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LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

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jeudi 31 mai 2012

F. Hollande, fait président par les media

Les électeurs français se disent influencés par la presse

Et ils ne sont pourtant pas plus représentatifs
que les associatifs et les ONG



Un sondage confirme que la présidentielle s'est jouée dans les media 

40 % des Français pensent que les media ont "plutôt favorisé" le nouveau président dans leur traitement de la campagne présidentielle, au détriment de Nicolas Sarkozy.

La partialité de la presse

La presse n'est pas livrée
aux puissances d'argent
mais plutôt à l'idéologie dominante
 

Cette enquête  réalisée par TNS Sofres et publiée  jeudi par Marcie Média, une agence d'édition gérant plusieurs sites internet,
seuls 10 % d'entre eux estiment que les media ont "plutôt favorisé" le président. 

La presse et les media sont-ils toujours le quatrième pouvoir ?

38 % prétendent que les media n'auraient favorisé ni l'un ni l'autre, et 12 % sont sans opinion.

Dans le détail, 62 % des électeurs de François Hollande au premier tour estiment que les media  ont traité de manière équilibrée les deux candidats, tandis que 81 % de ceux de Nicolas Sarkozy au premier tour jugent que les media  ont favorisé le nouveau président socialiste.

Le problème n'est pas tant celui de la liberté d'expression
que celui de l'objectivité
 de la presse


Sondage réalisé en ligne le 17 mai auprès d'un échantillon de 1 000 internautes représentatif de l'ensemble de la population française de 18 ans et plus. Méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1.

Le profil socialiste des nouvelles têtes de la police de Hollande

Les choix de hauts fonctionnaires politiques par Hollande et Valls

Patrick Calvar succède à Bernard Squarcini

P. Calvar est le numéro deux de l'ex-patron . Ancien de la DST où il était chargé de l'anti-terrorisme et de la DGSE, Calvar, arabophone, est un spécialiste du monde arabo-musulman.

En 2007, le "squale" avait été nommé par l'ancien président de la République à la tête de la DST (Division de la surveillance du territoire) avant de diriger la DCRI, un service né de la fusion des RG et de la DST. Vivement critiqué, mis en examen à l'occasion de l'affaire des fadettes téléphoniques d'un journaliste du Monde dans le cadre de l'affaire Bettencourt, 

Bernard Squarcini, 56 ans, a été placé hors cadre. "Cela a été fait sans élégance. J'accompagnais le ministre Manuel Valls à Madrid et il ne m'a rien dit. La tradition républicaine n'a pas été respectée, même si je m'y attendais", confie Bernard Squarcini au Point.fr.


Claude Baland remplace Frédéric Péchenard

Le nouveau directeur de la police nationale était préfet de ...Seine-Saint-Denis en 2007 et DAPN (directeur de l'administration de la police nationale) de 2001 à 2004. Il est par ailleurs agrégé de géographie et a commencé sa carrière comme enseignant au lycée de Cosne-sur-Loire, dans la Nièvre. 


Michel Gaudin, préfet de police de Paris, sera remplacé par le préfet Bernard Boucault

M. Gaudin a été informé par Manuels Valls de son départ dès mardi soir 29 mai . Nommé au poste de préfet de police de Paris le 30 mai en Conseil des ministres, ce haut fonctionnaire issu du corps préfectoral, avait été entendu dans l'affaire des faux P-V mettant en cause de hauts fonctionnaires proches de la gauche de la préfecture de police. Il quittera son poste le 8 juin prochain et rejoint le Conseil d'État.

Né en 1948, Bernard Boucault a été directeur-adjoint des stages de l'École nationale d'administration (ENA) entre 1980 et 1983 et a occupé le poste de directeur de l'ENA de 2007 à 2012. La carrière de Bernard Boucault, énarque lui-même, l'a conduit au sein de plusieurs cabinets ministériels socialistes. Il a notamment dirigé pendant deux ans celui de Daniel Vaillant, avant de devenir préfet de la région Pays de la Loire à Nantes, dont le maire était ...Ayrault.


Hollande, chef de l'Etat socialiste des énarques

L'ENA a pris le pouvoir

La prestigieuse Ecole Nationale d'Administration est une exception française

Des modèles produits  à la chaîne
Aucun pays démocratique ne crée une telle élite grise et froide conforme à la pensée unique d'Etat et n'usine ainsi ses propres rouages administratifs. Passés au moule du prêt-à-penser, ils manquent singulièrement de "reprise" (ou de courage) et sont trop "conventionnels" (et dénués de personnalité et de créativité):  ils sont tous incapables de " se distinguer par un style, un peu d'originalité, de prise de risque"
Prenez Lionel Jospin ! Il est viscéralement trotskiste, mais l'ENA a fait du révolutionnaire un homme épris de pouvoir. Pour autant, respire-t-il la joie de vivre ? Qu'a-t-il fait de positif au gouvernement, en période de prospérité ? A-t-il ouvert le chantier de la réforme des retraites ?

Une fabrique d'autistes
La présidente du jury 2010 s'est déclarée frappée par cette "absence de courage ou de force d'âme" au cours des entretiens. "Peu nombreux sont les candidats qui cherchaient réellement à convaincre le jury de leur position ou même qui ont osé donner un avis", note-t-elle. "Les candidats soit ne savaient pas, soit ne voulaient pas argumenter et défendre leur position et étaient tout à fait prêts à en changer". Le portait-robot de la normalité élyséenne actuelle...
Côté parité, des potiches
le rapport sur le concours d'entrée à l'ENA formule un autre "regret majeur": le manque de "diversité" avec des recrues majoritairement masculines. La présidente du jury s'avoue surprise par "le manque de confiance en soi" de certaines candidates et prône même des "séances de préparation adaptées aux jeunes femmes pour les aider à mieux utiliser leur potentiel". " Au nom de cette parité, François Hollande aurait-il recruté des inadaptées ?
.

François Hollande est l'un de ces produits de l'usine à hauts fonctionnaires 

De la chaîne de fabrication de l'Elite Normalisée Administrative (ENA)modèle  promotion Voltaire (janvier 1978-mai 1980).
sont sortis la voiture hybride Marie-Ségolène Royal, le 4x4 Michel Sapin, la berline Jean-Pierre Jouyet, qui l'ont accompagné dans sa course et le suivront au garage de l'Elysée.
Exemple de recrutement entre soi: Sylvie Hubac, directrice du Cabinet du président de la République française depuis le 15 mai 2012. 


Le hasard a fait que, tout juste un an avant la victoire inattendue de François Mitterrand en mai 1981, François Hollande sortait de l'ENA, avec 158 de ses "camarades" sortis, comme lui, de Sciences Po. Il avait  25 ans. 

Cette promotion compte un président de la République, François Hollande, élu le 6 mai 2012, et une candidate battue à l'élection présidentielle de 2007 - Marie-Ségolène Royal. Tous deux ont fait des enfants ensemble, dont aucun ne partage le parcours: l'ENA ne fabrique pas de dynastie. 

Autres véhicules de la pensée unique socialiste, modèle promotion Voltaire: Frédérique Bredin, ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports, ou Maurice Meda, vice-président de la CRE, maitre des requêtes au Conseil d’État, ancien directeur de cabinet du ministre des Relations aux parlements (2004-2006), 

Pierre-René Lemas, secrétaire général de l'Elysée 

Au premier rang des collaborateurs du président Hollande se trouve déjà Pierre-René Lemas. Directeur du cabinet de Jean-Pierre Bel, président (PS) du Sénat, le préfet Lemas occupe  le poste de secrétaire général de la présidence de la République. Le poste a été tenu par Dominique de Villepin, lui aussi de la promotion Voltaire, sous la présidence Chirac. 

Ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin était aussi de la promo Voltaire. Compagnons à l'ENA, les deux hommes le furent aussi pendant leur service militaire à Coëtquidan : une amitié de plus de trente ans. 

Cette proximité M. Hollande l'avait aussi avec Jean-Pierre Jouyet. Compagnon de l'ENA et de Coëtquidan, l'actuel président de l'Autorité des marché a cheminé, le temps de l'ouvertue, au  côté de Nicolas Sarkozy en faisant partie du gouvernement pendant une partie de son quinquennat. 
Cet "écart" sera-t-il porté à son débit pour la suite de sa carrière ? 

De la promo Voltaire au club Voltaire 

Parmi les autres "Voltaire" proches de M. Hollande, il y aussi Jean-Jacques Augier, ancien patron de la compagnie de taxis parsiens G7, qui était partie prenante de l'association de financement de la campagne de l'ancien député de la Corrèze. 

La promotion Voltaire se devait de donner naissance à un club Voltaire... tout dévoué à M. Hollande. Ce club qui est une émanation de l'association Démocratie 2012 est animé par plusieurs "hollandais voltairiens" : Mme Claude Revel Pallez-Halhal et Christian Tardivon, Colette Horel-Rodin et Jean-Marc Janaillac, tous deux cadres à la RATP dont le président, Pierre Mongin, fut plutôt un "balladurien voltairien". 

Démocratie 2012 a elle-même comme président, Dominique Villemot, conseiller de M. Hollande dont il fut une des "plumes", et comme secrétaire national, Jean-Marie Cambacérès, ancien député socialiste. Est-il utile de préciser que MM. Villemot et Cambacérès étaient aussi de la promo Voltaire à l'ENA ! 

Faut-il supprimer l'ENA ?

Cette grande école n’a cessé d’être critiquée depuis sa création, Jean-Pierre Chevènement traitant dès 1967 ses camarades énarques de " mandarins de la société bourgeoise ", des voix s’élèvent depuis plusieurs années pour demander purement et simplement sa suppression.
La première initiative est venue du PS qui, en 1972, inscrit la suppression de l’ENA à son programme. Cette revendication n’a cependant pas vu le jour car elle fut mise à l’écart par de jeunes énarques ayant acquis des responsabilités au sein du parti entre le congrès d’Epinay et les élections de 1981.
Une réforme est cependant intervenue en 1981. Elle a sauvé l'école au prix de l'ouverture d'une troisième voie d’entrée à l’ENA.

L’alternance entre demandes de réformes et demandes de suppression n’a cessé de s’amplifier depuis lors, celles-ci se fondant notamment sur la formation généraliste de cette école privant l’Etat de vrais spécialistes, l’absence de connaissance de l’entreprise alors que le « pantouflage » ne cesse de se développer, ou encore la logique de copinage et du corporatisme.

Le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier, Air France, la SNCF, dirigés par des énarques ont engendré des déficits abyssaux amenant M. Fourgous a poser cette question :" Combien l’ENA a coûté à la France ? "Les cas de désastres financiers de grandes entreprises dirigées par des énarques étant très répandus : Jean-Yves Haberer (Crédit Lyonnais), Alain Minc (Cerus), Michel Bon (France Télécom), Jean-Michel Bloch-Lainé (Worms), Pierre Bilger (Alstom) …

Méritocratie ou copinage ?
Un homme du Président sur quatre est issu de la même promotion que Hollande. 
Le président socialiste installe-t-il un régime sectaire à la tête de l'Etat ?

Les premiers faux pas du président Hollande

Laurent Gerra passe l'actualité en revue


Et c'est pas triste 


Les propositions de F. Hollande, Arnaud Montebourg et Dominique Strauss-Kahn pour la succession de Laurence Ferrari sur TF1
la chasse aux sorcières de Hollande dans la police d'après Charles Pasqua,
les législatives 2012 vues par Dominique Besnehard, depuis la rue de Solférino
ou le point de vue de Giscard d'Estaing sur les premières heures de Hollande au pouvoir ...

ENTENDRE les analyses de l'expert du paysage politique (RTL, le 31/5/2012): cliquer sur 'entendre"




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Laurent Gerra | 31/05/2012 - 09h01

Réduction des déficits: l'Europe n'a pas confiance en Hollande

Bruxelles doute de la capacité de Hollande à relever ce défi pour la France





L'embarras de Hollande
avant de négocier
le tournant de la rigueur


La réduction du déficit public reste un des principaux défis
auxquels doit faire face le gouvernement socialiste.

Il faudra des mesures - et des efforts-  supplémentaires pour le ramener comme promis à 3% du produit intérieur brut en 2013, a estimé mercredi la Commission européenne.

Le gouvernement Ayrault a toutefois confirmé sa détermination aussitôt.

"L'assainissement budgétaire reste un des principaux défis de la politique économique de la France", affirme la Commission dans un rapport sur l'application des recommandations qu'elle avait formulées en juin 2011.
"La France respectera ses engagements en matière de finances publiques. Elle le fera, complètement", a promis le velléitaire ministre français des Finances, Pierre Moscovici, depuis Luxembourg. 


"Bien que l'objectif de 4,4% du PIB de cette année paraisse atteignable, l'écart avec le seuil de 3% du PIB reste considérable", met-elle en garde, estimant que des "efforts supplémentaires pourraient être nécessaires".

Bruxelles demande à Paris de "préciser les mesures nécessaires pour s'assurer que le déficit excessif soit résorbé d'ici à 2013".


La France doit "réagir rapidement"
si elle veut atteindre ses objectifs budgétaires en 2013, mais c'est "tout à fait faisable", a affirmé le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.


Mais le gouvernement tergiverse jusqu'à l'audit de la Cour des Comptes

"Nous atteindrons les objectifs pour 2013, 3%, et nous le ferons tout en menant notre politique, celle pour laquelle les Français ont élu François Hollande", a-t-il maintenu, promettant de prendre de premiers mesures après le résultat, fin juin, d'un audit de la Cour des comptes sur les finances publiques.

Mais c'est précisément un sujet d'inquiétude pour la Commission 

Celle-ci juge "important que la hausse des dépenses publiques reste située sous le taux de croissance potentiel du PIB, avec une attention particulière portée à la tendance de l'évolution des dépenses sociales et des collectivités locales".

VOIR et ENTENDRE
l'avis de Nicolas Doze sur l'aveuglement d'un pouvoir obstiné:


La Commission Européenne recommande "davantage d'efforts" 

Elle insiste sur la nécessité du développement d'un système fiscal "plus favorable à une croissance économique durable".

La Commission gronde: en effet, sa recommandation sur le développement d'une fiscalité en faveur de l'environnement "n'a pas été appliquée".

"La France est à l'avant dernière place en termes de part de taxes environnementales dans ses recettes fiscales au sein de l'UE", note-t-elle, ajoutant que "des subventions nuisibles à l'environnement continuent d'avoir un coût budgétaire élevé".

Elle s'inquiète par ailleurs de la "viabilité à long terme du système des retraites" et estime que son retour à l'équilibre envisagé par les autorités françaises d'ici à 2018 "ne peut être assuré".

Le ralentissement prévu de la croissance, à 0,5% en 2012 après 1,7% en 2011, "exige un effort de volonté supplémentaire pour s'attaquer à la situation du marché du travail", le chômage devant dépasser 10%, selon elle, en 2012 et 2013.

Un des principaux problèmes est "le cloisonnement" du marché français du travail, explique la Commission en soulignant "la chute spectaculaire" de la probabilité de passer d'un contrat à durée déterminée (CDD) à un contrat à durée indéterminée (CDI) entre 1995-96 et 2010 (de 45% à 12,8%), contre une moyenne de 25,8% dans l'UE.

Bruxelles redoute que le chômage n'ait en France "un impact durable sur le capital humain" et juge "préoccupante" la situation des jeunes.

Autre "défi majeur", les exportations françaises avec une part du commerce mondial en baisse, non seulement pour des raisons de coût, mais aussi du fait de la compétitivité hors coûts.
"Le déficit durable depuis 2004 de la balance commerciale française met en lumière la détérioration de la compétitivité de l'économie française, notamment en comparaison avec certains de ses partenaires de l'Union européenne", souligne la Commission. La France a enregistré en 2011 un déficit commercial record de plus de 70 milliards d'euros.
"L'innovation est considérée comme un des moteurs clés de la compétitivité hors prix", souligne la Commission et les dépenses de recherche et développement de la France représentaient 2,26% du PIB en 2010 contre 2,08% en 2007, mais "restent très en deçà de l'objectif de 3% de ce pays".

La Commission déplore par ailleurs "le poids des réglementations en France" et appelle à "des simplifications".

VOIR et ENTENDRE Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie débattre dans le Face à Face du 31 mai de RTL sur la capacité de François Hollande à vraiment tenir ses promesses après les mises en garde de la Commission européenne:


"Le face à face Aphatie-Duhamel" : Hollande... par rtl-fr

mercredi 30 mai 2012

Les Français jugent leurs journalistes insupportables


Journalistes et politiques ne font pas bon ménage, selon un sondage

Les Français n'aiment pas le mélange des genres
 
Quand la simplicité confine au
laisser-aller
Ils estiment qu'un ou une journaliste politique doit arrêter son activité dès lors que son conjoint exerce des responsabilités politiques, selon un sondage publié mardi par Harris Interactive pour le site 2012etvous.fr.

Quel que soit le sexe, ils sont à égalité ! 
Lorsqu'une femme journaliste politique vit en couple avec un homme politique, 54% des Français interrogés estiment qu'elle doit "arrêter d'exercer le métier de journaliste politique". Une réponse similaire (55%) à l'égard des journalistes politiques en couple avec une femme politique.

Une réponse particulièrement tranchée pour les sympatisants de droite, 77% d'entre eux estimant qu'il ou elle doit arrêter son métier, contre 39% pour les sympatisants de gauche.
"Ce clivage politique des réponses s'explique sans doute en partie par le fait que les principaux couples de journalistes et responsables politiques médiatisés sont plutôt issus de la Gauche de l'échiquier politique", analyse l'institut de sondage.

Il fait notamment référence à Valérie Trierweiler, concubine omniprésente de la "gauche molle",  François Hollande, et à Audrey Pulvar, concubine surfaite du "gommeux", le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

Cependant, cette décision relève du cadre personnel
81% des Français estimant qu'elle appartient en premier lieu au journaliste lui-même ou au journaliste et à son conjoint.

L'enquête a été réalisée en ligne, du 26 au 29 mai 2012, auprès de 1.649 personnes de 18 ans et plus, représentatifs de la population fançaise (méthode des quotas).

L'indépendance de la Justice au test de la plainte contre Zemmo

Diffamation : le Parquet ne désapprouve pas Zemmour contre le  CRAN

Le chroniqueur a fait preuve de rhétorique et le délit de diffamation n'est pas constitué, estime le ministère public.

Le juge n'a pas suivi mardi les accusateurs d'Eric Zemmour qui le poursuivent pour diffamation sur des propos tenus en 2008 par le chroniqueur envers Patrick Lozès, fondateur du CRAN , qui relèvent, selon le Parquet, d’une " rhétorique malicieuse " et non du "débat judiciaire".
" Les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis en l'état. On est dans quelque chose qui échappe au débat judiciaire et qui ne tombe pas sous le coup de la loi pénale»", a estimé le représentant du ministère public, Alexandre Aubert.

L'ancien président du Conseil représentatif des associations noires de France avait déposé plainte en ...novembre 2008 contre Eric Zemmour, estimant diffamatoire l’interprétation faite par le polémiste d’une phrase qu’il nie par d'ailleurs avoir prononcée.
"Ainsi Patrick Lozès, président du Cran a déclaré: "Obama est notre président", ce qui prouve que la solidarité raciale, pardon espéciale est supérieure à ses yeux énamourés à la solidarité nationale», avait déploré M. Zemmour dans un article paru dans l’hebdomadaire "Vendredi".

Patrick Lozès a porté une accusation qui se veut fatale, par les temps qui courent de chasse aux sorcières. La conclusion que tire Eric Zemmour du propos que l’ex-président du Cran conteste avoir tenu témoigne "d’une idéologie proche du Front National", a-t-il accusé à l’audience où E. Zemmour ne s’est pas présenté.
"Depuis quatre ans, M. Zemmour va de provocation en provocation, de polémique en polémique, en s’en prenant toujours aux mêmes personnes», a-t-il martelé, affirmant qu'objectivement " les races n’existent pas".

" On comprend l’agacement, la révolte " de Patrick Lozès, mais " les escroqueries intellectuelles ne se retrouvent pas toujours devant un tribunal correctionnel et même rarement ", a objecté le Parquet.

Le conseil d’Eric Zemmour, Me Olivier Pardo, a abondé dans ce sens en appelant la 17ème chambre à ne pas se faire "tribunal de l’opinion".
D’autant, a-t-il ajouté, qu’une condamnation serait "lourde de conséquences» dans le contexte passionnel qui entoure à nouveau Eric Zemmour ces derniers jours.

Mercredi, dans sa chronique matinale sur RTL, Eric Zemmour a dénoncé la politique discriminatoire de la ministre de la Justice Christiane Taubira qui a choisi " les femmes et les jeunes des banlieues " "dans le bon camp à protéger" et "les hommes blancs dans le mauvais".

Me Pardo craint que ce procès soit "instrumentalisé" pour " faire taire " Eric Zemmour dont " toutes les chroniques sont relues " avant leur diffusion sur RTL, a-t-il précisé.


Jugement le 3 juillet.

Hénin-Beaumont: comment trier le bon grain de l'ivraie des tracts

Un vrai-faux tract de Mélenchon ?

Hénin-Beaumont : tensions après la diffusion d'un faux tract

Une plainte a été déposée mardi après la distribution imputée à des militants proches du Front national d'un faux tract reprenant une citation de Jean-Luc Mélenchon.

Le candidat d'extrême gauche a scandé cette phrase durant son meeting de Marseille, le 14 avril, sur les plages du Prado, lors de la campagne présidentielle, afin  capter le vote  communautariste, explique le Lab d'Europe 1.
Ce  tract  est d'ailleurs vert, couleur associée à l’Islam, et non rouge comme la propagande habituelle des communistes et du Front de gauche.
Les " crétins ...ne savent pas que l'arabe se lit à l'envers ", rétorque le vulgaire  faussaire présumé, pour preuve de sa bonne-foi.
Car Mélenchon ne se prend pas pour une demi-queue de cerise  fraise des bois.

Mélenchon, candidat du Front de gauche aux législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, désigne ainsi "des proches du Front national" qu'il considère pris en flagrant délit de diffusion d'un faux tract reprenant une phrase qu'il avait pourtant prononcée effectivement le 14 avril dernier, à Marseille, alors qu'il était en pleine campagne pour la présidentielle.

Les communistes ont réussi à coincer trois salopards, qui distribuaient anonymement, les crétins, en plein jour, un tract avec ma photo ", a-t-il indiqué mardi soir lors d'un meeting de soutien à François Delapierre et Gabriel Amard, dans l'Essonne. Ce document ne visait, selon lui, qu'à " exciter les gens les uns contre les autres ".  Selon une autre source, les militants incriminés auraient été repérés " par des habitants de la commune de Montigny-en-Gohelle alors qu’ils tentaient de s’enfuir".  

Flagrant délit, mais plainte contre X...
Plus tôt dans la journée, Hervé Poly, suppléant de Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, avait indiqué qu'une plainte contre X visant des faits d'infraction au code électoral avait été déposée mardi.
De son côté, Bruno Bilde, chef de cabinet de Marine Le Pen, a affirmé qu'il se "félicite de cette initiative qui va permettre d'engager un débat de fond". 

Mélenchon fait-il circuler des tracts anonymes ?

Alors qu'ils menaient une opération de porte-à-porte à Montigny-en-Gohelle, dans une circonscription où l'affrontement entre les partis des deux extrêmes devrait atteindre son paroxysme avec une confrontation directe entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, des militants du Front de gauche ont découvert un tract anonyme.

Pour le Front de gauche, qui n'a pourtant fait que 11% à la présidentielle, les auteurs de ce tract anonyme sont clairement désignés : " Marine Le Pen essaie de renverser une tendance. (...) Elle sait qu'elle va perdre et donc elle emploie des méthodes de l'extrême droite ", "des méthodes de lâche ", a expliqué Hervé Poly, initialement candidat du FG à Hénin-Beaumont, mais qui a finalement accepté de s'effacer devant le patron de sa formation politique, un député européen parachuté et ancien sénateur de ...l'Essonne. " On ne voudrait pas qu'on laisse croire que c'est un tract que nous aurions fait nous-mêmes ", a-t-il ajouté, sans le contester sur l'essentiel, sur le fond

Une initiative soutenue par le FN

De son côté, le Front national assume être indirectement à l'origine de ce tract. 
Il s'en réjouit même. Bruno Bilde, directeur de campagne de Marine Le Pen, a ainsi expliqué que cette initiative " individuelle " émanait de " proches" et qu'il s'en " félicite ". Il a par ailleurs estimé que ce tract, imprimé avec l'assentiment du FN mais que son objectif  n'est « ni injurieux » « ni diffamatoire » : " Je ne vois pas quel est le motif de la plainte, à moins que M. Mélenchon renie le discours immigrationniste de Marseille ", a-t-il précisé. " C'est une initiative qui permet de mettre M. Mélenchon devant ses responsabilités " et " va permettre d'engager le débat ".

Suppléant de la présidente du Front national, Steeve Briois a quant à lui raillé " l’hystérie manifestée par le Parti communiste " depuis le déclenchement de cette affaire. 
Le secrétaire général du FN trouve cette réaction « étrange », soupçonnant les militants PC de " ne pas assumer les positions de leur candidat ". Qualifiant Jean-Luc Mélenchon d'" ennemi du peuple ouvrier »", Steeve Briois " se félicite de la diffusion massive de ce document vérité ".

S. Andrieux, une proche de M. Vauzelle, renvoyée en correctionnelle

Investie candidate PS par Martine Aubry, malgré une affaire de détournement de fonds publics

La Justice a fini par rattraper Sylvie Andrieux, députée (PS) sortante

Elle s'était portée candidate dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône.

Elle a été renvoyée devant le tribunal correctionnel dans une affaire de détournements de fonds publics.


Une héritière socialiste de PACA


Sylvie Andrieux est poursuivie pour escroquerie : la conseillère régionale de Vauzelle est accusée de "clientélisme à visée électoraliste." 


Fille et filleule de potentats locaux (lien PaSiDupes), Sylvie Andrieux, 50 ans, ancienne vice-présidente de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, députée depuis  depuis  15 ans (1997) dans le département  présidé par le socialiste Jean-Noël Guérini, et candidate à sa ...réélection, a affirmé "ne pas être étonnée", précisant cependant ne pas avoir encore été informée de son renvoi devant la justice.

Ayrault-Hollande hésitent sur la revalorisation du SMIC

Voilà que ce ne serait plus une priorité du gouvernement



Ayrault a lancé mardi le festival de Matignon
 



La mise à plat de la revalorisation du SMIC continue...


Le spectacle de ses consultations en vue des réformes sociales du quinquennat a commencé sous les projecteurs. Huit stars syndicales se succèderont sur les marches du palais
Le Premier ministre, entouré par quatre ministres, Michel Sapin (Travail), Marisol Touraine (Affaires sociales), Arnaud Montebourg (Redressement productif), et Marylise Lebranchu (Fonction publique), a consacré une heure à chacune des centrales syndicales: cinq ouvrières (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et trois patronales (Medef, CGPME, UPA). 
Outre une loi contre les plans sociaux et le décret sur la retraite à 60 ans en souffrance, la revalorisation du SMIC figurait à la sélection de cette table ronde à Matignon.

Une hausse du SMIC, hantise des PME 

Avec elles, la patronne du MEDEF, Laurence Parisot, veut mettre la pédale douce et espère convaincre le gouvernement socialiste de ne pas compromettre la compétitivité des entreprises. 

Une hausse du SMIC "est toujours dangereuse" pour l'emploi et doit être "a minima", a prévenu le numéro un de la CGPME, Jean-François Roubaud. 

La CGT et FO demandent une vraie hausse
"Certains considèrent que j'en demande trop, je rappellerai tout simplement que le seuil de pauvreté en France est à 954 euros et que le SMIC est à 1 100 euros", a lancé Jean-Claude Mailly de Force Ouvrière (FO)
Mais, pour la CFDT, le problème est d'abord qu' "il y a trop de salariés au SMIC et qui le restent".

Le gouvernement hésite toujours entre coup de pouce et doigt d'honneur

Martine Aubry a répondu à BFMTV-RMC: "la situation aujourd'hui dans notre pays, vous la connaissez: on est quasiment en récession. Mais en même temps, le SMIC a perdu en pouvoir d'achat par rapport au salaire moyen. Il faut que le Smic puisse rattraper ce pouvoir d'achat, en plusieurs fois, car on ne peut pas le faire en une seule fois", a finement argumenté le premier secrétaire du PS.
Son ampleur sera fonction "de ce que le patronat sera prêt à faire pour négocier les minima conventionnels dans les conventions collectives, c'est-à-dire tous ceux qui ne sont pas au SMIC", a-t-elle admis. 
"L'ampleur de ce coup de pouce dépendra de cette discussion", a insisté Martine Aubry, visiblement soucieuse à la fois de faire porter le chapeau au patronat et de pointer la faiblesse de la "gauche molle". 
Actuellement, environ 10% des salariés français touchent le SMIC, soit quelques 2,3 millions de personnes. Et sans parler des travailleurs, au moins six millions de personnes vivent de minima sociaux.