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dimanche 31 mars 2013

Me Dupond-Moretti démonte l'intégrité de J.-M. Gentil, juge présumé vertueux

Mise en examen de Sarkozy: une forfaiture

Le célèbre avocat pénaliste s'insurge contre les méthodes du juge

"On est allé jusqu'à vouloir intimider l'avocat de Sarkozy" 
Notre système judiciaire est une nouvelle fois mis en question: l'indépendance des juges ou le principe-bidon de présomption d'innocence. D'où vient qu'en démocratie un citoyen, a fortiori, son avocat, n'aurait pas le droit de critiquer la décision d'un juge qui,  sur la base d'improbables "éléments suffisants" -des "'indices graves et concordants"-  met en examen,  d'autorité, bien que non élu !
L'avocat évoque des traitements discriminatoires dans la même affaire Bettencourt, à propos de Monsieur P.-M. Banier et Monsieur de Maistre qui ont droit à un mandat d'amener et à la prison pour quatre jours à la Santé, le même mandat d'amener que celui qui avait été délivré par le juge osier contre le journaliste de Libération.

Quand on est allé jusqu'à vouloir intimider un avocat, la situation est grave.
Me Dupond-Moretti évoque aussi le cas de MeThierry Herzog, l'avocat de l'ex-président Sarkozy que le juge d'instruction a fait convoquer par la police pour obtenir son agenda. Est-ce la déontologie qu'approuve Me Labrousse, ex-magistrat, ami et avocat du juge Gentil dans cette histoire ? 

Le procès-verbal d'interrogatoire de Nicolas Sarkozy s'est retrouvé en ligne dans le journal Sud-Ouest 23 heures après l'audition du président, sans que la ministre de la Justice ne bronche, malgré la violation du secret de l'instruction... En 2001, un juge avait mis en examen Me Antoine Sollacaro pour le même motif. 

La règle de droit votée cède du terrain à l'intime conviction du juge

L'infâmant juge Gentil invoque l'abus de faiblesse d'un ancien président de la République sur une vieille femme
, sans que celle-ci soit démontrée et sans preuve que Nicolas Sarkozy a rencontré Mme Liliane Bettencourt en tête-à-tête, alors qu'elle était assurément en état de faiblesse du fait d'un Alzheimer postérieur.  
L'avocat souligne encore qu'à la différence d'un étudiant de deuxième année qui n'omettrait pas de les rassembler, le juge tout-puissant a négligé de prendre les précautions élémentaires sur les éléments constitutifs de son avis

Comme pour n'importe quel justiciable, l'honneur de Monsieur Sarkozy mérite au moins le respect de la règle de droit.
VOIR et ENTENDRE Henri Guaino défendre l'honneur d'un homme respectable face à Bruce Toussaint, sur Europe 1:


Le pouvoir, relayé par ses media militants, parle pourtant de  radicalisation du fait de la droite.

Le président de la République, François
Hollande, se retranche derrière le mot magique de présomption d'innocence et considère qu'on peut salir l'honneur d'un homme, puisqu'elle laisse accès aux voies de recours. Roland Dumas, ancien  présumé innocent, a néanmoins démissionné du Conseil constitutionnel sous la pression, parce qu'il avait été mis en examen par l'excellente Eva Joly, si peu politisée qu'elle était candidate des altermondialistes à la présidentielle de 2012. Depuis que R. Dumas a été relaxé, l'ex-magistrate bi-nationale ne cesse de baver sur le système judiciaire français et les élus de la République.

Les media prompts à stigmatiser la droite s'insurgent contre le juge qui
condamne le Nouvel Observateur

Le magazine a publié les bonnes feuilles du roman biographique de Marcela Iacub sur sa liaison avec l’ex-directeur du FMI, le socialiste Dominique Strauss-Kahn. Laurent Mouchard-Joffrin, directeur de l’hebdomadaire de gauche, dénonce une décision "extravagante et injuste", sans que les syndicats de magistrats ne bronchent...

VOIR et ENTENDRE Joffrin prudemment distinguer dans son indignation le juge et sa décision :
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Hollande met la république des juges en marche

Jérôme Cahuzac, ministre du Budget de Hollande, a même été démissionné par le président François, malgré la présomption d'innocence, avant même d'avoir été mis en examen pour fraude fiscale. 
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Une fois une mise en examen prononcée, le mal est fait: voilà ce qui compte pour celui qui se défend d'être "un sale mec".


La police confisque les clés du pick-up des opposants au mariage homo

Entre 3.500 et 6.500 opposants tenus en respect loin de France Télévisions

Sans désemparer, des milliers d'opposants au mariage homosexuel ont encore manifesté jeudi soir devant France Télévisions à Paris (XVe), pendant l'intervention de Hollande sur France 2 et alors que le président François répétait qu'il n'y renoncera pas à son projet de "mariage" entre personnes du même sexe.



La sono à fond diffusait l'hymne de la manif "Non rien de rien, non on ne lâchera rien" sur l'air de la célèbre chanson d'Edith Piaf, depuis le podium improvisé, à quelques centaines de mètres du siège de France Télévisions.



Pourtant, des policiers se sont emparés des clés du pick-up qui transporte la sono. Celle-ci se trouva donc bloqué 200 mètres plus au sud de l'immeuble de France Télévisions. 
Impossible de faire retentir la corne de brume à travers les énormes baffles pendant le tête-à-tête Hollande-Pujadas: elle avait tellement plu aux manifestants (1 400 000 selon les organisateurs) rassemblés place de l'Etoile dimanche 24 mars, que la police a muselé l'opposition au mariage homo ! Difficile pour le gouvernement d'affirmer que le débat est ouvert ... Sauf peut-être pour Najat Vallaud-Belkacem, bien sûr.

"Pas grave, rétorque un groupe rassemblé autour d'un grand drapeau rose flanqué du slogan 'François, tu vas nous entendre !', on va quand même faire du bruit."
Une Marseillaise est improvisée face aux forces de police, dont un long cordon se déploie depuis le pont de Garigliano bloqué pour certains qui ne peuvent traverser la Seine. Les opposants seraient entre 4.000 et 5.000 manifestants à avoir encore fait le déplacement, sans compter les opposants privés de manif par les barrages policiers.

Face à eux, entre 12 et 15 compagnies de CRS ont pour mission de les contenir: plus de 1.900 hommes, à raison de
130 par compagnie, soit 6.500, au total, c'est-à-dire plus de 2 policiers par  manifestant !

Pendant ce temps, François Hollande répondait aux questions du journaliste David Pujadas. Au pied de l'immeuble, Cedrick, un vigile, confie n'avoir jamais vu pareil rassemblement autour des chaînes du service public, tout en espèrant que celui-ci ne va pas dégénérer.
VOIR et ENTENDRE ce reportage de La Montagne:
   
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    





Un encadrement efficace 
 







La séparation des pouvoirs, selon Taubira, ne s'applique pas à la juge Bertella-Geffroy

Hollande décharge la juge du dossier de l'amiante

Une ingérence de l'exécutif dans le judiciaire
La juge ne sera pas libre de poursuivre son instruction de l'affaire
Le décret du président de la République décharge la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy de ses fonctions d'instruction au pôle santé du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, parce qu'elle était chargée du dossier de l'amiante a été publié, ce vendredi, au journal officiel. 

Exemplarité à la Hollande: incohérence et duplicité
Dans le même temps, le mercredi 27 mars, la garde des Sceaux Christiane Taubira venait de présenteré en Conseil des ministres un projet de loi visant à renforcer ...l'indépendance de la justice ! Désormais, la Chancellerie ne pourra plus donner d'instructinos individuelles aux magistrats du Parquet. C'est ce qui ne se vérifie déjà plus, dès le vendredi, deux jours plus tard.

La juge a en effet mis en examen l'ancienne première secrétaire du PS Martine Aubry en février 2013, parmi dix-sept personnes dans le dossier de l'amiante, pour homicides et blessures involontaires en tant qu'ancienne directrice des relations du travail (DRT) du ministère du Travail entre 1984 et 1987. La juge avait considéré que la maire de Lille, alors haut fonctionnaire, n'avait pas pris les mesures de sa charge pour éviter les conséquences dramatiques de l'exposition des travailleurs à l'amiante. 

Contre la juge, le président de la République soutient la contestation de l'ex-premier secrétaire du PS et de neuf autres personnes, alors qu'elles ont déposé un recours devant la Cour d'Appel pour demander l'annulation de ces mises en examen, dans le cadre de l'enquête sur l'exposition à l'amiante de travailleurs de l'usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados). Le parquet général s'est aussi prononcé en faveur de leur annulation, considérant notamment que la responsabilité des fonctionnaires ne pouvait être engagée, le pouvoir réglementaire appartenant aux ministres.

La presse tente de justifier cette ingérence de l'exécutif dans le judiciaire  
Le lundi 18 mars, la garde des Sceaux Christiane Taubira avait décidé de suivre l'avis du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), en vertu de la règle limitant à 10 ans les fonctions d'un juge spécialisé. Cette règle s'applique aux nominations intervenues après le 1er janvier 2002. Or, la magistrate avait été nommée vice-présidente chargée de l'instruction au TGI de Paris en 2003.

Qui a saisi le CSM ?
C'est à l'instigation de la ministre de la Justice que l'avis du Conseil supérieur de la magistrature a été sollicité, le 13 mars dernier. Ce dernier a alors -implicitement- préconisé la mutation de la juge, expliquant ne pas concevoir de faire exception à la fameuse règle des 10 ans. 
Le Parquet général dépendant du ministère de Mme Taubira a aussitôt jugé en faveur de l'annulation, des poursuites, au motif que la responsabilité des fonctionnaires ne pourrait être engagée, le pouvoir réglementaire appartenant aux ministres.

La règle des 10 ans s'applique-t-elle en cours d'instruction ?
Mme Bertella-Geffroy conteste être soumise à la règle limitant à dix ans les fonctions d'un juge spécialisé.
"Mais le plus important ", a expliqué la magistrate, "c'est ce que j'avais demandé par lettre au ministre de la Justice le 25 février par l'intermédiaire de mon syndicat FO-magistrats: que soit posée la question au CSM du fonctionnement de la justice dans le traitement des procédures au pénal des affaires de santé publique par toutes les instances judiciaires intéressées". 
"Au-delà de ma situation personnelle, la Justice veut-elle vraiment de ces affaires de santé publique au pénal ", s'est-elle interrogée,  soulignant le " rôle important" de l'autorité judiciaire dans la "protection des citoyens et des consommateurs ". Or, en l'espèce à nouveau, le pouvoir socialiste qui prône l'exemplarité semble bien  sacrifier le citoyen aux intérêts de la classe politique.  

L'implication de Martine Aubry motiverait l'ingérence du ministère de la Justice  
La posture de l'innocente victime est indécente en période d'exemplarité socialiste
Janvier 1978 : le Parlement européen, dans une résolution, souligne le "caractère cancérigène" de l'amiante. Le caractère cancérigène de l'amiante est en fait connu depuis les années 50, et le premier décret réglementant son usage en France date de 1977.  
Or, l'ex-patronne du PS est mise en examen pour des faits remontant à la période 1984-1987, quand elle était directrice des relations du travail au ministère du Travail. Le Premier ministre de François Mitterrand était alors Laurent Fabius, l'actuel ministre des Affaires étrangères du président Hollande. Fabius était alors plongé au coeur du scandale de l’affaire du sang contaminé. Son ministre du Travail était Michel Delebarre (1984-1986), actuellement sénateur du Nord et ex-député du Nord (1986-1988) et depuis 1989 maire de Dunkerque, dans le Nord comme Lille, dont la maire est Martine Brochen-Aubry.

Si la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy est dans le collimateur de Taubira, c'est qu'elle n'est pas une novice: outre qu'elle a conduit l'enquête sur l'hormone de croissance, elle a aussi instruit une partie de l'affaire du sang contaminé à partir de 1994. Les dernières procédures se sont terminées en ... le 18 juin 2003, date du non-lieu général confirmé par la Cour de Cassation.

En début de semaine,
elle a déposé une requête en suspension devant le Conseil d'Etat. "Mon avocate au Conseil d'Etat va déposer un référé en urgence", a indiqué la magistrate.
Le Conseil d'Etat devra statuer rapidement sur l'urgence, avant de se prononcer sur le fond, puisque la Cour d'Appel de Paris doit rendre sa décision le 17 mai.

Christiane Taubira a précisé que l'instruction du dossier de l'amiante allait se poursuivre avec la nomination de deux juges au tribunal de grande instance de Paris.

samedi 30 mars 2013

Les opposants au mariage homo conspuent des ministres en Régions

Les anti-mariage homo ne lâchent plus les ministres qui les méprisent

Vincent Peillon chahuté à Rennes par des opposants au mariage gay

Leur organisation s'affine et les réseaux sociaux compensent les media "défaillants".

"On veut du boulot, pas du mariage homo", "Hollande, ta loi, on n'en veut pas". Des centaines d'opposants à la filiation homosexuelle ont scandé leur opposition au projet samedi matin à Rennes lors de la venue du ministre de l'Education Vincent Peillon au Forum Libé. Plusieurs d'entre eux ont chahuté le ministre, scandant "Peillon, démission" à portée d'oreille, malgré un dispositif policier important.


Munis de sifflets, de tambourins ou de cors,
les opposants s'étaient rassemblés devant le Théâtre national de Bretagne, où se déroulait depuis vendredi une série de débats organisés dans le cadre du Forum Libé, gardé samedi par un important cordon de gendarmes mobiles. Les manifestants portaient des pancartes disant "Touche pas à ma filiation" sur fond de main rose, ou "Egalité devant la naissance". Certains brandissaient aussi une grande monture de lunettes en carton, avec une pancarte demandant "Ouvrez les yeux".

VOIR et ENTENDRE une video amateur, puisque les media occultent  les manifestations hostiles au projet de loi de Hollande:
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"On ne lâche rien," avaient-ils promis
C'est le nouveau mot d'ordre du collectif La Manif pour tous. La phrase est répétée dans tous les communiqués et dorénavant martelée à chaque rassemblement. "Je crois que François Hollande se fiche totalement de nous. Donc il va falloir qu'on continue (...) et nous avons plein d'idées !" a déclaré jeudi Frigide Barjot, chef de file du mouvement. 
"Malgré nos actions de masse, le gouvernement fait l'autiste, nous avons donc décidé de multiplier les actions et notamment de réserver des comités d'accueil aux ministres partout où ils iront", a prévenu Albéric Dumont, l'un des coordinateurs nationaux du collectif. 
Le ministre de l'Education est le dernier en date à faire les frais de la nouvelle stratégie des anti-mariage homo: le comité d'accueil

Najat Vallaud-Belkacem a été sifflée vendredi 29 et prise à partie verbalement à son arrivée à Rennes 

A sa grande surprise,
la porte-parole du gouvernement et ministre des Droits de la femme a eu droit à un comité d'accueil

VOIR et ENTENDRE un reportage minimaliste de la presse régionale, Ouest France, bien obligée:
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La ministre s'est vue récompensée pour son prosélytisme en exerçant des pressions morales sur de jeunes collégiens de 4e:
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Autre personnalité visée: le député PS Erwann Binet

Le rapporteur du projet de loi a été empêché de tenir un débat dans les Yvelines mardi et a dû partir sous protection policière, non sans avoir pris la mesure du refus poupulaire.



VOIR et ENTENDRE la scène occultée par la presse institutionnelle:





En décembre, il avait déjà trouvé un contradicteur à Lyon:

La presse officielle parle de "pédagogie" !
Certains ne sont pourtant pas réceptifs à cette "pédagogie", en décembre encore:

Taubira est évacuée par une porte latérale...

La ministre de la Justice a dû regagner sa voiture sous escorte, alors que les opposants étaient pourtant tenus à distance par les forces de police.


Leur organisation s'affine et les réseaux sociaux compensent les media "défaillants".

Les organisateurs de La Manif pour tous appellent également à mettre la pression sur les élus. Ainsi, avant l'examen du texte au Sénat, qui débutera jeudi, un site internet a été créé qui permet en quelques clics de connaître les coordonnées de son sénateur et de lui envoyer un courrier électronique, déjà rédigé, contre le mariage pour tous.

Cette mobilisation tous azimuts s'appuie sur une communication parfaitement rodée et ultra réactive grâce aux réseaux sociaux. Pour chaque action décidée, des dizaines de SMS sont envoyés aux militants de la première heure, aux bénévoles, aux photographes et vidéastes amateurs... 
Les infos sont ensuite diffusées sur internet et les internautes qui s'affairent derrière leurs écrans sont aussi nombreuses que celles des militants du PS pendant l'entretien Hollande-Pujads de jeudi.
20 à 30 personnes se relaient jour et nuit pour poster des messages, qui sont ensuite reproduits des dizaines de fois par les internautes soutenant le mouvement. 

Ils ne laissent pas les media ignorer leur actions...
 
Depuis des semaines, un point de presse par semaine est organisé, avec  plus de bénévoles présents que de journalistes ! Et, lors de la dernière grande manifestation, huit communiqués de presse ont été envoyés aux media dans la journée. Qui l'eut cru !

La tour Eiffel évacuée par peur d'un attentat après un appel anonyme

La tour Eiffel a été évacuée entre 19h15 et 19h45 samedi 30 suite à un appel téléphonique anonyme reçu par la police. Par crainte d'un attentat, les personnes présentes dans le monument ont dû descendre sur le Champ-de-mars.

Selon une source policière,
"un commissariat du Val-de-Marne a reçu un appel anonyme provenant d'une cabine téléphonique du même département". Cette personne indiquait qu'une bombe allait exploser à 21h30 à la tour Eiffel.

Au total, quelque 1.400 personnes ont été évacuées à la demande la Société d'exploitation de la tour Eiffel. Elles ont été priées de descendre sur le Champ-de-mars, dans le 7e arrondissement. "Depuis les services compétents sont sur place", indique la prefecture de Police. Un périmètre de sécurité a été établi autour du monument.

La tour pourrait ouvrir à nouveau dans la soirée.

Le PS n'accepte aucune critique de Hollande par l'opposition

Les socialistes sont-ils les démocrates qu'ils croient ?

Le PS accuse l'UMP de surjouer les critiques anti-Hollande

O gaúcho Eduardo Rihan-Cypel,
36 anos, natural de Porto Alegre, 

vai ocupar uma cadeira da 
Assembleia Nacional Francesa.
Le Parti socialiste a accusé samedi l'UMP d'avoir musclé ces derniers jours son opposition à François Hollande, avec "des critiques caricaturales et surjouées".
Samedi, au surlendemain de la prestation télévisée de François Hollande accueillie par une avalanche de critiques, le député Eduardo Rihan Cypel, un nouveau porte-parole en surnombre du PS, a contre-attaqué en s'en prenant àJean-François Copé pour détourner l'attention.

Pour le communicant socialiste, "les critiques... de l'UMP ces derniers jours n'ont qu'un objectif : masquer les révélations sur la tricherie organisée à l'UMP lors du vote interne pour la présidence du parti".
"L'état de délabrement interne décrit par Carole Barjon et Bruno Jeudy dans leur livre est tel que l'UMP n'a qu'une solution pour le faire oublier : attaquer grossièrement le chef de l'Etat pour faire diversion", ajoute-t-il dans un communiqué.

Le porte-parole sur-numéraire est député de Seine-et-Marne comme le président de l'UMP
C'est pourquoi il vient d'être promu par Désir H., bras gauche de Hollande, pour s'en prendre aussi à la ligne politique "ultra-libérale" de J.-F. Copé. C'est ainsi qu'il reproche au premier parti d'opposition de proposer "la pire cure d'austérité que le pays pourrait connaître avec 3 points d'augmentation de la TVA, le retour à 39h payées 35 et une méga RGPP".

E. Rihan Cypel, né au Brésil de parents brésiliens il y a 37 ans, a rejoint cette semaine l'équipe pléthorique de porte-parole du PS. Pour "ne rien laisser passer" des attaques de l'opposition, ils sont désormais trois sous l'autorité de David Assouline, coordinateur du porte-parolat et chargé du point de presse hebdomadaire du lundi: les sénatrice de l’Oise Laurence Rossignol, et des Pyrénées-Atlantiques, Frédérique Espagnac.
Il faut que la politique gouvernementale soit bien difficile à défendre pour que le PS gonfle ainsi son pôle de gestionnaires de la parole officielle et de ses éléments de langage.

L'homme est aussi conseiller régional d'Ile-de-France sur la liste de Jean-Paul Huchon, depuis seulement deux ans. En 2010, Eduardo Rihan Cypel créa également le groupe d'élus naturalisés baptisé "Français sans distinction", au risque que ses prédécesseurs sur le territoire ne se sentent bien banals et très différents.

Le nouvel impétrant est donc un cumulard de fonctions, puisqu'il est d'abord secrétaire national à l’Énergie, d'une part, et membre de la commission de la Défense, chargé des questions de cybersécurité, d'autre part. Il a déjà été propulsé en urgence sur les plateaux de télévision avec pour principal mérite d'être un contestataire de Copé, le tombeur attendu.

Un marquage à la culotte valorisant

Cette nomination d'un député de Seine-et-Marne intervient alors qu’à l’automne dernier, c’est un autre député de Seine-et-Marne, Olivier Faure (Sénart-Le Mée), qui était fortement pressenti pour devenir l’un des portes-parole du parti à la rose.Le patron de l'UMP ne manquera pas de roquets à ses basques, puisque Désir H n'est pas à la hauteur, aux dires même de ses militants !

Harlem Désir est rendu responsable de tous les maux du gouvernement
Un peu moins de cinq mois après sa désignation par Hollande  à la tête du Parti socialiste, voilà déjà Harlem Désir contraint de rendre des comptes à ses camarades. En cause : les critiques, de plus en plus nombreuses, émanes notamment d'élus signataire d'une motion au congrès de Toulouse en octobre, Gaëtan Gorce a le premier ouvert le feu, jugeant "catastrophique" et "contre-productive " l'action du Parti socialiste, dans un entretien au Figaro. "Le premier secrétaire est en permanence à contretemps : il n'est pas là quand nous en aurions besoin et inversement", tacle le sénateur de la Nièvre. 

Il a pu compter sur le soutien du député parisien Jean-Christophe Cambadélis. "Je trouve que le Parti socialiste n'est pas à la hauteur du combat", déplore-t-il sur Canal+, accusant Désir de n'avoir pas lancé une "campagne nationale d'explication" de l'action du gouvernement: sa cohérence et sa lucidité n'apparaissent donc pas à tous ! 

"Notre parti doit être plus offensif",estime dans Le Monde  un nouveau député (2011) et ancien attaché parlementaire du ministre de la Défense, Jean-Yves Le DrianGwendal Rouillard qui, âgé de 37 ans, presse cet autre apparatchik, Harlem Désir (53 ans), de ..."s'affirmer".

"Que le PS se fasse entendre sur des sujets de fond !"


Beaucoup regrettent que le PS mette le paquet sur le mariage des couples homosexuels, le droit de vote des étrangers et le non-cumul des mandats, plutôt que sur la lutte contre le chômage, par exemple. "Le PS doit davantage s'impliquer sur les questions économiques et sociales. Il y a un très gros travail de pédagogie à accomplir", juge le député parisien Christophe Caresche, proche de Daniel Vaillant et Bébert Delanoë.

"Le Parti socialiste pourrait faire mieux, abonde
sur LCP Olivier Faure, un député très proche de Jean-Marc Ayrault, dont il a été directeur de cabinet. Je souhaite que le PS se fasse entendre sur des sujets de fond, sur des sujets qui ne soient pas exclusivement sociétaux ! Et qu'il soit aux avant-postes, ce qu'il n'est pas toujours."


"Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas au PS", surenchérit le patron des sénateurs socialistes, Frère François Rebsamen, cité par Le Figaro.
Ministre-zombie de l'Agriculture et chef de file des "hollandais",
Stéphane Le Foll a rencontré lundi Harlem Désir

"Il y a pour lui la nécessité de prendre la mesure de la situation globale et de fixer les objectifs de travail pour le PS", visiblement en toute indépendance, grince celui qui a été le factotum de François Hollande quand il était en sommeil rue de Solférino pendant plus de dix ans, et à qui certains prêtent l'ambition de prendre la tête du PS lors du prochain congrès.


Malgré la crise, le chômage, la chute du pouvoir d'achat et la dette publique, la priorité des priorités au PS reste donc néanmoins de ne pas lâcher les baskets de Copé ! 

Comment la "boîte à outils" de Hollande s'est transformée en boulet

VOIR et ENTENDRE le président François assurer qu'il a donné aux entreprises des "outils exceptionnels" et que, si la compétitivité ne vient pas, c'est que les entrepreneurs seront responsables de ne pas les avoir mis en oeuvre. 
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A-t-on déjà vu président plus irresponsable et vicieux ?

Il fallait bien embaucher du personnel pour mieux museler l'opposition: la gauche n'a jamais assez d'effectifs, y compris pour manipuler l'opinion.



vendredi 29 mars 2013

Le Président François, figurant déconnecté de la crise sur le plateau de France 2

Observateur déphasé, président tout en posture 

Président François, chef de guerre ? Combien de divisions ?

Dans sa guerre de tranchées, le président Hollande est embourbé

Seul d
ésormais devant les Français comme devant Pujadas,
il a posé  en "playmobil" dans un décor de carton  pour assumer son pari du retour de la croissance et du recul du chômage, depuis qu'hier soir, tout à coup conscient de la profonde crise économique et finalement en habit de président de la Ve République, 
il assume la responsabilité de tout, sans Premier ministre, plus potiche vide que "collaborateur". En 75 pesantes minutes, il aura prononcé "moi, je" 75 fois , sans jamais prononcer le nom du Premier ministre, le "sombre Ayrault", ni d'un seul membre du gouvernement d'ailleurs, méprisant l'équipe de bras cassés dont il s'est entouré, "président normal" dans la posture travaillée du "sale mec" qui a le "cuir solide".

Un conseiller de l'Elysée assure que la personnalisation de sa prestation n'était pas délibérée, l'absence de mention des membres du gouvernement traduisant "simplement le fait que le président était très présent, très concerné". Le "chef de guerre" a donc voulu contredire les critiques qui dénoncent un fétu de paille au gré des flots et faire montre d'autorité, mais , cygne noir sur le lac artificiel du Bois de Boulogne, "le capitaine de pédalo tourne en rond depuis trop longtemps", s'est aussitôt impatienté Mélenchon. 

"L'Etat, c'est moi" !
De Paris à ...Bordeaux !
Lors de son entretien télévisé délocalisé de l'Elysée dans un studio spécialement dressé à grands frais par le service public endetté, le chaland ne s'est guère arrêté devant le produit surgelé : en ce 28 mars 2013, seulement huit millions de Français,  au lieu des dix de septembre 2012, ont invité dans leur foyer le "président normal" qui allait  cet été au-devant des estivants serrer des mains sur les plages et qui n'ose pas se montrer à son peuple sous les ors de l'Elysée en temps de crise.
Visage grave et sourcil froncé, le "capitaine de pédalo" ne sent toujours pas venir la vague. Capitaine du Titanic, il s'est présenté en garant des résultats de sa politique, maintenant "le cap", privilégiant la première personne -"Je suis lucide", "J'ai le cuir solide", "Je suis en ordre de bataille, je suis le chef de cette bataille", "Moi, je", face aux icebergs, est apparu dérisoire et vain. Et surtout non crédible.

La "fraise tagada" attend les premiers rayons du soleil de la reprise
L'exhibitionniste de la télé a traité les Français comme des enfants à la sortie de l'école. Il s'est plus que jamais entêté sur l'invraisemblable inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année: désormais, ce n'est plus seulement un objectif mais une obligation de résultat dont il sera seul comptable devant l'opinion le moment venu. Mais néanmoins garder un comptable véreux pendant quatre ans de plus, est-ce vraiment satisfaisant pour les victimes ? 

Les trucs apparents d'un prestidigitateur amateur
Une nouvelle salve de mauvais chiffres annonciateurs d'un dérapage du déficit public, après ceux de la croissance atone, du pouvoir d'achat en berne et d'un chômage au zénith sont venus vendredi réduire à néant le numéro de ce baltringue de la politique, détournant l'attention par du volontarisme mou mâtiné de pédagogie de bazar.

La com' du service après-vente, relayé par les media, s'est plantée

"Il y avait quand même une grosse attente de sa parole, assure l'Elysée. Il voulait expliquer, rendre compte, convaincre", explique-t-il. "C'est vrai que ça personnalise davantage le propos mais, de toutes les façons, on vit dans un dans un système où la personnalisation et la cristallisation des attentes sur le président est très forte désormais", se justifie-t-il, en dépit d'une perte de 2 millions de Français devant leurs écrans... 
Le "professeur je-sais-tout" a bassiné sa classe "je sais ce que veux faire, je sais ce que je décide et je sais où on va : vers la réussite".
Le côté aride de son cours en prime time, de même que des formules comme "boîte à outils" contre le chômage ont été jugées malheureuses par les éditorialistes. "". 

Le "capitaine de pédalo" a tiré des bords, soufflé le chaud et le froid sur les patrons, promettant d'un coté un "choc de simplification" des démarches administratives, et mettant, de l'autre, à contribution les entreprises pour la taxe des 75% visant les plus riches.

L'entourage du président se désolidarise, avouant vendredi qu'il aurait aimé le voir parler moins d'économie et plus de sécurité.
"La partie économique et sociale était un peu trop 'techno', mais en même temps ce sont des sujets techniques où il faut donner des précisions sinon on vous reproche d'être flou", commente un proche conseiller. Un aveu implicite que Mr Bricolage a livré la marchandise sans notice de montage.

Un coup d'épée dans l'eau

L'heure reste grave pour François Hollande, alors que l'entretien télévisé devait contrebalancer les sondages catastrophiques de son impopularité à moins de 30%, voire 25% selon les régions,  un record sous la Ve République à ce moment du mandat.
Selon une enquête Mediaprims pour le site d'informations Atlantico, 60% des personnes interrogées disent ne pas avoir trouvé le chef de l'Etat convaincant.

La seule éclaircie est venue vendredi de certaines organisations syndicales. La CGT et FO, les plus critiques à l'égard du gouvernement, ne pourront imposer leurs désaccords face à la CFDT ou la CFE-CGC et au MEDEF. "Moi, je suis en ordre de bataille, je suis le chef de cette bataille", assure Hollande qui va néanmoins devoir faire la démonstration que ces coups de menton ne sont pas pures velléités.

La méthode de concertation voulue par ce chef d'armée en déroute pourra-t-elle être reconduite en 2013, notamment sur les retraites, sujet explosif qui divise toujours la gauche sur la base des promesses datant de ses années d'opposition aveugle.
En chef d'armée mexicaine, Hollande a déjà battu en retraite en se prononçant pour un allongement de la durée de cotisation, au risque de braquer les syndicats et son aile gauche du PS.

Le président pourra-t-il renouveler cette opération manquée de communication ?
Hollande a tenté d'effacer son image de gros mou
et asseoir celle de président assuré et déterminé.
Mais 
celui dont la presse a flatté
sa capacité 
à s'exprimer sans notes
s'est fait surprendre relisant ses fiches
...
Imperméable aux signaux de mécontentement populaire à Dijon comme à Paris, lors du gigantesque rassemblement des 1.400.000 opposants à son projet de  filiation homosexuelle ou des 6.500 manifestants devant France Télévisions pendant son tête-à-tête sans contradicteur, le président en déroute sera-t-il bien avisé de se mettre encore en scène dans un proche avenir pour parler à nouveau pour ne rien dire ?  "Il n'attendra pas six mois pour s'exprimer de nouveau", maintient pourtant un conseiller anonyme, qui annonce également pour dans un mois environ le prochain déplacement présidentiel de 48 heures en région. Secret défense sur la destination ! 
Le président François peut faire l'économie de Luc Sérillon, conseiller inutile et incompétent, probablement bénévole comme toutes les autres sangsues de la République, tel Jean-François Boutet auprès de Taubira, mais plus sûrement aux frais du contribuable à moins de 4000 euros par foyer.

Si indésirables que soient ses apparitions sur le terrain, lors du dernier conseil des ministres Hollande a demandé à ses 37 membres du gouvernement d'aller partager les coups en allant davantage sur le terrain désamorcer la colère populaire.
Les préfets sont quant à eux invités à mettre en place au plus vite les dispositifs pour l'emploi et engager dès fin avril le "choc de simplification" (sic) administratif promis à la télévision.

Principales réactions de l'opposition 


Des opposants au Mariage homo,
devant  le siège de France Télévisions
pendant le tête-à-tête Hollande-Pujadas
A gauche, le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, estime évidemment que le président qui l'a placé  pour son insignifiance à la tête du PS, a redonné espoir pour sortir de la crise, tout en admettant qu'il faut accélérer. Comme s'il s'agissait simplement d'une affaire de tempo ! 

L'opposition raille le "MacGyver" de l'Elysée
Pour l'UMP, François Hollande ne s'est pas montré à la hauteur de la situation et l'emploi du terme " outils" en est bien la preuve. L'opposition raille en effet un "bricoleur", un "garagiste", un petit mécano. "La boîte à outils pour le bricolage, d'accord, mais pas pour faire reculer ce qui est l'enjeu numéro un pour les Français : faire reculer le chômage", s'est ndigné vendredi Xavier Bertrand, ancien ministre du Travail UMP, sur France 2.
Là où le camp présidentiel a souligné un souci de renouer avec le pays, le président de l'UMP, Jean-François Copé, a vu un "décalage terrible" entre le chef de l'Etat et l'état du pays, évoquant sur RTL une "rupture profonde" entre François Hollande et ses concitoyens.


 "C'est quoi le président de la République maintenant ? Quelqu'un qui est dans un garage pour réparer une carrosserie ?", a-t-il ironisé au micro de RTL.

Marine Le Pen a, elle, attaqué sur BFMTV : "On ne peut pas apporter des petites réponses sorties d'une petite boîte à outils de bricolage". "C'était du bricolage", a-t-elle insisté. 


Craignant pour sa part la "spirale d'une France à l'arrêt", l'ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo est allé jusqu'à évoquer "un chemin vers une éventuelle dissolution" de l'Assemblée nationale, à l'automne prochain.

L'extrême gauche est restée gamelle vide aux Restos du coeur, tel le communiste Pierre Laurent déplorant un président "totalement déconnecté des urgences sociales".

Le secrétaire national du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon reproche au président François de rechercher finalement du Nicolas Sarkozy en cherchant à se glisser dans l'habit d'homme providentiel. Ainsi, Eric Coquerel parle-t-il de "sarkollandisme".