POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mercredi 31 octobre 2012

L'UMP diffuse un tract pour appeler à "la résistance"

Six mois de déconfiture ne pèsent pas aux militants PS: grand bien leur fasse !




L'UMP lance un tract pour fustiger le bilan des six premiers mois du président François Hollande et appeler "à la résistance" contre une politique qui "ruine les Français" et "rabaisse la France", a annoncé mercredi 31 octobre son secrétaire général, Jean-François Copé.

Ce tract va être diffusé dans les prochains jours à trois millions d'exemplaires, a-t-il précisé devant la presse à l'issue du bureau politique de l'UMP.  La semaine prochaine, François Hollande "fêtera", si on peut dire, les six mois de son élection à la présidence de la République, avec la presse militante.


Une résistance déterminée
 
"Le temps est interminable mais cela fait déjà six mois. Ce qui permet de rappeler que six mois de François Hollande, c'est plus d'impôts, plus de chômage, c'est plus de laxisme, c'est plus d'immigration, c'est plus de communautarisme, c'est plus d'attaques contre la famille", a ajouté le candidat à la présidence de l'UMP en déclinant les différents motifs d'inquiétude contenus dans le tract.

L'UMP, qui veut incarner "une opposition responsable, tonique et sans concession", "appelle à la résistance", peut-on encore lire dans ce tract."Ensemble, préparons la reconquête de la France" et "n'acceptons pas" une politique "dangereuse et idéologique" qui "ruine les Français" et "rabaisse la France".


Bilan d'un 'état de disgrâce'


Jean-François Copé et François Fillon s'accordent à dénoncer tous deux la politique de F. Hollande. 
Loin de convaincre, le président socialiste désenchante ses électeurs par son amateurisme mou et les couacs désastreux de son gouvernement livré à lui-même.

Dimanche, J.-F.. Copé a déjà indiqué qu'il pourrait appeler à manifester contre la politique gouvernementale s'il était élu à la présidence de l'UMP, provoquant  - ô surprise - l'indignation des socialistes qui ont pourtant tellement à faire avec un exécutif à la dérive.

Le journal socialiste Le Monde s'en offusque !

La gauche n'est pas une, comme le montrent les divergences du PS à la fois avec Europe Ecologie-les Verts, sur le cannabis ou l'aéroport de Ayrault à Notre-Dame-des-Landes, et avec le Front de gauche qui mène la fronde au Sénat en rejetant les textes du gouvernement. 
Le Sénat à majorité de gauche vient encore de "retoquer" - c'est-à-dire de repousser - une nouvelle proposition de loi socialiste, celle de la tarification progressive de l'énergie: "Le gouvernement français a exprimé mercredi sa préoccupation", commente Le Nouvel Observateur...
(cf. libellés de PaSiDupes, ci-dessous)

Le Monde est donc bien audacieux de faire un lot homogène de la gauche disparate et désunie.

Ayrault déraille sur les 35 heures et se fait recadrer, mais perturbe le monde du travail

Les tabous idéologiques du PS résistent


La France a la tête qui tourne



35 heures : Ayrault-zéro
soulève une tempête
sous le pédalo de Hollande



La dépression économique déprime le Triple-Z-ayrault 
que Moody's épargne pourtant...





Le "grand chef" Ayrault a-t-il eu un AVC 
ou est-ce qu'il déprime et perd la boule ?

A-t-il récupéré tous ses moyens?






VOIR et ENTENDRE la perplexité des acteurs politiques et économiques:



Le président Hollande reste absent...


Hollande ne communique pas.
Qui sait ce qu'il est devenu ?
Quelqu'un l'a-t-il vu ?

Y a-t-il vacance de l'Etat ?





Salariés et entrepreneurs ne savent plus quel est le cap.

L'aéroport de Nantes, nouveau boulet de Ayrault

Pas un projet du gouvernement qui ne divise la gauche

Cécile Duflot dénonce l'intervention des CRS à Notre-Dame-des-Landes


La ministre du Logement de Triple-Z-ayrault, ex-député-maire de Nantes et accessoirement premier ministre, a désapprouvé mercredi sur RTL l'intervention des forces de l'ordre menée la veille contre des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).La ministre soutient les squatteurs écologistes "Il y a un désaccord sur ce projet-là, qui est un désaccord ancien (...) Mon désaccord sur ce point est connu par le Premier ministre, a dit l'ancienne dirigeante d'Europe-Ecologie-Les Verts, parti hostile à ce projet. Je ne crois pas que sur des projets aussi compliqués la répression et le manque de dialogue, ce qui est le cas, soient la bonne méthode". "Mon désaccord sur ce point, il est connu par le Premier ministre", a précisé la ministre. Sous-entendu, Ayrault ne peut rien contre moi et je vais ce que je veux, puisque l'Elysée est un immeuble vide à réquisitionner... Une opposition qui tranche toutefois avec le soutien qu'avait apporté Jean-Marc Ayrault à Cécile Duflot fin septembre. Le Premier ministre avait alors estimé que la ministre du Logement faisait un "travail formidable" au sein de son gouvernement, après les remous créés par la décision d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) de voter contre le traité budgétaire européen.VOIR et ENTENDRE la ministre de Hollande, visiblement empâtée par l'inaction:
video

Le même jour, le député écologiste Noël Mamère a estimé que le gouvernement a "dépassé les limites" après ces affrontements
Il juge que la question du soutien des écologistes au gouvernement se pose. "Le gouvernement a dépassé les limites (...) On est en droit de s'interroger sur la poursuite de notre soutien à un gouvernement qui utilise la force comme ses prédécesseurs pour imposer un projet dont ne veulent pas les habitants", avait estimé le maire Europe Ecologie-Les Verts (EELV) de Bègles (Gironde).

"Quand un gouvernement qui, dans sa majorité, a des écologistes, renie à ce point ses engagements sur la transition écologique en défendant par les moyens de la force (...) un projet inutile, on est en droit (...) de s'interroger sur la sincérité de ce gouvernement", avait affirmé l'élu. Selon lui, le projet d'aéroport Grand Ouest, défendu de longue date par le Premier ministre, "est un symbole des projets dont on ne veut plus, qui sont gaspilleurs, producteurs de gaz à effets de serre et qui sont la trace d'une économie ancienne dont on doit tourner la page".

Premier Halloween sous la présidence de Hollande

Des citrouilles et la peur de l'avenir pour tous

Revue de presse: Ayrault fait du Cresson

Le Z-ayrault de Hollande, sous la menace du "syndrome Edith Cresson" 


L'Histoire se répèterait-elle ?

Edith Cresson, à gauche,
premier ministre de Tonton,
avec Z-ayrault, à droite,
Premier ministre de la "gauche molle"


Après le cafouillage de Jean-Marc Ayrault sur les 35 heures, dernier en date d'une série, la presse observe que le Premier ministre est menacé du "syndrome Edith Cresson", qui n'a pas fait long feu à Matignon (dix mois en 1991-1992), pour cause d'incompétence tapageuse.

En affirmant que le débat sur la durée légale du travail n'est pas "tabou", "Jean-Marc Ayrault a donc ouvert la boîte de Pandore", avant de revenir sur ses déclarations, constate François Ernenwein dans La Croix qui parle des 35 heures comme d'une "vieille passion française". 



"Sitôt évoqué, le débat sur les 35 heures a été promptement rangé dans la couacothèque - déjà fournie - du gouvernement", raille Gaëtan de Capèle dans Le Figaro

Embarrassé, Jean-Francis Pécresse dit avoir entrevu "une brève lueur" mais admet dans Les Echos qu'elle s'est dissipée "et, avec elle, l'espoir d'un discours de vérité sur les freins structurels à la compétitivité". 

Tout en proclamant à sa Une "Touche pas à mes 35 heures", l'indulgent quotidien socialiste Libération juge en revanche qu'"il faut pourtant se garder de faire un faux procès à Jean-Marc Ayrault". "Si le Premier ministre a voulu dire hier que le politique se devait plus que jamais de favoriser partout la négociation, alors il n'a pas tort d'affirmer qu'il n'y a pas de tabou", écrit le cire-pompes Vincent Giret, qui a en revanche abandonné l'élément de langage des cinq mois dérisoires sur cinq ans d'un mandat, nécessaires au gouvernement pour se retourner.

VOIR et ENTENDRE Son Eminence Ayrault, pathétique premier ministre de F. Hollande, sur la défensive:

Dans La Charente libre, Ivan Drapeau parle d'une "folle journée sur le mode du couac"


Pour Daniel Ruiz (La Montagne), "Jean-Marc Ayrault n'est pas dans le personnage" du Premier ministre et "François Hollande doit rapidement taper du poing sur la table". 


"Ce gouvernement a bel et bien un problème de lisibilité", estime Didier Louis dans Le Courrier picard. Quant au Premier ministre, "à force de rétropédaler, il finira par s'aplatir". 

"C'en devient presque gênant de devoir parler d'une nouvelle boulette de Jean-Marc Ayrault (...) qui vit son séjour rue de Varenne comme un véritable chemin de croix", commente Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain, un brin empathique. 

"Le Premier ministre, c'est, en somme, le Sisyphe de Matignon. Il n'en finit pas d'essayer de remonter la pente en repoussant le poids sans cesse croissant de ses boulettes", se gausse Jacques Camus dans La République du CentreSauf que Sisyphe s'est montré assez malin pour déjouer Thanatos soi-même et que la nécrologie politique du pensionnaire de Matignon est déjà sous presse. Sisyphe fut châtié pour avoir osé défier les dieux: le peuple de France doit-il condamner Z-ayrault-pointé ?

Hubert Coudurier (Le Télégramme) estime que "Jean-Marc Ayrault risque de subir le syndrome Édith Cresson dont le passage à Matignon fut un long calvaire", du 15 mai 1991 au 2 avril 1992. 



"Parti comme il est parti,  comme le prouve sa glissade dans les sondages,  il risque de prendre sous peu le mauvais toboggan qu'avait emprunté Edith Cresson", prédit Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne

En lynchant allègrement Ayrault, la presse démontre qu'elle a besoin de brûler ses idoles pour vivre.


LIRE aussi PaSiDupes : ""

Clémence d'Accoyer pour Ayrault: on ne tire pas sur une ambulance !

Accoyé ne veut pas la mort du p'tit ch'val
Fût-il une vieille rosse !

Ni l' "échec de la France" !...

Invité de France Info ce mercredi matin, l'ancien président UMP de l'Assemblée nationale s'est montré plutôt mesuré dans ses commentaires sur les couacs gouvernementaux et les accablantes revues de presse consacrée au Brasse-Bouillon du roman d'Hervé Bazin, La Mort du Petit Cheval. on ne tire pas sur une ambulance ! 

Pourtant, suite à l'agression verbale dont il est l'auteur, Triple Z-ayrault, casaque rose et toque noire,  méritait de se faire étriller. Le 23 octobre dernier, le Dernier des ministres de Hollande a en effet insulté la droite en plein hémicycle, l'accusant  de vouloir "l'échec de la France".
Lien PaSiDupes " Ayrault disjoncte: l'opposition quitte l'hémicycle "
Bernard Accoyer a "en revanche" refusé de faire "le procès de quiconque et surtout pas au Premier ministre de la France". Mais il souhaite qu'il "se ressaisisse".



Sur les 35H, le Dr. Bernard Accoyer estime que c'est "l'inconscient" de Jean-Marc Ayrault qui a parlé"

Ironie des dessins politiques

On ne tire pas sur une ambulance",
selon Françoise Giroud qui,
d'une plume assassine
s'en était prise 
en 1974
à Jacques Chaban-Delmas, en campagne présidentielle :
on ne compte plus les retours de boomerangs


Et sur le fond: "Il y a un malaise qui est là. La France est en train de se gripper parce que les Français n'ont pas confiance dans ce gouvernement. Il faut qu'il se ressaisisse sinon c'est le syndrome Cresson* d'un Premier ministre qui n'a plus de crédibilité"affirme Bernard Accoyer.

Souhaite-t-il pour autant la démission de Jean-Marc Ayrault ?
"Je ne le souhaite pas"? a répondu l'ancien président de l'Assemblée nationale. Mais "il faut qu'il arrête d'avoir un discours dogmatique, qu'il regarde la réalité, qu'il ait un minimum de courage qui est celui de servir l'intérêt général et ne pas de réciter le catéchisme du Parti socialisme."

Le plus dur n'est pas fait ! 
En avril 1992, sous le feu des critiques depuis des mois, Edith Cresson avait dû démissionner de Matignon où elle n'était restée qu'un an.
Lien PaSiDupes : "Revue de presse: Ayrault fait du Cresson" (à paraître dans la journée)
Lien PaSiDupes : "Les images les plus décalées de la politique en 2011"

SNCF: le gouvernement veut reconcentrer les activités ferroviaires

Le gouvernement place la SNCF au coeur de sa réforme ferroviaire


Le gouvernement a accordé la primauté à la SNCF au coeur du nouveau dispositif, dès l'ouverture mardi du premier acte de la future réforme ferroviaire, promettant toutefois qu'il y aurait des garde-fous pour garantir une égalité de traitement entre les opérateurs entrant sur le réseau national. C'est bien le moins !"Nous aurons à construire, avec les acteurs du secteur, l'émergence d'un pôle ferroviaire public intégré", a déclaré le ministre délégué aux Transports Frédéric Cuvillier lors d'une conférence de presse, confirmant un rapprochement entre le gestionnaire de l'infrastructure, Réseau ferré de France (RFF) et l'opérateur historique SNCF.

"Mais il n'y a ni vainqueur ni vaincu", a aussitôt assuré le ministre, en référence aux projets antagonistes portés devant les instances nationales et européennes depuis des mois par les deux groupes publics.
La SNCF préconisait un rapprochement pour une plus grande efficacité du système. RFF plaidait pour une séparation stricte entre les rails et les trains afin de garantir l'équité entre les entreprises ferroviaires, comme le recommande la Commission européenne en vue de l'ouverture à la concurrence du transport national de voyageurs, au plus tard en 2019. "Il doit y avoir une séparation stricte entre les fonctions de gestionnaire d'infrastructure et d'opérateur. Sous quelle forme? 
Cela est sujet à discussion", a déclaré lundi le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas."Il faut voir ce qui est proposé dans le détail", a poursuivi, méfiante, sa porte-parole Helen Kearns, pour qui il n'est "pas du tout sûr que les propositions soient contradictoires par rapport à ce qui est en train d'être proposé par la Commission européenne".

VOIR et ENTENDRE BFMTV annoncer le coup d'envoi de la réforme ferroviaire
(veuiller cliquer sur le lien imposé par l'AFP qui assure l'exclusivité  à Dailymotion...) :

Le ministre des Transports veut réformer le... par afp

"Impartialité et indépendance" ne vont pas de soi
Le gouvernement se veut rassurant sur ce point et assure que la réforme comprendra des "garanties d'impartialité et d'indépendance" pour satisfaire aux exigences de Bruxelles.Mais même si plusieurs points restent à éclaircir, notamment sur la nature juridique du futur pôle public intégré, il est clair que le projet gouvernemental va dans le sens de ce que souhaitait la SNCF.
Le nouveau pôle public regroupera un gestionnaire d'infrastructure unifié (GIU) et la SNCF, à laquelle il sera rattaché. Là encore, le schéma laisse la place aux interprétations car les conditions de ce rattachement n'ont pas encore été définies."Cette intégration sera un rattachement direct et public", a toutefois précisé le ministre venu présenter la réforme à quelque 2.500 cheminots réunis à Paris pour le 75e anniversaire de la SNCF.
Il s'est aussi adjoint les services de deux hommes d'expérience, Jacques Auxiette, 73 ans en décembre, vice-président de l'Association des Régions de France (ARF), ex-responsable de la nébuleuse PS à l'Education nationale (MGEN, et  Fédération des Œuvres Laïques de Vendée), et Jean-Louis Bianco, 70 ans en janvier prochain, ancien ministre socialiste des Affaires sociales, chargé notamment du volet social. Deux serviteurs socialistes recasés et une occasion manquée d'ouverture: il ne manquait plus que Martine Brochen-Aubry.  
Alignement des durée du travailDepuis 2006, et l'ouverture à la concurrence du fret, coexistent dans le secteur deux régimes distincts.Réseau ferré de France (RFF) ne devrait pas perdre au change et les syndicats de la SNCF se sont montrés à leur tour demandeurs d'avantages sur les premières orientations du gouvernement en échange de leur clémence: ils promettent de rester  "très vigilants" face aux "inconnues", dont le statut juridique du futur gestionnaire de l'infrastructure et la question du statut social.
Autre point d'achoppement de la réforme, le GIU réunira Réseau ferré de France (RFF), la direction de la circulation ferroviaire (DCF), les cheminots de SNCF Infra (la branche infrastructure de la SNCF), soit au total 50.000 salariés."A ce stade les conditions de rapprochement des personnels ne sont pas arrêtées", a souligné RFF, soupçonneux.
Depuis 1997, RFF gère en autonomie le réseau dont l'exploitation assurée par la SNCF et quelques opérateurs privés. Mais les compétences se chevauchent et l'endettement conjugué des deux entreprises (plus de 32 milliards) croît de plus d'un milliard par an.
Le nouveau dispositif, supposé supprimer les dysfonctionnements actuels par le biais de l'unification, viserait à "assurer l'équilibre économique de long terme du système ferroviaire", selon le ministre.
La mission de Cuvelier consiste plus assurément à renforcer la puissance de frappe et de blocage de la SNCF, de lui redonner son lustre d'antan...

Parité: Ayrault, c'est E. Cresson, en pire...

Ayrault pourrait-il battre le record Cresson (1991-1992) de dix mois ?

Est-il autiste ?


Comment peut-on être plus mauvais ?

BFMTV : Jean-Marc Ayrault relance la polémique des 35 heures

Diffusé le : 30 oct 2012 à 17:16

LCP : Reportages : Jean-Marc Ayrault fait polémique avec sa déclaration sur les 35 heures


LCP : Reportages : Zapping d'une journée marquée par Jean-Marc Ayrault et l'affaire des 35 heures
Diffusé le : 30 oct 2012 à 18:42

Reportages : Zapping d'une journée marquée par... par LCP

Afp : 35 heures: réactions de députés aux déclarations d'Ayrault
Diffusé le : 30 oct 2012 à 19:01

35 heures: réactions de députés aux déclarations... par afp


BFMTV : Vers la suppression des 35 heures ?
Diffusé le : 26 oct 2012 à 01:49


Les Echos : Ayrault / 35 heures : l'analyse de Guillaume Tabard
Diffusé le : 30 oct 2012 à 12:27

Ayrault / 35 heures : l'analyse de Guillaume... par lesechos

Ce n'est plus de l'impréparation ou du cafouillage, mais de l'incompétence.

Appel de Copé à la résistance aux projets de Hollande

Hollande, c'est Robespierre, dénonce Copé

Robespierre: membre de la commune insurrectionnelle de Paris, élu à la Convention sur les bancs de la Montagne et  entra au Comité de salut public, après les journées du 31 mai et du 2 juin 1793, participa à l'instauration d'un gouvernement révolutionnaire et de la Terreur (16500 guillotinés, 20 à 30 000 fusillés), et fut lui-même guillotiné en 1794 à Paris, place de la Révolution.

A Nice, Copé dénonce le "matraquage fiscal" de Hollande 

Le secrétaire général de l'UMP  a comparé à Robespierre, lors d'un meeting à Nice qui a rassemblé plusieurs centaines de sympathisants."Le matraquage fiscal qu'il [François Hollande] impose au forceps (...) se double d'un processus de stigmatisation systématique des catégories de Français les unes après les autres. Vieille technique de gauche qui rappelle le Robespierre d'autrefois: on décapite d'abord, on discute après", a-t-il asséné.

"Regardez comment ont été pointés du doigt les fameux riches pour lesquels on a inventé cette taxe à 75% grotesque qui fait rire le monde entier. Même en Corée du Nord, ils avaient pas osé...", a-t-il encore ironisé.

Jean-François Copé a appelé au rassemblement post-électoral  

Jean-François Copé était l'invité du député-maire du Cannet, Michèle Tabarot, et par Olivier Bettati, conseiller général de Nice,  dans la fédération UMP des Alpes-Maritimes, l'une des plus importantes de France (12.000 adhérents revendiqués), où deux des patrons, Christian Estrosi et Eric Ciotti, ont choisi de soutenir François Fillon. "Ils me manquent", a lancé Jean-François Copé à leur endroit, espérant les "retrouver" au lendemain de l'élection du 18 novembre.

En présence de ses soutiens, le député centriste du Nord Marc-Philippe Daubresse, du député Lionnel Luca et des conseillers généraux Philippe Tabarot et Philippe Tambay. le secrétaire national de l'UMP a développé pendant plus d'une heure son programme pour une "droite décomplexée ", sans omettre de vilipender la politique du gouvernement et " l'inertie" du président Hollande,  déstructurer l'économie française"..

Leur slogan: "Nous sommes
aussi
la nation
"
Le candidat " des militants", a lancé un appel " à la résistance du peuple français "Le secrétaire national de l'UMP appelle à la résistance aux décisions gouvernementales, mais aussi " aux communautarismes qui s'affranchissent des lois de la République ". 
Sans quasiment jamais lire ses notes, il a expliqué son positionnement sur la sécurité ou l'identité nationale, revenant notamment sur le racisme anti-blancs et l'image symbolique -et symptomatique -  du pain au chocolat " très éclairante sur la pensée unique ".
Mais les "bévues" gouvernementales ont aussi donné l'occasion à J.-F. Copé de s'inquiéter du cafouillage du Premier ministre sur les 35 heures. " Preuve supplémentaire du grand amateurisme du pouvoir en place ".


mardi 30 octobre 2012

Le Sénat torpille le texte PS sur les tarifs de l'énergie

Impréparation: tsunami sur l'usine à gaz des tarifs de l'énergie

Comme prévu, le Sénat s'est opposé mardi à la proposition du PS sur la tarification progressive de l'énergie. 

La fronde des élus communistes est un nouveau coup de semonce adressé au gouvernement après la censure du texte Duflot sur le logementAlors que la gauche ne dispose que d'une majorité de six voix au Sénat, la motion  de ses alliés de la présidentielle a été adoptée. 
Une motion d'irrecevabilité présentée par les sénateurs communistes du CRC et déjà votée jeudi en commission des Affaires économiques, a été ratifiée en séance avec l'apport des voix des sénateurs UMP et centristes.

C'est le premier texte soutenu par le gouvernement à être rejeté par une chambre du Parlement depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir. 

La proposition de loi (PPL) du député PS, François Brottes, le monsieur énergie de la campagne de François Hollande, sonne  comme un désaveu du gouvernement.
Le débat s'est ouvert en fin d'après-midi avec l'intervention de la ministre de l'écologie Delphine Batho qui a défendu la PPL se limitant à mentionner le vote de la motion communiste en commission.
"Je voudrais souhaiter que le débat soit constructif et fructueux" a-t-elle dit. Elle a détaillé le texte qui prévoit l'instauration d'un tarif progressif consistant à facturer la consommation de gaz, d'électricité et de chaleur (quels que soient le fournisseur et le type d'offre souscrite) selon un système de "bonus/malus", ainsi que son volet étendant les tarifs sociaux de l'énergie.
"Ceux qui dénoncent une usine à gaz oublient la complexité des réformes dont ils sont à l'origine", a-t-elle polémiqué visant la droite qui a mis la majorité gouvernementale en minorité.

Les sénateurs de gauche dénoncent un manque de concertation

Après la ministre, le président PS de la commission des Affaire économiques Daniel Raoul a présenté le texte à la place du rapporteur PS Roland Courteau, qui avait démissionné après le vote de la motion en commission !

Témoignant du malaise régnant y compris parmi les sénateurs PS qui critiquent la complexité du système et estiment ne pas avoir été écoutés par l'exécutif, Daniel Raoul  a émaillé sa présentation, notamment du système de bonus/malus, de commentaires tels que "je vous souhaite bien du plaisir" ou "mise en application très difficile".

Une vague de critiques
Comme Jean-Claude Lenoir, UMP, les communistes, s'en sont pris à cette "rupture d'égalité devant l'accès à l'énergie, sur la base de critères contestables". "C'est injuste et impraticable", déplore Mireille Schurch (CRC).

R. Courteau avait remanié de fond en comble le système de bonus/malus le rendant "plus lisible" mais pour ajouter à la confusion le gouvernement avait donné un avis négatif à ces modifications.

"Si la motion est adoptée, la balle est désormais dans le camp du gouvernement. Va-t-il réunir la CMP (commission mixte paritaire, 7 sénateurs, 7 députés) ou lever la procédure accélérée (une lecture par assemblée) et relancer le débat avec une deuxième lecture ?", s'était interrogé le frondeur communiste avant l'ouverture des débats.
"Il n'est pas impossible que le gouvernement prenne les choses en main et fasse des propositions qui tiennent compte des positions du Sénat et de l'Assemblée", avait-il toutefois envisagé.
"Reste à savoir si le blocage des communistes vient du texte ou d'un positionnement stratégique national", a-t-il poursuivi.

Un échec des improvisateurs du gouvernement

Après celui sur le projet de loi sur le logement, c'est du pain béni pour la droite. 
Le centriste Vincent Capo-Canellas a dénoncé "l'impréparation" du texte. 

Malgré le refus du gouvernement de remettre sa proposition sur le métier, son allié écologiste Ronan Dantec s'est rsqué à souhaiter que le Sénat ne donne pas "comme seul signal, un refus d'améliorer le texte".
 

Les amateurs du gouvernement passeront-ils en force, avec la complicité des godillots de l'Assemblée ?

"Le gouvernement est déterminé à faire aboutir ce texte", a déclaré après le votela Petite Batho, ministre de l'Ecologie. "Je regrette que des élus de gauche, du groupe communiste, aient pu être instrumentalisés par la droite pour bloquer un texte de justice sociale et d'efficacité écologique", a-t-elle lancé, provoquant les protestations des rangs communistes.

La PPL est inscrite en procédure accélérée (une lecture par assemblée) poursuit néanmoins son parcours parlementaire.

Le gouvernement n'a pas encore dit s'il convoque une CMP (commission mixte paritaire) qui soumettra ensuite ses conclusions au vote des deux chambres. Si un accord n'était pas trouvé, les conclusions de la CMP seraient alors rejetées par le Sénat et le texte à nouveau soumis aux députés et sénateurs. 
Le gouvernement peut aussi sauter l'étape de la CMP mais en tout état de cause c'est l'Assemblée qui aura le dernier mot.


Nantes: l'aéroport de Ayrault crée de fortes turbulences

Notre-Dame-des-Landes: vifs affrontements mardi en vue des premiers travaux



Nous ne sommes pas dans la Syrie de Bachar al-assad:

mais à Nantes sur le site de

l'aéroport de Ayrault




Défendu de longue date par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, le projet d'aéroport Grand Ouest,  continue de diviser la population. 
Les opposants déplorent que la concertation promise par le candidat Hollande ne se vérifie pas plus sur ce terrain que sur les autres.

De vifs affrontements se sont déroulés entre forces de l'ordre et opposants.

La préfecture de Loire-Atlantique a encore comptabilisé des blessés, six légers, côté forces de l'ordre mardi, mais n'a pu assurer si les affrontements avaient fait des blessés côté opposants à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, déclarant qu'il n'y aurait "pas eu de demande de secours reçue au 18".  Les Echos du 31/10 (07:00) rapportent toutefois que les opposants signalent au moins trois blessés dans leurs rangs. 

Au moins trois personnes ont été blessées.

Les affrontements font suite à une nouvelle opération d'évacuation d'adversaires du projet, lancée à l'aube par les forces de l'ordre, afin de "permettre les travaux préparatoires prévus début 2013", préalables à la construction de l'équipement dont l'ouverture est prévue en 2017, selon la préfecture.

"Ces interventions se sont déroulées face à des opposants très déterminés dont le nombre a notablement augmenté ce week-end (...) Les forces de l'ordre ont du faire face à de violentes attaques par jets de projectiles et éloigner les groupes d'assaillants par l'usage de lacrymogènes", si on en croit un communiqué de la préfecture.



Mardi matin, les forces de l'ordre ont poursuivi l'opération, commencée le 9 octobre, d'évacuation puis de destruction des lieux susceptibles de servir de base aux manifestants. Elles se sont d'abord concentrées sur le site appelé Le Sabot, devenu un lieu de vie dont les habitants se sont lancés dans les cultures maraîchères, pour démontrer la qualité des terres sacrifiées par le projet, et considéré comme un site emblématique de l'opposition au projet d'aéroport.


Appuyées par un très important dispositif, les opérations se sont ensuite focalisées sur La Saulce, un autre site occupé par les opposants.

Partie de bras de fer

Dans la matinée, une vingtaine de tracteurs, qui étaient arrivés à proximité du Sabot, ont été contraints de faire demi-tour sur ordre des forces de l'ordre. Ce rassemblement, "non-violent", selon la préfecture qui la distingue de l'"opposition radicale violente" qui a suivi, était programmé depuis plusieurs jours en soutien aux agriculteurs menacés par ce projet, prévu sur un terrain bocager préservé. L'annonce de cette évacuation avait filtré dès lundi soir. Dans cette perspective, les opposants avaient creusé des tranchées et érigé des barrages pour ralentir la progression des forces de l'ordre.

Une quinzaine d'élus Europe Ecologie Les Verts (EELV) étaient présents mardi sur les lieux, malgré le silence de leurs représentants au gouvernement sur cette question. Les opposants avaient également reçu samedi la visite, non pas d'Eva Joly ou de l'un des membres EELV du gouvernement, mais de l'élu local, Joël Labbé, sénateur EELV du Morbihan.

"La volonté de l'Etat et d'Ayrault (Jean-Marc Ayrault, Premier ministre), c'est de jouer les gros bras sur un projet qui ne se justifie pas. C'est antidémocratique", a affirmé de son côté René Louail, conseiller régional EELV de Bretagne, présent mardi à Notre-Dame-des-Landes. "On aurait pu imaginer que la gauche remette en cause ce type de projets", a-t-il déploré.

J.-M. Ayrault a toujours été le plus ardent défenseur du projet quand il était, maire de Nantes et président de Nantes Métropole et ce, jusqu'à sa désignation à Matignon.
Pascal Durand, numéro un d'EELV, avait laissé entendre lors d'une visite sur le site que l'ancien maire de Nantes, "très attaché à ce projet", changerait peut-être d'avis en tant que Premier ministre "quand arriveront les arbitrages [financiers]".

Partenariat public-privé, avec le groupe capitaliste Vinci en maître d'oeuvre, le projet d'aéroport Grand Ouest est situé à 30 km au nord de Nantes, en direction de Rennes. Il est destiné à remplacer en 2017 l'actuel aéroport de Nantes Atlantique situé au sud de l'agglomération. 
Outre EELV, il est contesté par le Parti de Gauche et le MoDem.

Aéroport Notre-Dame-des-Landes : "la violence doit cesser", selon EELV

Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) a déclaré mardi que "la violence doit cesser" à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) où les forces de l'ordre se sont lancées contre les opposants à l'aéroport de Ayrault.
"Alors que l'État poursuit avec violence ce qu'il appelle une opération de 'nettoyage' sur le site de Notre-Dame-des-Landes, Europe Écologie Les Verts exige l'arrêt immédiat des opérations de destructions en cours et appelle au retour à la raison", déclare le parti écologiste dans un communiqué.

"L'entêtement irraisonné du gouvernement à poursuivre cette démonstration de force ne peut que produire l'escalade de violence à laquelle nous assistons et qui a ce matin encore provoqué des blessés", ajoute EELV.
"Pour qui sait le lire, l''avis favorable' de la commission d'enquête en charge de l'examen des dossiers d'autorisation relatifs à la loi sur l'eau porte en fait un véritable coup d'arrêt au projet de nouvel aéroport", estime le parti écologiste.
"La commission a en effet émis deux réserves de taille à la poursuite des procédures, et demande expressément que les travaux ne commencent pas avant que celles-ci n'aient été levées", selon EELV.
"La commission d'enquête insiste sur l'urgence de lever ces deux réserves avant le début des travaux, qui entraîneraient des dommages irréversibles", souligne EELV.

Pour Europe Écologie Les Verts, "l'avis de la commission d'enquête doit ouvrir les yeux aux porteurs du projet. L'État doit cesser immédiatement les destructions en cours, qui créent la situation irréversible que craint la commission d'enquête, dans un processus de passage en force mis au service d'un projet inacceptable".

EELV appelle "à la poursuite de la mobilisation contre ce projet inutile sur le terrain et invite toutes les organisations associatives, syndicales et partis politiques à s'unir pour une action de plus grande ampleur".


Onze organisations nationales interpellent Ayrault sur l'aéroport nantais

Une banderole sur une route des Landes pour protester contre la construction d'un nouvel aéroport, le 24 octobre 2012
Onze organisations nationales dont Greenpeace (ONG supra-nationale !), Les Amis de la Terre, Réseau action climat, la Condéfération paysanne ou Attac ont interpellé jeudi Jean-Marc Ayrault  et dénoncé la "brutalité" des expulsions en cours.

"Nous appelons le Premier ministre à remettre en cause ce projet d'aéroport qui aura une incidence significative sur le budget de l'Etat, un impact irréversible sur plus de 2.000 hectares de zones humides et terres agricoles et sur nos émissions de gaz à effet de serre ", ont déclaré les 11 organisations lors d'une conférence de presse à Paris.



Elles apportent "un soutien plein et entier" aux opposants au projet et veulent en faire "un enjeu national".

"Nous appelons avec la plus grande fermeté le gouvernement à cesser les expulsions des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes", ont-elles poursuivi, ajoutant que "le déploiement de force auquel nous assistons actuellement à Notre-Dame-des-Landes ne fait que renforcer notre détermination à contester ce projet d'infrastructure".



Depuis une semaine, les forces de l'ordre procèdent à des expulsions de maisons illégalement occupées et à des destructions de ces habitations.



Une lettre ouverte a été adressée jeudi au Premier ministre Jean-Marc Ayrault par les onze organisations altermondialistes (dont, en outre, Agir pour l'environnement, Générations futures, Solidaires, Fnaut, Paysages de France, ou Droit au logement).
Pour Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace, "ce qui se passe à Notre-Dame-des-Landes, c'est un nouveau signal négatif envoyé par le gouvernement à la veille d'un grand débat sur la transition énergétique".

"Après la reprise des forages en Guyane, le départ précipité de Nicole Bricq (ex-ministre de l'Ecologie), les provocations d'Arnaud Montebourg sur le nucléaire et les gaz de schiste et la conférence environnementale qui n'a pas répondu à l'urgence, le débat semble mal parti avant même d'avoir débuté", a estimé le responsable de Greenpeace France. Mais les ministres écolos restent sereins au gouvernement, bateau ivre abandonné à toutes les risées et déferlantes. Un comble, lorsqu'il s'agit de donneurs de leçons de vertu démocratique qui avaient de surcroît promis la concertation...

Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement, "participer à un débat avec parallèlement des interventions policières et des expulsions, ça devient compliqué".

Philippe Colin, porte-parole de la Confédération paysanne, a dénoncé "une contradiction entre les beaux discours sur la volonté de ralentir l'artificialisation des sols et la volonté de prendre possession de ces terres".



L'AFP qualifie de "guérilla bocagère" l'opposition au projet d'aéroport (18 octobre 19:45)




Barrages, barricades, gaz lacrymogènes et cocktail molotov: les abords de la commune de Notre-Dame-des-Landes, ont été le théâtre jeudi d'une véritable "guérilla bocagère" opposant 500 CRS et gendarmes à environ 150 adversaires du projet.



Sur une zone recoupant pratiquement les 1.600 hectares du futur aéroport du Grand Ouest que doit construire Vinci, des barrages de gendarmes filtrent étroitement l'accès depuis qu'ont commencé mardi les évacuations de squats d'opposants.

Dans un chemin boueux encadré de haies, les opposants qui habitent "le sabot", une cabane construite à côté d'un champ maraîcher défriché et cultivé collectivement depuis 18 mois, montrent les photos d'un monceau de cartouches de grenades lacrymogènes. Ils affirment les avoir ramassées après "l'assaut" des CRS mercredi soir, confirmé par l'AFP auprès des autorités.



Depuis mardi, les autorités affirment que les onze lieux qui devaient être dégagés sont "sous contrôle", mais les journalistes ont assisté à d'incessants affrontements autour de barricades posées sur les routes, puis dégagées par les forces de l'ordre, puis remises en places par les opposants dès leur départ.


Jeudi matin, lors de deux nouvelles évacuations, au moins un cocktail molotov a été tiré en direction des forces de l'ordre. La préfecture a annoncé l'interpellation de trois personnes qui ont finalement été relâchées au terme d'un simple "contrôle d'identité".

L'extrême gauche écolo reconstitue une "jungle" de Calais 
Dans un autre lieu "squatté", la "Forêt de Rohanne", jusque-là inaccessible parce que les anticapitalistes qui y avaient construit un campement ne souhaitaient pas être vus, l'assaut a été donné jeudi matin.
D'une grande cabane de plusieurs pièces et deux étages au plus profond d'un bois, il ne reste que gravats qu'écrasent et déplacent les engins de démolition.

Une des occupantes, grimpée dans un arbre à 10 mètres du sol, y est restée perchée, encerclée par les gendarmes avant de finalement accepter de descendre, tétanisée de froid et assistée d'un gendarme escaladeur...
"Si on ne gagne pas une bataille comme celle-là, le monde va se détruire", explique-t-elle une fois au sol dans un français hésitant. "Ils ont détruit la forêt, j'ai beaucoup de rage, on va se battre, on va gagner", ajoute-t-elle.

"Ici c'est le plus grand squat à ciel ouvert d'Europe", raconte une autre jeune femme, venue il y a un an rejoindre cette communauté éparpillée dans une trentaine de cabanes ou de vieilles fermes réhabitées. Dans une cabane juchée à 15 mètres du sol dans un arbre, une occupante anglophone regarde la scène.

"Mais c'est loin d'être fini, la date de notre grande manifestation de réoccupation sera prochainement annoncée", explique Christelle, réfugiée dans la maison d'un habitant "légal" sympathisant, lui-même en voie d'expulsion.

Les journalistes se croient sur un théâtre d'opérations militaires.
Ce n'est pas Beyrouth, mais la couverture du conflit rural s'apparente à un parcours du combattant. Il faut sortir jusqu'à une quinzaine de fois par jour sa carte de presse aux barrages avant d'entendre, comme jeudi: "Passez, mais à vos risques et périls, ils pourraient brûler vos voitures", dramatisent les forces de police.
Il faut ensuite éviter les engins de chantiers, aux sigles et plaques d'immatriculation masqués pour éviter d'éventuelle représailles, affrétés par Vinci pour détruire les maisons et déblayer les gravats.

Puis il faut parlementer, cette fois avec les anti-aéroport, trempés, vêtus de tenues sombres et cagoulés, derrière des barricades faites d'arbres, de vieux meubles, avec un feu derrière pour tenir chaud sous la pluie qui ne cesse de tomber depuis mercredi.

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