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vendredi 31 janvier 2014

Hollande repousse les Français vers la droite

La société française se droitise: faut-il s'en plaindre ou s'en féliciter ? 

La droitisation qui se dessine s'enracine dans le manque de renouvellement des idées de la gauche 
depuis quelques années et le totalitarisme des réformes sociales comme sociétales, depuis peu. 
Dans son désarroi, la majorité gouvernementale s'est arc-boutée sur une idéologie archaïque, soutenue par des élus néophytes et intransigeants. Tous ensemble, les ringards écolos dogmatiques et anti-capitalistes bornés, ils ont bloqué le système économique et braqué la société par ses discours mensongers, ses demi-mesures et ses coups de force au parlement. Les Français menacés dans leur emploi, limités par l'austérité, matraqués d'impôts et réprimés dans leurs libertés se tournent vers la nouveauté et pourraient succomber à la tentation de un l'extrémisme encore inexploré. 

Les exégètes désemparés de la pensée unique agitent aussitôt le chiffon rouge de la "lepénisation" des esprits. Cette formule choc désigne une menace floue et confuse du changement promis qui n'est pas venu. Le courant de pensée incarné par la droite "décomplexée" constitue l'alternative attendue que la gauche socialo-communiste a échoué à incaner. En meeting à Saint-Raphaël (Var), le président de l'UMP, Jean-François Copé, a affirmé l'importance "majeure" des municipales de 2014 pour la droite, synonymes de "reconquête du coeur des Français", tout en stigmatisant "les égarements" de certains vers l'extrême droite. Porteuse de solutions face à "la souffrance des Français", l'UMP réaffirme : "nous n'appellerons pas à voter FN mais nous n'appellerons pas à voter pour le parti socialiste qui est allié à Jean-Luc Mélenchon", à l'extrême gauche.

La majorité a laissé les Français en deshérence face à la crise, au chômage et aux difficultés crées par l'hyper-fiscalisation socialiste ou l'absence de ligne politique, notamment en matière de logement. La France socialo-écolo qui ne parle que d'avancées fait régresser le pays, agitant des idées coupées de la réalité et pertubatrices des esprits préoccupés du quotidien. La refonte de l'économie, puis la recréation du lien social, imposeront un large consensus sur les valeurs, et non par le forçage des entreprises et des consciences. 
La majorité présidentielle a cru pouvoir mépriser sa gauche comme sa droite parce qu'elle concentre tous les pouvoirs, mais elle a ainsi fracturé le pays. La voici seule. Prise en tenailles par les extrémismes, elle dénonce et accuse ses adversaires, muselle son opposition interne et diabolise tout ce qui n'est pas elle. Faute de pouvoir maîtriser l'économie et la finance, la majorité tente d' imprimer sa marque sur la société. Elle brandit l'argument de la liberté et pratique la démagogie pour faire passer des réformes déstructurantes de la société occupée à sa survie et loin des préoccupations progressistes d'un pouvoir seulement soucieux de mariages homosexuel ou par consentement mutuel, d'IVG ou du droit de vote des étrangers. Mais les Français n'avalent pas les pilules comme leurs parlementaires les couleuvres. 

Les godillots des assemblées réalisent désormais qu'ils vont devoir retourner devant les électeurs dans quelques semaines. Ceux qui se sont faits élire sur des idées social-démocrates abandonnent leur morgue et jettent maintenant aux orties leurs réponses keynésiennes. Encore une volte-face collective faisant suite au virage à droite de Hollande qui fait désormais des grâces aux entrepreneurs et mise en économie non plus sur la demande mais sur l'offre ! Le basculement à droite ne concerne plus seulement le rejet des valeurs et des idées de gauche, mais de la politique de Hollande et de ses comportements publics et privés. La droitisation stigmatisée par les media prend racine dans la majorité présidentielle.

La défaite idéologique de la gauche pendant la crise

Cette droitisation est à l'oeuvre depuis la montée du Front National, favorisée par le président Mitterrand et de la proportionnelle. La présidentielle de 2002 a fait apparaître les fruits de ce machiavélisme politique, dont Lionel Jospin a fait les frais avec les concours de Jean-Pierre Chevènement (5,33 % des suffrages exprimés) et de Christiane Taubira, candidate du Parti radical de gauche et rivale de Jospin qui perd aussi ses 2,32 % des voix au premier tour et arrive 3e, derrière Jean-Marie Le Pen... 

La crise financière de 2008 a, depuis, étalé aux yeux de tous le besoin d'une union nationale que la gauche haineuse refusa au président Sarkozy. Nombre de ceux qui pensaient ouvrir un boulevard aux idées issues de gauche et toucher les dividendes de ce front de la gauche du refus en furent non seulement pour leurs frais, mais fort marris en 2012. Hollande crut alors opportun de rétablir le lustre des idées de gauche en tenant des propos d'une grande sévérité contre le monde de la finance, les spéculateurs et les fraudeurs. Mais son propre ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, se fit prendre la main dans ses coffres de Suisse et de Singapour...

Comment se manifeste cette droitisation?

Sans surprise donc,
l'arrivée de la gauche a boosté la progression des valeurs de droite. Les Français ont beau constituer un des peuples les plus méfiants à l'égard de la mondialisation et de l'économie capitaliste, à la différence notamment de 56% des Américains, la gauche n'est pas apparue plus capable que la droite pour les en protéger. Mais au profit de quel système alternatif, depuis l'échec du marxisme? L'UMP était cohérente et fidèle à sa ligne, tandis que le PS accumulait les renoncements sur tous les tableaux. 
Au point que François Hollande, à la façon d'un Schröder, vient d’annoncer le basculement de son quinquennat dans le social-libéral". "Il s’en défend, mais le chef de l’État a tracé mardi une feuille de route jusqu’en 2017 qui a tout à voir avec des solutions de droite", note L'Humanité. Hollande en est-il par conséquent arrivé au point qu'il ne craint même plus de désespérer les militants de gauche qui, comme ceux du 6 mai 2012, vont au charbon au printemps prochain ?

Une profonde aspiration à l'ordre 

Les Français, qui à 86% critiquait l'autorité, en redemandent à Valls
: d'abord, la transmission de l'effort et de la discipline(62%), et seulement après la formation à l'éveil et à l'esprit critique (38%). Adieu le raisonnement. La crainte sécuritaire s'est accentuée, 64% des Français estimant qu'on ne se sent en sécurité nul part (contre 40% en 2006). Les institutions en lesquelles les Français ont le plus confiance sont l'armée (79%), la police (73%)- elles représentent l'ordre-, loin devant la justice(46%) ou les syndicats(31%). La France va vraiment très mal!

La priorité de l'école est contrecarrée de l'intérieur par le ministre de l'Education soi-même qui la sape, dressant contre la majorité à la fois les professeurs, avec sa réforme des rythmes scolaires, et les parents, avec son introduction de la théorie du genre dans plusieurs académies. Les apôtres socialistes du mensonge nient jusqu'à l'existence d'une telle théorie et détournent sur la droite républicaine le boycottage de l'école par le collectif JRE de musulmans radicaux.
 
Christiane Taubira, la garde des Sceaux, braque aussi la France profonde par son laxisme et sa réforme pénale, qui sera examinée à l'Assemblée le 14 avril, est très contestée de toutes parts. Prévoyant la suppression des peines planchers et l'instauration de la "contrainte pénale", il contribue au basculement de l'opinion à droite. 

Sur le plan des moeurs, le débat accéléré et le vote anticipé du mariage homosexuel, dit du "Mariage pour tous", ont raidi l'opinion jusqu'au point de rupture. La méthode autoritaire (voire répressive) du gouvernement sur les projets de mariage entre personnes du même sexe et celui du droit d'adopter pour les couples homosexuels a provoqué une fracture profonde et une réorientation politique vers la droite, alors qu'ils étaient majoritairement envisageables en 2000 et 2008 respectivement. La machine progressiste en faveur du mariage gay qui devait se révéler irrésistible entre 2010 et 2012 s'est enrayée. Personne n'avait prévu l'ampleur de la mobilisation contre cette loi en 2013. En décembre dernier, six mois après le vote de la loi, alors que 7.000 couples (dont certains ont déjà divorcé) étaient déjà passés devant monsieur le maire, 55% des Français y restent opposés. La loi scélérate que l'on disait consensuelle, n'est pas démocratiquement valide.
Ces procédés sournois et les manipulations médiatiques font le lit de revirements spectaculaires que la gauche hégémonique ne soupçonnait pas. Ainsi, la part de Français favorables à la peine de mort, qui ne cessait de décliner depuis les années 1980, (avec seulement 32% de partisans en 2009) a récemment rebondi jusqu'à atteindre 50% des Français en décembre 2013. Les mauvaises manières de Christiane Taubira en font la ministre la plus détestée (et caricaturée, en guenon), malgré une forte concurrence (dont le "singe" Montebourg). 
Avec le sombre Ayrault, Taubira a ouvert vendredi, le "débat national sur la justice du XXIe siècle" avec pour objectif de rapprocher la justice des citoyens. Reste à savoir si, cette fois, la méthode sera à la hauteur de la sémantique. Il s'agit simplement de favoriser la médiation pour résoudre certains conflits, un domaine qui n'est pas dans sa sphère de compétence, mais tant qu'il s'agit d'autoriser les demandes de pièce justificative par SMS, n'est-ce pas, il est permis d'espérer qu'elle ne va pas trouver encore le moyen de bloquer le débat.

L'IVG reste aussi une mesure sur laquelle les détenteurs de l'autorité peuvent agir plus aisément que sur l'économie. En France, la gauche parlementaire a élargi son champ d'application en supprimant la restriction qui la limitait aux cas de "détresse". En Espagne en revanche, un projet propose de l'encadrer, mais les media hexagonaux se sont mis en formation de la tortue pour attaquer
Le Monde: "Avortement: la régression espagnole"; Rue89 (Nouvel Observateur): "Mobilisation pour soutenir l'IVG en Espagne"; LyonCapitale: "EELV manifeste pour le Droit à l'avortement en Espagne; 7sur7 : "Manif pro-avortement devant l'ambassade d'Espagne à Bruxelles"; Le Monde :" L'Espagne doit retirer son projet de loi anti-avortement", ... 

Même tendance droitière sur l'immigration: l'observation "qu'il y a trop d'immigrés en France" progresse (67%, +18 points en quatre ans). Le récent épisode sur les Rom a confirmé cet automne que les Français, en recherche ou non d'emploi, contrôleraient volontiers les portes du pays face aux clandestins. Parallèlement, les craintes identitaires, liées notamment aux poussées démographique et communautaire musulmanes, demeurent prégnantes. Dans ce contexte, jamais les Français n'ont été aussi réticents sur l'entrée de la Turquie en Europe (86% y sont opposés) et le versatile Hollande, en visite à Ankara, s'est d'ailleurs gardé de lui donner un quelconque espoir nouveau.

La conversion progressive des socialistes à l'entreprise 

Les Français se reposent moins sur l'appareil étatique pour espérer sortir de la crise.
 
En France, pays de tradition colbertiste et du centralisme démocratique à la socialiste, la facilité incite à  se tourner d'abord vers l'Etat pour être assisté et redresser de la barre dans la tempête. Or, à trois, les gros bras Ayrault, Moscovici et Sapin ne parviennent pas à inverser la courbe du chômage comme promis. Quant à lui, le socialiste Montebourg qui a menacé de nationalisation les entreprises en difficulté, fait maintenant entrer l'Etat au capital de l'entreprise (de transports!) Mory-Ducros, au moment où la girouette Hollande s'oriente au "social-libéralisme"désorientant les Français et d'abord ses électeurs.  En 2011, 58% pensaient que l'Etat devait contrôler plus étroitement les entreprises. Aujourd'hui, le balancier est reparti dans l'autre sens, puisque 59 % pensent au contraire, comme le leur disent les media, que l'Etat doit faire confiance aux entreprises et leur donner plus de libertés (+18 points en deux ans). 

Dès lors, quoi d'étonnant que les Français retirent leur confiance aux beaux parleurs et disent chercher mieux ailleurs.
Même si les grandes entreprises inspirent toujours de la méfiance (38%), les petites et moyennes entreprises constituent à cet égard une des institutions en laquelle les Français font le plus confiance (84%). D'une manière générale, les Français semblent écouter d'une oreille plus réceptive les chantres de l'entreprenariat. 

La place de l'Etat est clairement remise en cause. 
Hollande multiplie les créations de postes, alors qu' "il y a trop de fonctionnaires" pour 42% des Français, contre seulement 15% pour qui il n'y en a pas assez, mais Hollande continue de répondre à chaque problème par des créations de postes. En seulement 20 mois, il a fait du matraquage fiscal, impôts et taxes, l'un des points phares du rejet de la gauche et du détournement des Français de sa politique. 
Les impôts publics se positionnent désormais en deuxième position des priorités (pour 43% des Français, +16 points en un an) derrière le chômage. Implicitement, mais en profondeur, c'est la politique de redistribution et le poids de l'Etat dans l'économie qui est remis en cause. 64% des Français sont désormais prêts à renoncer aux 35 heures pour éviter que leur entreprise ne ferme leur porte. 

Pourquoi cette droitisation?
A son corps défendant, Hollande a provoqué un retour à la valeur travail, désormais revendiquée par les politiques de tous bords. La baisse du temps de travail n'a plus le vent en poupe et, avec la durée des temps difficiles sur le front de l'emploi, 64% des Français sont désormais prêts à renoncer au 35h pour éviter que leur entreprise ne ferme et licencie. 
Par ailleurs, on observe une crispation  certaine sur la question de l'assistanat : 52% estiment que "les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment". Et si l'Etat providence jouait son rôle? 

L'allongement de la durée de vie favorise le conservatisme
Il semble que l'allongement de la vie est un phénomène nouveau datant de 2012...  La gauche y voit une explication majeure à l'abandon de la gauche par les Français. Les sociologues la guettaient depuis des décennies, nous dit-on, mais le vieillissement de la population serait tombé sur Hollande. De là à expliquer des résultats électoraux calamiteux par ce vieillissement ce printemps, il n'y a qu'un pas de déambulateur. Chaque élection est l'occasion renouvelée de constater que l'électorat de droite est plus âgé que celui de gauche, mais c'est devenu plus vrai que jamais... Les immigrés ne font pas assez d'enfants ? Mais si vous pensez que le besoin de repères, de sécurité et de d'autoréalisation est également nécessaire aux plus défavorisés, vous aurez peine à suivre ce raisonnement peu vertueux d'analyste gauchiste.

Ce raisonnement récupère aussi la mondialisation et le sentiment que le temps s'accélère. 
Si on le suit, la gauche toute entière a-t-elle un avenir ? Elle a en effet le sentiment qu'en réaction, on redécouvre les valeurs traditionnelles.  Les efforts de l'école et des media seraient sans effets. Certes, les opposants s'en prennent aux journalistes militants sur le lieu des manifestations, mais cet aveu d'échec est tout récent. Le comble de la réaction droitière serait atteint avec le plaisir nouveau que prendraient les Français à redécouvrir son histoire et son patrimoine, de préférence au Tiers Monde dont les "factieux" se ficheraient comme du Quart. A preuve, la fidélité du public aux Journées du patrimoine ou les émissions et publications historiques! Toutes orientées qu'elles puissent être, si ces analystes y regarde bien ? Si la France est sur une mauvaise pente, ce n'est pas la faute à François: 78% des Français déclarent s'inspirer de plus en plus des valeurs du passé et lui échappent. L'analyste confie son déboussolement: la famille "s'érige" en rempart, sans que la multitude de divorces et de familles recomposées n'en altère l'image idéalisée. L'IVG, le divorce, la famille recomposée et le mariage gay, toutes ces "avancées" n'y font donc rien !  

Cette quête de repères est particulièrement nette auprès des catégories populaires. L'Etat est dépassé, réalise-t-on, puisqu'il ne peut rien contre la menace que constitue l'ouverture sur le monde. Plus exposée à l'insécurité du fait des lieux où elles vivent, elles sont désormais en pointe dans la demande d'ordre. Leur peur de déclassement et de perdre leur identité les rend plus méfiants à l'égard de la vie.  

Enfin, l'individualisme resurgit au catalogue des calamités qui s'abattent sur la gauche. 
"La perte de confiance à l'égard de la classe politique a rejailli sur l'Etat" : pour avancer une telle thèse, il faut être un décrypteur éclairé! L'Etat subit une multitude d'avanies et n'est donc plus responsable de rien. CQFD ! Au point culminant de la crise, en 2008-2009, car il ne s'est rien passé en 2006-2008, les Français se tournaient vers l'Etat pour la résoudre. Si les Français s'en détournent désormais, c'est qu'il a failli. L'entreprise a repris sa place et le mouvement des "Bonnets rouges" a constitué le troisième événement ayant le plus marqué les Français en 2013. Avec un Etat aussi fort, compétent et dirigé par Monsieur P'tite Blague, d'où vient que les Français soient rongés par le pessimisme ? Ils sont plus pessimistes encore pour l'avenir de la France (66% pessimistes), que pour eux-mêmes (40%). 60% pensent encore qu'ils peuvent contrôler la manière dont se déroule leur vie, mais ils se montrent donc moins confiants en leur dirigeants actuels. Pourquoi donc s'interroge-t-on sur ce qui les oriente à droite? 

La poussée à droite annoncée rebat les cartes du jeu politique. 

A court terme, elle conforte l'aile droite du PS et le centre. Mieux,
elle ouvre potentiellement la voie à une alliance entre centristes de gauche avec ceux de droite. La tentation de la frange gauche de l'UMP inquiète le PS autant que la fuite des syndicaliste de l'extrême gauche vers l'extrême droite. 
Le "social-libéralisme" de Hollande, si contre-nature soit-il, s'explique aussi par ce risque de pépassement du PS sur sa droite. 

L'UMP n'a pas fini de se féliciter de cette recomposition du paysage politique
sur sa ligne.
Si, à plus ou moins moyen terme, cette fuite à droite se poursuit avec un nouveau détricotage de la législation, c'est une nouvelle recomposition de la société qui pourrait s'opérer, ramenant optimisme, abondance et bien-être. 

jeudi 30 janvier 2014

Théorie du genre: quand L'Humanité lance une accusation floue des "réacs"

Ecole: les réacs lancent la "rumeur du genre" 

Le ministre Peillon et L'Huma jouent avec les mots et les faits

"Il n'y a pas d'enseignement de la théorie du genre à l'école"a affirmé mardi le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, histoire d'embobiner les parents, après un appel à boycotter l'école un jour par mois.
Pas d'enseignement, mais tout de même une "éducation à l'égalité fille-garçon"..., a nuancé le tripoteur de la réalité 
dans les académies de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Créteil, Corse, Guadeloupe, Lyon, Montpellier, Rouen, Toulouse et Nancy-Metz, laquelle est stigmatisée comme si ses enfants n'étaient pas exposés à la différence de ceux de Paris et Ile-de-France, centre du monde de la presse nationale.

Une théorie du genre fantasmée. "La" théorie du genre n’existe pas. En revanche, il existe des «études de genre». Le terme remonte aux années 1950 et désigne, selon l’Institut du genre, «tout ce qui, dans la construction de l’identité sexuelle et dans la formation de la division entre les sexes, relève de mécanismes d’ordre social et culturel». Ces études ne nient pas les différences biologiques entre personnes, mais réfutent l’idée qu’elles se traduisent en différences psychologiques et comportementales. (L'Humanité)

    L'expérimentation en cours inquiète les réacs vigilants 
    Les éléments de langage se répandent plus vite que les eaux du gave de Pau, dans l'indifférence de Bayrou, un ex-ministre vivant de l'Education. "Tous les enseignants animant ces modules, en partant de leur matière (français, EPS), ont été formés. Sont cadrés. Evalués. Les parents consultés. Et le programme ne sera étendu que si les retours sont bons. Un sondage IFOP pour "Lyon Mag" affirmait en tout cas récemment que 71% des Français étaient "pour cet enseignement de l’égalité". Mais, faut-il le dire à la place du Parisien défaillant, que le fondateur de Lyon Mag est un militant SNJ-CFDT-CGT. Le portail pédagogique qui détaille les ABCD n'assume pas les mots "LGBT", "homosexuel", "éducation sexuelle" qui n'apparaissent jamais. Quant au mot "genre", il n’est cité qu’une fois. 
    Idéologie masquée? L'Humanité ne répond pas et préfère s'en prendre aux comploteurs qu'il connaît si bien et qui ne peuvent être que d'extrême droite. Bien que la communauté musulmane intégriste soit démasquée, le journal d'extrême gauche accuse nommément "Béatrice Bourges" qui avance selon lui "à visage découvert". "La présidente du Printemps français, est la quatrième signataire de la pétition initiée par Farida Belghoul. Et le seul parti dont le site Internet conspue ces ABCD est le Parti... antisioniste", écrit L'Humanité.

    Des organisations d’extrême droite appellent à des "journées de retrait de l’école", selon L'Humanité
      
    pour dénoncer une "prétendue" introduction de la théorie du genre dans les classes.

    Et à l'école primaire Binet de Meaux (Seine-et-Marne), 40% des enfants étaient absents lundi, pour soutenir le boycottage de cette mise en oeuvre sournoise de cette théorie du genre. Or, "les écoliers absents sont musulmans", précise le journal Le Parisien. Ce qui n'empêche pas le journal communiste de s'en prendre, bille en tête à l'extrême droite.

    Alors, allons-y ! 
    Le quotidien totalitaire chatouille la sensibilité de ses rares lecteurs avec des phrases non sourcées, autant dire des propos du café du commerce: "L’éducation sexuelle est prévue en maternelle avec démonstration" ; "Ils vont apprendre aux élèves à se masturber" ; " Ce sont les enseignants qui décideront si vos enfants seront filles ou garçons"... Ce qui autorise à pointer "des" organisations "proches de" l’extrême droite et, pourquoi pas de la Manif pour tous  font courir -"depuis des mois"- les plus folles rumeurs sur l’introduction dans les programmes scolaires d’une prétendue théorie du genre. Cette théorie est pourtant bien la seule réalité de ce tissu d'approximations et d'inventions. "Une propagande délirante", juge  L'Humanité, qui vise "les ABCD de l’égalité, ces modules pédagogiques testés depuis janvier dans quelques centaines de classes", lâche enfin le canard qui a le sentiment qu'ils sont destinés à lutter contre les stéréotypes sexistes dès la maternelle... 

    Cette mobilisation "virulente" vient d’inaugurer un nouveau mode opératoire : les "journées de retrait de l’école " (JRE). 

    L'Humanité s'émeut de toute action qui échappe à la CGT. 
    Mais les sectaires d'extrême gauche ont en l'occurrence bien tort de ne pas lire le Huff’ Post qui précise que le directeur d’une école strasbourgeoise, située en ZEP, témoigne de l’affolement des parents, " principalement issus des communautés turque, gitane, maghrébine, qui ont toutes trois la particularité de vivre un peu repliées sur elles-mêmes." Voilà qui ne va pas bien dans le sens de la propagande communiste, mais qui rend justice à La Manif pour Tous, voire à l'extrême droite.

    La semaine dernière, de nombreux parents de l’Est de la France ont reçu, par SMS ou ­e-mails "sauvages", une invitation à ne pas mettre leur enfant en classe le 24 janvier, en signe de protestation, explique L'Humanité. "Résultat ? Dans certaines écoles de la banlieue de Mulhouse et de Strasbourg, on a dénombré jusqu’à un tiers d’absents ! En région parisienne, un même appel a été lancé pour aujourd’hui (27 janvier, mais le torchon n'en a pas parlé la veille...). "Avec un certain écho", concède le journal d'opinion. Comme dans cette maternelle d’un quartier populaire de Nanterre (Hauts-de-Seine). "Cela a créé une grande confusion chez les parents, témoigne Claudine, la directrice (d'une école anonyme, voire imaginaire). Un papa nous a même demandé s’il était vrai qu’un sexologue allait venir dans les classes ce lundi!" Une précision de nature à faire authentique... 

    Les recteurs se veulent rassurants

    L’appel national à ces JRE remonte au 18 décembre 2013. Il est l’œuvre de la romancière et cinéaste Farida Belghoul, figure historique de la Marche des Beurs dans les années 1980 et désormais proche d’Égalité et Réconciliation. Sur le site Internet dédié à cette initiative, une musulman de convictions, Farida Belghoul, "dans des vidéos à fort relent conspirationniste", d'après les mêmes communistes, ­dénonce la "propagande LGBT" destinée à "apprendre l’homosexualité" aux élèves ou encore appelle à "protéger la pudeur et l’intégrité de nos ­enfants ".

    Le SNUipp-FSU, syndicat des instituteurs de gauche dominant le primaire, a dénoncé le collectif auprès du ministère de l’Éducation nationale. Dans une colère noire, V. Peillon a intimé l'ordre aux recteurs et inspecteurs d’académie de transmettre aux écoles des "outils d’information", voire d'enfumage, à distribuer aux parents d’élèves afin de les faire rentrer dans le rang.

    L'Humanité réclame moins de ...laxisme
    Bien que la FCPE se soit vite portée au secours du fauteur de troubles de l'Education nationale, les totalitaires font à leur tour de l'escalade" Suffisant pour tordre le cou à la rumeur ?" interpellent-ils.  

      

    La FCPE annonce une plainte après des menaces suscitées par la théorie du genre à l'école

    Le ministre Peillon mobilise une fédération de parents d'élèves proche du PS

    La théorie du genre fracture le monde scolaire

    Des menaces par mail auraient visé des parents dénonçant le mouvement de boycottage des écoles 
    Suite à la révolte menée dans les écoles par "Journée de retrait de l'école", un collectif de musulmans radicaux qui s'élève contre un enseignement de la "théorie du genre" dans l'Education nationale, l'organisation départementale de Seine-et-Marne de la FCPE, fédération de parents d'élèves proche du pouvoir, a annoncé jeudi qu'elle porte plainte.
    VOIR et ENTENDRE si la théorie du genre est déjà pratiquée, ou non, à l'école:
    En Seine-et-Marne, la FCPE a envoyé jeudi matin une plainte pour "menaces" au procureur de Melun, a déclaré son secrétaire général, Mehdi Azzam, confirmant une information du quotidien Le Parisien.
    La Fédération départementale explique avoir reçu un courrier électronique anonyme - autant que cela soit possible ! - de personnes disant soutenir "la journée de retrait de l'école et menaçant explicitement tous les parents élus", au risque que ces mails soient des provocations venues de soutiens à la théorie.

    "C'est clairement une tentative d'entrave au service public de l'éducation", relève M. Azzam, qui prend donc clairement position au côté du ministre Peillon. Sa fédération a déploré dans un communiqué "une atteinte grave à la liberté de pensée, à la liberté d'expression et plus généralement au débat démocratique indispensable à une société républicaine". Autant de déplorations que ses contradicteurs sont en droit de lui retourner...

    L'auteur des menaces se réclame de "réseaux insoupçonnés en termes d'influence"

    Dans son mail, l' "anonyme" soutient la cinéaste Farida Belghoul, une militante opposée au repli communautaire et donc à la Marche pour l'égalité et contre le racisme d'octobre-décembre 1983, surnommée par les media Marche des beurset à l'origine du mouvement de boycottage de l'école contre l'enseignement de la "théorie du genre", une idéologie d'ores et déjà portée par Najat Vallaud-Belkacem et distillée dans notre société, par le biais des media

    En mars 1984, lors d'un colloque du MRAP sur son propre slogan : "Vivre ensemble avec toutes nos différences", l'égérie de JRE, Farida Belghoul intervint comme animatrice du Collectif parisien et y dénonça "le droit à la différence comme une forme voilée de l'exclusion": "Je ne revendique pas un quelconque droit à la différence. Différente, je suis. Comme tout un chacun… Une vraie différence s'énonce dans la réciprocité, mais je ne puis énoncer une quelconque différence puisque réciprocité, il n'y a pas". Et de conclure : "s'il faut absolument un slogan, je propose alors 'Vivre ensemble avec nos ressemblances, quelles que soient nos différences'.

    L'auteur "anonyme" des mails menace de "cibler automatiquement" les parents qui pourraient évoquer la question en conseil d'école
    affirmant que des noms de parents d'élèves FCPE ont été relevés dans toute l'Ile-de-France.

    Mercredi, face aux menaces d'enseignement de la "théorie du genre" conduisant certains parents à boycotter l'école une journée par mois, Vincent Peillon a intimé l'ordre aux chefs d'établissements de convoquer les parents pour les apaiser et leur signifier que l'école est obligatoire.

    Mory Ducros: les conditions d'une fin de conflit sont réunies

    Le principal actionnaire s'engage à la sauvegarde de 2.150 emplois sur 5.000

    Le gouvernement se charge de l'annonce jeudi, au terme d'une nouvelle série de négociations.

    La CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC se sont dites prêtes à signer l'accord collectif, et la CGT a signé un accord de fin de conflit appelant à la levée immédiate des blocages et au redémarrage des activités de l'entreprise, précise un communiqué. 

    Numéro deux du secteur en France derrière Geodis, Mory Ducros a été placé en redressement judiciaire en novembre 2013. 
    "Si nous ne signions pas, c'était la fin", s'est justifié sur i>Télé Fabian Tosolini, de la CFDT Transports, syndicat proche du pouvoir. "L'entreprise menaçait de retirer son offre et donc nous étions peut-être ce matin à parler d'une liquidation judiciaire, plutôt que de sauver de l'emploi", a-t-il expliqué.
    Le blocage du site d'Artenay (Loiret), près d'Orléans, a  pris fin jeudi matin.

    Arcole Industries a revu son plan social "à la hausse" pour les salariés non repris

    L'entreprise garantit des indemnités complémentaires portées à 30 millions, contre 21 millions d'euros initialement, précisent dans un communiqué les ministres du Redressement productif, du Travail et des Transports. 

    Arcole Industries s'engage également au maintien des accords sociaux pour une période minimale de 24 mois.
    Autres engagements : rémunération "quasi équivalente" à son salaire net actuel pour chaque salarié pendant un an; accès à des formations professionnelles.

    La dette publique devra supporter les engagements du gouvernement 

    La monnaie du singe Werther
    de la BD de Jul
    Montebourg et Ayrault se sont engagés à accompagner les salariés non repris 
    Ils proposent 500 embauches dans des entreprises publiques, telles que La Poste ou la RATP, et la création d'une bourse à l'emploi

    Autre engagement pris, sans concertation, au nom des contribuables français,
    la prise en charge par l'Etat pendant deux ans du différentiel de salaires, jusqu'à 300 euros par mois, en cas de reclassement dans un emploi moins bien rémunéré.

    Montebourg a confirmé que "le gouvernement a mis en place un contrat de sécurisation professionnelle pour ceux qui ne pourront pas garder leur travail, où ils garderont leur salaire pendant un an à 97% ce qui leur permettra de se retourner pour trouver un travail".


    "La profession a été mobilisée par le ministre des Transports, puisque dans le secteur routier c'est un millier d'offres d'emplois qui seront dirigées sur les salariés de Mory-Ducros qui ne peuvent pas garder leur travail", a-t-il souligné.

    Or, la CGT dénonce les promesses non tenues de reclassement à la SNCF de salariés victimes de fermetures d'usines, alors que 1.474 emplois de cheminots ont été supprimés sur la seule région SNCF-Alsace. Aussi la CGT-Cheminots a-t-elle ouvert des bureaux éphémères d’embauche devant les gares de Belfort et Mulhouse en septembre 2013. 

    Le matelas d'euros des parlementaires français

    Une niche parlementaire de 81,6 millions en 2013

    La 
    majorité change, mais la "réserve parlementaire" reste

    Les élus du Sénat et de l'Assemblée nationale se sont partagés 134 millions d'euros en 2012
     

    pour aider au financement des collectivités locales, a précisé le ministère de l'Intérieur,  le 5 août dernier.
    Le bas de laine des seuls députés s'est élevé à 81,6 millions d'euros en 2013 et chacun des 577 locataires du Palais Bourbon a reçu en moyenne 130.000 euros, selon le document publié mercredi par le président de l'Assemblée nationale, le socialiste Claude Bartolone. Une autre part de cette réserve est attribuée aux associationsD'une année sur l'autre, la répartition reste arbitraire, favorisant certains parlementaires.

    Sa distribution reste opaque, malgré le combat d'Hervé Lebreton, un professeur de mathématiques, président de l'Association pour une démocratie directe et ex-candidat sans étiquette à la législative partielle du Lot-et-Garonne, qui était allé jusqu'au tribunal pour obtenir la transparence de ces subventionsLe 23 avril, Lebreton avait obtenu gain de cause auprès du tribunal Administratif de Paris qui avait ordonné au ministère de l'Intérieur de communiquer, dans les deux mois, tous les détails concernant cette subvention.

    Les critiques sur le risque de clientélisme explique ce sursaut de transparence, notamment le risque d'utilisation des fonds publics par les députés dans leur circonscription en période de réduction des déficits publics. On sait en effet qu'au niveau de l'Elysée, le président Hollande est particulièrement généreux envers Tulle et la Lozère...

    La "réserve parlementaire" est un ensemble de subventions d'Etat votées en lois de finances initiales ou rectificatives proposées par les parlementaires afin de participer au financement de projets d'investissement de collectivités et de soutenir des activités menées par des associations.
    "Pour la première fois, la 'réserve' a été répartie équitablement entre majorité et opposition parlementaires", assure Claude Bartolone dans un communiqué. "Chaque député bénéficie désormais d'un montant de 130.000 euros en moyenne, la répartition entre les députés relevant de chaque groupe politique."
    Il ajoute que, pour la première fois depuis les débuts de la Ve République, les députés ont restitué au budget de l'Etat 10% du total, "afin de participer à l'effort national de réduction des dépenses publiques".

    A la lecture des quelques 250 pages de tableaux publiés mercredi sur le site internet de l'Assemblée, on peut constater que le président a toutefois reçu 520.000 euros, les vice-présidents et les présidents de commissions et de groupe chacun 260.000 euros.
    Les membres du bureau de l'Assemblée ont reçu chacun 140.000 euros, les autres députés obtenant 130.000 euros, quatre fois moins que Bartolone...

    Maintien ou suppression?

    Les députés en vue se disputent le bout de gras
    Gilles Carrez (UMP) a expliqué que le montant de son enveloppe de 786.000 euros lui permet, en tant que président de la commission des Finances,  de répartir des compléments à ses collègues de la commission des Finances. Des compléments "modiques"puisque "c'est de l'ordre de 10 à 20.000 euros de plus de la norme qui est autour de 130.000 euros".
    "Donc ça explique que j'ai une enveloppe un peu plus importante pour pouvoir redonner. Mais ça n'a rien à voir avec la dizaine de millions d'euros dont peut disposer le président de l'Assemblée", Claude Bartolone, a-t-il poursuivi.

    Gilles Carrez a précisé "garder de l'ordre de 300 à 400.000 euros sur ma circonscription proprement dite". 
    Lorsqu'il était lui-même président de la commission des Finances, l'ancien député PS Jérôme Cahuzac – qui a dû démissionner de son poste de ministre du Budget de Hollande, en mars 2013, pour fraude fiscale – arriva largement en tête des membres du gouvernement Ayrault dans l'utilisation de la réserve parlementaire de 2012, avec 1.412.685 euros...
    Jean-Marc Ayrault, qui était alors le président du groupe PS à l'Assemblée et en charge de cette répartition équitable, complétait ce podium avec 320.000 euros utilisés en Loire-Atlantique.

    Le porte-parole du groupe PS, Thierry Mandon, a expliqué qu'il a distribué sa part à des associations de handicapés, à l'aide au soutien scolaire dans les écoles en difficulté et à deux mairies de petites communes qui avaient de gros travaux à faire et n'avaient "pas les moyens de se les payer".

    "A mon avis, ça (la réserve parlementaire) n'a aucune raison d'être et, à terme, ça devrait être supprimé", a-t-il affirmé en retirant son enveloppe.
    Un avis que ne partage pas le député UMP du Cantal Alain Marleix, qui estime que cette "réserve" est destinée "essentiellement au monde rural".
    La réforme qui consiste à donner la même somme à chacun des députés "est stupide", estime-t-il"Donner 100.000 euros à un député de Paris, de Lyon ou Marseille, ce n'est pas la même chose que pour un député d'une zone rurale pour qui c'est très important", a-t-il ajouté.

    La pratique de la réserve parlementaire est surtout inconstitutionnelle

    En régime de séparation des pouvoirs, de quel droit en effet les élus flèchent-ils l'argent de la réserve parlementaire ?
    "Chacun a le droit de savoir comment est utilisé l'argent du contribuable. Je veux pouvoir connaître la somme, la collectivité concernée, le projet et le nom du parlementaire qui l'a soutenu", avait à l'époque expliqué Lebreton, le professeur de mathématiques. Joint par Le Monde en juin 2013, ce dernier refusait désormais de communiquer l'intégralité du document d'un peu plus de 1.000 pages que lui a transmis Beauvau, mercredi 26 juin, et dont Europe 1 a révélé une partie.
     

    mercredi 29 janvier 2014

    Education nationale: de la théorie du genre à l'éducation à la masturbation

    L'école inquiète les parents: fausse rumeur ou programme inavoué?

    Les écoles qui imposent aux garçons des comportements de filles


    Ce n'est pas une "rumeur": c'est déjà vrai !
    La gauche se défend désespérement, accusant une folle rumeur. C'est l'occasion pour le gouvernement de mettre en cause des mouvements "proches de" l'extrême droite, dans des amalgames dont il a le secret. Il avance en rampant et pointe ses adversaires politiques.

    Faut-il rappeler les antécédents de Vincent Peillon en matière de formatage des enfants des écoles sur l'homosexualité. 
    Education à l'homosexualité
    Le ministre de l’Éducation nationale avait demandé à Michel Teychenné, élu au conseil municipal de Pamiers et chargé, avec Gilles Bon-Maury, des questions LGBT pendant la campagne électorale de François Hollande, 
    de lui remettre un rapport sur la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, en vue d’ actions et mesures concrètes pour la prochaine rentrée. Objectif "Déconstruire la complémentarité des sexes" L'entreprise était préméditée. Dans son rapport publié au printemps dernier, "Eduquer contre l’homophobie dès l’école primaire", le SNUipp-FSU (syndicat national unitaire des instituteurs et des professeurs des écoles) exposait ses propositions sans ambages.

    Cette opération avait été menée en concertation avec Najat Vallaud-Belkacemla ministre des Droits des femmes, qui abusa de son autorité ministérielle pour faire pression sur les consciences de collégiens, à l'invitation des lobbies LGBT:
    VOIR et ENTENDRE la ministre en action:


    Les parents ont donc de réels motifs d'inquiétude et tiennent ces ministres à l'oeil.

    La détermination de l’actuel gouvernement, notamment celle de Peillon, reste entière. 
    Sous couvert de lutte contre l’homophobie et les inégalités entre hommes et femmes, ils sont résolus à "arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel" sous prétexte de lui donner la liberté de choix. C’est au nom de cette liberté que, progressivement, insidieusement, les représentants de la nation ont introduit l’indifférenciation des sexes, conséquence de la théorie du genre, dans les crèches et les programmes scolaires, de l’école primaire à l’université. Pour éviter que les filles et les garçons ne constatent qu’ils sont différents, au nom de l’égalité, l’école se doit de les conditionner pour qu’ils se croient indifférenciés: il s’agit en effet de leur permettre de choisir le genre qu'ils souhaitent, la biologie se contentant de leur donner un sexe physiologique.

    Les parents vigilants ont suivi un appel au boycottage de l'école
    Nouveau livre de lecture:
    la méthode syllabique est dépassée !
    Depuis vendredi 24 janvier 2014, une centaine d'écoles sont perturbée par des absences d'élèves. En cause, des SMS qui informent sur la théorie du genre qui va être enseignée aux tout-petits. Vincent Peillon a démenti mardi tout enseignement de cette théorie controversée, mais il ne donne pas plus confiance que Hollande sur le chômage et l'absentéisme volontaire pourrait ne pas être terminé.L'inquiétude que les enfants des maternelles soient rééduqués a vidé plusieurs écoles d'une partie de leurs élèves vendredi et lundi dernier et non pas une banale épidémie ni de gastro ni de grippe. C'est ainsi le cas à Meaux, en Seine-et-Marne, où 20% des écoliers de la zone urbaine sensible de Beauval ont manqué la classe, révèle ce mardi matin Le Parisien. Le plus fort taux d'absence a été atteint à l'école primaire Binet, située dans cette même ZUS, avec 40% d'absents, affirme le quotidien. Plus à l'Est, à Montbéliard, commune de l'ex-député-maire Moscovici, et dans ses environs, des absences inexpliquées ont également été constatées vendredi dernier sur les bancs de certaines écoles publiques. "Cela reste marginal", a minimisé l'inspecteur d'Académie du Doubs dans l'Est Républicain

    Lundi, le boycottage visait l'Ile-de-France mais, au total, depuis vendredi, une centaine d'écoles sur les 48.000 établissements publics ont ainsi été sensibilisées. Et le phénomène pourrait ne pas être terminé, le mouvement "Journée de retrait de l'école" ayant dressé un calendrier des villes concernées par l'appel allant jusqu'au 10 février.

    Mais que dit cette rumeur pour susciter une telle réaction des parents ? 

    Les SMS, qui ciblaient essentiellement la communauté musulmane, affirmaient que les enseignants allaient apprendre la théorie du genre aux enfants. A Meaux, relate ainsi Le Parisien, les familles ont reçu un message assurant que "l'Education nationale va enseigner à nos enfants qu'ils ne naissent pas fille ou garçon comme Dieu l'a voulu, mais qu'ils choisissent de le devenir. Avec des intervenants homos et lesbiennes qui viendront leur bourrer la tête d'idées monstrueuses...". Ce qu'ont démontré les prestations de Vallaud-Belkacem: cf. video ci-dessus...
    Il paraît que ce sont des inventions...
    A Montbéliard, trois SMS, plutôt directs, ont eux aussi circulé rapporte l'Est Républicain : "L'éducation sexuelle prévue à la rentrée 2014 en maternelle. Avec démonstration". "Voilà qu'ils s'interrogent sur le fait d'enseigner à nos enfants de 4 ans comment se masturber !"  "Les parents parlent de peluches en forme de pénis et de vagin qui seraient présentées aux enfants pour distinguer les genres"... Images de la "rumeur", ci-dessus à gauche. 

    Qui propage la rumeur ?

    Le propre de la rumeur est d'être diffuse et d'origine incertaine, mais Libération a des assurances sur cette rumeur-là... "Pour l'académie du Doubs comme pour les enseignants de Seine-et-Marne, il n'y a guère de doute : c'est Farida Belghoul", rapporte Libération, amateur d'amalgames et diffuseur d'éléments de langage officiels villipendant la communauté musulmane. "Figure des rassemblements antiracistes des années 80', cette militante s'est donnée pour nouveau combat la lutte contre l'introduction de la "théorie du genre" à l'école. Elle est notamment soutenue par le polémiste Alain Soral, fondateur de l'association Égalité et réconciliation, ancien membre du FN et proche de Dieudonné. Et finalement, Farida Belghoul a dit être en partie à l'origine de cet appel au boycott[age] de l'école sur le site zamanfrance.fr. Dans un article sereinement intitulé "Les opposants aux études de genre, de plus en plus idiots", Rue89, site du groupe Nouvel Observateur, la décrit comme "la militante [qui] a décidé de ne plus s'habiller que "selon sa nature première", c'est-à-dire de ne plus porter que des robes." 
    video

    Farida Belghoul révèle notamment le contenu des "ABCD de l'égalité à l'école",

    un dispositif actuellement expérimenté dans une dizaine d'académies et dont l'objectif est de réduire les inégalités homme-femme à travers un apprentissage visant à respecter l'un des sexes au détriment de l'autre.

    Toute ressemblance avec des personnes
    ou des religions existantes ou ayant existé
    ne saurait être que fortuite.
    VOIR et ENTENDRE une présentation de la "théorie des genres", défendue au nom des avancées sociétales...

    Le 13 décembre dernier, elle lance la "Journée de retrait à l'école" (JRE), qui invite les parents à retirer leurs enfants de l'école une journée par mois à partir de janvier 2014 pour protester contre l'entrée déguisée de la théorie du genre à l'école. Les premiers jours fixés étaient les 24 et 27 janvier...

    La presse "indépendante" nous a-t-elle informés de l'impact de la première de ces journées?

    Ce que Libération occulte n'aura échappé à nul autre qui sait lire: les noms des contacts sont en effet clairement connotés et leurs porteuses, discriminées... Lien video

    La découverte du pot-aux-roses embarrase l'Éducation nationale. 
    Outre que la presse aux ordres est mobilisée, des messages ont été envoyés aux responsables des écoles expérimentales concernées par les programmes ABCD pour les informer de cette campagne SMS et leur demander d'enfumer les parents qui sont aux cent coups. Elément de langage obligé: affirmer que la méthode ABCD "favorise l'égalité, la mixité et propose des outils pour lutter contre les stéréotypes", comme le fait l'inspecteur d'académie du Territoire de Belfort, Patrick Mellon. Et de garantir dans l'Est Républicain, que "les parents n'ont aucune crainte à avoir en mettant leurs enfants à l'école publique"... 

    La réponse d'un ministre de l'Education cerné 
    "Je veux très solennellement rassurer tous les parents de France : n'écoutez pas ceux qui veulent semer la division et la haine dans les écoles, lance Peillon avec une violence à la hauteur de la gravité de son engagement dans la théorie du genre. Ce que nous faisons ce n'est pas la théorie du genre -je la refuse-, c'est promouvoir les valeurs de la République et l'égalité entre les hommes et le femmes", a asséné le fauteur de troubles de l'Education nationale à l'Assemblée nationale.

    VOIR et ENTENDRE Vincent Peillon nier devant les députés, les yeux dans les yeux, mais tournant le plus souvent le dos aux élus de droite, que ses projets visent à l'uniformisation des sexes:

    video

    Sur la masturbation à l'école, Libération ridiculise les parents, en gros caractères

    "Non, vos enfants ne devront pas se masturber à la maternelle", raille le quotidien socialiste... Dans le cadre d'un programme d'éducation à l'égalité homme-femme, les excisées partent néanmoins avec un lourd handicap... 

    L'EN estime qu'il ne faut pas mêler
     sexualités adulte et enfantine: à preuve !
    Ce qui nécessite d'autant plus le "DÉCRYPTAGE" d'un complot par Libération - "De mystérieux SMS se propagent chez les parents français, affirmant que la masturbation serait sur le point d'être enseignée à l'école. A Rennes, d’étranges messages circulent. "Depuis quelques jours, suite à l’envoi de mystérieux SMS, des enfants ne sont pas venus en cours", relate Ouest France. "Des SMS indiquant que dans les écoles, des cours d’éducation sexuelle et de masturbation étaient donnés et conseillant donc aux parents de ne pas envoyer leurs enfants", continue le journal."

    Décryptage signifie donc désormais ridiculisation.
     
    Libération recourt au conditionnel pour rapporter des faits, mais le quotidien socialiste passe à l'indicatif pour asséner ses propres commentaires. "Après leur échec contre le mariage gay, les groupuscules autour de la Manif pour Tous et/ou d’Alain Soral [on ne sait visiblement pas !] et son site Egalité et Réconciliation, ont désormais un nouveau cheval de bataille, la lutte contre ce qu’ils appellent la "théorie du genre"
    Ils ne sont pourtant pas les seuls! Cette théorie venue d'outre-atlantique s'est en effet propagée dans les pays occidentaux depuis les milieux gauchistes internationaux. Libération continue donc de répandre le doute sur un phénomène pourtant planétaire de déstabilisation, stigmatisant l'extrême droite française à des fins politiciennes, comme si elle était seule dans le monde à combatrre cette théorie dévastatrice, évidemment reprise par nos lobbies des godillots internationaux. 
    Retour au conditionnel de suspicion. "Représentée par un escargot hermaphrodite, elle remettrait en cause notre vision naturelle du monde et serait imposée à nos enfants innocents." Reprise des accusations. "Face à cela, l’écrivaine Farida Belghoul, proche de l’essayiste d’extrême droite et qui participait à Jour de Colère, propose d’organiser des 'Journées de retrait de l’école' pour "protéger la pudeur et l’intégrité de nos enfants". A aucun moment Libération n'a encore "décrypté" le fond du problème ni osé affirmer que les parents ne sont pas fondés à se méfier.

    Les pseudo-décrypteurs colportent la stigmatisation sans rien démontrer 
    "Le dernier exemple de cette 'perversion' serait selon eux [conditionnel et parti-pris d'exclusion) l’enseignement imminent de la masturbation dès la maternelle. Une rumeur circule de fait sur des sites proches de ces mouvances, comme 24heuresactu, Boulevard Voltaire, de Robert Ménard ou Egalité et Réconciliation." Ils sont passés à la stigmatisation ad hominem, sans jamais démontrer que ces mouvances n'ont aucun motif d'inquiétude. Libération se contente de jeter l'opprobre: "le premier annonce par exemple dans un article du 14 janvier qu’un 'rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) serait actuellement examiné par le gouvernement socialiste. Ce rapport propose notamment d’encourager la 'masturbation enfantine' et de permettre à l’enfant d’exprimer 'ses besoins, ses désirs sexuels' ". 

    Un si vaste programme justifie en effet le passage de quatre jours d'école à quatre et demi... 
    Libération passe enfin aux aveux. "Il existe en effet un texte intitulé 'standard pour l’éducation sexuelle', rédigé par le 'centre fédéral allemand pour l’éducation à la santé (BZgA)', un service du ministère de la Santé d’outre-Rhin, par le bureau régional de l’OMS pour l’Europe et par 'un collège d’experts internationaux', dont aucun Français parmi eux. Publié en 2010, il a été traduit en français par Santé sexuelle suisse en 2013, une 'organisation à but non lucratif'[, seulement idéologique, dont l'origine du financement n'est pas précisé]. Indépendante, elle a succédé en 2000 à l’Association suisse de planning familial et d’éducation sexuelle [, ce qui est déjà en soi un indice fort de son orientation partisane à gauche]. C’est à partir de cette traduction que le texte a commencé à circuler sur la toile francophone." Contrairement aux premières lignes de Libération, la rumeur n'est donc pas sans fondement. 

    Libération banalise les objectifs de ce texte à l'étude au ministère 
    "Le but de ce rapport, selon la préface, est de 'donner aux enfants et aux jeunes une éducation adéquate en matière de sexualité' pour lutter contre les MST, IST, violences sexuelles et grossesses non désirées... Le texte souligne toutefois qu’il n’y a aucune norme pour l’éducation sexuelle à l’échelle européenne et espère donc 'combler cette lacune'. 
    Regrettant que l’approche de la sexualité par les professionnels soit 'essentiellement négative', ces experts demandent une vision plus positive afin de permettre l’émergence d’une sexualité responsable et tolérante." Mais que ces choses-là sont dites en termes voilés! N'est-ce pas d'ailleurs la féministe Martine Aubry qui nous déjà ms en garde contre Hollande en affirmant: "Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup"

    Premier point. Si le rapport propose d’éduquer dès le plus jeune âge, il parle 'd’éducation sexuelle et relationnelle' au sens large, c’est-à-dire incluant des discussions sur l’amitié ou le "sentiment de sécurité". 

    Deuxième point. Le rapport propose une 'matrice' de modules à mettre en place selon les âges avec plusieurs thèmes, 'corps humains et développement', 'fertilité et reproduction', 'sexualité', 'émotion'
    Dans la catégorie sexualité, pour les 0-4 ans et les 4-6 ans, il conseille dinformer l’enfant sur 'le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce', et la 'découverte de son propre corps et de ses parties génitales'. Que signifie 'informer' les tout-petits si, comme on l'affirme, le foetus commence à se masturber in utero ? Si le phénomère est inné, pourquoi forcer les acquis? L'Education nationale n'outrepasse-t-elle pas les limites de ses prérogatives ? L'Etat  doit-il s'ingérer dans l'intime des enfants ? 

    Le loup serait-il une déculpabilisation ou une incitation ? 
    Le temps est clairement révolu où l'école était un sanctuaire inviolable. Son ouverture aux entreprises aura été la porte ouverte aux intervenants extérieurs en tous genres, notamment pour l'enseignement des langues, d'abord. Maintenant, l'Etat s'insinue au plus profond des consciences et des intimités individuelles. Certes il délègue, mais il choisit ses bras armés. Les hussards de la Républiques, comme les familles, sont écartés. "Les cours d’information devraient être menés par des spécialistes externes à l’école (médecins, infirmières, sages-femmes, éducateurs sociaux, psychologues, etc.). Les rédacteurs mettent pourtant ces "experts" en  garde:  "lorsque l’on parle de comportements sexuels des enfants et des jeunes, il est primordial de garder à l’esprit que la sexualité des enfants est différente de celle des adultes"... Et de préciser à toutes fins utiles qu’ "il est faux d’analyser les comportements sexuels des enfants et des jeunes du point de vue de la sexualité des adultes"... Voilà donc que les associations que le candidat Hollande avait promis de généreusement doter entrent par les fenêtres, puisque le pouvoir français se défend de vouloir rééduquer les enfants des écoles à la faveur de l'extension des rythmes scolaires. 

    Libération cherche à endormir les familles 
    "Rappelons-le, ce n’est pas une loi, mais des recommandations d’un bureau fédéral allemand, traduit par une organisation suisse" insiste l'organe de presse gouvernementale. "En France, il n’a aucune valeur législative, évidemment." Admirons au passage ce "évidemment" en gros souliers ! "En Allemagne non plus, où ces décisions se passent plutôt au niveau régional." Comparaison de mauvais aloi, puisque nous fonctionnons en effet différemment. "L’un des quotidiens de référence germaniques, Die Welt, consacrait récemment un long papier à la question de l’éducation sexuelle, qui fait aussi débat dans ce pays." Ainsi donc l'opposition française ne serait pas aussi isolée dans sa lutte contre les insidieux projets de Peillon. "Dans une classe de 11-12 ans, huit enfants se seraient évanouis après avoir vu des organes sexuels dessinés en cours de biologie. Du coup, polémique. Mais si le journal explique qu’il devient de plus en plus difficile de débattre sereinement de ce sujet, Libérartion affirme que Die Welt aborde la question sans évoquer une seule fois "ce rapport qui inquiète tellement certains milieux chez nous, preuve de son importance toute relative," écrit Libération en conclusion de son pittoresque "décryptage".

    Tandis que la question interpelle le monde entier, en France, après les fredaines nocturnes d'un président casqué, le HuffPost nie tout en bloc en caractères gras: "La théorie du genre ça n'existe pas!" et "en Belgique, on titre "France : les enfants vont-ils apprendre à se masturber à l'école ?"Dominique Bertinotti, ministre déléguée auprès de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, est chargée de la Famille mais n'est pas entrée dans l'arène pour rassurer les parents.