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jeudi 31 décembre 2009

Retoquage de la taxe carbone: "la victime, c'est la planète", estime Rocard

La dictature Verte menace-t-elle la planète de glaciation ?

Quelle « taxe carbone » contre les émissions polluantes socialistes ?

Les vertueux socialistes visent la perfection tandis qu'ils n'en finissent pas de se rénover dans l'opposition, mais figent le pays lorsqu'ils accèdent au pouvoir.
Depuis Jospin, tout reste à faire
, de la réforme des retraites à la taxe carbone, depuis près de 20 ans en vigueur en Suède, leur modèle inaccessible.
Comment peut-on exiger des autres la perfection du premier coup si on est soi-même dépassé par les événements ? Quand les Sages -ceux du Palais Royal- sont contaminés, la sagesse consisterait à se satisfaire de petits pas plutôt que de condamner le pays au sur-place.

Sale temps pour la planète


Michel Rocard a exprimé jeudi son "regret" après la censure de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel, estimant que dans cette affaire "la victime, c'est la planète".
"J'ai plutôt du regret de voir le Conseil constitutionnel manifester d'une certaine façon une exigence de perfectionnisme alors que le perfectionnisme n'est pas de ce monde", a observé sur Europe 1 l'ancien Premier ministre socialiste, qui avait présidé en juin-juillet une commission d'experts sur la taxe carbone.

La planète a-t-elle essuyé la vengence du PS contre Michel Rocard ?

Soumis à des remontées gastriques, ils négligent l'intérêt général.
"Sur des problèmes de cette importance, j'espère que personne n'a joué à la politique politicienne, ce serait suicidaire", a-t-il douté.
"La victime, c'est la planète, c'est le risque qu'on combatte mal et pas assez vite le changement climatique", a poursuivi M. Rocard. "Il aurait mieux fallu que le Conseil constitutionnel émette des réserves ou des souhaits pour faire évoluer la taxe dans l'avenir", a-t-il estimé. La critique est aisée, l'art et les propositions plus difficiles.

Selon l'ancien député européen, "le Conseil constitutionnel vient de prendre quand même le risque d'arrêter tout et si on s'arrête là-dessus, il y aura crime de non-assistance à planète en danger". "Nous savions que c'était une affaire très difficile, qu'il y avait tellement d'obstacles, de contradictions, de refus, qu'on n'arriverait pas à trouver la meilleure forme de la taxe du premier coup", a-t-il également noté.

Pour autant, les Français doivent-ils regretter que la gauche ne soit pas en capacité de nous montrer de quoi elle est capable ?...

Taxe carbone: en Suède, les ménages paient « plein pot »

Les entreprises suédoises sont exonérées



Oui, mais seulement
pour les grands de ce monde


et les gros pollueurs !

Et puis
les pays nordiques, tiens...



La gauche française est admirative du système suédois, mais ne nous dit pas tout !...

Pionnière de la taxe sur le CO2, la très progressiste Suède ne tient pas compte des critères sociaux et géographiques. Et les entreprises voient leurs charges allégées.

Est-ce la raison pour laquelle le PS a saisi le Conseil Constitutionnel ?
Pourquoi faut-il que la France ait des Sages? Pourquoi veulent-ils tous nous aligner sur la Suède ?

La gauche française nous veut-elle du bien ?

Si le modèle suédois jouit d'a priori favorables en France, c'est que les braves gens et nos commentateurs polyvalents n'en savent pas grand chose. Le gouvernement Fillon n'envisageait d'ailleurs pas de nous l'infliger tel quel. «C'est un modèle qui marche en termes de diminution de gaz à effet de serre et de croissance», reconnaît Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, en visite d'information à Stockholm, même si le système n'est pas transposable en France, pour des raisons sociales.
«Depuis 1990, les émissions de CO2 ont diminué d'au moins 9 %, alors que le produit intérieur brut s'est accru de 44 %», a expliqué Maria Wärnberg qui, en 1991, était conseillère du ministre de l'Environnement en charge de ce dossier. Sans l'introduction de la taxe, les émissions de CO2 seraient aujourd'hui supérieures de 20 % à leur niveau actuel, assure le ministère suédois des Finances.
Àu départ en 1991, en l'absence d'un quelconque marché du carbone, le prix de la tonne de CO2 avait été fixé en Suède à 27 euros ; aujourd'hui, elle atteint 108 euros, bien plus que les 14 euros - le prix du marché - préconisés par Nicolas Sarkozy -ou François Fillon, comme voudra la gauche ! Faudra-il que, pour commencer, le gouvernement nous ponctionne à hauteur de plus ou moins 27 euros, pour donner satisfaction à l'opposition et pour que les « retoqueurs » du Conseil Constitutionnel valident le prochain projet ?

Merci à la gauche qui a saisi le Conseil Constitutionnel et aux Sages "retoqueurs" qui veulent que tout le monde en prenne pour son grade.

Les media nous ont vendu les propositions passe-partout des ONG et l'opinion moutonnière a suivi: elle a obtenu ce qu'elle mérite. Ce serait bien si les émissions de CO2 chinois ou américain étaient mieux contrôlées, mais sans nous, pensait-on: nous ne sommes pas concernés. Mais grâce aux exaltés Verts , d'Europe Ecologie au PS, les « retoqueurs » nous ont rappelés à l'ordre: « ah, vous voulez plus d'écologie? Vous allez en avoir ! »

Pas de «chèque vert» en Suède

  • Lorsque Chantal Jouanno s'interroge si en Suède cette nouvelle taxe a été introduite en tenant compte de critères sociaux et géographiques, la réponse est sans ambiguïté : c'est non. Chaque Suédois, quels que soient son revenu et son lieu de résidence, supporte 100 % de la taxe carbone lorsqu'il fait le plein de sa voiture ou remplit sa cuve de mazout.
  • Les industries en revanche - à l'exception notamment des entreprises de service et du chauffage urbain - en sont très largement exonérées. Pour l'heure, elles ne paient que 21 %, concurrence internationale oblige, expliquent les autorités suédoises. Mais dans le cadre du plan climat adopté au printemps, une hausse a été annoncée. Ce taux devrait passer à 30 % en 2011 et à 60 % en 2015.
  • Il n'existe par ailleurs aucun mécanisme de redistribution de type «chèques verts».
    Les sommes récoltées sont versées au budget général. «En termes absolus, un ménage dans les intervalles les plus élevés de revenu paie une facture énergétique plus élevée. Mais en proportion au revenu disponible, ce sont les ménages à plus faible revenu qui ont subi la plus grande augmentation des coûts énergétiques», précise une étude.

    Comment expliquer alors que ce soit passé si facilement dans l'opinion publique suédoise ?
    Les autorités suédoises avancent deux réponses. La première est liée à la conscience écologique forte et ancienne des habitants. «Les Suédois sont traditionnellement soucieux de protéger leur environnement», insiste Maria Wärnberg. Mais, surtout, la taxe carbone a vu le jour dans le cadre d'une réforme générale de la fiscalité. Son institution progressive s'est faite en échange d'allégement d'autres charges. La taxe sur l'énergie mais surtout les charges pesant sur le travail. Comme la taxe professionnelle que la gauche veut maintenir ?
    En 1991, l'ensemble des taxes environnementales alourdissaient la fiscalité de 1,8 milliard d'euros, mais, dans le même temps, les taxes sur le travail étaient réduites de 6 milliards d'euros. Et ça ne crée pas de déficit public ?

    Reste une dernière interrogation : peut-on imaginer que cette taxe, qui a pour objectif en Suède -comme en France- d'inciter les habitants à changer de comportement, finisse donc par disparaître ?
    Pour l'heure, la Suède n'y songe pas. Même si la taxe carbone a provoqué la quasi-disparition des chauffages urbains au fioul, sa hausse constante a permis d'augmenter les rentrées budgétaires pour l'État. De 1,3 milliard en 1998, elles sont passées à 2,5 milliards en 2008.
    La fiscalité sur le carbone sera maintenue «tant que nous n'aurons pas atteint nos objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre», promet Elisabet Falemo, secrétaire d'État du ministère de l'Environnement. L'objectif est une baisse de 40 % en ...2020 par rapport à 1990. La Ville de Stockholm pour sa part annonce qu'elle ne sera plus du tout émettrice de CO2 en 2050.

    La taxe carbone a été introduite en Suède en 1991.
    Elle entre dans sa 19e année. Tandis que les plus gros pollueurs -capitaliste américain ou communiste chinois- gagnent du temps sur nous, au détriment de la planète, dès les Régionales passées, nous en prendrons en France pour plusieurs générations.
    Nous voilà prévenus...

    En Suisse et en 2008, la taxe s 'élèvait 7,91 € par tonne de CO2
    .
    Encore une bonne raison de se délocaliser avec Yannick Noah !
  • Taxe carbone: entre contribution et ristourne

    Avant compensation, elle aurait coûté en moyenne 74 euros à chaque ménage

    Depuis que la gelée Royal, puis l'amère de Lille se sont dressées contre la taxe carbone, les élus de la majorité lui trouvent des vertus nouvelles. Au premier rang desquelles le risque que prend le PS en ramant à contre-courant de l'écologiquement correct. Mais l'essentiel, pour les Français, ne réside pas dans l'opposition du PS au projet du gouvernement, puisque les socialistes ne font que chercher à exister face aux Verts, depuis qu'Europe Ecologie vient leur brouter leur électorat.
    Le sort que les « retoqueurs » du Conseil Constitutionnel leur réservent importe donc autrement davantage aux Français qui croyaient que les pays les plus pollueurs seraient seuls mis à contribution. Or, les Sages du Palais Royal veulent leur imposer de donner l'exemple au milliard et demi de Chinois -soit plus du cinquième de la population mondiale- et aux USA de l'illustre Obama dont ils avaient fait, mais un peu vite, leur icône.
    Les Français auraient préféré qu'on ne les menât pas en bateau et que la gauche hexagonale soit un soupçon plus positive. Mais les media à la traîne des ONG leur ont un peu plus brouillé les idées comme les émissions de CO2 le ciel. Les scénarii alarmistes les ont convaincus qu'ils risquaient d'être un peu plus taxés, et cela grâce au lobbying écologiste et aux pressions socialistes sur les « retoqueurs » souverains.

    Le projet initial n'était pas assez « contraignant »

    Alléluia ! Les onze retoqueurs hexagonaux sont vraiment trop forts. Ils parvenus à s'entendre là où les 193 chefs d'état de la planète n'ont pas réussi à la Conférence pour le climat de Copenhague: ils ont tout rejeté en bloc...

    Ce que nous ne sommes pas assurés de retrouver

    Le nouveau projet de taxe carbone proposera-t-il encore une compensation ? L'État redonnera-t-il d'une main ce qu'il aura pris de l'autre ? Le système était novateur mais perturbant.

    Quelle aurait pu être la facture pour les ménages ?

    Les ménages auraient payé dès janvier la taxe carbone lors de leur passage à la pompe et sur leur facture de chauffage, puisque cet impôt frappera encore les énergies fossiles: le pétrole, le gaz, le charbon et le GPL. Mais que deviendront les 17 euros la tonne de CO2 émise, selon l'annonce du jeudi 10 septembre 2009 par Nicolas Sarkozy ? Il est clair que nous devrons les regretter.
    D'après le ministère du Budget, ce tarif aurait déjà dû entraîner un surcoût de 1,96 euro pour un plein de 40 litres d'essence, toutes taxes comprises (la TVA s'appliquant à la taxe). Pour le gazole, la note aurait grimpé de 2,16 euros. Le remplissage d'une cuve de fioul de 1 000 litres aurait coûté 54 euros de plus. Quant à la facture de gaz, elle saurait pris 7 %. L'impact aurait donc pu être très différent pour les particuliers, selon qu'ils se chauffent à l'électricité, au gaz ou au fioul et selon leur utilisation de la voiture. C'est à une modification des habitudes que le projet de loi invitait.
    Le surcoût moyen de 74 euros par ménage est une moyenne théorique. Il correspond à la recette estimée de la taxe pesant sur les particuliers divisée par le nombre de foyers fiscaux (36 millions). Mais il suffit de consommer 2 000 litres de fioul et de faire trois pleins d'essence par mois pour que la taxe carbone coûte 178 euros par an. Et un Parisien sans voiture qui se chauffe à l'électricité ne payera rien ! Chaque année, le coût de la tonne de CO2 augmentera (le chef de l'État n'a pas précisé de combien). L'objectif restera à l'évidence que les Français soient peu à peu dissuadés de consommer les énergies contribuant au réchauffement climatique, en les rendant plus chères.
    Mais les gauches verte et rose auront tout fait pour alourdir la note: c'est toujours autant qu'ils n'auront plus à récupérer quand ils finiront par revenir au pouvoir...

    Comment le système de compensation fonctionnait-il?

    Chaque foyer français devait recevoir une compensation qui aurait pondéré cette hausse que brandit l'opposition pour rendre indigeste la pillule déjà amère.
  • En 2010, elle aurait été de 46 euros par adulte dans les «périmètres de transports urbains» - les villes et leurs banlieues - et de 61 euros ailleurs. Ce zonage de la France existe déjà. Chaque enfant ou personne à charge aurait donné droit à 10 euros en plus. Le fisc se serait chargé du calcul.
  • Les ménages qui ne payent pas d'impôt sur le revenu auraient pu recevoir un «chèque vert» en février. Pour les autres, la somme aurait été déduite du premier tiers provisionnel, à la même époque. Ceux qui sont mensualisés verront-ils encore leurs premières mensualités allégées ou annulées ?
  • Le cas des familles - qui ont une voiture et un logement plus grands - et celui des ruraux - qui doivent se déplacer pour aller travailler - était pris en compte.
    Reste que les Français qui vivent dans une banlieue mal desservie craignaient de ne pas s'y retrouver, pas plus que ceux qui se chauffent au fioul et au gaz. Un célibataire urbain qui a besoin de 1 000 litres de fioul aurait payé 54 euros de taxe et n'aurait reçu qu'une compensation totale de 46 euros. Il fallait qu'il soit profondément écolo et pas seulement en paroles.
    Or, le caractère forfaitaire de la compensation était précisément fait pour rendre le dispositif incitatif et formateur aux économies d'énergie : autant faire des efforts pour moins consommer d'essence et de fioul ! Mais la propagande politique a pris le pas sur l'intérêt général. Elle a jeté le doute, voire créé des angoisses et fait craindre le pire chez les particuliers. Dans un pays qui se targue d'être un modèle de répartition sociale solidaire, la frilosité de l'opposition aura lourdement pesé sur le projet.
    Alors le solde entre le chèque et la taxe devenait pourtant avantageux. D'ailleurs, les dispositifs fiscaux favorisant les économies d'énergie resteront probablement en vigueur : éco-prêt à taux zéro, crédit d'impôt pour les équipements réduisant la facture énergétique, bonus-malus automobile. Mais la compensation augmentera-t-elle encore chaque année, parallèlement à la taxe carbone, comme promis à l'origine par Nicolas Sarkozy. Il faudrait qu'une volonté de consensus prévale malgré les élections régionales...
    Lire PaSiDupes

    Les entreprises échapperont-elles à la taxe ?

    Non : leurs factures de gaz, d'essence, de pétrole s'alourdiront dans les mêmes proportions que celles des ménages. Elles espéraient bien, elles aussi, bénéficier d'une compensation et singulièrement les petites et moyennes entreprises. Suite au « retoquage », devront-elles encore se «contenter» de la suppression de la part investissement de la taxe professionnelle, déjà prévue par ailleurs.
    La propagande de la gauche aura-t-elle raison d'elles, qui au final n'étaient pas une nouvelle fois accablées.
    Pour ne pas pénaliser la «compétitivité» de l'agriculture, de la pêche et du transport routier, gros consommateurs de carburants, ces secteurs auraient pu recevoir des aides, qui ne sont plus garanties, d'autant que l'U.E. veille jalousement au respect de la concurrence européenne. Les industries très émettrices de CO2 ne payaient pas la taxe, puisqu'elles sont déjà soumises au système européen des quotas de carbone.

    Mais la désinformation de la gauche, hexagonale et internationale, a retoqué les retoqueurs.
  • mercredi 30 décembre 2009

    Taxe carbone: pas assez contraignante, selon le Conseil Constitutionnel

    Le gouvernement est invité à plus de dureté

    Le Parti socialiste est à l'origine de ce délai: la planète peut attendre !

    Saisis la semaine dernière par les parlementaires socialistes, les Sages du Conseil Constitutionnel ont "retoqué" la taxe carbone en décidant de l'annuler dans son intégralité.

    Les juges constitutionnels ont estimé que la loi était «contraire à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique».
    « Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone». En créant de multiples exemptions du fait de la conjoncture de crise économique contre laquelle lutte le gouvernement en cherchant à préserver l'investissement et donc l'emploi et le pouvoir d'achat, les juges suprêmes ont estimé que le projet dans l'état créait trop d'exemptions et de ce fait une inégalité face à l'impôt.


    La loi était inégalitaire, selon le Conseil Constitutionnel

    Dans le détail, les juges suprêmes a ainsi souligné qu'« étaient totalement exonérées de contribution carbone les émissions des centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions des 1018 sites industriels les plus polluants» (raffineries, cimenteries, cokeries...), « les émissions du transport aérien» ou encore «celles du transport public routier de voyageurs». «Ces exemptions auraient conduit à ce que 93 % des émissions d'origine industrielle, hors carburant, soient exonérées de contribution carbone», selon le texte. La taxe aurait donc «porté essentiellement sur les carburants et les produits de chauffage qui ne sont que l'une des sources d'émission de dioxyde de carbone».
    Les entreprises productrices de richesse et de travail devront contribuer davantage à la protection de la couche d'ozone.

    Peu de temps après la publication de la décision des Sages, Matignon -et non pas l'Elysée, n'en déplaise à l'opposition médiatico-politique- a annoncé que François Fillon -et non pas Nicolas Sarkozy- présentera le 20 janvier en Conseil des ministres un nouveau dispositif tenant «pleinement compte des observations du Conseil constitutionnel». Le premier ministre maintient cependant que «cette contribution est nécessaire pour orienter les comportements des entreprises et des ménages en matière de consommation d'énergie et pour réduire les émissions de gaz à effet de serre».

    Cette taxe, rebaptisée «contribution carbone» par le Sénat, aurait dû rapporter 4,1 milliards d'euros de recettes fiscales l'an prochain, dont 2,2 milliards payés par les ménages. Une compensation pour les particuliers est prévue, il faut le rappeller, puisque que la presse militante oublie systématiquement de la mentionner.

    Le chef de l'Etat estime que c'est une «révolution fiscale» et un «virage majeur» afin de «modifier durablement» les comportements des Français. Le nouveau projet de taxe visera encore à inciter les individus à réduire leurs émissions de CO2 en s'appliquant à la consommation d'énergie des ménages et des entreprises. Pour ces dernières, la taxe carbone devait se substituer à la taxe professionnelle, dont la disparition voulue par le Président de la République a en revanche été validée par le Conseil constitutionnel, au grand dam de la gauche.

    Le ministère du Budget fait observer que cette décision des Sages du Palais-Royal creusera de 1,5 milliard d'euros environ le déficit de l'Etat, déjà prévu à 117 milliards d'euros, hors grand emprunt.
    L'opposition pourra se targuer de chiffres du déficit qu'elle aura contribué à creuser.

    La loi était trop douce, a estimé le Conseil Constitutionnel, dans sa grande sagessePourtant, selon les calculs de l'INSEE, son entrée en vigueur - prévue au 1er janvier - devait provoquer une augmentation générale des prix de 0,3% au premier trimestre 2010, et une hausse d'environ 4 centimes par litre d'essence à la pompe. Fixée à 17 euros la tonne de dioxyde de carbone (CO2), elle avait toutefois soulevé d'importantes contestations à gauche, mais parfois aussi à droite, où certains dénonçaient l'instauration d'un nouvel impôt.
    Comparer néanmoins les montants moyens par tonne de CO2 en Europe, ci-dessus.

    Les ONG et dictateurs écolos
    , critiques de la tiédeur des 193 chefs d'état réunis à la Conférence de Copenhague, devront expliquer aux Français que l'écologie a un coût.

    Qui a dénoncé cette gauche schizophrène ?

    Dans son immense cohérence, l'opposition est capable à la fois de faire la fine bouche sur les résultats de la conférence internationale sur le climat mais aussi de se réjouir de ce retard en France de la mise en oeuvre de la taxe carbone, ce qu'elle se plaît en outre à qualifier de « mesure phare du budget 2010 », malgré son urgence. La priorité de la gauche est-elle l'effet de serre ou l'effet de nuisance ?
    La taxe carbone devait entrer en vigueur au 1er janvier
    Ce « retoquage » par les Sages est présenté par la presse militante comme un « camouflet » pour Sarkozy (plutôt que contre François Fillon, le ministre Jean-Louis Borloo ou la secrétaire d'Etat, Chantal Jouanno, ignorés pour la circonstance par l'opposition), mais est vécu comme un coup dur pour la planète par ceux qui, par ailleurs, regrettent sincèrement que le Sommet de Copenhague n'ait pas été plus consensuel et solidaire. Les Français -qui ne sont pas les premiers pollueurs- devront payer plus et plus longtemps que les principaux responsables: les USA, l'Inde et la République démocratique de Chine.

    Matignon annonce qu'un nouveau dispositif sera présenté le 20 janvier.
    Il faudra ensuite qu'il entre en discussion au Parlement...
    Plus rien ne semble presser !

    Deux Français sur trois sont attachés à leur identité catholique

    La proximité religieuse, un calvaire pour La Croix

    Un sondage pour célébrer Noël
    Les Français restent pour les deux tiers attachés à leur identité catholique.

    64 % des Français se reconnaissent comme catholiques en 2009, alors qu'ils étaient 80 % en 1966, selon une enquête IFOP pour La Croix, diffusée lundi 258 décembre.


  • Ce repli de la divulgation des opinions religieuses chez les Catholiques se fait principalement au profit des "sans religion", qui passent de 21 % à 28 %.
  • Les protestants passent de 1 % à 3 %
    et les autres religions de 3 % à 5 %.


    La messe du dimanche n'est plus à la mode
    Elle ne rassemble plus qu'une petite minorité de fidèles.
    Seulement 4,5 % des Français disaient, en 2006, aller à la messe tous les dimanches
    , contre 27 % en 1952, précise encore l'institut de sondage.

    Sociologie de la pratique religieuse publique


  • En 2009, les catholiques pratiquants sont plus âgés, selon l'institut de sondage.
    43 % d'entre eux ont 65 ans et plus
    , alors que cette tranche d'âge ne représente que 21 % de la population française totale, ce qui est à peine croyable. Il est vrai que la population des seniors grandit.
  • Autre singularité de nature à décevoir La Croix, les catholiques pratiquants votent plus à droite (38,9 % pour l'UMP) que leurs concitoyens (25,1 %). Ils ne lisent donc pas La Croix...

    Le journal devra-t-il infléchir sa ligne éditorial ou disparaître ?

    Les données sont extraites, d'une part, d'enquêtes historiques de l'Ifop et, d'autre part, d'un cumul réalisé à partir des enquêtes actuelles et récurrentes de l'Ifop dans lesquelles la question de la "proximité religieuse" est posée. Ces données ont été cumulées sur la période 2005- 2009.
    Les Catholiques auraient-ils honte de leur foi, quand les musulmans l'étalent dans la rue ?


    Bientôt le renouveau du culte dans les catacombes ?
  • Crypte des papes-Catacombes de Saint-Calixte, Rome

    Souvent les catacombes servirent de refuge aux chrétiens des premiers siècles : dans les temps de persécution, ils s'y réunissaient en secret pour prier ainsi que célébrer l'Eucharistie...

    François Mitterrand, vu par Patrick Delpy

    De quoi inspirer les Cambadélis, Huchon et autres Frêches et Royal
    Le président François Mitterrand et Deng Xiaoping,
    président de la République populaire de Chine (1978-1992)

    En janvier 2006, Patrick Delpy (né en 1965) est vice-président (Asia Pacific) Alcatel-Lucent, Shanghai – Chine., nous livrait cet entretien sur son blog (Le Monde) :

    Petit entretien avec moi-même sur François Mitterrand

    Lu dans le Monde un entretien avec Marie Darrieussecq. Je reprends les questions de Raphaelle Bacqué et Ariane Chemin à Marie que j’adapte très légèrement et je me les pose:

    Vous aviez 15 ans le 10 Mai 1981. Quels souvenirs en avez-vous gardé?
    J’étais assis dans un fauteuil vert un peu en biais face à la télé en noir et blanc. Je me souviens de Jean-Pierre Elkabach à 20h00. C’était la première fois que l’informatique donnait les résultats d’une élection présidentielle en quelques secondes. Ma mère était là aussi. On retenait notre souffle. Lorsque les premier carrés gris sont apparus en haut de l’écran il était encore impossible de savoir si ce crane chauve était celui de VGE ou de Mitterrand. Puis on a vu: ma mère était accablée mais au même moment, dans la rue, sortis du silence on a commencé à entendre des hurlements de joies puis se furent les klaxons des voitures. C’était comme si tout avait basculé d’un coup.

    Vous avez gardé les 2 images de ce jour – la liesse de la gauche, et la peur de la droite?
    Pas exactement dans ces termes. J’ai plutôt compris la soudaine confrontation de 2 France qui se détestaient. Je me souviens des petits minets des jeunesses giscardiennes à la télé gesticulant et tapant du mocassin sur l’estrade avec leurs pulls lambswool en V sur les épaules. Je revois aussi la foule à la télé se dirigeant vers la Bastille. Mais ce que je garde vraiment en mémoire, c’est d’une part Mitterrand avec sa rose entrant dans un Panthéon désert, les commentaires ultra complaisants des journalistes et une certaine solennité puis le départ à pieds de VGE de l’Elysées sous les hurlements d’une foule enragée.
    Ni peur, ni liesse, mais une France de salon qui à droite ruminait une défaite et promettait des lendemains de misère et une France de rues, haineuse, qui à gauche promettait de tout renverser.

    Vous appartenez très exactement à la “génération Mitterrand”. Vous votez pour lui en 1988?
    J’avais voté pour la liste de Lionel Jospin à Paris pour les législatives de 1986. Il me semblait que la stabilité des institutions imposaient, quoi qu’il en coûte, une nécessaire assemblée du même bord que le président. En 1988, je ne vote pas pour les présidentielles. J’avais déjà quitté la France. J’étudiais et je travaillais aux États-Unis. A ce moment là, en France, il n’y avait pas encore un seul ordinateur dans les écoles ni dans les universités. Aux US, les salles d’ordinateurs de tous les campus, étaient ouvertes 24/24. C’est exactement à ce moment là que j’ai pris conscience que la France avait décroché sur le plan économique et qu’on en reprenait pour 7 ans.

    Et vous portiez la petite main des potes en pin’s…
    Euh pas vraiment… Rien contre cependant mais tout simplement pas pour moi.

    Naïf ou manipulé?
    Justement ni naïf ni manipulé. C’est bien pour ça que je ne portais aucun signe extérieur d’appartenance à quoi que ce soit ni à qui que ce soit: ni un parti, ni une association, ni un club de foot.

    Votre première déception a rencontré, en somme, l’évènement qui, “politiquement” vous a “ fait”.
    Oui c’est vrai. J’ai été sidéré de voir qu’autour de moi, les vieux (c’est à dire les + de 50ans en 89) s’imaginaient, comme à Berlin ou Prague, que les soviétiques allaient intervenir avec les chars. Et donc, Mitterrand comme beaucoup d’autres français de sa génération sont restés prostrés face à la rapidité des évènements: je pense en fait qu’ils craignaient et les soviétiques en souvenir de la guerre froide et les allemands réunifiés en raison de la seconde guerre mondiale. Alors que pour tous les jeunes de ma génération “Mitterrand”, on parlait allemand, langue apprise en 2nde langue, on recevait des camarades allemands en échanges linguistiques dans nos classes et on avait appris à aimer énormément l’Allemagne (et les allemandes…) alors on a tous su, lorsque le mur s’est écroulé sous les marteaux des jeunes comme nous, que tout ça, devenait irréversible, que l’Allemagne redevenait une et que les soviétiques ne bougeraient pas.

    Quelles ont été les autres déceptions?
    L’absence complète de politique, la nomination d’Edith Cresson au poste de 1er ministre. Elle était maire de Chatellerault, c’est dire si je la connaissais, ayant vécu de 70 à 83 dans cette ville: une nullité notoire démontrée par la suite. Je crois qu’elle fut la cause de tous les effondrements qui ont suivi. Puis finalement une France en roue libre.
    Mais comme pour Marie, c’est vrai que la photo à été la preuve des ambiguïtés de l’homme.

    Vous faites allusion à la photo avec le secrétaire général de la police de Vichy. René Bousquet?
    Oui. En fait ce n’est pas tant la photo qui me gêne. J’imagine que dans cette France marécageuse de la défaite de 1940 et des années noires, plus personne ne savait vraiment ou était le bien et le mal. Il fallait sauver sa peau. Mais là avec Mitterrand et sa francisque, il avait carrément franchi la ligne jaune. J’ai compris à ce moment là que tout son socialisme n’était que de circonstances, que tout était politique et que finalement c’était le sommet du pouvoir qu’il voulait, quel que soit le prix, quel que soit le chemin, quels que soient les moyens. Il a été un très grand homme politique parce qu’il n’a toujours eu que le pouvoir en tête. Le reste relevait de la stratégie de conquête.

    Et vous avez pris vos distances…
    Du recul plutôt sur l’homme mais aussi les politiques en général et le président de la république en particulier.

    Vous vous êtes éloigné de François Mitterrand, mais pas des socialistes. (…)
    J’ai de très bons amis socialistes. Et des membres de ma famille aussi. La conviction de certaines idées “socialistes” me fascinent. Fumantes mais fascinantes. Tous les progrès en France sont socialistes. Mais à quel prix!
    Vous pouvez y aller, tous les intellectuels, les cinéastes, les acteurs et auteurs, les artistes en général, tout ce qui crée, tout ce qui a de la couleur et du reflet, tout ce qui a du buzz et qui fait rire, qui fait trembler les coeurs et arrache des larmes, tout ce qui est folie dans ce pays vient presque toujours du coté gauche. C’est comme ça. Et on en a besoin. Bon évidemment, il ne faut pas trop regarder la note, salée! Parce que le problème de fond, c’est qu’on voudrait que ça tombe du ciel. C’est parce que je ne crois plus au père Noël que je me suis éloigné des socialistes.
    Car au même moment, quand les cigales chantaient en France, Margaret Thatcher reconstruisait l’Angleterre, Helmut Kohl faisait une grande Allemagne, Gorbatchev défaisait l’URSS presque en douceur, Reagan redonnait confiance à toute l’Amérique et Juan Carlos à toute l’Espagne. Alors Mitterrand à coté d’eux, c’est qui, dites-moi? Il a fait quoi de grand?

    L’abonné du gaz que vous êtes s’est épanoui dans la fiction, comme beaucoup de votre génération…
    Il faut une part de rêve mais hélas, la fiction je la laisse à Marie.. Elle est trop forte pour moi! Bisous Marie…

    Pas d’envie de philosophie?
    Si tous les jours. Dans mon business, on me dit souvent que je suis un intellectuel, voire même parfois que je suis un philosophe. Dans la jungle où j’évolue, je crois que la façon dont on me le dit me laisse penser que c’est perçu plutôt comme un défaut, mais ça me donne le recul nécessaire pour réfléchir et essayer de prendre de meilleures décisions. A tout prendre et avec le business en perspective je préfère être un “philosophe” qu’un “tueur”.

    La “génération Mitterrand” serait une génération plus modeste que celle qui l’a précédée?
    Cette “génération Mitterrand” dont j’ai la chance immense de faire partie est la première génération de toute l’histoire de France, depuis 2000 ans, à n’avoir jamais connu la guerre! Ce n’est pas rien… Celle juste avant la mienne mordait sur la fin de la seconde guerre mondiale, la guerre d’indochine et la guerre d’Algerie. Pour les autres: se référer à l’histoire de France. Alors au-delà de tous les discours philosophiques, au delà de toutes les littératures, au-delà de tous les progrès sociaux et la facture abyssale de toutes nos folies, la “Génération Mitterrand” est la première génération de Paix. Alors peut-on dire que ma génération est plus modeste parce que moins guerrière et moins ambitieuse dans ces combats? Est-ce modeste d’avoir gagné la paix? Alors oui Marie, tu as raison, sauvons l’histoire mais surtout Marie je t’en supplie, sauvons la Paix.

    Vous vous souvenez de la mort de François Mitterrand?
    Tout le monde attendait sa mort et en même temps on commençait à croire qu’il était immortel. Depuis longtemps déjà, il avait tout quitté mais son masque de cire semblait le protéger de tout.
    Je ne me souviens pas du tout du jour ni du moment où la nouvelle fut annoncée. Ce jour là, j’étais totalement isolé sur une île paumée de l’Océan indien, sans télé, sans téléphone et sans journaux. Je pense que la nouvelle m’est parvenue plusieurs jours après sa mort. Quand je suis revenu en France, il était déjà enterré. En revanche je me souviens très bien de la messe à Notre-Dame avec tous les chefs d’état qui avaient fait le déplacement. C”est lors d’un moment comme celui-là que l’on comprend que la France reste encore un très grand pays très présent dans le cœur des hommes et l’âme des états et qu’elle sait encore toucher le ciel.

    Au fond, avez vous de la sympathie pour François Mitterrand?
    Non. Beaucoup de morts troubles entourent sa vie, beaucoup de coups tordus et machiavéliques l’ont fait accéder au pouvoir puis l’y ont maintenus.
    L’homme ne m’est absolument pas sympathique. Mais demande-t-on à un chef d’état d’être sympa? Je ne crois pas qu’un chef d’État soit dans le business de la Sympathie. On n’est pas à Dysneyland! Et nous les abonnés du gaz, on n’est pas naïfs!

    Est-ce un bon personnage de roman?
    Fabuleux! Bien sur que oui et mille fois oui. Un homme qui est à la fois: un grand bourgeois, un grand catholique, un homme de combat, un ancien prisonnier de guerre évadé en plein hiver, un homme de tous les pouvoirs: d’extrême droite, de gauche, d’alliance avec les communistes, du centre pour finir par s’ancrer dans le socialisme, le chef de l’État Français resté le plus longtemps au pouvoir depuis Napoléon III, un amant prodigieux (soi-disant…), un bigame avec Mazarine en legs pour les générations futures, un homme de tous les secrets, de toutes les écoutes, de tous les pouvoirs, un écrivain et un homme qui portait si bien le chapeau noir… est un immense personnage de roman.

    Vous éprouvez une forme de nostalgie?
    Aucune. Revenir en arrière? Vous imaginez l’horreur? Se reprendre des années de cohabitation? Edith Cresson? Les nationalisations? Le contrôle des changes?
    Si il y a quand même un truc que je regrette et que Mitterrand faisait très bien: il construisait la France ( on ne regarde pas la note!): les autoroutes, les lignes TGV, le grand Louvre, les colonnes Buren, la TGB, Bercy, l’Opéra Bastille (je n’aime pas mais bon affaire de goût…), la grande Arche. Ça fait beaucoup et j’en oublie! Mais finalement beaucoup moins que Napoléon III en juste 6 ans de moins…

    Pas un homme pour le XXIème siècle?
    Pour moi, Mitterrand, c’est plutôt un personnage digne d’Alexandre Dumas, voire de Chateaubriand…
    Et vous vous proposez qui pour le XXIème siècle?

    Et en juillet 1940, qui Cambadélis et Huchon auraient-ils proposé, après la débâcle de juin, à la place du
    vice-président du Conseil dans le gouvernement de Paul Reynaud, démissionnaire, le maréchal Pétain ?

    Ajoutons quelques éléments sur le mythe résistancialiste

    Ce mythe a été développé surtout par les gaullistes et les communistes, selon lesquels les Français auraient unanimement et naturellement résisté depuis le début de la Seconde Guerre mondiale.

    La fameuse lettre de Guy Môquet illustre bien ce mythe : Guy Môquet, fils d’un député communiste emprisonné après la déclaration de guerre à l’Allemagne, est arrêté en octobre 1940, alors qu’il distribue des tracts clamant « Nous avions raison ! » ou encore « Libérez Môquet ! ». En effet, à l'automne 1940, le pacte germano-soviétique n’est pas rompu et les communistes français réclament aux autorités allemandes l’autorisation de faire reparaître L’Humanité qui avait été interdit par le gouvernement français en 1939. Guy Môquet est fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941, en représailles après l’assassinat d’un commandant allemand. Mais cela ne fait pas de lui un résistant… Lire PaSiDupes
    Pourtant, après la guerre,
    le parti communiste français, qui veut faire oublier le pacte germano-soviétique, transforme Guy Môquet en héros de la résistance française. Lire PaSiDupes

    Gérard Mordillat, une référence de la laïcité de combat

    Sectaire et donc obtuse, mais surtout destructrice

    Ouvrier imprimeur né en 1949 à Belleville dans une famille qui a bénéficié des avantages sociaux de la SNCF, il a néanmoins toujours soutenu le PCF, et, aux élections européennes de 2009, le Front de gauche. Il est rapidement promu romancier et cinéaste français sur Arte. Le stalinisme, le maoïsme et les khmers rouges ou les dictatures de Corée du Nord, du Soudan ou du Népal, ne troublent pas plus ses certitudes que son sommeil.

    Un laïc enragé

    ARTE, la chaîne de télévision franco-allemande, lui fait confiance, ainsi qu'à Jérôme Prieur, pour s'en prendre à l'Eglise dans des séries télévisées, ainsi que de trois essais, Jésus contre Jésus, Jésus après Jésus et Jésus sans Jésus. Une obsession ! “Notre but est de raconter comment une petite secte juive est devenue une religion d’Etat

    Ainsi, Gérard Mordillat s'attaque aux Eglises chrétiennes, toutes autant qu'elles sont, et en particulier des lobbies catholiques. Mais il n'a pas un mot pour dénoncer les offensives de l’islam, pour le port du voile et la sujétion des femmes, la nécessité d’« accommodements raisonnables » dans les écoles, les entreprises et les hôpitaux, les lobbies musulmans pour faire financer les lieux de cultes (avec une réussite certaine sur Lille ou Lyon, à Decines, par exemple) ou les manifestations par l’argent public, les prières sur la voie publique, etc., bref toutes ces attaques contre la laïcité bien plus nombreuses et visibles que celles des catholiques ou autres fondamentalistes chrétiens minoritaires, voire marginaux et fort peu prosélytes.

    Quand le très sectaire Gérard Mordillat cite les créationnistes, il y voit là encore le « soutien des Eglises », mais sa perspicacité ne va pas jusqu'à noter que la plupart des élèves qui contestent le darwinisme dans les écoles sont musulmans et non chrétiens.
    Quand on lui demande de se positionner dans la « querelle sur les racines chrétiennes de l’Europe », il répond : « L’Europe n’a pas que des racines chrétiennes, la philosophie grecque, la sagesse juive, l’islam -sans qu'on sache pour quel apport-, pour ne parler que d’évidences, sont autant constitutives de l’Europe que la chrétienté. » Ainsi, l'islam, selon lui, est partie intégrante de notre identité nationale.

    En somme
    Mordillat est sur la même ligne que, d'une part, Jean-Luc Mélenchon, qui avait réussi l’exploit, en 80 minutes, de défendre la laïcité sans aborder l’islam et, d'autre part, de Marie-George Buffet qui avait voté contre la loi sur les signes religieux à l’école, et qui fait pourtant profession de « laïcité ouverte », dont on voit bien la différence avec la « laïcité positive » de Sarkozy.
    Avec des « laïcs » comme Gérard Mordillat, les soldats de l’islam politique ont un avenir radieux : ils pourront se prévaloir de radicelles européennes consécutives à des invasions, dont nous portons le « devoir de mémoire », à la différence de Gérard Mordillat -et de bien d’autres candidats du Front de Gauche- qui dirigent leurs offensives contre la laïcité, la République et l’Europe.

    Sinon, il se livre à une dénonciation en règle du capitalisme

    « Ceux qui sont responsables des situations sociales catastrophiques doivent être mis devant leurs responsabilités. Ce sont eux qui doivent avoir peur, désormais. »

    Les collectifs du 29 mai

    Il est de ceux qui ont appelé à l’insurrection sur la base de l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 1793, celle correspondant à la sanglante période bénie de la Terreur et qui dit: « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

    Ils désignent les réseaux constitués à l'origine par l'appel des 200, signé par de nombreuses personnalités de gauche, des trotskistes de la LCR (NPA) jusqu'à des dirigeants du PS et des Verts, du monde syndical et d'associations les plus radicales. Ils ont animé la campagne pour le « non » au Traité constitutionnel européen (TCE). Ensuite, les collectifs ont tenté de prolonger la dynamique en combattant le néolibéralisme mondialisé et de s'opposer à l'adoption du TCE sous certaines conditions.
    Les collectifs du 29 Mai ont aussi organisé une campagne d'explications contre la directive Bolkestein et pour une autre Europe, ainsi que de nombreuses initiatives locales.
    En 2007, une partie des collectifs unitaires ont choisi de soutenir la candidature de José Bové à l'élection présidentielle.

    Cambadélis, ex-stalinien socialiste, voudrait tondre Besson

    Kostas réagit à la plainte de Besson

    Le ministre Eric Besson a indiqué avoir décidé de "déposer plainte à l'encontre de Jean-Christophe Cambadélis et de Gérard Mordillat en raison des propos publics qu'ils ont tenus récemment. Lire PaSiDupes
    Les deux avait assimilé son action et celle des agents de son ministère aux heures sombres du régime de Vichy et à l'entreprise criminelle d'extermination des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale", dans le journal ...Libération.
    Cet comparaison avec Pierre Laval est un amalgame non seulement simpliste et outrancier mais aussi insultant pour celles et ceux qui ont eu à subir la France sous l'Occupation nazie.

    -> Pierre Laval était député socialiste, grand ministre de la Troisième République, passé progressivement à la droite parlementaire et à Pétain. Numéro 2 de Vichy, il fut un promoteur du collaborationisme – c’est-à-dire un diplomate du compromis avec l’occupant nazi. Comme Déat, Laval illustre donc l'adaptation idéologique d’un homme de gauche à la situation historique dans laquelle il se trouve.
    La comparaison des deux grotesques est aussi irresponsable qu’absurde.

    Cambadélis chargé de l'épuration au PS ?

  • Kostas Cambadélis poursuit les ministres de l'ouverture de sa haine
  • Cambadélis accuse Hollande de l'échec du PS (lien Nouvel Observateur )



  • Cambadélis dénonce le « faux-pas » de Rocard (lien Nouvel Observateur )
    Michel Rocard, ancien Premier ministre, salua le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon, déclarant qu'une "grande convergence est possible entre une droite réformatrice et intelligente" avec la "gauche non révolutionnaire".
    Réaction de Cambadélis:
    « Le député de Paris accuse Michel Rocard d'appeler à l'union nationale avec Nicolas Sarkozy et François Fillon. (Lien Nouvel Observateur) "Le pays a moins besoin d'une union des puissants que d'une autre politique. La tentation de l'union nationale est une réponse de forme à une question de fond. On ne peut pas répondre à la crise en poursuivant ou cautionnant la politique actuelle. Michel Rocard a commis un faux pas", ajouté le député de Paris. »

  • Kostas Cambadélis ne connaît pas la présomption d'innocence
    Juge et partie, il est l'un des accusateurs publics du tribunal révolutionnaire socialiste. De son ex-camarade au PS, il dit: "Pour moi, c'est Pierre Laval ». La cause est entendue.

  • Kostas Cambadélis est un violent
    A l'Assemblée Nationale, le bras d'honneur au Viagra de Maître Mamère est au fond plus symbolique de l'impuissance du PS que la volonté de casser de la droite chez Kostas Cambadélis.

  • A l'Assemblée Nationale, il avait menacé le Premier ministre, Dominique de Villepin, de violences physique, comme l'atteste les photos dont celle ci-contre.
    Lire aussi PaSiDupes
  • Kostas, l'éternel stalinien, est un frustré dangereux

    Il dénonce à tout-va


    -> Dernièrement, c'est Eric Besson qui subit ses aigreurs
    « A gauche, il n'a jamais été reconnu. Mais comme il s'estime plus intelligent que les autres, il finit par démontrer qu'il peut l'être à gauche comme à droite. Sans aucun état d'âme", avait alors suinté Cambadélis.

    -> Cambadélis dénonce la stratégie de Désirdavenir Royal avec le MoDem aux Régionales
    « En proposant une alliance au MoDem dans sa région Poitou-Charentes au premier tour, Sa Cynique Majesté Royal ne "voulait pas vraiment l'union", mais "voulait faire la démonstration" que François Bayrou "parle beaucoup d'union", mais n'en veut pas. » Et de commenter: « Ségolène Royal a l'habitude d'être singulière, tout le monde le sait".
    Cambadélis se situerait-il sur l' « axe central » anti-Sarkozy du MoDeM? De la la gelée Royal, Fanfan Bayrou ne confirme-t-il pas : « « Ce qu'elle fait, c'est souvent rigolo » ? (lien Le Figaro )


  • -> Cambadélis dénonça aussi le dépôt d'une gerbe sur la tombe de Pétain par François Mitterrand, puis les relations de ce dernier avec René Bousquet, l'ancien préfet de la Gironde sous l'Occupation. Un temps pressentit comme Premier secrétaire suite à la victoire de 1997,Lionel Jospin lui préféra François Hollande.

    -> Il interpelle Bernard Kouchner
    En septembre 2009, Kostas Cambadélis interpelle B. Kouchner, ministre des Affaire Etrangères de l'ouverture, sur le coup d'Etat au Honduras à l’encontre du président libéral progressiste, Manuel Zelaya, et exprime par courrier la nécessité d’une réaction européenne. « Depuis cette date, en dépit de déclarations bienvenues condamnant les auteurs de ce forfait institutionnel, l’Europe n’a pas pris d’initiative significative permettant le rétablissement de la démocratie au Honduras ». Il ajoute: »La France, qui est membre permanent du Conseil de sécurité, a, par ailleurs, ouvert un dialogue confiant et un partenariat avec le Brésil qui lui donnent une responsabilité particulière en cette affaire. »
    VOIR et ENTENDRE Moscovici, Védrine et Péan

    video

    -> En revanche, Kostas Cambadélis n'accable Jack Lang d'aucun reproche

    Qu'a fait Jack Lang, ministre de la Culture de Mitterrand, serviteur de Vichy, pour mériter d'être intouchable au PS ? N'accepte-t-il pas des missions de la part de la majorité UMP:
    - Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, ce qui lui vaut les critiques de Jean-Marc Ayrault et François Hollande et l'amène à démissionner de son mandat de secrétaire national et de son départ du bureau national le 11 juillet 2007;
    - Le 25 février 2009, il se rend à Cuba comme « émissaire spécial » de Nicolas Sarkozy pour relancer le dialogue franco-cubain, mais cette fois la direction du PS lui épargne ses critiques
    - Le 1 octobre 2009, Jack Lang fut également envoyé spécial de Nicolas Sarkozy en Corée du Nord.
    - Au printemps 2009, il apporte son soutien au projet de loi Hadopi, en désaccord avec les députés de son groupe présents lors des débats et le 12 mai, lors du vote solennel à l'Assemblée, Jack Lang est le seul membre du groupe PS à se prononcer pour.
    Comment Kostas Cambadélis justifie-t-il ce traitement de faveur ? Wikipedia ne connaît plus que les personnalités de droite condamnés ...

  • Cambadélis a-t-il jamais été reconnu au PS ?

    Le 8 déc. 2008, Julien Dray, un proche de Désirdavenir Royal, attaque deux lieutenants de Martine Aubry: Bartolone et ...Cambadélis.
    « J'ai été le premier à me livrer à un examen de la campagne présidentielle. Mais dans le moment actuel, nous ne sommes pas les pyromanes. Je tiens pour responsables de la situation deux camarades qui avaient le devoir par leur histoire de rassembler le PS. Je parle de Jean-Christophe Cambadélis et de Claude Bartolone. » (lien Le Figaro)

  • Les casseroles du vertueux Cambadélis
    Deux affaires sont venues contrarier l'avenir prometteur de Cambadélis alors numéro deux du PS. Battu aux élections de 1993, il s'était retrouvé au chômage. Malgré un réquisitoire clément où le député se voit seulement reprocher une partie fictive de son salaire dans une association de travailleurs migrants et à la MNEF (Wikipedia a réduit l'affaire à 88 mots...). Le journal Le Monde nous fait payer pour accéder à son article. Il ne reste que ceci: "Réservoir de militants » et « pompe à finances », la mutuelle étudiante [MNEF] a accompagné la gauche au pouvoir dans les années 1980 : ses combats internes, ses associations et sa dérive affairiste. [...] Dehors, dans le froid de ces premières semaines de mars, une génération naît à la politique et à la contestation étudiante. Dedans, devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, une autre répond de ses dérives financières. Cette génération-là a atteint la cinquantaine presque sans s'en apercevoir."
    Kostas doit prendre du champ, il se mit donc en retrait du Bureau national du Parti socialiste. A noter qu'il ne sera pas déclaré inéligible. Les plateaux de la balance de la justice penchent nettement à gauche.
  • Que reste-t-il de Cambadélis ?
    Parmi ses mandats électifs et ses fonctions, il a été vice-Président du Conseil Général de Paris et Vice Président de la Haute Cour de Justice de la République, ainsi que rapporteur pour avis du budget de l'enseignement supérieur.
    Par force, il est un des rares parlementaires à ne cumuler aucun mandat. Une situation mal vécue imposée par les électeurs. L'amer député de Paris lance alors sur son blog une pétition pour le mandat unique de député...
    Au PS, depuis le congrès du PS de novembre 2008, il n'est plus que secrétaire national en charge de l'Europe et des relations internationales.

    Les réactions de droite et de gauche
  • La réaction du député PS de Paris ne s'est pas faite attendre : "je me réjouis de pouvoir faire la démonstration publique que le ressort de l'évolution de Besson est le même que celui qui anima Laval", a affirmé à TF1 News. Début décembre, Jean-Christophe Cambadélis avait comparé dans Libération les deux hommes.
  • Quelque 80 députés socialistes ont pris la défense de leur camarade Cambadélis en lançant mardi un appel de soutien, dans lequel ils mettent au défi le ministre de l'Immigration de les poursuivre. "Nous, député(e)s de la République française, déclarons : caractériser l'itinéraire de Monsieur Besson n'est pas un délit, stigmatiser l'étranger et l'immigré dans le débat national dénature la République ; renvoyer les Afghans dans un pays en guerre est une faute grave au regard de notre histoire. Alors, si vous l'osez, poursuivez-nous, Monsieur le Ministre !"
  • L'UMP a immédiatement riposté dans un communiqué en dénonçant "un amalgame scandaleux et infondé" et des propos "indignes et irresponsables". "Monsieur Huchon devrait avoir honte de son comportement qui donne une piètre image de la qualité des responsables politiques nationaux", écrit Dominique Paillé, porte-parole du parti, en renouvelant le soutien de l'UMP à l'ex-PS Éric Besson, "objet à l'évidence de vengeances" de la part des socialistes.
  • Auteure d'un communiqué séparé, Valérie Pécresse appuie là où ça fait mal en évoquant les voix dissonantes au sein du PS : "Jean-Paul Huchon devrait s'excuser pour ses propos insultants, comme l'a d'ailleurs recommandé Julien Dray à Jean-Christophe Cambadélis qui a tenu des propos du même genre", juge la ministre de l'Enseignement supérieur.
  • Julien Dray, le député socialiste de l'Essonne, qui n'a pas hésité dimanche à appeler la gauche à participer au débat lancé par Éric Besson sur l'identité nationale, a estimé mercredi que Jean-Christophe Cambadélis devait "s'excuser" pour ses propos. Dray fait valoir que le parallèle établi entre Éric Besson et Pierre Laval "est une insulte grave". "Laval, c'est le principal collaborateur du régime nazi, il est même au coeur de la collaboration [...], il anticipe les demandes de l'occupant, notamment sur les déportations des juifs", a-t-il expliqué sur RMC. "Je comprends qu'on puisse être choqué" par cette comparaison, ajoute le député qui a été rétabli à la tête de la liste PS en Essonne pour les régionales, après son non-renvoi en correctionnelle dans une enquête sur des mouvements de fonds suspects sur ses comptes.

    Gérard Mordillat
    Lire PaSiDupes
  • mardi 29 décembre 2009

    "Le jour où il y aura autant de cathédrales que de minarets en Arabie saoudite »

    Pascal Clément et Nora Berra y verront-ils un « signal fort » ? Nora entend-elle des voix ?

    Nora Berra, la secrétaire d'Etat aux Aînés, avait quitté la réunion des députés de la majorité à l'Assemblée, mardi 22 décembre, choquée par les propos qu'elle prête à Pascal Clément, député de la Loire, sur les minarets en France. Il aurait déclaré que « le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France ».
    L'ancien garde des Sceaux (du 2 juin 2005 au 17 mai 2007 dans le gouvernement de Dominique de Villepin) dément formellement avoir formulé la petite phrase qui a mis le feu aux poudres. Sur France 3, il dit avoir parlé de minarets, sans s'être prononcé pour leur interdiction en France.

    Le 24 décembre sur Europe 1, Nora Berra s’est expliquée sur son coup d'éclat, se disant choquée par des déclarations «anti-laïques» qu'aurait, selon elle, tenu l'ancien Garde des Sceaux. La secrétaire d'Etat explique qu'elle voulait «donner un signal fort», «en tant que ministre et surtout respectueuse de cette règle fondamentale de notre République».

    Les députés UMP débattaient du port du voile intégral.
    Une discussion «cadrée par Jean-François Copé», président du groupe, qui avait averti «qu’il n’était pas question de stigmatiser quelque religion que ce soit», précise Nora Berra. L’échange a été «intéressant jusqu’au point où un député a en effet tenu ce genre de propos qui pour moi allait à l’encontre de la règle et du fondement de la laïcité», assure ce ministre de la diversité.
    Nora Berra s’était levée et avait quitté la salle Colbert en lançant: «Qu’un ancien garde des Sceaux tienne ces propos anti-laïcs dans une enceinte symbole de la République comme l’Assemblée nationale, c’est insupportable ! C’est ça la démocratie ? » C'est le dialogue... De mémoire de députés UMP, c’est la première fois, depuis 2007, qu’un « ministre » perd ses nerfs et claque la porte de la réunion du groupe.
    Jean-François Copé, s’est intervenu pour appeler ses collègues à «ne pas faire d’amalgames». Une mise au point approuvée par le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand. Le secrétaire général de l'UMP avait toutefois semblé plus en accord avec le référendum suisse, ne se disant "pas certain que l'on ait forcément besoin de minarets en France" pour pratiquer l'islam.

    Ouvert en 2003, le lycée Averroès de Lille est le second établissement privé musulman français sous contrat avec l’Etat, le premier étant une école primaire située à Saint-Denis de la Réunion, La Medersa Taalim oul-Islam, sous contrat d’association depuis 1990

    «Personne n’a vu partir Mme Berra»

    Cette version de la secrétaire d'Etat est récusée par Pascal Clément.

    «J’ai tenu à prendre la parole pour préciser que si j’étais hostile au port de la burqa, j’ai toujours été favorable à ce que chacun puisse pratiquer librement sa religion dans des lieux de culte décents», a-t-il rectifié sur RMC, ajoutant avoir dit «que les minarets étaient régis par les codes de l’urbanisme qui sont le fruit de notre histoire et notre identité culturelle».
    Et d'ajouter: « Nora Berra a traduit ça par cette phrase qu'elle a inventée et qu'elle m'attribue», a-t-il expliqué.
    Avant d'aller plus loin, dans un communiqué diffusé mercredi. Pascal Clément reproche à Nora Berra, candidate aux régionales dans le Rhône, de «chercher la publicité sur le dos d'un ami politique».

    -> Elue députée européenne le 7 juin 2009, cinquième sur la liste du Sud-Est, elle a démissionné de son mandat lorsqu'elle a été nommée secrétaire d'État chargée des Aînés le 23 juin 2009, dans le gouvernement Fillon II
    Collège-lycée musulman de Decines (Lyon)

    ->
    A Lyon, l'équipe du Club Convergences Rhône Alpes est constituée de
    Ahmed Akkal , président, avocat d’affaires (Cabinet Akkal & Baroukh);
    Amar Dib, président national de la Fédération des Clubs Convergences, vice-président Club Convergences Rhône Alpes sociologue, membre de la Haute Autoriré de Lutte contre les Discriminations et l'Egalite;
    Nacéra Bouaziz, avocat en droit des affaires,
    et de Nora Berra, médecin, cofondatrice du club Convergences dont l'objectif est de populariser les réussites de personnes issues de l'immigration.
    L’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et SOS Racisme sont partenaires du Club Convergences dans son programme « CoExist » qui cible les établissements scolaires pour lutter contre les stéréotypes racistes et antisémites.
    Lire PaSiDupes sur la manifestation à propos de l'établissement scolaire musulman de Decines
    Mosquée de Lyon

    Et Pascal Clément de conclure: «Personne n’a vu partir Mme Berra».

    L'ancien Garde des Sceaux avait déjà réagi aux accusations de la secrétaire d’Etat: «Mme Berra, qui n’a jamais été députée, assiste, comme membre du gouvernement, aux réunions de groupe qui sont par tradition un lieu de débat strictement interne», observe-t-il, dans un communiqué. Montant ensuite d’un ton, il contre-attaque: «Me faire passer pour un lepéniste, c’est inacceptable, je suis scandalisé
    Il a d'ailleurs noté avec satisfaction que "Mme Berra n'a pas prononcé mon nom une fois (mercredi matin) sur Europe 1 et n'a jamais cité mes propos parce qu'elle sait maintenant que je les conteste. Donc, elle parlait de manière très générale", a mis en avant Pascal Clément.

    La secrétaire d'Etat a finalement précisé sa position sur le port du voile

    La majorité est largement acquise à l'idée de légiférer pour interdire totale du port du voile intégral, même si un débat persiste toujours sur la prohibition de la burqa dans la rue. Les positions de Fadela Amara et Rama Yade sont claires sur le sujet. Lire PaSiDupes
    Future mosquée du Pile à Roubaix, Nord

    Nora Berra s'est prononcée en défaveur d'une loi interdisant le port de la Burqa dans l'espace public mercredi 23 sur Europe 1.
    Nora Berra s'oppose à la majorité, ce qui explique sa susceptibilité et sa réaction épidermique.
    Alors que l'ordre du jour de la réunion était le projet de loi sur le port de la burqa, Nora Berra, minoritaire, rétorque: « La question religieuse est d’ordre privé et en tant que membre du gouvernement, je suis garante de la laïcité. »
    "Je suis à priori contre", a déclaré la secrétaire d'Etat aux aînés, "je ne suis pas convaincue que cette loi règlera le problème de dérive sectaire".
    -> Née en 1963 à Lyon d'un tirailleur algérien prisonnier pendant cinq ans durant la Seconde Guerre mondiale, Nora Berra est diplômée de médecine de la faculté d'Oran. S'est-elle jamais indignée des propos de Georges Frêche sur les Harkis ?
    -> Tandis que Vincent Peillon soutient le président sortant du Conseil Régional de Languedoc-Roussillon, le socialiste Arnaud Montebourg, petit-fils d'algérien par sa mère, est en revanche outré par les déclarations racistes de l'affreux Jojo Frêche et s'élève contre la décision de la direction du PS de lui laisser la voie libre aux Régionales.

    Modération contre exaltation

    Nora Berra aurait été suivie dans son départ précipité de la réunion à huis clos par deux de ses homologues, Nathalie Kosciusko-Morizet et Martin Hirsch.
    «Plutôt que d’attiser les peurs, il vaut mieux se projeter dans ce qui mobilise les gens ensemble», a, de son côté, recommandé le Haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, à l’issue du Conseil des ministres. Il ne faisait manifestement pas allusion à la campagne de peur développée par le magazine Marianne, lors de la campagne présidentielle...

    Il est temps de proposer la parité
    Pour chaque mosquée ouverte en France, une église en Irak ou en Iran, en Arabie saoudite ou au Yémen.
    La cathédrale Saint-Philippe (ci-dessus), sur site de la Casbah d'Alger, est devenue la mosquée Ketchaoua
    en 1962, au moment de l'indépendance.
    La cathédrale du Sacré-Cœur d'Alger, construite à partir de 1956 (ci-dessus), est devenue la nouvelle cathédrale d'Alger. Mgr Ghaleb Moussa Abdallah Bader (un Jordanien né en 1951) est le premier archevèque arabe d'Alger (octobre 2008).
    Les obsèques des moines de Tibhirine ont été célébrées dans la nouvelle cathédrale.
    Future cathédrale Masjid al-Haram (La Mecque, Arabie saoudite )

    lundi 28 décembre 2009

    Identité nationale: plusieurs socialistes insultent Besson

    A chacun ses collabos

    On voit la paille dans l'oeil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien.
    Il faut donc être inconscient, amnésique ou cynique pour remuer le passé des autres, hommes, familles et peuples.


    Les élus Français sont-ils plus capables de débattre que les autres ?


    Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Paul Huchon (ci-contre à gauche) ont insulté Eric Besson (lire PaSiDupes)

    Ils sont quelques-uns à proclamer, tel Dominique de Villepin, qu' "il faut arrêter" le "mauvais débat" sur l'identité nationale. Lorsque, dans une démocratie, des élus d'opposition et des journalistes engagés se révèlent plus que jamais incapables de débattre sereinement, et dans le respect des responsables politiques et surtout des personnes, lorsque la rumeur ne leur suffit plus et qu'ils lancent des insultes frontales sur les plateaux de télévision et de radio, le microcosme politique, si minoritaire mais influent soit-il, donne la nausée aux petit peuple des travailleurs laborieux encore soucieux de la belle ouvrage et du respect de soi.

    Ne faut-il pas plutôt arrêter les délires ?
    Les égarements auxquels nous assistons actuellement sont en effet de nature à surprendre jusqu'à l'ex-socialiste Nono Mamère qui s'imaginait jusqu'à présent que si la France était une "république bananière", ce serait du fait de ses adversaires. Or, à défaut d'effets de manches, Maître Mamère se bave sur la bavette et se livre à des bras d'honneur à la Chambre l'Assemblée Nationale, lorsque le Viagra bio de Greenpeace met dans les meilleures dispositions et redonne à ce Verts un semblant de verdeur, tandis que d'autres opposants éructent des insanités et démontrent que le nombre d'heures d'histoire en classe de terminales ne fait rien à l'affaire, lorsque les profs de la la FSU faussent les cerveaux.
    En 2007, le PS offrait le spectacle télévisuel de "débats participatifs" truqués où les participants étaient tous du même avis. Mais en 2009, les socialistes confirment qu'ils n'ont jamais pratiqué que le mensonge, la rumeur et l'insulte. Aujourd'hui, plutôt que de mourir de mort lente mais dignement, à l'exemple du PCF, le PS se roule dans la fange de l'histoire telle que la FSU la leur a servie, expurgée et partiale. Dès lors, toutes les infamies deviendraient possibles.

    La maturité politique, l'honnêteté intellectuelle et l'intégrité morale de certains de nos ténors tolérants de la politique -et des vertueux media, dans leur sillage, quand ils ne leur montrent pas la voie- est si gravement en cause que la démocratie est très sévèrement malmenée par la gauche et singulièrement par un PS battu, éclaté et haineux.

    Quelques collabos staliniens

    Henri Barbusse est-il trop bien pour Eric Besson ?
    Lui aussi est un collabo. Mais stalinien et mort à Moscou après avoir encensé l'un des deux plus grands criminels de l'Histoire, fermant les yeux sur ses abominations. Sa biographie idolâtre de "Staline", que Jean-François Kahn ne semble pas avoir lue, est pourtant une dithyrambe de ce merveilleux monde socialiste, ses crimes, les millions d'innocents, femmes hommes enfants, sacrifiés au génie communiste. En France, ce collabo du crime communiste a pourtant des rues, des places à son nom et des écoles à Malakoff, Ivry-sur-Seine, Alfortville ou Bagneux, pour aider les petits enfants au « devoir de mémoire ».

    Un autre écrivain, qui en est revenu -comme les chanteurs Yves Montant (et Simone Signoret) ou Jean Ferrat- a fait le voyage en URSS, alors pourquoi pas une avenue André Gide, puisque Harfleur et Tours ont eu le bon goût de lui dédier des écoles ? Louis Aragon est quant à lui parfaitement bien loti.

    Plus ambigüe, Marguerite Donnadieu-Antelme, qui deviendra plus tard l’intraitable résistante Marguerite Duras, l’impitoyable tortionnaire de collabos, puis la militante communiste stalinienne. Mais est-il politiquement correct de rappeler qu'elle avait brillamment débuté dans le contrôle du papier à la commission de la Propaganda Staffel mise en place par un décret du maréchal Pétain, après la préalable aryanisation des maisons d’édition juives (Nathan, Calmann-Lévy), puis prise en main par les nazis ?
    Qui croira que cette grande figure des lettres, cette femme forte, incarnation d'une gauche intellectuelle intègre, qui tenait sur un ton tranchant des propos définitifs sur l’avenir politique du monde et portait des jugements sans appel sur tel ou tel, avait fréquenté l’ambassadeur du Troisième Reich à Paris, Otto Abetz, et le Sonderführer Gerhard Heller, qu'elle avait été la maîtresse du gestapiste qui avait fait arrêter et déporter son mari, Robert Antelme, épousé en 1939. Normal : n'était-il pas un proche collaborateur de Pucheu au ministère de l’Intérieur ? Embarrassant, il fallait que le mari disparaisse.

    Où finit le devoir de mémoire ?

    Si les socialo-communistes férus d'histoire veulent revenir sur le passé, rafraichissons les mémoires.

    Le cas de Charles Hernu, puissant ministre socialiste de la Défense dans le gouvernement de François Mitterrand, qui s’illustra dans le lamentable fiasco du Rainbow Warrior, ce navire écolo coulé sur ses ordres par les services de la DGSE et dont l’explosion coûta la vie à un reporter photographe. Héroïque « résistant » aux yeux des électeurs ayant voté pour la gauche en 81, avant qu’on ne découvre, très tardivement, qu’il avait trempé dans la collaboration et qu’on apprenne quelque temps plus tard qu’il était soupçonné d’avoir travaillé pour les services d’espionnage soviétiques.

    Et il n'est plus nécessaire de revenir sur la biographie soigneusement toilettée de Mitterrand, ici avec Charles Hernu, par ses proches et par lui-même.

    Nos collaborateurs maoistes
    Le maoïsme est une idéologie marxiste-léniniste héritée du stalinisme et incarnée par Mao-Zedong.
    Après les révélations sur les crimes du stalinisme, l'idéologie maoïste a été parfois considérée comme un recours par certains intellectuels de gauche en Occident et dans des pays du Tiers-Monde.

    En France, les groupes maoïstes sont nés dans les années 1960, à la suite de la rupture entre l'Union soviétique et la Chine. Fortes de plusieurs milliers d'adhérents, ses organisations - Gauche prolétarienne, Vive la révolution !, le Parti communiste marxiste-léniniste de France ou encore le Parti communiste révolutionnaire (marxiste-léniniste) - diffusèrent la «pensée Mao Tsé-toung», accusant le «P"C"F» (sic) de «révisionnisme».
    Propagande visant les révisionnistes

    Il s'est ainsi constitué un courant politique et culturel des plus étonnants de l'après-guerre qui a séduit des personnalités tels les gardes rouges hexagonaux Jean-Paul Sartre, Jean-Luc Godard, Michel Foucault, Serge July, Gérard Miller ou Philippe Sollers.
    Il a influencé les événements de mai 68 et nourrit la “gauche prolétarienne”, provoqué la mort tragique de Pierre Overney en fevrier 1972, et entretenu des prolongements terroristes, des volontés de guerre civile et de sabotages (cf. Tarnac). Son échec est confirmé par la dispersion de ses membres dans le paysage politique, intellectuel et audiovisuel: que de complaisance !

    Gardes Rouges et leur Petit Livre rouge


    Après la répression de la place Tiananmen, les «ex» se côtoient régulièrement de manière informelle. Quinquagénaires, voire sexagénaires, ils militent souvent dans des associations, des syndicats ou des partis politiques, surtout chez les Verts. Tel n'est pas le cas des anciens maoïstes devenus célèbres, comme le patron de Libération, Serge July, les architectes Christian de Portzamparc et Roland Castro, et l'ancien baroudeur de cabinets ministériels socialistes Alain Geismar. Moins impliqués, trois intellectuels ont néanmoins, eux aussi, fréquenté les maos dans les années soixante-huitardes: Alain Finkielkraut, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy. Ils nous assurent de leur honte rétrospective.

    L'emblématique parcours d' Alain Geismar (1939) est révélateur
    En 1967, cet ex du PSU est élu secrétaire général du SNESup (Syndicat national de l'enseignement supérieur), représentant l'opposition à l'orthodoxie du PCF. Il est l'un des leaders de Mai 68 avec Jacques Sauvageot (vice-président de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) et Daniel Cohn-Bendit (Mouvement du 22-Mars).
    Après 1968, il dirige, aux côtés de Benny Lévy, la Gauche prolétarienne (GP), organisation maoïste.
    Aujourd'hui, il est un universitaire et inspecteur général honoraire de ...l'Éducation nationale !

    Khmers rouges, au Cambodge


    Le nombre exact des victimes du régime de Mao est difficile à cerner. Certains auteurs les estiment à 20 ou 40 millions . Il faut songer aux massacres liés à la Révolution culturelle ou à Pol Pot et au génocide cambodgien.

    Lire PaSiDupes à propos du tortionnaire khmer, Douch
    Consulter aussi ce blog de Libération concernant les procès de Khmers rouges

    À la suite d'une guerre civile, des maoïstes ont accédé au pouvoir au Népal.
    En Inde, la guérilla maoïste s’est installée dans 20 des 35 États du pays.

    Les groupes maoistes actuellement actifs en France :

  • l'Organisation communiste marxiste-léniniste Voie prolétarienne, OMCL VP, qui a adopté une ligne « post-maoïste », plus spontanéiste, (1976-).
    Ses militants, investis dans la CGT ou non, animent les luttes ouvrières ou citoyennes (sans-papiers , Alsthom Saint-Ouen, PSA Aulnay, etc.)
  • le Parti communiste des ouvriers de France, PCOF, issu de la section de Strasbourg du PCMLF, (1979-)
    En octobre 2009, il participa à un appel Allons ensemble aux régionales!, aux côtés de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), de la Gauche unitaire (animée par Christian Picquet, ancien dirigeant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), , des Alternatifs (dont des altermondialistes), du Nouveau parti anticapitaliste de Besancenot (NPA), du Parti communiste français (PCF) et du Parti de gauche de Mélenchon (PG)
  • le Parti communiste marxiste-léniniste-maoïste, parti se revendiquant de la Gauche prolétarienne (2003-) issu de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJC) fondée sous l'influence du philosophe marxiste et membre du PCF, Louis Althusser.
  • le Parti communiste maoïste de France, publie le journal Drapeau Rouge (2002)
    Que de trous dans le gruyère du « devoir de mémoire »...

    Incidemment, il faut mentionner
    le passé de Jean-Christophe Cambadélis qui adhèra vers 1971 à l'Alliance des jeunes pour le socialisme (AJS), la structure jeune de l'Organisation communiste internationaliste (OCI) (puis Parti communiste internationaliste (PCI)) sous le pseudonyme de Kostas, comme Mélenchon et Jospin.
    Cambadélis a conservé des manières de colleur d'affiches. Rappellez-vous combien il peut être menaçant et prêt à faire le coup de poing, jusque dans l'hémicycle: lire PaSiDupes
  • L'OCI, organisation trotskiste, fut très influente au sein de syndicats tels que Force ouvrière (FO), la Fédération de l'Éducation nationale (FEN) ou encore l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), dont elle a pris en charge la direction après la scission de 1968 et autour de laquelle se créera en 1981 l'UNEF-id (indépendante et démocratique).
  • Le PCI a donné naissance en 1991 au Parti des travailleurs.
    Depuis est aujourd'hui représenté officiellement par son secrétaire national Daniel Gluckstein.

    Eric Besson demande justice
    :
    sera-t-elle assez impartiale ?
  • De plus, qu'ont-ils à dire, Cambadélis et Huchon, aux trois premiers socialistes, socialistes Manuel Valls, Aurélie Filippetti et Philippe Esnol, qui se sont prononçés en faveur du bannissement pur et simple de la burqa dans l'espace public et ses services mais aussi sur l'ensemble de la voie publique ?
    Lire PaSiDupes