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jeudi 31 mars 2011

Mépris de Mélenchon pour le journaliste stagiaire insulté

Un an plus tard, l'étudiant en journalisme répond à Mélenchon

Détail de l'histoire Mélenchon

Le journaliste sympathisant de gauche a attendu la fin des élections
Il a publié mardi sur Internet sa réponse à Mélenchon et mis en ligne l'intégralité de son entretien avec le leader du Parti de gauche, plus d'un an après.

Rappel des faits
Le 19 mars 2010, Jean-Luc Mélenchon avait disjoncté.
Humilié par l'envoi d'un simple stagiaire, il s'emporta contre le malheureux stagiaire et les journalistes en général, traitant la corporation de « voyeuriste » et de « petite cervelle » l'étudiant en journalisme qui faisait son travail.
Entre les deux tours des régionales, Félix Briaud, le jeune stagiaire, avait relancé le leader du Parti de gauche sur la Une du journal Le Parisien concernant la réouverture des maisons closes. Mais, pour Jean-Luc Mélenchon, sommité populiste de la gauche vertueuse, ce débat était « sans aucun intérêt » et il invitait l'étudiant à « parler de politique » ou de « sujets sérieux » utilisant fort mal à propos la maxime romaine « dignitas et gravitas ». Les femmes de petites vertus apprécieront au passage le mépris que le socialo-communiste leur porte. Fait révélateur de son parti-pris hautain, aucun organe de presse n'a rencontré une de ces travailleuses du sexe pour lui extorquer un témoignage d'indignation pour ce manque de respect.

La thérapie de Félix Briaud

Félix Briaud avait gardé le silence pendant un an sur ce que la presse maso qualifie « incident » médiatique, mais dont on connaît le sens aléatoire de l'honneur.
Mercredi 30, il a décidé de s'expliquer sur le blog Personne n'entendra, « en mettant à disposition un maximum d'éléments de contexte », selon ses mots. Il publie ainsi la « version intégrale » de son tournage du vendredi 19 mars 2010 dans le XIIe arrondissement de Paris à l'occasion d'une distribution de tracts du Parti de gauche.

Qualifiée à l'époque de « microscopique » par Jean-Luc Mélenchon, l'altercation fait toujours débat.

Passons les insultes au microscope
Y avait-il un « ne m'touche pas ; tu m'salis » pour excuser Mélenchon ?

Petit « bourgeois », un étudiant de l’école de journalisme de Sciences Po interroge Jean-Luc Mélenchon au cours d’un tractage des Régionales dans le 12ème arrondissement de Paris. Et la conversation dérape, quand le leader du Front de Gauche évoque la Une du Parisien consacrée à la réouverture des maisons closes. Jean-Luc Mélenchon dénonce « ce mélange de voyeurisme et de prostitution d’esprit public » (sic).
Et d'ajouter que ce sujet « n’intéresse personne, sinon vous et votre sale corporation voyeuriste et vendeur de papier ». Le journaliste stagiaire ne se démonte pas et affirme « mais si ça intéresse les gens ». Mélenchon de décider des questions qui lui sont adressées : « Avec moi, vous parlez de choses sérieuses « dignitas et gravitas » comme le dit la maxime latine, vos sujets de merde, vous les proposez à ceux qui parlent de la merde ».
Le journaliste essaie de dialoguer calmement, mais sans succès, car Mélenchon passe au tutoiement : « C’est fini…Ttttt, tu fermes ta petite bouche. Tu me parles de politique, moi je te parle de media et ton métier pourri ». Question du journaliste : « je ne comprends pas votre agressivité ? »
« C’est vous qui êtes agressif…C’est votre tête qui est pourrie » conclut Jean-Luc Mélenchon qui tourne les talons en disant « vous êtes tous les mêmes. Vous préparez un drôle de métier ».

VOIR et ENTENDRE l'ancien socialiste refuser l'alignement du Front de gauche sur le PS, que ce soit au 1er ou au 2e tour, perdre son sang froid et insulter un jeune journaliste de gauche le traitant avec mépris de « petite cervelle » :

Jean-Luc Mélenchon et l'étudiant en journalisme...

En moins de 24 heures, le billet publié sur le nouveau blog de Félix Briaud a suscité une multitude de réactions hostiles au jeune hommequi ne comprend toujours pas ce qui lui vaut un tel déchaînement, alors que le socialiste réserve habituellement flèches et insultes aux acteurs politiques, aux élites. Le Front de gauche a en effet incité ses militants à couvrir le blog de commentaires sur le thème de l'égocentrisme du stagiaire exploité en CDD, l'accusant de « vouloir se faire un nom en relançant le buzz » ou d'« hypocrisie intellectuelle ».

Ou la contre-attaque ou le suicide

Félix Briaud a ainsi été poussé à la contre offensive. Désireux de se reconstruire, il a dû faire entendre sa voix pour répondre aux accusations de lâcheté et pour rester droit dans ses bottes.


VOIR et ENTENDRE les explications du grossier personnage:


Ni regrets, ni excuses

Le SNJ en a-t-il exploité ce dérapage ou l'a-t-il classé au plus vite ?
A-t-il poursuivi l'individu ?
Est-il boycotté par les journalistes ?

La gauche gagne trois conseils généraux : un triomphe ?

L'opposition conforte faiblement ses acquis de 2008

60 Conseils Généraux à gauche, au lieu de 58 sur 100
La gauche est loin du compte
, mais il était logique qu 'elle sauvât des acquis, qui, pour une fois, ne sont pas syndicaux.
Elle avait convoité dix nouveaux conseils généraux mais les urnes ne les leur ont pas livrés. Jeudi lors de l'élection des présidents issus des dernières cantonales, seuls le Jura, les Pyrénées-Atlantiques et La Réunion sont passés à gauche, tandis que la droite reconquiert le Val d'Oise et se maintient en Savoie, donnée perdue. Ces cantonales portent donc à 60 le nombre de départements présidés à gauche, et à 40 à droite. C'est la première fois que le PS et ses alliés atteignent la barre des 60, Paris ne votant pas cette année.


  • Dans l'opposition La strauss-kahnienne Marisol Touraine a ravi la présidence de l'Indre-et-Loire à une fabiusienne, Claude Roiron. Dans les Hautes-Pyrénées, d'une voix, Michel Pélieu, du Parti radical de gauche (PRG), a subtilisé la présidence à la sortante (PS), Josette Durrieu, qui l'avait emporté en 2008 au bénéfice de l'âge. A la Martinique, une autre femme a fait son entrée dans le club très fermé des femmes présidentes de département: Josette Janon, une DVG, succède à une PS. Avec le départ d'Anne d'Ornano, qui reste toutefois conseillère générale, cinq femmes - au lieu de 6 - sont à présent présidentes de conseil général.

  • Dans la majorité deux ministres de l'ouverture ont été réélus: le centriste Michel Mercier (Justice) dans le Rhône et le Nouveau centre Maurice Leroy (Ville) dans le Loir-et-Cher.
    De nouveaux présidents ont été élus

  • Dans de nombreux départements n'ayant pas changé de majorité, les sortants ayant décidé de ne pas se représenter : - à gauche de l'Aude, de la Loire-Atlantique, de la Nièvre, du Nord et de l'Essonne. - à droite de la Moselle, du Morbihan, de l'Yonne, de la Sarthe. Le 11 mai, les nouveaux présidents devraient élire le président de l'ADF qui est leur interlocuteur auprès du gouvernement. Son président actuel, le PS Claudy Lebreton (Côtes-d'Armor), devrait être renouvelé à cette fonction.
    La majorité gagne deux départements:


  • la Savoie donnée perdue, mais conservé par Michel Barnier


  • et le Val-d'Oise, qui rentre au bercail. Le 101e CG est une création
    Mayotte a choisi de devenir le 101e département français La séance d'élection de son premier président a été reportée à dimanche, faute de quorum, c'est-à-dire de conseillers généraux présents. La majorité, UMP et Nouveau centre, y a perdu la majorité d'un seul siège et la gauche, avec 10 élus sur 19, est en mesure d'en constituer une nouvelle.
    A noter qu'
    Europe Ecologie-les Verts est le dindon bio de la farce Les altermondialistes Verts n'ont aucune présidence, ce qui refroidit Ses prétentions de l'après Régionales...
    Quant au MoDem, essaiera-t-il de nous convaincre de son implantation locale ? Tout est bien
    A chaque réforme, l'opposition politique et syndicale refuse de faire du quantitatif: va-t-elle savoir faire du qualitatif ? Lien Olivier Dussopt mouché par Luc Chatel sur les crédits de l'Education nationale.

  • Education nationale : les régions PS se déchargent sur l'Etat

    Luc Chatel décontamine Olivier Dussopt de la désinformation de gauche

    Le lobbying de la FSU réduit à néant.
    Les vases communicants socialistes:
    plus de crédits de l'Etat = moins de crédits des Régions PS


    Olivier Dussopt (PS) pris en flagrant délit de double-jeu sur l'E.N.


    Le député d'Annonay est un spécialiste de l'agression parlementaire. Il prend ses informations aux plus mauvaises sources, celles des partisans et des manipulateurs de l'opinion.

    Le 30 mars dernier, l'aboyeur socialiste aura encore sali l'Assemblée nationale, mais aussi intoxiqué les Français
    qui l'auront entendu déverser ses contre-verités. Il s'est soulagé d'un flot d'accusations dignes d'une manifestation syndicale, mais parfaitement méprisante des représentants du peuple supposés avertis, mais silencieux, et surtout des électeurs qui croient leurs élus de bonne foi.


    Le ministre de l'Education a apporté un démenti cinglant aux assertions syndicales colportées par le jeune élu.

    VOIR et ENTENDRE
    Luc Chatel dénoncer la "trahison des faits" par le député PS de l'Ardèche.
    Il est capital d'écouter l'échange jusqu'au bout, pour constater l'intox socialiste:
    video

    Trombinoscope

    Olivier Dussopt (1978) est le benjamin de l'Assemblée nationale mais peut-on dire que la relève socialiste est dignement assurée ?
    Ancien collaborateur parlementaire de Michel Teston, sénateur (1998-) et président du Conseil général de l’Ardèche (mars 1998-mars 2006), le poulain de Marylise Lebranchu et de la Ch'tite Aubry est maire d'Annonay depuis 2008.
    Il avoue être sous la coupe du porte-parole du PS, Benoît Hamon, dont il a soutenu la motion à l'aîle gauche du PS au Congrès de Reims, et du député de la Loire voisineRégis Juanico, lequel, en décembre 2008, a été nommé trésorier national du PS par le Premier Secrétaire, Martine Aubry.

    VOIR et ENTENDRE ses propositions radicales contre le cumul des mandats et son « jeunisme » :
    video

    On aura surtout retenu qu'en 2008 il prétendait déjà placer la vérité parmi ses valeurs....
    Or, la vérité socialiste n'est pas toute la vérité, mais est-elle d'ailleurs la vérité ?
    Pour ceux qui se poseraient la question, la réponse se trouve dans l'éclairage apporté par Luc Chatel sur le matraquage PS de l'opinion.


    47 zozos appelent à la croisade derrière Martine Aubry

    47 députés aubrystes font allégeance à Martine Aubry

    Au lendemain des cantonales, 47 zozos ont le sentiment que le Premier secrétaire du PS a la "légitimité pour rassembler tous les socialistes et toute la gauche" en vue de 2012.

    Ce groupe s'était déjà réuni le 9 mars à l'Assemblée pour "soutenir le travail" de Martine Aubry, qui serait, selon eux, "la meilleure candidate" pour la présidentielle.

    Jugeant le moment favorable, à la différence de la convention UMP sur la laïcité, les signataires de cet appel à candidature ont décidé que la période est "essentielle" pour préparer le "succès de la gauche en 2012": "Tout cela, c'est au Parti socialiste de l'initier, de l'animer, de le réussir, autour de sa Première secrétaire Martine Aubry".

    Ils veulent ignorer par quel tour de passe-passe Aubry a été élue
    "Non pas parce qu'elle est ou serait candidate. Mais parce qu'elle est notre Première secrétaire, que nous lui avons confié cette mission essentielle et parce qu'elle a, à ce titre, la légitimité pour rassembler tous les socialistes et, au-delà, toute la gauche", font-ils valoir.

    D'après eux, à seulement 47, ils affirment l'évidence: "le nécessaire rassemblement de la gauche, des écologistes et des forces populaires" est "la clef stratégique du succès à venir"! Ils considèrent qu'il revient à Martine Aubry et au PS de "s'adresser aux responsables des autres partis de la gauche pour réunir les conditions du rassemblement". Au lendemain des cantonales qui ont mis au jour les rivalités et des duels fratricides, ils en sont pourtant toujours à rêver d'un "groupe de travail réunissant des représentants de tous les partis de gauche", pour "un 'état des lieux' des convergences et des divergences programmatiques" en vue d'une "plate-forme commune de gouvernement".

    Les primaires doivent être "maîtrisées", et les partisans de telle ou tel candidat doivent "impérativement s'abstenir de dénigrer les autres", avertissent ces députés qui s'élèvent contre les "petites phrases médiatiques". "Faites la promotion (...) mais refusez toute démolition! C'est suicidaire pour nous tous!", lancent-ils. "Tous ceux qui préfèrent critiquer notre maison commune et sa Première secrétaire plutôt que le gouvernement et la droite, affaiblissent le Parti socialiste, nous affaiblissent collectivement", font-ils valoir.

    Combien ont-ils vérifié que Tariq Ramadan n'est pas co-signataire ?...
    Lien PaSiDupes

    Les 47 députés, aubrystes inconditionnels

    BAPT, Gérard, BATAILLE Christian (emmanuelliste, sur l'aile gauche du PS avec Hamon), BATTISTEL Marie-Noëlle, BIEMOURET Gisèle, BROTTES François,
    CACHEUX Alain (fidèle de Laurent Fabius),COQUEMPOT Gilles(pro-Fabius), COHEN Pierre,
    DELUGA François, DREYFUS Tony, DUFAU Jean-Pierre, DUMONT Laurence, DUMONT Jean-Louis, DURAND Yves (ancien popereniste), DUSSOPT Olivier (lien PaSiDupes sur son sens de la vérité...),
    ECKERT Christian, FAURE Martine, FORGUES Pierre, GAUBERT Jean, GLAVANY Jean, GOLDBERG Daniel,
    IDIART Jean-Louis, IMBERT Françoise, ISSINDOU Michel, JUANICO Régis,
    LACUEY Conchita, LEBRANCHU Marilyse, LEMORTON Catherine, LEROY Jean-Claude (pro-Fabius), LONCLE François,
    MALLOT Jean, MARCEL Marielou, MARSAC Jean-René, MARTIN Philippe, MARTINEL Martine, MATHUS Didier, MESQUIDA Kléber, MICHEL Jean, NERI Alain,
    PAUL Christian, PEIRO Germinal, PERAT Jean-Luc, REYNAUD Marie-Line, ROGEMONT Marcel, ROY Patrick, VERGNIER Michel, VIDALIES Alain.

    Sept (en gras) sur 47 sont des affidés de la Région Nord
    Les autres se partagent entre Hollande et DSK.
    Et certains aubrystes de fraîche date s'étaient prosternés en 2006 devant Marie-sEGOlène Royal
    , la candidate battue en 2007: Bataille, Roman, Derosier, Delebarre, Lang, Kucheida,…




    mercredi 30 mars 2011

    Les religions craignent d'agiter les laïcs


    Les musulmans instrumentalisent-ils la charité des autres ?


    Les représentants des religions de France se sont laissés piéger

    Ils se sont discrètement réunis à l'appel des musulmans qui se disent a priori stigmatisés par un débat qui n'est pas ouvert, et déclarent en choeur leur désapprobation d'un dialogue sur la laïcité.
    Ils ont choisi de communiquer par le biais d'une tribune publiée dans La Croix ce mercredi 30 mars.

    A l'appel du CFCM, présidé par Mohammed Moussaoui
    Les six grandes religions de France, réunies en Conférence des responsables de culte en France (CRCF), prennent leurs distances avec le débat controversé sur la laïcité, souhaité par les Français, dans une déclaration commune rendue publique mercredi, mais préalablement diffusée auprès de certains organes choisis.

    Dans cette tribune rédigée "sans aucun esprit polémique ou partisan", fallait-il le préciser, catholiques (Mgr André Vingt-Trois), protestants (pasteur Claude Baty), orthodoxes (Métropolite Emmanuel), musulmans (président du CFCM, Mohammed Moussaoui), juifs (Grand Rabbin Gilles Bernheim), et bouddhistes (révérend Olivier Wang-Genh) estiment que "la laïcité est un des piliers de notre pacte républicain, un des supports de notre démocratie, un des fondements de notre vouloir vivre ensemble". Une appréciation que personne ne remet en cause et que la réflexion qui doit être menée vise précisément à confirmer, encourager et faciliter.
    Les responsables de culte semblent envahis par le préjugé et s'expriment dans un troublant unanimisme qui laisse perplexe sur leur liberté de jugement, lorsqu'ils livrent leur tendancieuse exhortation, digne d'un appel à une journée d'action syndicale : "Veillons à ne pas dilapider ce précieux acquis", mettent-ils en garde.

    Visiblement obnubilés par leurs préoccupations politiques et leurs intérêts séculiers, nos religieux prétextent une prochaine élection, alors que nous sortons tout juste d'une autre en 2011 et que nous avions déjà voté en 2010, repoussant donc ainsi réflexion et action aux calendes grecques.
    Ils estiment "capital, pendant cette période pré-électorale, de bien garder sereinement le cap en évitant amalgames et risques de stigmatisation". Le statu quo arrange les hiérarchies insensibles au trouble des fidèles.

    Tous jésuites !

    D'un côté, ils prônent le dialogue
    : "le débat est toujours signe de santé et de vitalité." (...), admettent-ils,
    mais de l'autre, le refusent: ils se révèlent clairement partisans en contestant ouvertement au pouvoir politique le droit d'agir. Ils l'interpellent d'ailleurs: "Mais un parti politique, fût-il majoritaire, est-il la bonne instance pour le conduire seul ?", stigmatisent-ils, charitablement.

    1ère rencontre de la CRCF

    Quatre mois avant les cantonales
    , la Conférence des responsables de culte en France s'est tenue le mardi 23 novembre 2010 pour la première fois au siège de la Fédération protestante de France. Un communiqué a été publié à l'issue de cette rencontre.

    "Dans la diversité de leurs traditions et de leurs convictions, les responsables de culte en France ils ont échangé dans un climat d'écoute attentive et d'amitié, rappelant d'emblée qu'ils adhéraient sans réserve au principe de laïcité qui est un des fondements de notre République. Ils ont fait leur, les propos du philosophe Paul Ricoeur : « ce qu'on appelle généralement la religion a à faire avec la bonté. ... aussi radical que soit le mal, il n'est pas aussi profond que la bonté. Et si la religion, les religions, ont un sens, c'est de libérer le fond de bonté des hommes, d'aller le chercher là où il est complètement enfoui. »"

    S'adressant aux religieux et aux fidèles tentés par le fanatisme religieux
    "Celles et ceux qui prétendraient utiliser l'élan religieux dans un but de domination, ou pire de légitimation de la violence, le trahissent. Dans notre société, les religions doivent favoriser activement le dialogue dans le respect mutuel, en s'appuyant sur la liberté et la justice qui sont à la base du vivre ensemble. Les rencontres que les responsables religieux ont décidé d'avoir régulièrement, chez les uns et les autres à tour de rôle, leur permettront de partager leur réflexion et d'approfondir leur connaissance mutuelle. Par là, ils entendent contribuer, à leur mesure, au développement d'un climat de confiance dans notre pays".

    Pasteur Claude BATY, président de la Fédération protestante de France Accompagné du Pasteur Laurent SCHLUMBERGER, membre du Conseil de la Fédération protestante de France, président du Conseil national de l'Église réformée de France

    Rabbin Gilles BERNHEIM, Grand Rabbin de France Accompagné du Rabbin Moshé LEWIN, porte-parole du Grand Rabbin de France

    Métropolite EMMANUEL, président de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France Accompagné de M. Carol SABA, porte-parole de l'Assemblée des Évêques orthodoxes de France

    M. Mohammed MOUSSAOUI, président du Conseil français du culte musulman Accompagné de M. Anouar KBIBECH, secrétaire général du Conseil français du culte musulman

    Cardinal André VINGT-TROIS, président de la Conférence des Évêques de France Accompagné de Mgr Laurent ULRICH, vice-président de la Conférence des Évêques de France

    Révérend Olivier WANG-GENH, président de l'Union bouddhiste de France

    Les retraites augmenteront de 2,1% au 1er avril


    Les retraites vont rattraper la hausse de l'inflation

    La prévision d'inflation du gouvernement est passée mardi de 1,5% à 1,8% , ce qui entraînera une revalorisation de 2,1% des pensions de retraite. À la nouvelle prévision 2011 de 1,8% s'ajoute en effet 0,3 point de rattrapage correspondant à la différence entre l'inflation 2010 désormais constatée (1,5%) et celle prévue à la même époque l'année dernière (1,2%), explique le ministère de l'Economie.

    Le relèvement de la prévision d'inflation a un effet mécanique sur la revalorisation des retraites. Et la hausse qui interviendra vendredi, avec effet sur les pensions versées début mai, est amplifiée par un effet retard de l'inflation de 2010.

    L'an dernier, la revalorisation des retraites du régime général au 1er avril n'avait été que de 0,9%.

    Le régime général concernait fin 2010 près de 12,9 millions de retraités, dont la pension moyenne relevant du régime général était de 609 euros.

    Le minimum vieillesse, appellation commune de l'allocation de solidarité aux personnes âgées, augmentera quant à lui de 4,7% le 1er avril, a précisé le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand.
    Cette allocation, que le gouvernement s'est engagé à revaloriser de 25% sur cinq ans, est actuellement fixée à 708,95 euros par mois pour une personne seule et 1 157,46 euros pour un couple.

    La nouvelle prévision d'inflation a été arrêtée par la Commission économique de la Nation, qui regroupe 28 économistes et personnalités qualifiées et se réunit quatre fois par an, notamment au printemps pour étudier les prévisions économiques.

    L'inflation et pouvoir d'achat

    Les prix à la consommation en France ont augmenté de 1,7% en rythme annuel en février, décélérant légèrement après un pic à 1,8% en janvier, en raison principalement de l'accélération des prix de l'énergie et des produits alimentaires.

    Le débat sur le pouvoir d'achat s'est donc concentré ces derniers jours sur les tarifs réglementés de l'électricité et sur ceux du gaz.

    Le prix du gaz domestique augmentera ainsi de 5,2% vendredi, a confirmé lundi la Commission de régulation de l'énergie.
    Quant aux prix de l'électricité, leur progression, qui intervient traditionnellement en août, dépendra notamment du prix qui sera retenu pour la revente aux concurrents d'EDF du quart de sa production, imposée par la récente réforme du marché français.

    Alors qu'un scénario élaboré par EDF évoque une hausse moyenne de 4,7% par an des tarifs, le ministre de l'Energie, Eric Besson, a assuré mardi que le gouvernement s'opposerait à toute hausse "importante" des tarifs réglementés d'EDF au cours de l'année qui vient.
    Cette accélération des prix a conduit plusieurs organisations de défense des consommateurs à réclamer ces dernières semaines une surveillance, voire un encadrement accru des prix.

    mardi 29 mars 2011

    Affaires Guérini: Montebourg ne lache pas sa proie

    Nouvelle chasse à l'homme du persécuteur procureur général du PS ?

    Le secrétaire national du PS affirme avoir les preuves de la complicité entre les frères Guérini.

    Un vrai réquisitoire qui semble bien avoir pour objectif de faire échouer le maintien annoncé de Guérini à la tête du CG le plus conrtroversé de France.

    Après s'être affiché au côté de la brute Mélenchon, la belle le bon Arnaud Montebourg reprend sa chasse au truand Guérini des Bouches-du-Rhône. Après un rapport au vitriol contre la fédération PS des Bouches-du-Rhône et son patron Jean-Noël Guérini, également président du CG, Montebourg assure détenir les preuves de ses accusations. Le secrétaire national du PS à la rénovation n'est pas tendre non plus avec le Premier secrétaire du parti, Martine Brochen-Aubry.

    Le procureur Montebourg se répand dans un entretien à La Provence, ce mardi 29 mars:

    - Jean-Noël Guérini va quitter la présidence de la fédération PS des Bouches-du-Rhône et semble renforcé au sortir des cantonales. Comptez-vous poursuivre votre action ?
    Arnaud Montebourg : Il n'y a nulle victoire à voir un FN aux portes du pouvoir avec des scores approchant les 48% des voix au second tour. Pendant les cantonales, j'ai préféré garder le plus possible le silence pour ne pas gêner la campagne. Mon devoir de secrétaire national à la rénovation est de reprendre la parole. Pour comprendre la genèse du rapport, il faut mesurer à quel point nombre de militants socialistes marseillais, lors d'une visite en juin, m'ont supplié d'alerter Martine Aubry sur des pratiques qui n'ont rien à voir avec l'idéal socialiste, ni le respect de la loii républicaine.

    - Pourquoi Martine Aubry affiche-t-elle autant de prudence ?
    A.M. : Lorsque j'ai été alerté en juin 2010, j'ai mené une enquête en sourdine de plusieurs mois, recueillant des témoignages convergents et recoupant les faits. Au point que, attaqué en diffamation par le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, les preuves que j'ai déposées devant la justice contiennent 44 pièces, 170 pages, 20 témoignages et un enregistrement audio. Lorsque j'ai alerté Martine Aubry, elle m'a d'abord dit, en substance, de "laisser les Bouches-du-Rhône tranquilles, ne t'en mêle pas." Lorsque j'ai dit que je déposerai quand même un rapport écrit, IL m'a été indiqué qu'ON refuserait par avance tout rapport de ma part. Puis quand on l'a lu, ON m'a dit qu'il n'y avait rien dedans. C'est pourquoi j'ai adressé à Martine Aubry le contenu des preuves formelles et effrayantes des pratiques du CG13 dirigé par Jean-Noël Guérini.

    - Quels sont les faits incontestables à ce jour ?
    A.M. : Les pièces que j'ai livrées à la justice et à Martine Aubry démontrent qu'Alexandre Guérini [le frère], aujourd'hui mis en examen pour corruption active, détournement de fonds publics et blanchiment en bande organisée, donnait des ordres au directeur de cabinet du Conseil général, à celui de la Communauté urbaine, à plusieurs directeurs des services de ces collectivités. Qu'il distribuait des logements et faisait distribuer des subventions aux associations amies, organisait les embauches, assurait les promotions au sein de l'Opac des Bouches-du-Rhône, obtenait l'achat de terrains et faisait pression pour obtenir certains marchés. Aucune de ces activités ne pouvait aboutir sans la complicité de son frère, Jean-Noël, et sans l'appui de ce dernier. Complicité que révèlent de nombreuses pièces versées à la justice et à Martine Aubry.

    - Vous avez donc ces preuves ?
    A.M. : Oui. Les témoignages que j'ai apportés démontrent que ce système ne reposait que sur l'intimidation et la peur dont certains élus socialistes se sont ouverts devant moi. Je considère avoir apporté suffisamment de preuves de ces méthodes pour que la direction du PS prenne désormais ses responsabilités et interdise à Jean-Noël Guérini tout renouvellement de fonction en qualité de président du CG. La majorité du Conseil général peut désigner un nouveau président socialiste incontestable qui mette fin à ce système. C'est le remède anti-FN de choc qu'il faut administrer en urgence après le dernier avertissement lancé par les électeurs.

    - Rappelons que Jean-Noël Guérini n'a pas été mis en examen ni même entendu...
    A.M. : Georges Frêche qui a été exclu du PS n'a pas été mis en examen ni entendu. Les valeurs socialistes sont indépendantes de l'action de la justice.

    - Que répondez-vous à ceux qui raillent en vous le chevalier blanc de la politique ?
    A.M. : Croyez bien que ce n'est ni facile, ni agréable pour moi de dire ce qui aurait pu être constaté depuis longtemps. Et il n'y a pas dans cette affaire de chevalier blanc. Il n'y a que des responsabilités collectives à exercer pour éviter que le PS ne soit contaminé pendant la présidentielle par le feuilleton judiciaire du déshonneur des deux frères Guérini. À cette affaire, le parti ne doit nullement être mêlé car il s'agit d'agissements personnels qui ont conduit un juge à constater des liens sérieux entre Alexandre Guérini et le grand banditisme. Soit la rénovation du PS est sincère, soit elle est fictive et d'apparence, ce qui ne fait pas partie du contrat politique que j'ai passé avec Martine Aubry lorsqu'elle m'a demandé de la seconder. Je suis donc dans le cadre de ma mission.

    - Peut-elle vous servir pour les primaires au PS ?
    A.M. : Cette affaire aurait dû être réglée l'an passé, lorsque j'ai envoyé le rapport dès décembre, bien avant les cantonales. Cela aurait rendu service au PS, aux socialistes marseillais et de toute la France qui n'ont pas à porter ce genre de croix, [en toute laïcité !] à Martine Aubry tout comme à moi-même.

    - Ne craignez-vous pas de semer la zizanie ?
    A.M. : Le parti ne devrait pas hésiter une seule seconde à écarter Jean-Noël Guérini pour nous éviter collectivement d'être compromis dans ses affaires.

    - Au fond, quel est votre objectif ?
    A.M. : Voilà dix ans que je me bats pour l'avènement d'une VIe République qui associerait les gens aux décisions politiques locales. Qui assurerait la transparence de l'usage de l'argent public et respecterait la nécessité de contre-pouvoir pour éviter ce genre d'abus. Nous y sommes.

    Nono Montebourg a un grand besoin de reconnaissance...

    Bouches-du-Rhône : deux UMP de plus mais aucun élu FN

    Le FN n'est pas une fatalité en milieu favorable

    Le premier tour avait fait l'effet d'une bombe dans les Bouches-du-Rhône avec une participation au plus bas : à peine plus de 40% et un Front national qui s'imposait presque partout. Sur les 29 cantons à renouveller, les frontistes étaient présents au second tour dans 25 élections, dont 11 à Marseille. Au final, même si la participation a peu augmenté (44,31%), le FN ne gagne aucun duel dans les Bouches-du-Rhône.
    Si le FN ne gagne aucun siège dans les Bouches-du-Rhône, il fait néanmoins des scores importants, parfois au-dessus des 40%. Une vraie leçon, un an avant le scrutin présidentiel de 2012.

    Ebranlé par les affaires impliquant le président de l'assemblée départementale, Jean-Noël Guérini (PS), le PS sauve les meubles en ne perdant "que" deux cantons marseillais.
    A Marseille, où le FN était présent dans tous les second tours, le PS perd deux cantons qui basculent à droite, mais pas à l'extrême-droite.
    Celui du Camas déténu jusque là par Antoine Rouzaud qui a sans doute payé sa proximité avec Jean-Noël Guérini en dégageant dès le 1er tour.

    L'UMP gagne en revanche deux cantons à Marseille, conserve les quatre autres et dans le reste du département garde également ses quatre sièges.
    La toute jeune UMP Marine Pustorino gagne son siège au conseil général avec 60,52% des voix contre le frontiste Richard Bonacase. Autre canton ravi par l'UMP : celui de Notre Dame du Mont détenu jusque là par le PS Jocelyn Zeitoun, éjecté au premier tour. L'UMP Solange Biaggi remporte facilement le second tour face à Barde.

    Dans les autres cantons marseillais et hors Marseille, rien ne bouge pour le PS.
    côté UMP, Didier Réault à Mazargues, Maurice Rey à Montolivet, Didier Garnier à Sainte-Marguertie conservent eux aussi leur siège.

    A droite, rejoignent l'hémicycle du conseil général : le maire indépendant de Marignane, Eric Le Dissès, Roland Giberti à Aubagne Est, Patrick Boré à La Ciotat, Lucien Limousin (DVD) à Tarascon.


    Le CG13 restera au PS grâce aux acquis de 2008
    Le 3e tour, jeudi 31 mars, pour élire le président du conseil général ne devrait pas réserver de surprises : Jean-Noël Guérini est pour l'instant le seul candidat socialiste...
    Guérini conserve une confortable accumulée depuis au mpoins 1961 et malgré ses problèmes avec la justice pour abus de confiance
    et le harcèlement de son camarade de parti, Arnaud Montebourg
    et en dépit de la mise en examen de Sylvie Andrieux, une proche de Michel Vauzelle en Région.


    Physionomie du CG élu après cantonales 2008
    - Union pour un mouvement populaire, Nouveau Centre : 13
    - Divers droite, Nouveau Centre: 7
    - Parti communiste français: 6
    - Parti socialiste, Parti radical de gauche, Divers gauche: 31

    Nouvelle composition du conseil général des Bouches-du-Rhône :
    - 37 sièges à gauche :
    31 pour le PS-PRG-DVG
    et 6 pour le PC
    - 19 sièges à droite pour l'UMP-NC-DVD
    1 non inscrit

    Les affaires n'ont pas réussi à interpeller les socialistes du cru...

    La gauche sacrifie la laïcité à l'islam

    L'opposition instille le doute dans la majorité

    Pour débattre, il faut être au moins deux

    Nicolas Sarkozy a voulu favoriser le débat sur la laïcité, mais l'opposition se dérobe au dialogue et Etienne Pinte a réclamé mardi la démission du secrétaire général de l'UMP pour s'être démarqué du chef du gouvernement. Le Chef de l'Etat a décidé de maintenir ce débat et la majorité a le mérite de l'instaurer. Le débat sur la laïcité s'est ouvert à droite ? La majorité ne sait pas les arranger, façon "débat participatif' selon Sa Cynique Majesté Royal, période rose 2006-2007. Une véritable réflexion "juste" sera donc menée et a même commencé dans la majorité, sans attendre le 5 avril. Pas de dialogue arrangé, car le patron du parti majoritaire et organisateur, Jean-François Copé, n'a pas dissimulé qu'il n'est pas sur la même ligne que le premier ministre en personne. Interrogé sur Canal+ au sujet des réserves émises par François Fillon sur l'organisation de ce débat, Jean-François Copé a expliqué que «certains n'en veulent pas (...) parce qu'ils ont probablement été mal informés». «Et puis il y en a, disons les choses, qui y ont trouvé l'occasion d'une posture», a-t-il ajouté. Alors que le journaliste l'incitait à préciser en donnant le nom du premier ministre, il a répondu après une brève pause : «Peut-être après tout». «On ne peut pas jouer collectif une fois ?», s'est interrogé Jean-François Copé. À la question : François Fillon «vous a manqué sur ce sujet ?», il a répondu : «Exactement!»
    VOIR et ENTENDRE

    Appel au "jeu collectif" des Bleus

    La sincérité de Copé a provoqué la réaction d'un proche du premier ministre

    Le député UMP Etienne Pinte a réclamé mardi matin la démission du secrétaire général du parti. « S'il n'est pas d'accord avec le premier ministre, (...) il a toujours la possibilité de donner sa démission, et à mes yeux, plus tôt il le fera, mieux ça vaudra, afin de ne pas être le fossoyeur de l'UMP», a lancé le député des Yvelines. Fin février, le premier ministre avait déclaré qu'il s'opposerait à ce débat s'il «devait être centré sur l'islam» ou «d'une manière ou d'une autre», conduire à «stigmatiser les musulmans». La gauche n'a donc pas manqué de dévier le débat sur eux ! Quelques jours plus tard, devant l'Assemblée nationale, François Fillon avait encore jugé ce débat «nécessaire». Peu après ses déclarations sur la chaîne privée, le patron de l'UMP n'a confié à personne le soin du "décryptage" de ses propos, quelle que soit la bonne âme. « C'est un appel solennel à jouer collectif autour du président de la République», a-t-il précisé, souhaitant que le débat sur la laïcité soit l'occasion pour « chaque personnalité de la majorité » d'exprimer ses convictions de manière positive. Au lendemain des cantonales, « l'heure est à se rassembler et à jouer collectif ».

    La laïcité, valeur républicaine menacée par les "nouveaux pacifistes"

    Cette prise de position du patron de l'UMP fait suite à la clarification opérée dans la matinée par le président de la République, maintenant le débat sur la laïcité.
    Il l'a annoncé au cours d'une réunion avec les responsables de l'UMP.

    Une déclaration qui semble répondre à la suggestion de François Baroin
    adressée à la majorité de clore le débat une bonne fois pour toutes. Invité plus tôt lundi sur France Info, le porte-parole du gouvernement a en effet déclaré qu'il fallait «s'écarter de tout ce qui peut de près ou de loin donner l'impression de stigmatiser». «Je crois qu'il faut se concentrer en matière d'emploi, en matière de (lutte contre les) déficits». La majorité doit «revenir sur des valeurs profondément républicaines», a-t-il estimé. François Baroin n'est pas le seul à s'élever contre cette nouvelle réflexion, pourtant validée par le chef de l'Etat. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, ou encore le président du Sénat, Gérard Larcher, ont ainsi mis en garde Jean-François Copé sur les risques d'un débat insuffisamment «préparé». Patrick Devedjian ou Bernard Accoyer ont aussi fait part de leur préoccupation.
    Claude Guéant a été, de son côté, le dernier en date à exprimer un avis personnel qui alimente le débat. Jeudi dernier, le ministre de l'intérieur a ainsi provoqué un tollé en expliquant que «les agents des services publics ne doivent pas porter de signes religieux, ni manifester une quelconque préférence religieuse, mais les usagers du service public ne le doivent pas non plus». Des propos qu'il a depuis maintenus, accusant la gauche de les «déformer».

    La synthèse est programmée pour le 5 avril

    Laïcité : le CRIF fustige le rebelle Abderahmane Dahmane

    Le port d'une "étoile verte" est "grotesque" et son promoteur "méprisable"

    L'ex-conseiller à l'Elysée chargé de la Diversité Abderahmane Dahmane avait appelé lundi les musulmans à porter une "étoile verte", en référence à l'étoile jaune portée par les Juifs pendant la Seconde guerre mondiale, pour protester contre le débat du 5 avril voulu par les Français.

    Le président du CRIF, Richard Prasquier, s'est indigné de la proposition d'Abderahmane Dahmane dès le lendemain, comme il s'indigne du dialogue.
    "C'est totalement grotesque", a estimé mardi le président du Conseil représentatif des institutions juives de France. "C'est une déclaration assez méprisable faite par quelqu'un qui veut exister dans le domaine médiatique et qui n'a peur de rien pour exister".

    Un croissant vert, alors ?

    "Cela participe malheureusement d'un mouvement plus large qui fait qu'on amalgame tout et que tout devient équivalent à la Shoah", a ajouté Richard Prasquier. Ainsi, selon lui, on en parle trop et tout ce qui participerait du devoir de mémoire de la Shoah serait inconvenant et ... grotesque ?

    Le CRIF craint que l'islam ait à souffrir d'une réaffirmation du principe constitutionnel de laïcité

    De la lisibilité nuirait-elle?
    "L'étoile verte est le signe vestimentaire que les musulmans de France ont décidé de porter pour demander l'annulation du débat sur l'islam et la fin de l'islamophobie de l'UMP de Jean-François Copé", annoncent Abderahmane Dahmane et Hassan Ben M'Barek, porte-parole de Banlieues Respect, un collectif d'associations.

    En revanche, Richard Prasquier milite pour une action souterraine.
    "Il y a un certain nombre de problèmes que l'on peut résoudre de manière pragmatique, avec des aménagements et avec de la bonne volonté".

    Stigmatiser le catholicisme et bafouer la laïcité

    Le CRIF ne dissimule pas ses préférences
    "Mais s'il est nécessaire de ne pas stigmatiser une religion, de ne pas généraliser, il ne faut pas se voiler la face quant à la réalité de certains problèmes. L'ingénuité crée des boulevards pour le populisme".
    "L'émergence du Front national, qui elle-même repose sur un sentiment d'insécurité et aussi la tactique habile de Marine Le Pen qui a kidnappé la revendication de laïcité, doit pousser tous les autres partis à ré-analyser leurs positions. Mais il faut le faire de façon calme", a-t-il ajouté.

    Aucun signe ostentatoire

    Le signe de la main jaune est accepté de SOS Racisme

    Deux poids, deux mesures qui conviennent à la LICRA...
    Et qu'en pensent les Français ?

    lundi 28 mars 2011

    Cantonales: Aubry ramasse Royal

    Aubry s'attribue tous les mérites

    Le PS conforte les positions des cantonales 2008

    Le soir du second tour des cantonales 2011, Martine Brochen-Aubry s'est appropriée le score favorable des élections.
    Or,
    - d'une part la gauche détenait déjà 58 des 100 départements en 2008, alors que les cantonales avaient eu lieu les 9 et 16 mars 2008 et qu'elle n'est premier secrétaire du PS que depuis le 26 novembre 2008
    - et d'autre part elle en ajoute seulement trois à cinq des dix qu'elle visait avec gourmandise.
  • En région Poitou Charentes, aux mains de Sa Cynique Majesté Royal (PS), la gauche n'avait-elle pas vendu la peau de l'ours Dominique Bussereau (UMP, ancien secrétaire d’Etat aux transports ) en Charente-Maritime, avant de l'avoir tué ? Président du conseil général de la Charente-Maritime, depuis le 20 mars 2008, il a remporté son duel contre Bernard Lalande (PS), le leader de la gauche départementale, malgré les attaques conjointes des PS régional et national. Le Monde parle de « sauvetage », sans indiquer que 24 cantons sont désormais à gauche, un canton au Modem et 26 cantons à droite.
  • Dans le Val de Marne, des alliances socialistes avec les écologistes de la crécelle Cécile Duflot devaient faire tomber le département communiste dans l'escarcelle du PS. Dans les cantons où ils sont arrivés en deuxième position derrière le candidat communiste, les écologistes se sont maintienus pour le second tour. Mais le pacte PS et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) aura été « une stratégie perdants-perdants » , selon le président ( PCF) du conseil général, Christian Favier, puisque EELV n'a gagné aucun siège et que le PCF devrait conserver la direction du PCF. Ni les media ni la Ch'tite Aubry ne s'en vante...

    C'est en 2008 que 8 départements avaient basculé de droite à gauche, apportant la majorité à la gauche.
    Ain (PS)
    Allier (PCF)
    Corrèze (PS)
    Deux-Sèvres (PS)
    Indre-et-Loire (PS)
    Lot-et-Garonne (PS)
    Somme (PS)
    Val-d'Oise (PS) (repris par la majorité en 2011)
    Le PCF avait apporté sa modeste contribution, tandis qu'en 2011, il fait les frais de l'hégémonie socialiste : le PS lui a ravi .

    Autre 'progression' enfin, dont la presse ne parle pas

    Six candidats PS d'origine non-européenne l'avaient emporté en 2008 , dans des cantons précédemment détenus par des élus de droite. La socialiste Najat Vallaud-Belkacem (canton de Lyon-XIII) était ainsi en ballottage favorable dès le premier tour (42,97 % ; 52,21 % cumulés pour les candidats PS, PCF et Verts) face à l'UMP sortant Jean Flacher battu au second tour (58,52 %). Seuls trois autres candidats dans le Rhône s'étaient qualifiés pour le second tour, mais en ballottage défavorable, tous battus au second tour : Afifa Jakir (UMP, canton de Lyon-IV), Marcus Enyouma (PS, canton de Saint-Genis-Laval) et Sonia Benachour (UMP, canton de Vénissieux-Sud).
    Combien de candidates (ou candidats) issus de l'immigration le PS a-t-il cette fois portés aux assemblées départementales ?


    Mieux, la presse aux ordres du PS n'arrête pas de vanter l'action du premier secrétaire
    Elle occulte deux faits - à titre d'exemples - qui devraient tempérer ce bel enthousiasme

  • Ainsi, dans le Jura, l'UMP n'a pas reçu la « claque » décrite par i>tele (Canal+) et BFM-TV, puisque le département était menacé et n'a basculé qu'à un siège près.

  • A l'inverse, la Ch'tite Aubry et de nombreux autres membres de l'opposition, avaient honoré la Sarthe de leur présence pour priver le Premier ministre de son fief, mais en pure perte. Dans cette situation, les media inféodés n'ouvrent plus la boîte à claques et ne tirent aucune conclusion nationale, pas même pour simplement ramener l'affichage de la satisfaction du PS à un juste format.

  • La Ch'tite Aubry méprise Désirdavenir Royal

    Sur Europe1, alors que, battue à la présidentielle de 2007 et archi-battue au congrès du PS de Reims, Sa Cynique Majesté Royal insistait sur l'abstention et le statu-quo des résultats, Martine Aubry déclara qu’ "avec le même statu quo, en 2007, Ségolène aurait été élue. Elle a eu 47%, moi ce soir, j'ai eu 53%" , en référence aux résultats du Parti socialiste aux élections cantonales.

  • Elles font visiblement la paix...
  • Cantonales - Ni gagnant, ni perdant: tous déçus !

    Une vaguelette rose face aux vents contraires de l'abstention

    Les attaques et le dénigrement systématiques de l'opposition auront suscité dans le même temps un vote contestataire dont le Front de gauche a fait les frais et de créer un climat d'écoeurement et d'indifférence à l'élection à une assemblée appelée à disparaître dans trois ans.

    L'abstention
    Son taux s'est situé autour de 54,97% après dépouillement de plus de 95% des bulletins exprimés dans un scrutin qui concernait 1.566 cantons. Elle est en léger recul par rapport à celle, record, du premier tour (55,67%) mais progresse de plus de 20 points par rapport au deuxième tour des cantonales de 2004 dans les mêmes circonscriptions.

    Les résultats
    Le Parti socialiste (PS) est crédité de 35,73% des voix, l'UMP de 20,21% et le Front national (FN) de 11,73%, .

    Le Front républicain, une ligne Maginot
    Le Front National a confirmé sa percée dimanche au deuxième tour des élections cantonales, en nombre de voix, sans toutefois la traduire en termes d'élus. Il avait pu se maintenir dans quelque 400 cantons et, dans les duels où il était présent, a atteint un score moyen de 40% des suffrages exprimés.

    La présidente du Front National, Marine Le Pen avait du mal à dissimuler sa déception en se félicitant des "montées exceptionnelles" de son parti entre les deux tours, assurant qu'il bénéficie dorénavant d'un "vote d'adhésion". A défaut, il est clair que les électeurs ne dissimulent plus leur préférence et qu'il est désormais admis que ce parti est démocratique et républicain, comme l'a concédé Sylvie Pierre-Brossolette ce matin sur France Info, au grand dam de Laurent Joffrin (Le Nouvel Observateur) qui l'accuse de xénophobie.
    Deux cantons étaient remportés vers 22h00, (outre celui de la Ligue du Sud, à Orange), à Carpentras (Vaucluse) et à Brignoles (Var). Mais le secrétaire général du parti, Steeve Briois, a été battu dans le très socialiste Pas-de-Calais tout comme le compagnon de Marine Le Pen et numéro deux du FN, Louis Aliot, dans les Pyrénées-Orientales malgré sa forte avance du premier tour en terres socialistes.
    Le FN paie une fois de plus l'ostracisme dont il est la cible dans un mode de scrutin, majoritaire à deux tours, qui favorise les partis en mesure de conclure des alliances, et ce malgré le refus de l'UMP, inspiré par Nicolas Sarkozy, d'appeler à voter dans tous les cas de figure pour le parti d'extrême droite.
    "Les électeurs de la droite modérée ne vont pas comme ça vers le Front national", a déclaré sur LCI le politologue Jérôme Jaffré. Ainsi, le système électoral ne lui a toutefois pas permis d'atteindre le minimum de dix élus qu'il espérait, en dépit des scores élevés enregistrés par ses candidats, 40% en moyenne.

    Déjà bien implanté dans les cantons et largement en tête à l'issue du premier tour, la gauche devrait conforter sa majorité dans les présidences d'exécutifs départementaux.
    Malgré son pilonnage de la Sarthe détenu par la droite, le PS échoue à investir le fief du Premier ministre, François Fillon. Les socialistes auront donc du mal à convaincre que ce scrutin local des cantonales à une portée nationale.
    Ses prétentions sont donc déçues. Bien qu'il s'agisse d'un scrutin intermédiaire traditionnellement défavorable au parti au pouvoir et malgré les effets de la crise économique et financière internationale, le PS n'atteint pas son objectif de 10 prises de conseils généraux.

    Le Parti socialiste, qui contrôlait déjà 58 départements sur 100, a pris à la droite le Jura et les Pyrénées-Atlantiques.
    Il semble bien placé pour faire de même en Savoie, à La Réunion et à Mayotte même si, dans ces trois départements, il faudra sans doute attendre l'élection des présidents de conseils généraux, jeudi, pour que ce succès soit définitivement établi, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

    2/3 des départements à l'opposition

    C'est l'effet cumulé des cantonales 2008 et 2011

    L'opposition n'a pas emporté près de 60% des départements en une fois, en 2011, et ni la majorité ni l'opposition ne peut tirer de conclusions qui la satisfasse.
  • Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, s'est félicitée que son parti dirige dorénavant deux départements sur trois tout en indiquant qu'il fallait accueillir ce succès "avec beaucoup d'humilité" au vu de l'abstention et du vote Front national élevés.
  • Son homologue de l'UMP Jean-François Copé s'est dit de son côté "un peu déçu" des résultats d'ensemble et a assuré que le parti présidentiel tirerait les enseignements de la poussée du
    Si l'UMP n'est pas parvenue à reconquérir la Seine-et-Marne, le fief de son secrétaire général, elle a repris à la gauche le Val-d'Oise, un département "symbole" dont Dominique Strauss-Kahn, le favori des sondages pour la présidentielle 2012, a longtemps été l'élu.
    VOIR et ENTENDRE Jean-François Copé (UMP)
    video

    L'après élections
    Le Premier ministre avait appelé à voter contre le Front national, se démarquant ainsi des consignes données par l'Elysée, avant de rentrer dans le rang. Les media qui accusent volontiers le Chef de l'Etat d'être resté chef de parti quand ça les arrange, se sont bien gardés de saluer sa neutralité en sa qualité de président de tous les Français.

    Un tiers (32%) des électeurs UMP sont pourtant favorables à l'idée d'une alliance avec le FN au niveau local, selon un sondage Ipsos diffusé dimanche : 28% l'approuvant au niveau national.
    La même enquête, à 13 mois de la présidentielle, montre que Nicolas Sarkozy serait devancé par Marine Le Pen et éliminé au premier tour, si elle avait lieu aujourd'hui, dans presque tous les cas de figure, sauf si la candidate PS était Désirdavenir Royal, sachant que son adversaire n'est pas connu, que les primaires PS n'ont pas eu lieu et que ses candidats potentiels, tel Dominique Strauss-Kahn , ne se sont toujours pas déclarés.
    Le chef de l'Etat ne recueillerait notamment que 17% des intentions de vote si DSK se présente, le directeur général du FMI étant crédité du double. Mais Marie-sEGOlène Royal, la candidate socialiste - battue en 2007 - n'était-elle pas également surévaluée en 2006 ?

    Les media militants nous refont à l'envers le coup de la présidentielle 2007. Ils prétendent qu'un tel écart, s'il était confirmé dans d'autres sondages, ne manquerait pas de susciter des interrogations sur la capacité du président sortant à défendre les couleurs de la droite en 2012. Nicolas Sarkozy aurait-il été bien inspiré d'écouter les entrepreneurs en sondages de 2006 ?
    Intervenant sur France 2, le ministre du Budget François Baroin, porte-parole du gouvernement, a déclaré que "ce serait une pure folie d'avoir un autre candidat" l'an prochain.

  • dimanche 27 mars 2011

    Cantonales: le PS confirme, sans plus


    61 départements au lieu de 58, soit trois de mieux, probables
    Le PS ne réussit pas son pari de ravir 10 départements

    A force de dénigriments et d'attaquea ad hominem, la réussite du PS est d'abord et avant tout d'avoir détourner l'électorat des urnes dans un scrutin marqué une nouvelle fois par un taux d'abstention élevé.
    L'abstention se situait autour de 54,97% après dépouillement de plus de 95% des bulletins exprimés dans un scrutin qui concernait 1.566 cantons. Elle est en léger recul par rapport à celle, record, du premier tour (55,67%) mais progresse de plus de 20 points par rapport au deuxième tour des cantonales de 2004 dans les mêmes circonscriptions.

    Seul le FN peut donc dire merci à la gauche. Le Front national a confirmé sa percée du premier tour au second, sans toutefois la transformer en élus. Qui sait à quoi a bien pu servir le "front républicain", arme fatale de la gauche ?

    Largement en tête à l'issue du premier tour, c'est à peine si la gauche augmente ses positions antérieures dans les présidences d'exécutifs départementaux tenus depuis trois ans, puisque la droite est parvenue à sauver des bastions menacés, comme la Sarthe, fief du Premier ministre François Fillon, malgré une succession de raids de ténors parisiens, dont celui de la Ch'tite Aubry.

    Les pourcentages des suffrages exprimés

    Le Parti socialiste (PS) est crédité de 35,73% des voix, l'UMP de 20,21% et le Front national (FN), qui avait pu se maintenir dans quelque 400 cantons, de 11,73%.

    La présidente du FN, Marine Le Pen, s'est félicitée des "montées exceptionnelles" de son parti entre les deux tours, répétant, comme elle l'avait déclaré dimanche dernier, qu'il bénéficie dorénavant d'un "vote d'adhésion".
    Les scores élevés enregistrés par ses candidats - 40% en moyenne selon Marine Le Pen -, n'ont toutefois pas suffi pour lui permettre d'atteindre le minimum de dix élus qu'il espérait.
    Deux étaient recensés vers 22h00, à Carpentras (Vaucluse) et à Brignoles (Var). Mais le secrétaire général du parti, Steeve Briois, a été battu dans le Pas-de-Calais tout comme le compagnon de Marine Le Pen et numéro deux du FN Louis Aliot dans les Pyrénées-Orientales malgré sa forte avance du premier tour.
    Sans oublier la maire de Bollène, Marie-Claude Bompard, seule candidate Ligue du Sud à remettre en jeu son siège, qui est rééelue dans le canton d'Orange-Est. Elle l'emporte avec 55,91% des voix face à la candidate PS Marlène Thibaud (44,09%), pour une participation de 47,23%.
    Le FN paie une fois de plus son isolement dans un mode de scrutin, majoritaire à deux tours, qui favorise les partis en mesure de conclure des alliances, et ce malgré le refus de l'UMP, inspiré par Nicolas Sarkozy, d'appeler à voter dans tous les cas de figure contre le parti d'extrême droite. Quoi qu'en disent les socialistes, "les électeurs de la droite modérée ne vont pas comme ça vers le Front national", a déclaré sur LCI le politologue Jérôme Jaffré.

    Le Parti socialiste peut être déçu
    Il contrôlait déjà 58 départements sur 100, mais n'en prendra (peut-être) que 3 à la droite sur les 10 annoncés, dont les Pyrénées-Atlantiques et le Jura. Dans ce dernier département, la gauche a pris l'avantage dès le 20 mars en décrochant un canton, Les Bouchoux, et Mme Brochen-Aubry n'a effectué son bref passage que pour la forme dans l'entre-deux tour et pour mener sa propre campagne des primaires socialistes. La droite a toutefois obtenu une victoire dans le canton de Chemin, terre socialiste depuis 1979. Jeudi 31 mars, le président Jean Raquin (DVD), le doyen de l'assemblée, laissera probablement sa place au socialiste, Christophe Perny.

    Le PS espère faire de même en Savoie, à La Réunion et à Mayotte ,même si, dans ces trois départements, il faudra sans doute attendre l'élection des présidents de conseils généraux, jeudi, pour que ce succès soit définitivement établi, a indiqué le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

    Entre les cantonales 2008 et celles de 2011, Martine Aubry s'est félicitée que son parti puisse totaliser bientôt deux départements sur trois, admettant toutefois qu'il fallait accueillir ce succès "avec beaucoup d'humilité" au vu de l'abstention et du vote Front national élevés...

    Son homologue de l'UMP Jean-François Copé s'est dit de son côté "un peu déçu" des résultats d'ensemble et a assuré que le parti présidentiel tirerait les enseignements de la poussée du FN.
    Si l'UMP n'est pas parvenue à reconquérir la Seine-et-Marne, le fief de son secrétaire général, elle peut en revanche se féliciter d'avoir repris à la gauche le Val-d'Oise, un département "symbole" dont Dominique Strauss-Kahn, le favori des sondages pour la présidentielle 2012, a longtemps été l'élu.

    François Fillon a souligné que le recul de la droite aura été "moins important qu'annoncé" et jugé que le vote protestataire en faveur du FN ne devait pas être "sous-estimé et banalisé".
    La Sarthe avait pourtant été la cible privilégiée de la gauche qui ne peut se targuer d'un basculement qu'elle se tenait prête à exploiter au plan national. Il faut rester humble, assure la Ch'tite Aubry...

    Le Front de gauche voit le Val-de-Marne tomber des mains du PCF et filer entre celles du PS ! L'unité de la gauche...

    Quant à la crécelle des altermondialistes Verts (EELV), Cécile Duflot, elle s'esbaudit. Mais allez lui demander pourquoi.

    Cantonales: le PS est très sûr de lui

    Les départements chauds

    Parmi les 1 566 élections prévues dimanche 27 mars, l'opposition sera attentive à quelques résultats qui pourraient crédibiliser leur propagande ou les amener à générer de nouvelles polémiques, si l'UMP fait mentir la tradition du rejet traditionnel de mi-parcours. Sans compter ce qu'une défaite ou une victoire pourrait changer du destin de quelques personnalités.

    Invitation au tour de France de ces départements à suivre.

    Le Pas-de-Calais
    Ancien bastion de la gauche, c'est devenu le fief du FN et de Marine Le Pen qui est élue à Hénin-Baumont. Le FN a obtenu 22,96 % au premier tour. Dimanche, le parti vise deux cantons. Notamment celui de Montigny-en-Gohelle, où Steeve Briois est arrivé en tête avec 35,8 % des voix. Idem dans le Nord, selon Le Figaro.

    Jura : la gauche favorite mais divisée.
    Après sa victoire du premier tour dans le canton des Bouchoux, le PS n'est qu'à un canton de reprendre le Jura, qui est pour l'instant dirigé par le doyen d'âge, le divers droite Jean Raquin, gauche et droite y étant à égalité. Mais un candidat du Front de gauche, ancien socialiste en froid avec le parti, se maintient dans un canton sur les six susceptibles de basculer et pourrait empêcher la victoire.


    Hauts-de-Seine: Dernières passes d'armes de la droite
    Bastion historique de la droite et fief de Nicolas Sarkozy, les Hauts-de-Seine sont le théâtre de la division de l'UMP. Plusieurs cantons pourraient passer à gauche ou au centre. Quoiqu'il arrive, il est peu probable que la droite perde la présidence du Conseil général. L'entre-deux-tours a été marqué par de sévères réglements de compte entre Isabelle Balkany (proche du président de la République) et Patrick Devedjian (actuellement à la tête du département). Mais l'un et l'autre ont été mis en ballotage. On s'attend donc à une guerre de succession, sitôt les résultats du second tour connus.
    Dans le canton de Bourg-la-Reine, Patrick Devedjian est certes arrivé en tête avec 37,31%, soit dix points de plus que Denis Peschanski, mais l'ancien ministre de la Relance dispose de peu de réserves de voix. Le candidat PS peut, lui, compter sur le soutien de ses alliés. La gauche a recueilli 45,71% des voix au premier tour.
    Dans le canton de Levallois-Perret-Sud, Isabelle Balkany affrontera un rival divers droite. Cette proche de Nicolas Sarkozy, avec un score de 37,38%, devance Arnaud de Courson de 14 points. Ce dernier, qui s'est affiché au côté de Jean-Christophe Fromantin, largement en tête au premier tour à Neuilly, pourrait bénéficier de voix de la gauche, absente du second tour. La bataille de la droite sera donc encore intense dimanche, avant l'élection du président du conseil général, le 31 mars, point d'orgue de l'affrontement Devedjian-Balkany.


    La droite espère encore dans le Val d'Oise
    Dans ce département présidé depuis 2008 par la gauche, un siège suffirait à la droite pour faire basculer le conseil général de son côté.
    Le FN a réalisé une percée. Qualifié dans cinq cantons, le parti d'extrême droite sera au second tour sur dix-neuf renouvelables, mais a peu de chances de décrocher un siège d'élu. La droite espère toujours reprendre les commandes de ce département francilien assez composite. La gauche compte sur l'impopularité du gouvernement pour faire pencher la balance de son côté.


    La Corrèze
    François Hollande préside le Conseil général de Corrèze depuis 2004. L'ex numéro un du PS fait du maintien à gauche de son département une condition de sa candidature à la primaire socialiste pour 2012. Le député estime qu'il peut gagner trois sièges au second tour, même si un canton a été conquis par la droite dès le premier même si on s'attend à un second tour "serré".

    La Sarthe
    Fief de François Fillon, le département du Premier ministre pourrait basculer de droite à gauche. Pour l'emporter, la gauche devra conquérir quatre cantons sans en perdre un. Un pari difficile, mais pas impossible, estime Le Monde. Preuve du symbole que le fief de François Fillon représente pour la gauche : Martine Aubry, Cécile Duflot et Laurent Fabius sont venus soutenir les candidats de leur camp.

    Le Rhône: M. Mercier en bonne posture

    Le (très discret) ministre de la Justice est également à la tête du Conseil général du Rhône depuis 1990. Il a été réélu dès le premier tour et il est presque assuré de conserver son siège à la tête du département.
    La partie ne sera pas aisée pour la gauche. Dans le 8e canton de Lyon, notamment, où le PS portait ses plus grands espoirs, Thierry Philip est arrivé en deuxième position et la gauche n'a pas dépassé la barre des 50% des voix.
    Alors que le PS estimait pouvoir le faire basculer, la gauche a subi plusieurs revers au premier tour.


    Pyrénées-Atlantiques: à un canton de la bascule.
    Comme dans le Jura, gauche et droite sont à égalité dans ce département (26 sièges pour chaque camp), présidé par le doyen d'âge UMP. Il suffit donc d'une victoire à la gauche (sans défaite par ailleurs) pour remporter le conseil général.
    Deux cantons offrent quelques chances au PS, à Bayonne-Ouest et Pau-Centre, mais rien n'est encore joué.La majorité a échappé aux socialistes à cause d'un revirement d'élus passés au Modem.
    A Pau-Centre, le PS (29,15% au premier tour) affronte le Modem (27,79%). L'UMP (11,8%) est arrivée derrière le FN (13,95%). La gauche a ainsi recueilli 43,75% des voix contre 39,59% pour l'attelage Modem-UMP. L'électorat d'extrême droite pourrait alors être déterminant dimanche.
    A Bayonne-Ouest se prépare un duel PS-UMP très serré. Les socialistes ont vu mardi leurs partenaires naturels leur faire faux bond. En effet, écologistes et Front de gauche ont refusé de donner une consigne de vote pour le second tour, contrairement à la position prise au plan national. Le département est encore indécis.


    Hautes Alpes: une bascule envisageable, mais improbable. Dans ce département où l'UMP ne détenait la majorité que d'un siège, la gauche fondait beaucoup d'espoirs. Mais la droite s'est montrée solide et a réussi à conquérir deux cantons à la gauche. Il lui en manque trois pour conserver le département sans appel. La victoire de la gauche semble donc tout sauf acquise.

    Les Bouches-du-Rhône
    Alerte cependant au Front national dans les Bouches-du-Rhône.
    Dimanche, le parti de Marine Le Pen sera présent dans 26 des 29 cantons renouvelables dans le département. À Marseille, où il a obtenu 30% des voix, le FN est même le seul à se maintenir dans les onze cantons de la ville. Il affrontera l'UMP dans cinq d'entre eux, le PS dans six. Si le parti majoritaire devrait bénéficier de l'appel des socialistes à faire en sorte qu'aucun candidat du FN ne soit élu dimanche soir, la tâche s'annonce plus ardue pour le PS.
    Affaibli par la multiplication des affaires judiciaires, le PS a déjà perdu deux cantons au premier tour, mais les socialistes ne perdront pas la présidence du conseil général, malgré un basculement possible de certains autres cantons. Affaibli par la mise en cause directe par Arnaud Montebourg du patron de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, il redoute, au deuxième, de perdre aussi le canton de Marseille-La Capelette où le FN a réalisé l'un de ses meilleurs scores nationaux (37,58%), loin devant le PS (26,04%). Du coup, tous les regards se portent sur les électeurs UMP. Avec leurs 17,8%, ils seront la clé du second tour.
    Le PS affiche sa sérénité. «La plupart voteront pour nous, assure le candidat FN, Laurent Comas. La révolution Marine leur permet aujourd'hui de franchir le pas sans être diabolisés.» Côté PS, la candidate Janine Ecochard, vice-présidente du conseil général, veut croire au «réveil des consciences» des électeurs de gauche. Parviendra-t-elle à mobiliser les écolos? Seul candidat à sa propre réélection à la tête du conseil général, Jean-Noël Guérini a appelé «l'ensemble des républicains à faire barrage au Front national». Mais dans le département, les Verts sont peu enclins à apporter leur soutien au PS. «On a des socialistes notoirement peu écolos avec des méthodes de gouvernance critiquables», affirme le numéro deux d'Europe Écologie-Les Verts, Jean-Vincent Placé.

    Le canton de La Capelette n'est pas le seul où le FN a enregistré de très forts scores. Dans beaucoup, il a dépassé les 30% comme à Saint-Just (34,12%), Les Olives (33,88%), Tarascon (31,07%) ou Berre-l'Étang (30,20%). En 1985, c'est à Marseille que le FN avait obtenu, pour la première fois de son histoire, un élu au conseil général.


    La droite renforcée dans les Alpes-Maritimes
    La poussée du FN était attendue. Elle a eu lieu. Mais l'extrême droite ne semble pas en mesure de faire son entrée au conseil général. La surprise vient de Jacques Peyrat, ancien maire de Nice soutenu par le FN, qui a été battu dès le premier tour par Dominique Estrosi-Sassone. Cette dernière affrontera le socialiste sortant Paul Cuturello. Le président Eric Ciotti a été réélu dans son canton et devrait conserver sa majorité départementale.

    Le FN, bête noire du PS

    Attention PS: plutôt le FN que l'UMP

    3.124 candidats se disputent en effet les 1.566 cantons encore à pourvoir dans tous les départements, sauf Paris. 460 conseillers généraux ont été élus dès le premier tour le 20 mars.

    Après avoir bavé toute l'année sur la majorité et joint ses critiques à ceux du FN, le PS se trouve fort dépourvu quand arrive le face-à-face des cantonales. Il réalise mais un peu tard qu'à 13 mois de la présidentielle, le Front national marque des points avec une entrée fracassante dans plus de Conseils généraux que prévus au soir du second tour.

    Arrivé en tête dans 39 cantons, le FN, dont la poussée a créé la surprise du premier tour, s'est qualifié dans le quart des cantons encore à pourvoir ce dimanche. "C'est très ouvert", a jugé un des responsables du parti de Marine Le Pen. "On aura des élus peut-être dans des cantons qu'on n'attend pas".

    Le PS qui espère être au second tour de la présidentielle y voit un signe avant coureur d'un duel PS-FN en 2012.

    L'opposition est super confiante


    Actuellement, la gauche est majoritaire dans 58 départements sur 100. Elle espère même franchir la barre des 60.
    Dans de nombreux départements charnières, les candidats se sont démenés toutes la semaine pour persuader les électeurs de voter en leur faveur. Mais les agressions verbales ont lassé, voire écoeuré les électeurs, et l'abstention, qui avait atteint le record de 55,68% au premier tour, jouera encore un rôle capital.
    Face à la percée du FN, le président de l'Assemblée des départements de France, Claudy Lebreton (PS), manifeste enfin de l'inquiétude sur les conséquences du dénigrement des acteurs politiques par la gauche. "Une faible participation favorise les extrêmes", anticipe-t-il déjà.


    L'arrogance du PS dissuade de voter

    Le PS a les dents longues
    "Si la participation est forte, nous pouvons gagner le Jura, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Alpes, la Charente-Maritime, la Loire", estime un expert des questions électorales du PS.

    Le PS est glouton
    "Si la gauche se mobilise énormément, cinq autres départements sont en balance: Aveyron, Côte d'Or, Morbihan, la Sarthe de François Fillon, et la Vienne".

    Le PS a les yeux plus gros que le ventre
    "Et si le scrutin traduit un rejet massif de la droite, on peut même espérer le Rhône", présidé actuellement par le garde des Sceaux Michel Mercier (centriste), poursuit-il.

    La majorité

    A droite, Alain Marleix, chargé des élections à l'UMP, estime que gauche et droite peuvent "faire jeu égal".

    Modestie

    "Certes nous pouvons perdre Jura et Pyrénées-Atlantiques, mais en revanche nous avons nos chances dans le Val-d'Oise et en Seine-et-Marne", relève-t-il.

    Et bon espoir

    "Sans compter d'éventuelles surprises dues à des transferts de gauche à droite".

    La Corrèze, dirigée à un siège de majorité par l'ex-numéro un du PS François Hollande, focalisera l'attention. M. Hollande a fait du maintien à gauche de son département une condition de sa candidature à la primaire socialiste pour 2012.

    Dans le Rhône, Michel Mercier est à la tête d'une majorité fragile. Mais la gauche y a perdu un siège dès le premier tour.

    L'unité des partis de gauche ne trompe plus personne

    Les électeurs ont découvert que l'unité PS, Europe Ecologie-Les Verts et le Front de gauche est un produit frelaté.
    Ensemble pour taper sur la droite, ils n'arrêtent leurs coups ni en interne, ni en extérieur.
    Ainsi Montebourg a-t-il dénoncé les pratiques féodales et les abus de confiance de Jean-Noël Guérini, président socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône par ailleurs secoué par bien d'autres affaires.
    => Mélenchon a refusé de se laisser engloutir par la "mante religieuse" Brochen-Aubry.
    Et puis, le socialiste Montebourg n'a-t-il pas ostensiblement exprimé son désaveu au Bureau national du PS en allant soutenir le candidat de Jean-Luc Mélenchon dans le Jura?


    C'est chacun pour soi dans la gauche solidaire

    Même les altermondialistes Verts se sont maintenus dans 37 cantons face au PS
    .


    A droite, la consigne "ni Front national, ni front républicain" avec la gauche, recommandée par l'UMP, a laissé la liberté de vote dans les quelque 200 duels qui opposeront FN et PS ausecond tour du 27 mars. Elle a aussi donné aux centristes de la majorité l'occasion de se démarquer dans la perspective de 2012.


    Martine Brochen-Aubry s'est aussi chargée de salir le front républicain et de lever le doute des consciences en allant signer avec l'islamiste Tariq Ramadan un appel à bloquer le débat sur la laïcité en France.
    Lien PaSiDupes


    L'élection des nouveaux présidents de conseils généraux aura lieu le jeudi 31 mars. Si à l'issue de trois tours de scrutin aucune majorité ne s'est dégagée, ce sera au doyen d'âge de présider l'assemblée départementale.

    Le dimanche 27 mars, nous ne laisse pas aux autres le choix de décider pour nous.