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jeudi 29 mai 2008

Au PS, l’heure est à la purge : le mitterrandien Michel Charasse, exclu

Selon l’A*P, « Michel Charasse choisit l'exclusion » !
L'A*P, mercredi 28 mai, 21h28, titre : « PS: Michel Charasse choisit l'exclusion »
Pourtant à 18h54 encore, pour la même agence de presse, mercredi 28 mai, il était plus coupable que victime : «
Michel Charasse exclu du PS par refus d'un compromis proposé par le parti »
A l’
*P, mercredi 28 mai, 19h18, on évoque une charrette : «
Michel Charasse et 19 élus du Puy-de-Dôme exclus du PS ».

Pour le PS post-mitterrandien, 44 ans de bons et loyaux services ne pèsent pas lourds. Michel Charasse, ancien ministre, grande figure du mitterrandisme, aurait choisi l'exclusion du
PS , selon la presse servile. Il a en effet refusé mercredi, comme 17 autres conseillers généraux du Puy-de-Dôme, un compromis proposé par la direction nationale dans un conflit départemental.

Le centralisme démocratique du PS
Ces 18 élus du Puy-de-Dôme ont apporté leur soutien à Jean-Yves Gouttebel pour la présidence du Conseil général. Or, ce candidat -et président sortant- avait été écarté par les militants socialistes, qui avaient préféré -de justesse- la sénatrice Michèle André, dans des conditions contoversées.
D'où une dispute de plusieurs mois avec suspension par le Bureau national (BN) des "coupables", mission d'étude par des missi dominici, puis proposition de compromis par la direction avec, en cas de refus, l'exclusion du parti.
"Nous refusons la proposition de compromis", a déclaré à Bertrand Pasciuto, président du groupe socialiste et apparentés du Conseil général du Puy-de-Dôme. "Nous leur avions fait lundi des propositions qui ont été balayées de la main", a-t-il assuré.
Crime de lèse-majesté Royal
Ce refus a été décidé de façon "solidaire" et unanime, a-t-il souligné, en précisant avoir reçu dès ce mercredi son courrier d'exclusion.
"Nous restons socialistes mais nous refusons que des minoritaires dirigent une majorité", a-t-il justifié, n'excluant pas la constitution d'une nouvelle formation.
Pour Stéphane Le Foll, bras gauche de François Hollande, ces élus rebelles portent "la responsabilité du clash" puisque "le compromis était une proposition d'équilibre". Vue de Paris…

Les termes du compromis
Avalisé mardi par un BN soumis, ce compromis prévoyait que M. Gouttebel, élu grâce à l'appoint de voix venues d'autres groupes politiques, reste en place. En échange, les conseillers généraux socialistes, dont M. Charasse, ancien ministre, se réunifieraient en un seul groupe, présidé par un socialiste qui soutenait Mme André, et non par un proche de M. Gouttebel. Un compromis socialiste, ailleurs, çà s’appelle une soumission.
Comme à Orly, en faveur de Razzie Hammadi, protégé de Hollande
Les 18 élus estimaient qu'il y avait eu des "irrégularités" lors du vote interne. "Ils ont bricolé la désignation de Mme André, ils ont bourré les urnes", accuse M. Pasciuto.
Le groupe favorable à M. Gouttebel a entamé une action en justice au tribunal civil, ainsi que devant la commission nationale des conflits du PS.
Le groupe rebelle était en désaccord avec plusieurs points du compromis dont ceux concernant la composition de l'exécutif départemental.
Du point de vue de l’intéressée,
Selon Michèle André, il s’agirait d’une "forme de jusqu'au-boutisme qui dépasse l'entendement". La presse partisane n’a pas eu la pudeur de taire un avis forcément partial. La préférée de Paris s’étend : "On ne peut que prendre acte des cassures et des blessures de ces personnes qui se mettent hors de la famille socialiste". « Ces personnes » ! La « république du respect », même pas en interne…

Gardien du "temple" mitterrandien
Michel Charasse, 66 ans, a été le conseiller du président disparu, et son ministre délégué du Budget. Connu pour ses bretelles, ses cigares, son franc-parler teinté d’humour, il est un personnage atypique de la politique. Atypique et libre. A l’honnêteté, au courage et au respect des militants de base, la bande à Flamby 1er préfère les insultes aux harkis et le racisme ordinaire de l’affreux Jojo Frèche en Languedoc-Roussillon. Frèche est toujours à la cour Royal.
Maire d'une petite commune, Puy-Guillaume (Puy-de-Dôme) depuis 1977, Michel Charasse est également conseiller général depuis vingt ans (1988) et sénateur du Puy-de-Dôme depuis trente (1978 à 1988) puis depuis 1992.

Combien sont-ils avec un tel palmarès ?
Hollande ?

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