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vendredi 24 mars 2017

Guyane en pleine révolte sociale : pour Hollande et Cazeneuve, ça peut attendre encore un mois ?

Violences, barrages, écoles fermées, racket...

Hollande n'a toujours pas signé le Pacte pour l'Avenir de la Guyane, promis en ...2013

La situation restait très difficile jeudi 23 mars en Guyane, paralysée par un mouvement de grogne sociale d'ampleur qui a conduit Arianespace à ajourner le lancement d'une fusée, et le rectorat à fermer les établissements scolaires jusqu'à nouvel ordre (voir la vidéo en tête de cet article).

La mobilisation des transporteurs et chefs d'entreprise a commencé le 16 mars avec l'arrivée en Guyane de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal. Ils ont lancé l'appel de Guyane pour un déblocage du fameux pacte d'avenir appelant à la mise en place d'un véritable plan Marshall pour booster l'économie et stopper l'hémorragie.

La ministre des Outre-mer a appelé jeudi à la levée des barrages, et proposé des discussions à Paris autour de l'économie, alors que Sapin est soupçonné, de la santé, alors que Touraine est persona non grata au côté de Macron,  et de la sécurité, alors que le ministère de l'Intérieur vient de passer aux mains d'un quatrième ministre en cinq ans. 

Fonctionnaire territoriale réunionnaise, la ministre  Ericka Bareigts dit soudain vouloir aborder ces vastes sujets de revendication, sous la pression et à un mois du premier tour de la présidentielle,  et "traiter sans délai les problèmes immédiats" que le pouvoir socialiste laisse pendant depuis plusieurs semaines.


Mais en Guyane, les  manifestants, organisateurs  depuis lundi des barrages bloquants, "ont fait part de leur refus d'une négociation à Paris". Et, demandeurs mercredi d'un plan Marshall, les députés et sénateurs de Guyane, ont jugé "inconcevable de demander aux manifestants de (...) lever les blocages pour venir s'entretenir avec les cabinets ministériels dans les bureaux parisiens".
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Situation insurrectionnelle avec pénuries et appels à fermer les magasins

Le lancement de la fusée Ariane 5, vitrine économique du territoire et de la France, a été empêché par plusieurs mouvements sociaux déclenchés depuis le début de semaine. Initialement prévu lundi, le transfert de la fusée vers son pas de tir n'a jamais pu être mis en œuvre à cause d'un barrage à l'entrée du Centre spatial guyanais à Kourou et d'une grève au sein de la société Endel qui assure le transfert. Un accord a été trouvé mercredi entre la direction d'Endel et ses salariés, portant sur la revalorisation des salaires. Mais le blocage du site se poursuivant, le directeur du Centre spatial guyanais, Didier Faivre, a annoncé, après trois reports successifs, qu'il n'y aurait "pas de lancement tant que la situation sociale ne sera pas réglée".
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La mobilisation a pris une dimension plus large pour dénoncer des problèmes de santé, d'éducation, d'économie et de sécurité. Sont aussi bloqués le Grand Port Maritime, la Collectivité Territoriale de Guyane,  les axes routiers et ...la Préfecture, symbole du pouvoir. 
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Mais, certains de ces barrages, sont "sauvages" et sources de "racket", a dénoncé jeudi soir le préfet de la région Guyane, ordonnant aux forces de l'ordre de les "éradiquer". "Seuls les barrages dressés par les collectifs seront maintenus", a-t-il prévenu, validant les actions subversives de collectifs que la presse évite de caractériser. Elles sont principalement orchestrées par le syndicat UTG (Union des travailleurs guyanais)-CGT

Jeudi, plus d'une dizaine de barrages ont été érigés, bloquant plusieurs ronds-points autour des villes, comme à l'entrée de Cayenne. A l'un d'eux, des manifestants avaient installé de petits chapiteaux et jouaient du tambour. Dans un communiqué, le recteur a annoncé que les écoles, collèges, lycées sont fermés "jusqu'à nouvel ordre".

Un Boeing 777 d'Air France assurant la liaison Paris-Cayenne a dû faire demi-tour après 4 heures de vol, et un autre vol d'Air Caraïbes a été dérouté vers Pointe-à-Pitre, à la suite d'une notification de la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) sur le nombre insuffisant, à l'aéroport de Cayenne en raison des blocages, de personnel de lutte anti-incendie pour assurer la sécurité des gros-porteurs. 

Certaines stations services commencent à rencontrer des difficultés d'approvisionnement en essence sans plomb, et des appels à fermer les magasins ont été lancés. 

Notamment à l'initiative de l'extrême gauche, les barrages rassemblent pêle-mêle des salariés en grève d'EDF, dont le PDG est un ami d'adolescence de François Hollande qui l'a fait nommer en 2014 par Emmanuel Macron, tandis que des personnels du centre médico-chirurgical de Kourou, inquiets d'un désengagement de La Croix Rouge qui gère l'établissement, alors que la ministre Marisol Touraine fait la morte.
Un collectif réclame un commissariat à Kourou et un autre collectif contre la délinquance, "les 500 frères", qui défilent cagoulés.
Le collectif des 500 frères a tenté de pénétrer dans l'enceinte de la base spatiale, 
en état d'alerte maximale pendant les campagnes de tir.



Cagoules, tee-shirts et pantalons noirs, uniformes anarchistes ? Depuis sa première apparition il y a deux mois à Cayenne, le Collectif "les 500 frères" contre la délinquance interpelle. 
Créé après le meurtre d’un habitant d’un quartier populaire, ce collectif constitué en réalité d’une bonne centaine de personnes propose aux autorités ses solutions contre l’insécurité record qui frappe la Guyane, territoire français le plus meurtrier, avec 42 homicides en 2016 pour 252 000 habitants. Parmi les pistes proposées, l’éradication des squats, le maintien d’un escadron de gendarmes mobiles affecté en renfort ou encore le renvoi dans leur pays des détenus étrangers pour y purger leur peine (plus de 50 % des détenus en Guyane).
"Il y a eu, depuis vingt ans, de nombreuses marches blanches contre la violence, personne n’a été entendu", explique Zadkiel Saint-Orice, l’un des porte-parole du collectif. Et pourtant, l'ex- ministre de la Justice et élue de Guyane, Christiane Taubira, se défendait avec véhémence des accusations de laxisme. "
La cagoule en plein état d’urgence, c’est juste pour attirer l’attention, faire quelque chose de différent", raconte-t-il, malgré les poings levés. Le 17 mars, à Cayenne, une quarantaine de 'frères' est entrée en force dans le bâtiment de la collectivité territoriale de Guyane (CTG) où se tenait la conférence des pays de la convention de Carthagène sur la protection des milieux marins, présidée par Ségolène Royal. Si la ministre du développement durable, entourée de ses gardes du corps, est restée stoïque, dialoguant brièvement avec le collectif, certains représentants étrangers ont eu peur, croyant à un moment à une "attaque terroriste", selon le président de la CTG, Rodolphe Alexandre.
"Nous ne sommes pas une milice, nous manifestons sans arme, avec comme seul accessoire notre cagoule", précise Zadkiel Saint-Orice, qui présente le mouvement comme non violent. Mardi, les '500 frères' ont rejoint un autre collectif, les Toukans, et le syndicat Union des travailleurs guyanais (UTG) d’EDF -Eclairage et du CMCK (Centre Médico Chirurgical Kourou), qui bloquent depuis lundi 20 mars le rond-point à l’entrée du Centre spatial guyanais, à Kourou. Les grévistes d’EDF réclament des recrutements pour combler des dizaines de postes vacants – selon le syndicat – , et des investissements dans un territoire où les coupures sont fréquentes et où des milliers d’habitants n’ont pas l’électricité.Les Toukans revendiquent le gel de la vente de l’hôpital de Kourou par la Croix-Rouge à un opérateur privé, et des mesures contre l’insécurité dans la ville. Quant au Collectif Trop violans, il dit combattre la diversification de la violence.
Des agriculteurs bloquent aussi des locaux de la Direction de l'agriculture (DAAF). Le Foll n'a encore pas décidé de faire le voyage  et les rebelles reprochent des lenteurs administratives et des refus d'aide et des transporteurs bloquent le port de Degrad des Cannes (15 km de Cayenne), inquiets de la répartition des marchés du chantier du futur pas de tir d'Ariane 6. 

Les Amérindiens ont aussi appelé à se mobiliser, notamment contre le "vol" de leur terre et un projet d'extraction aurifère controversé, ainsi que les associations de lutte contre l'orpaillage et le pillage des ressources minières.

Un livre de journalistes met en cause le "cabinet noir" de Hollande à l'Elysée

L'un des auteurs du bouquin se renie

Un journaliste du Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste, nie de basses manœuvres de Hollande pour détruire ses adversaires politiques

François Hollande est-il à la manoeuvre dans le harcèlement de certains de ses adversaires politiques ? C’est ce que suggère un livre à paraître, Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat, des journalistes d’investigation au Canard enchaîné, Didier Hassoux, le renégat, et Christophe Labbé (déjà auteurs en 2012 d'un premier bouquin sur le sujet) et Olivia Recasens, journaliste indépendante. Que recèle cet ouvrage ?

"Difficile de ne pas voir la patte de Hollande," estiment les fauteurs de troubles, n'en déplaise à Laurent Mouchard-Joffrin

Publiées par l’hebdomadaire Valeurs Actuellesles bonnes feuilles du livre décrivent un vaste système de surveillance de ses adversaires mis en place par François Hollande depuis son arrivée à l’Élysée. Ce "cabinet noir" aurait eu pour objectif de discréditer les concurrents du président à l’élection présidentielle, dans l'hypothèse où il n'aurait pas dû renoncer, en particulier Nicolas Sarkozy et Manuel Valls, son propre Premier ministre, ses rivaux estimés. 

Ainsi, n'en déplaise à la foireuse ex-ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, qui jouait les "perdreaux de l'année" (pléonasme) sur le plateau de BFMTV, les auteurs écrivent-ils à propos des 'affaires' et révélations sur la vie privée des candidats :
"Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande".
Sous couvert du secret des sources de journalistes, le président de la République ne serait pas étranger à certaines fuites dans la presse  d’informations sur la vie privée de certains responsables politiques à des fins malveillantes d'intérêt personnel. "Pendant près d’un an, la police judiciaire a espionné les conversations [de Nicolas Sarkozy]" après son départ de l’Élysée, rappellent les auteurs. Treize affaires judiciaires collent ainsi à la peau de l’ex-président. De quoi alimenter les procès en "cabale politique" chez les sarkozystes.
"En juillet 2014, le monde politique essuie un nouveau scandale avec l'affaire Sarkozy. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel. Libération révèle aussitôt que, grâce à la mise de Nicolas Sarkozy sur écoute, preuve est faite qu'il aurait commis des "faits constitutifs du trafic d'influence" en tentant de corrompre le haut magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert. Or, il est au final établi qu'il n'a entrepris aucune démarche auprès de la Principauté de Monaco ! Les soupçons étaient un prétexte pour mettre Nicolas Sarkozy sur écoute et permettre d'obtenir des enregistrements de conversations claires entre Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert, mais avec son avocatThierry Herzog.
"Sarkozy, je le surveille, je sais tout ce qu’il fait"

Résultat de recherche d'images pour "Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat"

D’après les auteurs, il existe bien une orchestration des affaires judiciaires, dont le point de départ se situe à Tracfinservice de renseignement financier de Bercy dont le ministre, Michel Sapin, est un vieil ami de Hollande. 
Après avoir récolté des informations dans les comptes en banque de responsables politiques, cet organisme peut transmettre le dossier à la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), dont le directeur, depuis 2014, Robert Gelli, un autre proche de François Hollande, qui avait servi au Cabinet de Lionel Jospin en 2001. Dès décembre 2012, Hollande l'avait placé comme procureur de la République de Nanterre, l’une des principales juridictions de France, succédant à Philippe Courroye.

"La DACG n’est pas seulement l’œil de la chancellerie, c’est aussi un moyen de piloter discrètement les dossiers politiquement sensibles", soutient un parquetier cité par les auteurs. Ce qui n'empêche Laurent Joffrin de nier tout en bloc de studio de radio en plateau de télévision sans crainte pour son honneur perdu, depuis que le candidat Fillon a mis le président sortant en accusation.

Hollande s'est cru malin de démontrer sa puissance sur le sujet
De même qu'il se flatta au Salon de l'Agriculture de pouvoir faire en sorte qu"on ne "revoie plus" Sarkozy, il confia par mégarde devant dix-neuf députés socialistes, le 17 février 2014 : "Sarkozy, je le surveille; je sais tout ce qu’il fait". Simple manière de parler ? 

Selon les témoignages recueillis, un routard de la police judiciaire évoque en effet la constitution de "blancs", c’est-à-dire d’informations récoltées clandestinement, et qui remonteraient "en haut lieu". Il n’est ainsi pas dupe du fait que François Hollande ait découvert en lisant Le Monde que Nicolas Sarkozy a été mis en écoute…

Même Manuel Valls en aurait fait les frais

Ces coups bas concernent tous ceux qui pouvaient se trouver sur sa route, y compris Manuel Valls, selon les révélations de ce livre. Ainsi en est-il de la rumeur selon laquelle le Premier ministre aurait eu une liaison avec sa ministre de l’Éducation
Egalement  lâchée en haut lieu, les conditions de financement de l’orchestre d'Anne Gravoin, la femme de son premier ministre. A Matignon, on fait ainsi remarquer que l’enquête a été "conduite par une société d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en sous-main avec la DGSE". 

Le pire, si ces informations sont étayées, c’est que malgré ce système visant à saper la réputation de ses rivaux, Hollande n’a pas réussi à se représenter…
Un énorme gâchis de la part d'un sournois sans foi ni loi qui se drape d'exemplarité !

jeudi 23 mars 2017

Baptême du feu pour Fekl à Corte où 25 cocktails Molotov ont été lancés sur la sous-préfecture

Accueil en fanfare du quatrième ministre socialiste de l'Intérieur en cinq ans

Vingt-cinq cocktails Molotov ont été lancés contre la sous-préfecture de Corte, Haute-Corse,  

Sous-préfecture de Corte, avril 2012
dans la nuit de mercredi à jeudi sans faire de blessé, a annoncé le ministre de l'Intérieur - pour deux mois - Matthias Fekl, le quatrième, après Valls, Cazeneuve et Le Roux, démissionnaire.

Fekl, un quadra qui ne renouvelle pas le langage des communiqués officiels 
C'est en langue de bois quu'il a condamné "avec la plusen avril 2012 grande fermeté" ces violences, "une offense à la Corse et aux Corses, à leur profond attachement à la République et au respect de ses lois", prétend le communiqué. 

Le ministre n'a pas manqué de remercier tout le monde, les forces de l'ordre et des pompiers pour leur intervention -et probablement leur professionnalisme ?- les assurant de la mobilisation du ministère de l'Intérieur pour identifier les auteurs de cette opération "qui devront répondre de leurs actes devant la Justice." 

"Aucune victime n'est à déplorer mais une évaluation de l'étendue des dégâts est en cours"
Gérard Gavory, le préfet de Haute-Corse, n'avait pas attendu que le ministère s'exprime pour diffuser un communiqué distinct. Le préfet a apporté son soutien au sous-préfet de Corte et aux personnels de la sous-préfecture et remercié les pompiers dont l'intervention rapide a "permis de maîtriser le début d'incendie".

Beaucoup de paroles convenues, peu de faits

Les cocktails Molotov ont été lancés vers 23h30 sur la façade de la sous-préfecture, au centre de Corte, dans laquelle se trouve aussi la résidence du sous-préfet. L'action n'a pas été revendiquée et il n'y a pas eu d'interpellation.

Le "profond attachement [des Corses] à la République et au respect de ses lois", selon Fekl, restent à démontrer.
Cette sous-préfecture avait en effet déjà été la cible de jets de cocktails Molotov le 17 novembre 2016. Les prochains, dans quatre mois ?

Le 10 mars dernier, le commissariat de police d'Ajaccio avait été visé lors d'une action identique menée par une dizaine de jeunes nationalistes aux visages masqués.
La façade avait été endommagée, ainsi que plusieurs véhicules de service et voitures personnelles de policiers stationnées devant la commissariat. L'action n'avait pas été revendiquée, mais un mineur avait été interpellé peu après et mis en examen. 

Difficile de ne pas y voir la volonté de s'en prendre à un symbole de l'Etat centralisateur et une intimidation du nouveau ministre, grand intello mou à la voix fluette. L'image même d'un patron de la police nationale, BAC ou RAID, qu'avant Hollande on n'imaginait pas possible, physique de premier de la classe (dispensé de sport) et risée de ses congénères. Déjà souffre-douleur ? 
Et Fekl est chargé de faire peur aux terroristes ?  

Primaire: la Haute Autorité du PS dénonce le manque de "loyauté" de Valls

Valls, "citoyen déloyal", pour son refus de soutenir Benoît Hamon

La Haute Autorité des primaires citoyennes a dénoncé le "comportement" de Manuel Valls

En ne parrainant pas Benoît Hamon et en critiquant son programme, l'ancien Premier ministre "contrevient gravement au principe de loyauté et à l'esprit même des primaires" de la "Belle Alliance Populaire", constate la Haute Autorité des primaires citoyennes, par communiqué du mercredi 22 mars.
"L'engagement principal consiste à soutenir sans réserve le candidat sorti vainqueur", écrit cette instance interne créée pour veiller au bon déroulement de la primaire du PS et de ses alliés et présidée par Thomas Clay, professeur de droit à l'université de Versailles.
Thomas Clay était directeur adjoint de la campagne d'Arnaud Montebourg en 2011, qui était candidat à la "primaire citoyenne". Il a aussi travaillé avec François Hollande en 2012, puis avec le ministre André Vallini et conseille aujourd'hui son collègue Thierry Mandon.
Thomas Clay a été choisi pour présider cette Haute autorité qu'il a mise sur pied en 2013. Vice-président depuis sa création, il assurait l'intérim depuis le départ du président historique Jean-Pierre Mignard, actuel soutien de Macron. Déjà sollicité par les frondeurs pour sa proximité avec l'aile gauche du PS, il s'imaginait alors arbitrer une primaire historique avec un président de la République en fonction - mais qui se déroba - face à plusieurs de ses anciens ministres. A la différence de son homologue Anne Levade, présidente de la haute autorité de la primaire de la droite, Clay n'est pas à la tête d'une instance indépendante. Mais, comme sa consoeur, Thomas Clay n'est pas encarté. "Charlatan de l'arbitrage", selon Tapie, depuis l'affaire de l'arbitrage Tapie-Lagarde, Thomas Clay a aussi été mis en échec par la justice sportive dans son soutien à Michel Platini - bien que membre de la Commission d'appel de la Ligue de football professionnelle - qu'il a défendu lors de ses déboires avec la Fifa.
Valls se voit reprocher de n'avoir pas apporté son parrainage à son vainqueur, mais aussi d'avoir publiquement critiqué son programme

"Au-delà du manquement à la parole donnée, Manuel Valls livre une analyse politique condamnant le programme du candidat issu des Primaires Citoyennes auxquelles il a participé", déplore-t-elle.

La HAPC rappelle que, "comme tous les autres candidats au second tour de la primaire des 22 et 29 janvier, Manuel Valls a signé de sa main la Charte éthique de la primaire qui précisait ceci: 'Je m'engage à soutenir publiquement le(la) candidate qui sera désigné-e à l'issue des primaires citoyennes et à m'engager dans sa campagne' ".

Dimanche, une tribune publiée dans le JDD , Valls avait indiqué ne pas croire au programme de Benoît Hamon, candidat officiel du Parti socialiste, notamment "que l'avenir de la France passe par une sortie du nucléaire, par l'abandon des règles et des interdits -je pense bien sûr à la légalisation du cannabis -, par le dénigrement de cette valeur qu'est le travail, par une fuite en avant avec le gonflement de notre dette, qui n'est que la promesse de hausses d'impôts". 

"Faire croire tout cela, c'est trahir le passé de ma famille politique. C'est surtout livrer la France à ceux qui préparent le pire des avenirs", avait-il fustigé.

Pierre Moscovici a aussi reçu des costumes offerts par un généreux ami

Le coup de pied dans la fourmilière fait sortir Moscovici

L'ancien ministre de l'Economie de Hollande se fait tailler un costard

C'est au tour de Pierre Moscovici, après Fillon et de l'épouse Macron de se faire épingler. Le Canard Enchaîné révèle que le Commissaire européen aux affaires économiques s'est fait offrir des costumes de luxe par un ami, lequel ami est de surcroît un intermédiaire pour l'approvisionnement en vins de l'Élysée et de Matignon. 

Les costards étaient achetées chez Arnys (LVMH), le tailleur de luxe qui habille des responsables politiques et pas seulement François Fillon. 

Qui est ce très jeune et
élégant collaborateur
à la droite du responsable socialiste ?
Les faits évoqués seraient antérieurs à 2012, année à partir de laquelle les parlementaires se sont trouvés dans l'obligation de faire connaître ces cadeaux aux pouvoirs publics. Mais la Haute Autorité pour la Transparence de la vie politique en sommeil, n'est pas en état de préciser si l'arrogant Moscovici a continué à se faire livrer des costumes sur mesures par Arnys, après 2012.
 
Pierre Moscovici confirme avoir reçu ces costumes

Rhabillé pour l'hiver, il se dit néanmoins totalement serein vis-à-vis de cette information. 
"Je ne suis pas du tout embarrassé par cela, dès lors que ce sont de vrais cadeaux par de vrais amis, dans un vrai cadre privé", a-t-il déclaré face à la presse à Bruxelles, mardi 21 mars. Car ces messieurs se font couramment offrir des costumes par des amis obligeants et, qui sait, des obligés...  

Le socialiste exemplaire suggère ainsi que, pour l'heure, il n'y a pas eu de conflit d'intérêts. 
Dans le cas de François Fillon, la presse et donc la justice, sont plus expéditives. Elles font savoir que le candidat a reçu de l'avocat Robert Bourgi des costumes d'une valeur totale de 13.000 euros, mais leurs fuites ne chiffrent la valeur des costards de luxe de l'ancien patron socialiste de Bercy.
 
Si elle soupçonne un possible trafic d'influence, s'agissant du candidat de la droite et du centre, la justice ne se presse pas en revanche d'enquêter sur l'origine du contrat de livraisons de vins et spiritueux au plus haut sommet de l'Etat. Qui a signé ou renouvelé ce contrat qui bénéficie au fournisseur en vins de Hollande, Ayrault, Valls et Cazeneuve et en costumes de Moscovici.

Ce trotskiste terriblement embourgeoisé devrait provoquer les réquisitoires indignés de ses virulents camarades trotskistes, Nathalie Arthaud et de Philippe Poutou, candidats à la présidentielle salis par ces soupçons  .

Trafic d'influence ou conflit d'intérêts,
la Commission européenne ne peut rester indifférente aux révélations et aux aveux qui accablent le commissaire Moscovici, en charge des affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l'Union douanière. L'import-export des vins et spiritueux en Europe est en effet de sa responsabilité...

mercredi 22 mars 2017

Vuitton offre ses "costards" à Brigitte ...Macron: conflit d'intérêts ?

Macron fait habiller sa femme Brigitte par Vuitton

Trogneux ne coûte pas cher en vêtements au jeune banquier

Alors que la presse taille un costume au candidat de la droite et du centre, Challenges révèle ce mercredi que la femme d'Emmanuel Macron est habillée gratuitement par Louis Vuitton. Interrogé par le magazine sur ces vêtements prêtés gracieusement à Brigitte Macron, le service VIP de la marque affirme que l'épouse du candidat du mouvement "En Marche !" a toujours retourné les habits. "Les prêts sont notés dans un registre et systématiquement rendus", assure la marque de luxe.

Vuitton est la marque phare de ...LVMH, au chiffre d'affaires estimé à 7 milliards d'euros en 2012 et propriété depuis 1989 du milliardaire Bernard Arnault, toujours proche du pouvoir, alternance après alternance.

Louis Vuitton utilise habituellement des actrices comme ambassadrices 

La marque semble toutefois vouloir profiter de la visibilité médiatique actuelle de Brigitte Macron, qui n'est pas exactement une starlette. 
Le magazine révèle d'ailleurs que cette "collaboration" est née à l'été 2015, alors qu'Emmanuel Macron était ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique.

Delphine Arnault avait eu un entretien avec l'épouse de l'ancien conseiller élyséen de Hollande et la fille de l'homme d'affaire, directrice adjointe de Vuitton, avait tenté de prodiguer quelques conseils vestimentaires à la retraitée de l'enseignement, pour ses apparitions publiques.

Si la sexagénaire ne coûte pas cher au trentenaire, l'épouse du candidat pourrait, logiquement, attirer sur le candidat à la Présidentielle,  les soupçons de conflit d'intérêts. Il est en outre étonnant que, en pointe dans les révélations politiques visant les droites depuis les débuts de la campagne présidentielle, les anarcho-révolutionnaires du Canard enchaîné, de Mediapart et de Cash Investigation, sur France 2, ainsi que du journal Le Monde, n'aient eu vent de rien.

Pascal Praud exige de débattre sur des faits: le député PS Patrick Bloche refuse et quitte le plateau

Pascal Praud ne peut obtenir de Patrick Bloche et de la Front de gauche qu'ils mettent l'idéologie de côté

Les deux représentants de la gauche s'arc-boutent sur leur petit livre rouge

L'animateur de l'émission 'L’heure des pros' espérait un état des lieux objectif.
"Qui veut tuer l'école ?" était le thème du débat. Mais l'élue d'extrême gauche à Paris (Front de gauche, en veste rouge) Danièle Simonnet se lança dans un couplet sur sa "fierté" du système en échec qu'elle s'entête à défendre, sortant ses phrases toutes faites et absconses, s'en prenant aussi sec aux tenants du 'déclinisme' : Pascal Praud vit ainsi son émission dériver aussitôt dans l'idéologie dominante à l'Education nationale. Le niveau ne baisse pas ! quoi qu'en disent les enquêtes européennes (cf. le classement Pisa effectué par l'OCDE...)
Simonnet refusait d'admettre que les enfants ne sont pas égaux à la naissance. Tandis que Praud observait que nous ne sommes pas tous capables de battre des records au 100 mètres, la marxiste archaïque s'obstinait à rendre l'inégalité des chances seule responsable des disparités sociales.

Arrivé avec du retard - près de 6mn après le début de l'émission -, le député socialiste Patrick Bloche embraya sur le même registre politicien de sa voisine, une conseillère d'orientation scolaire bombardée psychologue pour justifier une progression d'indices, niant le nivellement par le bas et irritant les participants présents, Jean-Paul Brighelli et le vice-président du SNALC, syndicat enseignant indépendant, ainsi que la députée LR du Doubs, maire de Morteau et déléguée à l’Education nationale, Anne Genevard, trois enseignants. 

Patrick Bloche tenta à son tour de faire prévaloir ses éléments de langage politicien, le député socialiste des Hauts-de-Seine réclamant au passage le respect et jouant, tout rouge, la carte de l'indignation.

Pour illustrer son propos, le présentateur Pascal Praud, prit l'exemple du 'prédicat', un terme plutôt nouveau pour une notion ancienne, de nature à égarer les parents impliqués, et l'échange s'emballa quand les invités de gauche se virent dépassés par la réalité. "Tous ceux qui nous écoutent doivent, en vous entendant, dire que les députés sont à l’ouest. Je vous parle comme ça! Prenez une copie d’un gosse de troisième, vous verrez que c’est truffé de fautes d’orthographe, que c’est phonétique!", lança à son invité un Pascal Praud désireux de conduire le débat sur du concret. Il arriva sur le dur...

"A l’ouest ? Mais comment vous pouvez...", s'étrangla le député socialiste. "Je ne sais pas dans quel milieu et dans quel monde vous vivez à l’Assemblée nationale! Permettez-moi de vous le dire comme ça", a ajouté le journaliste visiblement offusqué - en qualité de parent d'élève - par ce déni. 
"Mais c’est incroyable qu’un journaliste à CNews... vous puissiez vous exprimer sur vos positions éminemment politiques !", polémiqua aussitôt Patrick Bloche, qui rappela que lors de sa précédente visite, il soutenait les journalistes et techniciens d'i-télé en grève dure contre le sauveteur de la chaîne du groupe Canal+.
 
Et Bloche d'accuser : "La contestation de la représentation nationale, je sais exactement d’où elle vient. C’est scandaleux! Je vais dans des classes, je connais le niveau des élèves! Votre parti pris, vous n’êtes pas animateur, vous êtes présentateur! Changez de place!" accusa le politicien. Pour se justifier, Pascal Praud répond à l'élu et que ce n’est "pas un parti pris", mais "un témoignage de journaliste", fit valoir Praud, parent d'élève confronté aux problèmes occasionnés dans les familles par les réformes insensées.

VOIR et ENTENDRE la chaude ambiance sur C News, ce mercredi 22 mars, où le député socialiste Patrick Bloche prit la mouche plutôt que de répondre à Pascal Praud :

Les deux hommes ont eu un vif échange en direct, le journaliste et père de famille - las d'entendre les éternelles mises en accusation du quinquennat précédent, après cinq années de désorganisation socialiste du système éducatif (rythmes scolaires, théorie du genre ou ABCD de l'égalité, EPI (pour les parents largués: Enseignements Pratiques Interdisciplinaires, "moments privilégiés" pour exercer sa 'compétence' en français dans des activités transversales, à défaut d'heures consacrées à l'acquisition des 'connaissances' en grammaire ou en orthographe), sanctionnés par des difficultés à pourvoir - même au rabais - des postes mis au concours) pointant le décalage du député avec les réalités du terrain en matière d'éducation.
 
Patrick Bloche ne résista pas à cet échange musclé et  battit en retraite, quittant le plateau de C News. Praud venait reprocher à Bloche, socialiste exemplaire, et la sectaire Simonnet de "mener un débat parallèle" entre eux pendant l'intervention de la porte-parole LR, pour ensuite "donner des leçons d'éducation aux uns et aux autres". 
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Le joueur de Scrabble sur les bancs socialistes à l'Assemblée n'avait que le déni à opposer, bloquant le débat face aux témoignages vécus des trois praticiens de l'enseignement, face à l'élue totalitaire en fureur et à un observateur socialiste évidemment indigné.