie Môme, Droit au logement (DAL), Droits devant, Galeano (Blois), Images Contemporaines, Collectif Féministes Révolutionnaires, Collectif anti-Linky, Mulêketu, SCALP Ile de France 
Media : Bellacio,... et le mouvement "La Picardie debout" du journaliste François Ruffin, à l'initiative de Nuit debout.

Les manifestants ont prévenu qu'il "faudra faire avec la rue" quel que soit le candidat qui sortira des urnes le 7 mai... 
"Souvent après des élections, il y a un troisième tour social. Nous, on dit que quel que soit le candidat élu dans 15 jours, on compte faire valoir nos revendications sociales", explique Laurence Karsznia, de la CGT Info Com, soulignant la "convergence d'une énergie revendicative née avec la loi travail, pour dire qu'il faudra faire avec la rue".

Mickaël Wamen, ci-contre, de la CGT Goodyear, a estimé que "le 15 septembre, on a eu un goût d'inachevé" après la dernière manifestation contre la loi travail, qui avait mobilisé la rue pendant des mois. "Depuis janvier, on a recensé 250 mouvements sociaux par jour mais ils sont tous dispersés", a expliqué le syndicaliste, affirmant que la manifestation de samedi est "une première étape".

"On a la rage qu'après le 15 septembre, il n'y ait plus rien eu ! ", a lancé Gaël Quirante, de SUD Poste 92, lors d'une prise de parole devant la foule. "On veut dire avec force que, quel que soit le résultat de l'élection, c'est à la rue d'imposer son programme social. Tout dans ce pays a été obtenu par la mobilisation: 1936, mai 68, n'étaient dans aucun programme".


Les organisateurs se sont donné rendez-vous le 1er mai.

Premier tour de la présidentielle : Macron et Le Pen, qualifiés pour le second tour

Situation incertaine pour la troisième place

Le candidat d’En marche ! obtiendrait 23,7 % des voix et celle du Front national 21,7 %

A 20h30, le candidat de la droite et du centre, comme celui de 'La France insoumise' (PCF et Parti de gauche) seraient à égalité à 19,5 % des voix, selon cette même estimation Ipsos-Sopra Steria pour Le Monde
Par ailleurs, la participation au premier tour est estimée à 77,3 %, en baisse par rapport à 2012.

A 20h12
,
nouvelle estimation des résultats 

Selon Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et Le Monde, couplage révélateur du journal Le Monde avec les chaînes d'Etat, les premières estimations sont les suivantes :
Emmanuel Macron : 23,9 %
Marine Le Pen : 21,7 %
François Fillon : 20,0 %
Jean-Luc Mélenchon : 19,2 %
Benoît Hamon : 6,3 %
Nicolas Dupont-Aignan : 4,8 %
Jean Lassalle : 1,2 %
Philippe Poutou : 1,1 %
François Asselineau : 0,9 %
Nathalie Arthaud : 0,7 %
Jacques Cheminade : 0,2 %

Démoralisé, Mélenchon ne donne pas de consigne de vote pour le second tour, disant n’avoir reçu "aucun mandat pour s’exprimer" à la place de ses électeurs.

Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait avec 62 % des voix

Selon une enquête Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et Le Monde, portant sur 2.024 personnes (dont 1 379 certaines d'aller voter) interrogées dimanche soir, Emmanuel Macron l'emporterait largement face à Marine Le Pen au second tour. 

Présidentielle: participation stable à midi, en métropole; en baisse, dans l'Outre-mer

28,54% de participation à midi: stable par rapport à 2012

Le taux de participation atteignait 28,54% dimanche à midi en métropole, pour le premier tour de l'élection présidentielle


Quasiment stable par rapport au premier tour de 2012 (28,29%), commente le ministère de l'Intérieur. Le taux de participation final avait été de 79,48% au premier tour de 2012. Les Français de métropole ont jusqu'à 19h00, soit une heure de plus qu'en 2012 quand les votes étaient clos à 18h00 dans de nombreuses communes, une grande partie de l'outremer ayant déjà voté samedi. 
Les plus de 66.000 bureaux de vote de France métropolitaine sont ouverts depuis 8h00. Dans certaines grandes villes de métropole, les bureaux resteront ouverts jusqu’à 20 heures.

Dans la capitale, la hausse de la participation était sensible à la mi-journée, avec 24,24% de votants contre 21,69% à la même heure il y a cinq ans. 

Parmi les départements les plus citoyens, figurent 
le Gers (38,46%, -1 par rapport à 2012), 
la Corrèze (38,11%, +4), ancien fief du président sortant François Hollande, 
le Cantal (36,34%, -2,5), 
le Puy-de-Dôme (35,91%, +8) 
et la Saône-et-Loire (35,72%, +3) de Montebourg, partisan de Hamon. 

A l'inverse, les départements où le taux de participation était en retrait à 12h00 sont 
le Val-d'Oise (20,65%, en hausse néanmoins d'un point en cinq ans), 
le Val-de-Marne (21,21%, =), 
le Pas-de-Calais (23,35%, -2), où se présente Marine Le Pen (FN),
le Vaucluse (23,47%, -12) 
et la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine (23,93% tous les deux). 

Participation en baisse dans l’Outre-mer

La préfecture de Martinique a annoncé que le taux de participation dans l’île était de 34,82 % à 17 heures, samedi contre 36,5 % à la même heure en 2012. 

En Guyane, le taux de participation était de 37,31 % à 17 heures, contre 45,73 % à la même heure en 2012, a annoncé le préfet. 

17 heures en Guadeloupe, 34,17 % des électeurs s’étaient déplacés; en 2012, ils étaient 41,98 % à la même heure, a annoncé la préfecture sur Facebook.

Par ailleurs, aucun résultat (partiel ou définitif), hormis ceux concernant l’abstention, ne pourra être communiqué avant la fermeture du dernier bureau de vote, à 20 heures.