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vendredi 28 février 2014

L'affaire Copé viendrait en représailles à l'affaire Gayet

Une diffamation de Copé en riposte au Gayetgate

Maîtresse du président Hollande, l'actrice Julie Gayet est une associée du milliardaire François Pinault
La révélation du 13 janvier 2014 revêt un nouvel intérêt  aujourd'hui 
Le journal Le Parisien avait dévoilé que l'actrice-femme d'affaires en est, avec 'Cinémaphore', à sa 3e société de production. La petite dernière, par actions simplifiée au capital de 3.000 euros, compte trois souscripteurs : le premier est la société l’Arbre secret (représentée par le producteur Charles Gillibert), le deuxième est Rouge International (représentée par Julie Gayet), le dernier est l’homme d’affaires François Pinault, troisième fortune française. 
Si les trois actionnaires n’investissent pas à la même hauteur (1.470 actions à un euro pour les deux premiers, 60 actions pour Pinault), tous trois paraphent chacune des pages des statuts constitutifs de la société - dont Julie Gayet est présidente et Gillibert directeur général.


En 2012, François Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire Le Point, a fait connaître son intention de voter pour François Hollande.

Comme l’a révélé Le Parisien ce 13 janvier, le producteur Charles Gillibert , 
l’actrice Julie Gayet et l’industriel François Pinault ont créé ensemble au mois de juillet 2013 "Cinémaphore", une société de production, créée le 10 juillet 2013 à Paris, par Julie Gayet et François Pinault.


Cette nouvelle affaire, dont l’objet est très proche de celle fondée en 2012 (Amarante), est-elle un simple doublon ? 
En fait, avec l'accession de son amant au pouvoir, l’objet de Cinémaphore vise grand, beaucoup plus grand : en plus de la traditionnelle création ou production de films ou d’oeuvres littéraires, artistiques, etc. Cinémaphore se lance dans les activités de conseil sous de multiples formes (production de films, négoce des droits, etc.), mais aussi dans la création ou l'organisation d'événements ou de manifestations culturelles. 


Y.Benguigui confirme: "Ça fait du bien à notre gouvernement." 

Y.Benguigui confirme: "Ça fait du bien à notre gouvernement." La publication des accusations de l'hebdomadaire de François Pinault, Le Point qui met en cause Jean-François Copé, ne fait pas que des malheureux. Certains se réjouissent en effet de voir le président de l'UMP accusé de surfacturations pendant la campagne présidentielle en tant que secrétaire général de l'UMP. D'aucuns pensait qu'elle ne servait à rien mais, invitée du Grand Journal de Canal Plus ce 27 février, Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, est sortie de son néant.

La sous-ministre y a d'abord déclaré: "Ça fait du bien à notre gouvernement." 
Puis, Yamina Benguigui s'est ressaisi, prétendant que les Unes vachardes du Point sur le gouvernement socialiste font du mal au pouvoir en place. C'est pourquoi Yamina Benguigui se réjouit de voir le magazine s'attaquer à un personnage de l'opposition :
L. Tardy est 
élu de Savoie...
"C'est un lien ombilical, c'est vrai que c'est assez terrible. Vous êtes vraiment le lien avec l'opinion publique. Je fais partie d'un gouvernement où c'est assez démoralisant quand on voit ce genre de Unes. On ne peut pas avoir le recul comique...

Et Yamina Benguigui de se réjouir à nouveau des accusations du Point contre Jean-François Copé, espérant que la gauche entretienne ce climat malsain: "C'est pour ça que l'affaire Copé, c'est parti; j'espère, pour une longue série."
Et un abstentionnisme record de refus de la politique politicienne ?

Le Point accuse Copé et un député UMP en rajoute...

Le député filloniste mouille l'ensemble de son parti: "Tout le monde savait" !
Le député de Haute-Savoie, Lionel Tardy a "caillassé" le président de l'UMP par tweet
alors que l'édition du 27 février du magazine Le Point accuse Jean-François Copé de surfacturations et de copinage pendant la campagne présidentielle.

Sur Twitter, le député filloniste a écrit que concernant cette affaire, "tout le monde savait pour Jean-François Copé". "C'est la raison pour laquelle je n'ai pas participé au Sarkothon", explique-t-il.

Le député Tardy, soutien de François Fillon pendant la course à la présidence de l'UMP, fait référence au Sarkothon, organisé par Jean-François Copé en 2013 pour combler le déficit de 11 millions d'euros, suite à l'invalidation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

"Des coûts stratosphériques"

Il a ensuite commenté ses propos diffamatoires dans une déclaration: "Il y a eu des coûts stratosphériques de meetings de campagne présidentielle. S'ils avaient pris un peu plus de précautions, on n'aurait jamais dépassé les plafonds des comptes de campagne", a estimé le député qui dit regretter "qu'il ait fallu demander une participation financière aux militants". Il réclame aujourd'hui "la transparence avec de vraies réponses sur tous les frais de l'UMP", d'autant que, selon le rancunier, "le schéma de la présidentielle est toujours en cours à l'UMP entre Copé, Lavrilleux et Bygmalion".
Sur BFMTV, Tardy a également tenté de justifier sa préférence de François Fillon lors de la course à la présidence de l'UMP, pour des questions supposées de transparence. "C'est aussi un mode de fonctionnement, une transparence qui me plaisait davantage que chez Jean-François Copé. Ce qui se passe aujourd'hui confirme l'opinion que j'avais à l'époque", conclut-il, alors que l'UMP a précisément évolué ces dernières années vers plus de transparence et de démocratie interne.

Selon Le Point, le président de l'UMP aurait eu recours à une agence de communication, tenue par deux de ses proches, qui aurait surfacturé ses prestations pendant la campagne présidentielle de 2012. La société Bygmalion "aurait empoché au moins 8 millions d'euros" durant cette campagne de 2012, selon le magazine. 

Niant catégoriquement ces allégations, le député-maire de Meaux a porté plainte pour diffamation contre l'hebdomadaire.
Sur RMC, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux, a confirmé jeudi que des avocats travaillent à la rédaction de la plainte contre le député Lionel Tardy, évoquant même la possibilité de son exclusion de l'UMP.
Prudence et soutien à l'UMP
Plusieurs personnalités de l'UMP ont pris parti pour Jean-François Copé, à commencer par son ancien rival François Fillon. "Je n'ai pas lu ce papier mais j'ai eu Jean-François Copé au téléphone ce matin, il m'a dit qu'il démentait tout. Je n'ai pas de raison de ne pas le croire", a confirmé l'ex-Premier ministre au salon de l'Agriculture. "Pour moi ce n'est pas un sujet", a-t-il ajouté.
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D'autres encore ont apporté leur soutien à Jean-François Copé. 
Invité de la matinale d'Europe 1, l'ex-ministre Eric Woerth a déclaré qu'il fallait être "prudent" car "la France est souvent pleine de rumeurs et d'amalgames". "Jean-François Copé a vigoureusement démenti, alors je le crois, par principe", a-t-il ajouté.
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De son côté, l'ancien Premier ministre Alain Juppé a estimé sur RTL que c'est "désormais une affaire judiciaire" et qu'il fait confiance à Jean-François Copé "pour faire prévaloir sa bonne foi". 
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"Tout le monde savait", mais en voilà trois qui n'étaient pas mieux placé que Tardy pour savoir?"
Ça crée une ambiance qui est défavorable à l'ensemble de la classe politique et vous savez l'image qu'elle a aujourd'hui", a-t-il par ailleurs regretté. A moins d'un mois des municipales, le pouvoir aux abois n'est pas mécontent de ce coup bas de la presse sympathisante. 


En 2012, François Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire Le Point, a fait connaître son intention de voter pour François Hollande.

Comme l’a révélé Le Parisien ce 13 janvier, le producteur Charles Gillibert ,
l’actrice Julie Gayet et l’industriel François Pinault ont créé ensemble au mois de juillet 2013 "Cinémaphore", une société de production, créée le 10 juillet 2013 à Paris, par Julie Gayet et François Pinault.



Par erreur, une détenue libérée dans les Vosges

Au "mur des cons", ils sont au premier rang !

Un fax a suffi
Une mère aimante, mais détenue à Epinal (Vosges) pour avoir simplement livré sa fille à un pédophile, a été remise en liberté jeudi, a-t-on appris de source proche du dossier. Un fax de onvocation était arrivé à un numéro erroné...
Ils appellent ça une erreur de procédure judiciaire.
Son avocat a obtenu la nullité de l'ordonnance de prolongation de sa détention provisoire parce qu'il n'avait donc pas été convoqué à un débat contradictoire devant un juge des libertés et de la détention à Metz, révèle le Républicain Lorrain ce vendredi.

Cette remise en liberté est toutefois provisoire car elle ne remet pas en cause l'affaire au pénal.
"Il y a une erreur de procédure, je me devais de la soulever. Mais ma cliente répondra de ses actes, cette nullité n'a pas été soulevée pour lui permettre d'échapper à la justice", s'est justifié son avocat, Me François-Xavier Koehl.

La "maman" remise en liberté est soupçonnée d'avoir fait subir à sa fille de graves sévices sexuels avec un homme d'une trentaine d'années, que la mère avait rencontré sur internet quelques mois avant les faits, survenus en août 2012 à Talange (Moselle).
Grièvement blessée, la fillette âgée de 5 ans à l'époque avait dû être opérée d'urgence le lendemain de son viol et de ses tortures, et ses blessures avaient interpellé le corps médical.
Placée en garde à vue, la mère avait fini par avouer et avait été placée en détention provisoire. En revanche le pédophile présumé, également interpellé peu après les faits et incarcéré à la maison d'arrêt de Metz, nie toujours les faits.

Le père de la fillette, chez qui l'enfant traumatisée vit désormais et qui est partie civile dans ce dossier, "a été vraiment choqué d'apprendre la remise en liberté de la maman, eu égard à la gravité des faits qui lui sont reprochés" et il craignait "qu'elle n'ait pas à répondre devant la justice de ces faits", a déclaré son avocat, Me Rémi Stephan.

Cette remise en liberté "ne préjuge en rien de la décision de la Cour d'Assises, parce qu'il y aura bien un procès" et qu'il y a des "éléments majeurs" à charge, a ajouté Me Stephan.

Contrairement à l'affaire du fax de Bobigny, ce "n'est pas un problème de moyens mais une erreur. Cela pose la question de la loi qui prévoit que la notification se fait ainsi (...).  
Même source, même date,
même parti-pris politique
Un homme soupçonné de meurtre vient aussi d'être remis en liberté en raison d'un manque ...d'encre dans un télécopieur

Le premier Parquet de France, celui de Bobigny (Seine-Saint-Denis) s'est ainsi illustré il y a seulement trois semaines par cet empêchement à la la transmission d'un document dans les délais légaux.
La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a "diligenté" une inspection générale des services judiciaires après l'affaire du fax de Bobigny. Une commission des technologies du XXe siècle  s'impose à la justice du XXIe...
Le Monde, force d'obstruction partisane,
au détriment des citoyens 
La question se pose de la qualification de la juge aux affaires familiales qui a confié la malheureuse enfant martyrisée à cette mère très spéciale, mais jugée toujours mieux appropriée qu'un homme, fût-il le père.

jeudi 27 février 2014

Hollande a encore produit 8.900 chômeurs de plus en janvier 2014

Le chômage continue de monter en janvier 2014

Une " tendance pour au moins deux ans" !

Vrais chiffres: 34.000 chômeurs 
de plus, malgré 286.400 radiations
L'échec du gouvernement, qui s'était engagé à inverser la courbe du chômage à la fin de l'année 2013, se confirme un mois plus tard. Le nombre de chômeurs en catégorie A a augmenté de 0,3% par rapport à décembre, soit 8.900 victimes supplémentaires -et leurs familles- inscrites à Pôle emploi, a annoncé le ministère du Travail mercredi 26 février.
Le pouvoir socialo-écolo échoue à peser sur la courbe qui ne cesse de grimper et mise tout désormais sur le pacte de responsabilité à venir, comme il pariait sur les emplois d'avenir. Le gouvernement a déjà annoncé 50.000 emplois d'avenir supplémentaires, mais ça ne suffira pas.
Pour la première fois, la barre des 6 millions de chômeurs officieux (sans compter les 3,5 millions d’invisibles) est franchie, chiffres bruts, Dom-Tom compris.

Après avoir perdu, avec la hausse enregistrée en novembre et décembre, son pari d’y parvenir avant fin 2013, François Hollande a subi une nouvelle déconvenue sur sa "priorité des priorités " avec l’annonce, hier après-midi, d’une nouvelle poussée, en janvier, du chômage n’ayant pas du tout travaillé dans le mois (catégorie A), dont le total a progressé de 8.900 (+0,3 % sur un mois, +4,4 % sur un an), peu ou prou comme en décembre (+8.700). Il faut "encore persévérer sans faiblir" pour faire reculer le chômage, a déclaré le sombre Ayrault, Premier ministre "serein et déterminé"!

En catégorie A,B et C, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé en janvier de 23.600 (+0,5 %, +5,3 % sur un an). Comme quasi systématiquement, les plus de 50 ans ont été les plus touchés (+1 % en janvier) et le chômage de longue durée continue d'exploser (+1,1 %). 
Après une baisse quasi continue depuis l’été dernier, le chômage des moins de 25 ans a quant à lui stagnéen janvier.


Tendance lourde: le gouvernement s'est placé dans une spirale d'enfer

"Ça va continuer à se dégrader lentement." 
C'est ce qu'explique Marion Cochard, économiste à l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques). Ces chiffres sont très volatiles. La marge d'erreur statistique de Pôle emploi est de 15.000 : ce qui veut dire que sur certains mois, on pourra avoir des baisses. Mais, globalement, la tendance est à la hausse.

On est parti là-dessus pour au moins deux ans."

Le Pacte de responsabilité ne jouera pas sur la croissance. 
"On n'en a pas encore les détails mais a priori, il ne devrait pas être mis en place avant 2015, voire 2016. Actuellement, le CICE [Crédit impôt compétitivité emploi] monte en puissance et il est probable que le Pacte de responsabilité prenne la suite en 2016. Peut-être le gouvernement voudra-t-il accélérer le mouvement et cumuler la deuxième partie du CICE et le pacte pour 2015 mais, pour 2014, il ne va pas se passer grand-chose.

Pas grand chose à attendre des emplois aidés 
La population active augmente de 120.000 personnes par an. Il faudrait que les créations d'emplois atteignent ces niveaux-là pour au moins stabiliser le chômage. Si on met 50.000 emplois aidés supplémentaires, il faut créer 70.000 emplois. Or, on n'aura probablement pas suffisamment de croissance en 2014 pour ça.

La croissance est menacée
La politique d'austérité s'est traduite par des hausses d'impôts. Maintenant, on pourrait avoir une baisse des dépenses. Pour l'OFCE, cela devrait coûter 0,9 point de croissance à l'économie française en 2014. En sortie de crise, on a traditionnellement des taux de croissance élevés, entre 2% et 3%. Si c'est 2% et qu'on retire 1% en raison des baisses de dépenses publiques, il ne reste plus grand-chose pour faire baisser le chômage !

Tout le problème de Hollande c'est celui-ci : le gouvernement s'est engagé à réduire les déficits extrêmement rapidement, ce qui est un frein pour la croissance. Si on traîne cette croissance très faible depuis la rechute de 2011, c'est d'abord en raison de la politique budgétaire. Le gouvernement doit pouvoir négocier un peu avec Bruxelles car, vu ce qui a été annoncé, la croissance sera encore plombée jusqu'en 2017.

Hollande nous brouille avec le Maroc qui suspend la coopération judiciaire avec la France

Le roi accepte de nous laisser Najat Vallaud-Belkacem...

Reuters reste dans les généralités et le flou
Suite à toute "une série d'incidents diplomatiques, les autorités marocaines ont suspendu les accords de coopération judiciaire conclus avec la France, a annoncé jeudi le ministère de la Justice à Rabat.

DES plaintes déposées à Paris contre UN haut responsable marocain de la sécurité ont jeté un froid dans les relations bilatérales et l'ambassadeur de France au Maroc a été convoqué samedi au ministère des Affaires étrangères.

Elles s'ajoutent au malaise provoqué par des propos prêtés à UN ambassadeur français basé aux Etats-Unis, qui aurait qualifié le Maroc de "maîtresse encombrante", ce que Paris a démenti. François Hollande a appelé lundi le roi Mohammed VI pour lui adresser "un message de confiance et d'amitié"."

Le Monde, organe officieux du pouvoir PS, est plus prolixe 

plus partisan et toxique
Le journal rapporte les "déclarations intempestives prêtées à un diplomate français par un acteur espagnol" [et militant] pour minimiser la responsabilité gouvernementale française, estimant que "la machine diplomatique s'est emballée, avec le conflit au Sahara occidental au cœur de la tempête."

La rivalité du Maroc et de l'Algérie dans la revendication du Sahara occidental est la cause de tout
"La visite d'Etat du président français en avril 2013 avait été l'occasion pour Paris de confirmer discrètement son soutien à la position marocaine pour un plan de "large autonomie" au Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole, contrôlée depuis 1975 par le Maroc, mais revendiquée par les indépendantistes du Polisario soutenus par Alger.
Le Front Polisario est un mouvement politique armé du Sahara occidental. Créé en 1973 pour lutter contre l'occupation espagnole, il est aujourd'hui opposé au Maroc depuis 1975 et a créé la "République arabe sahraouie démocratique" (RASD) en 1976. Elle est soutenue par Cuba, le Venezuela, le Mexique et l'Iran, mais le Tchad ou même l'Albanie, Madagascar et l'Équateur lui ont retiré leur reconnaissance et soutiennent la politique marocaine d'autonomie. L'Internationale socialiste lui a néanmoins accordé le statut d'observateur en 2008

Accusations de "torture"
A l'origine de la crise diplomatique franco-marocaine, le dépôt d'une plainte contre un haut responsable marocain pour "complicité de torture", jeudi 20 février, par une organisation non gouvernementale (ONG) , c'est-à-dire supranationale et donc sans aucune légitimité, au nom d'un militant (pro-algérien) pour l'autodétermination du Sahara occidental.
Condamné en 2013 à trente ans de prison, Ennaâma Asfari dit avoir signé des aveux sous la torture. Il est soutenu par le journal L'Humanité qui le présente comme "militant des droits de l’homme au Sahara occidental détenu sans procès par les autorités marocaines depuis le 7 novembre 2010." L'ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) milite au côté de ce juriste et a joué la provocation en profitant de la présence en France du patron du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, pour saisir la justice. 

Dans la foulée, Valls autorise sept policiers à se rendre à la résidence de l'ambassadeur du Maroc à Paris pour notifier à M. Hammouchi une convocation émanant d'un juge d'instruction dont l'identité ni le tribunal n'est précisé. Le Maroc réagit alors vivement, rejetant "catégoriquement" les accusations et convoquant l'ambassadeur de France à Rabat pour déplorer un "incident rare et inédit". Bien que Valls et Taubira aient été nécessairement informés, Paris évoque un "incident regrettable", tout en promettant que "toute la lumière [sera] faite".

L'ACAT s'en est vivement prise lundi à la réaction du Quai d'Orsay. 
L'ONG fait la leçon à Laurent Fabius: "Dans une démocratie comme la France", la diplomatie "n'a absolument pas le droit de s'immiscer dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire". Me Joseph Breham, avocat de cette organisation supra-nationale, a  dénoncé cà son tour ce qu'il considère pareillement être une ingérence dans le processus judiciaire. "La réaction de la justice fait honneur à la France, a-t-il estimé, congratulant Christiane Taubira. Il adresse en revanche un carton rouge à Fabius: "Celle du quai d'Orsay lui fait honte", juge-t-il. "Ce qui me satisfait, c'est qu'a minima, [Hammouchi] ne va pas revenir dès demain sur le territoire français," ajoute l'avocat, sans aucun souci d'apaisement.

Pression française sur le Maroc, à la veille de la présidentielle en Algérie

Indépendamment du dossier du Sahara occidental, le compatriote marocain de Najat Vallaud-Belkacem, M. Hammouchi a déjà été la cible d'une plainte auprès de la justice française, en janvier 2013, dans les mois qui ont suivi l'arrivée de la gauche au pouvoir. Adil Lamtasi, un ressortissant franco-marocain condamné à dix ans de prison au Maroc pour trafic de stupéfiants, avait assuré avoir avoué les faits qui lui étaient reprochés après avoir été torturé pendant trois jours dans la prison de Temara, au sud de Rabat. Une information judiciaire a été ouverte par des juges parisiens fin 2013, tandis que M. Lamtasi a été transféré en France et ...libéré sous conditions début 2014. La justice fait honneur à la France, pourrait dire Me Breham.

Dimanche 23 février,
une nouvelle plainte pour "torture" a également été annoncée contre M. Hammouchi, cette fois par l'avocat d'un ancien champion de boxe, Zakaria Moumni, condamné pour escroquerie et détenu pendant dix-sept mois au Maroc entre 2010 et 2012. La plainte se fonde sur le principe de "compétence universelle" applicable à la convention internationale contre la torture, dans la mesure où la personne visée se trouve en France.

L'acteur oublié Javier Bardem aux côtés des Sahraouis

Protagoniste attendu de la querelle franco-marocaine, l'acteur espagnol Javier Bardem est entré en scène mardi 18 février à ...Paris, à l'occasion de la conférence de presse de présentation d'un film documentaire dont il est le producteur, consacré à la situation au Sahara occidental. Neveu du réalisateur espagnol Juan Antonio Bardem, opposant au franquisme, et défenseur de la cause sahraouie, Javier Bardem est intervenu au côté de l'opposante au Maroc, Aminatou Haidar, une activiste sahraouie qui fut emprisonnée et qui dit avoir été torturée par la police marocaine. L'acteur militant espagnol profite qu'il est l'hôte de la France pour dénoncer la connivence et l'embarras des autorités françaises sur le sujet. 

L'acteur met en cause l'ambassadeur de France avec une anecdote supposée  
"L'ambassadeur de France aux Nations unies, Gérard Araud, qu'on a rencontré en 2011, nous a dit que le Maroc est une maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux, mais qu'on doit défendre", lance Javier Bardem. "Autrement dit, on détourne les yeux. Le Maroc est dans une situation de constante violation des droits de l'homme. Or, la France est un pays pionnier en matière de libertés. On est devant quelque chose qui est ni logique ni acceptable."

Les autorités marocaines reçoivent ces propos avec stupeur. Le Quai d'Orsay dément aussitôt, mais le porte-parole du gouvernement marocain, Mustapha Khalfi, fustige des "mots blessants" et des "expressions humiliantes". Rabat "demeure persuadé que la France saura réparer le mal qui a été causé par ces propos", qu'ils "aient été fallacieusement attribués" au diplomate "ou effectivement prononcés", espère encore M. Khalfi.

Hollande gère au jour le jour
L'indignation est vite suivie d'effets: la visite au Maroc de "l'envoyé spécial du président français pour la planète", Nicolas Hulot, prévue pour lundi et mardi, est "reportée"sine die. Citant des sources diplomatiques, l'agence de presse marocaine (MAP) précise que cette décision a été prise de manière unilatérale par les autorités marocaines. "Ce report a été demandé par Rabat en attendant des éclaircissements" sur les plaintes déposées à Paris, mais aussi sur les propos "blessants" prêtés au haut diplomate français.

Lundi soir, François Hollande s'est donc décidé à intervenir directement, s'entretenant par téléphone avec le roi du Maroc, Mohammed VI. "L'entretien a eu lieu à l'initiative de François Hollande pour dissiper tous les malentendus et assurer le roi Mohammed VI de l'amitié constante entre la France et le Maroc", a indiqué une source proche de l'Elysée. En dépit de l'activisme pro-algérien sur le territoire français, Hollande a néanmoins affirmé sa volonté de "renforcer le partenariat entre les deux pays. L'échange s'est déroulé dans une tonalité de confiance et de détermination à réaffirmer l'amitié entre la France et le Maroc", a commenté l'entourage du président.

Peu de temps avant, le Palais royal avait fait savoir que les deux chefs d'Etat étaient "convenus de poursuivre les contacts durant les prochains jours au niveau des deux gouvernements, et d'œuvrer dans l'esprit des relations d'exception qui lient le Maroc et la France".

mercredi 26 février 2014

L'agressivité de Valls a bien conduit l'UMP au boycottage des questions au gouvernement

Le groupe UMP a séché la séance des questions au gouvernement ce mercredi

La majorité présidentielle fait le vide


Comme annoncé, les députés sont solidaires de leur collègue Claude Goasguen, agressé par un ministre de l'Intérieur hystérique mardi en plein hémicycle. La quasi-totalité des députés UMP avait alors quitté leurs bancs en signe de protestation en exigeant - en vain - des excuses.  Un socialiste ne demande jamais d'être excusé: il exprime éventuellement des ...regrets. Mais si le petit coq d'Evry ne sait pas se maîtriser, il n'a pas non plus le courage de reconnaître ses fautes.

Ce mercredi, l'UMP a mis sa menace à exécution: aucun de ses députés n'était présent dans l'hémicycle. video
A l'origine de l'indignation du parti, une provocation du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, au député de Paris Claude Goasguen, sur son passé soi-disant d'"extrême droite".

Ce n'est pas en revanche une rumeur qui affirme que Lionel Jospin était trotskiste lambertiste et donc révolutionnaire quand il infiltra le Parti socialiste.

Comparaison
n'est pas raison
A gauche, les rangs étaient quelque peu clairsemésce mercredi, notamment chez les socialistes: une sorte de désaveu du comportement peu respectueux de Valls. L'UDI, comme les deux députés FN, étaient présents.

Devant un hémicycle à moitié vide, le président de l'Assemblée Claude Bartolone a déploré "la situation" et formé "le voeu qu'à la reprise, après les municipales, nous puissions siéger dans un climat plus apaisé". Car les députés se quittent pendant cinq semaines en raison d'une pause en vue des élections municipales. 

"Le gouvernement n'a pas l'intention de s'excuser"

Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement, déplore de son côté les propos tenus par Claude Goasguen,
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qui a établi une analogie entre la situation à Kiev, en Ukraine, et le saccage de la ville de Nantes, lors de la manifestation anti-aéroport Ayrault de Notre-Dame-des-Landes, le samedi 22 février, à l'initiative des altermondialistes, écologistes radicaux.

Pour Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, ce serait même plutôt à l'UMP de s'excuser.  La ministre trahit ainsi l'ulcération de son patron, le sombre totalitaire de Matignon, et celle de Manuel Valls, reconnus incapables d'assurer la sécurité aux Nantais, du fait d'une histoire commune du PS avec les groupes factieux d'extrême gauche.

Alors que l'exécutif pourchasse les manifestants anti-mariage homosexuel de la Manif pour Tous du seul fait qu'ils arborent un tee-shirt militant, et réclame de la justice des mandats de dépôt lors des comparutions immédiate et de la prison ferme, en revanche, les sectaires du gouvernement se satisfont de huit interpellations et de cinq condamnations pour "un millier" d'activistes d'extrême gauche, quand les forces de police sont prises à parti et blessées par des anarcho-révolutionnaires. Valls les stigmatise, les qualifiant d' "ultra gauche ", mais les laisse en liberté, avec le droit de récidiver.
A Paris, Bertrand Delanoë, le maire socialiste, avait réclamé des réparations aux organisateurs du rassemblement de la Manif pour Tous sur le Champs de Mars. Le maire de Nnates compte-t-il présenter la facture des dégâts commis contre sa ville? 
Le préfet de Nantes doit savoir à qui réclamer des dommages et intérêts puisqu'il a dû négocier les conditions de la manifestation avant d'accorder son autorisation...
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"C'est complètement ridicule ce boycott des questions,"
 a estimé le freluquet François de Rugy, co-président du groupe EELV à l'Assemblée. Ce même Rugy prétend avec mauvaise foi  que "c'est le moment d'un débat libre et ouvert", alors que le Premier ministre répond en longueur aux questions de godillots socialistes flatteurs du pouvoir, dans le respect du règlement, mais en toute impudeur, privant l'opposition de temps de parole et de son droit démocratique d'expression.
"Il faut garder le sens de la mesure", estime le porte-parole du parti organisateur de la manifestation qui traumatise Nantes. "La droite et tel député ont le droit de s'estimer maltraités par tel ou tel ministre, mais quitter l'hémicycle, c'était du mauvais théâtre et de là à boycotter les questions..." De même qu'il ne finit pas sa phrase, on reste sans voix.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois
 qu'un groupe politique boycotte la séance des questions au gouvernement.
Les contestataires répondaient à
une incitation de Ayrault,
actuel Premier ministre de Hollande
Pour la troisième fois depuis 1974, date de création des questions au gouvernement, un groupe politique déserte l'hémicycle. Les premières fois, c'était entre le 21 janvier et le 3 février 2009. les socialistes initièrent la technique pour exiger des garanties sur leurs droits d'expression et d'amendements. 
En 2011, l'opposition socialo-communiste avaient prémédité de contrevenir au réglement de l'Assemblée, brandissant des pancartes.

Michel Sapin refait le coup du redressement de la courbe de l'emploi

C'est ça, c'est ça, "nous allons faire reculer ce chômage en 2014"!...

Frappé d'Alzheimer, Sapin a eu des absences en 2013; les Français, non !
Le Sapin perd la boule. Alors que les chiffres du chômage de janvier seront publiés ce mercredi à 18h00, le ministre du Travail et de l'Emploi, le gros Sapin des forêts socialistes, épaises et profondes, s'est moqué du monde et pas seulement paysan, lors de sa visite au Salon de l'Agriculture: "Nous maîtrisons ce chômage, qui était à des niveaux terribles" (et qui le reste),  a-t-il osé déclarer mais, il est vrai, au micro de i-télé du groupe Canal+... après bientôt deux années de bobards et de polémiques stériles
"Ce qui compte, ce sont les tendances, ce qui se passe mois par mois n'a pas d'intérêt", s'est rassuré le ministre sans rassurer les travailleurs de la terre. 

Il y a des oeufs pourris qui se perdent
Le ministre du chômage a aussi prétendu le gouvernement est parvenu à "faire reculer la montée du chômage". Son augmentation aurait été moins forte en 2013 qu'en 2012, a-t-il estimé, après que François Hollande ait pourtant lui-même reconnu que l'objectif  promis par le candidat du même nom n'a pas été atteint. 

Le conifère avait pourtant dû reconnaître lui-même l
e mois dernier que l'inversion de la courbe du chômage "ne s'est pas encore réalisée"
, malgré une légère baisse chez les 25-50 ans. Les chiffres de décembre connaissaient une nouvelle dégradation: la hausse établissait un record de 3,3 millions de chômeurs de catégorie A (sans aucune activité). Fin 2013, Pôle Emploi dénombrait 4,89 millions d'inscrits, en comptant les chômeurs ayant eu une petite activité. 

Le chômage devient la préoccupation majeure pour 36% les Français, d'après un sondage YouGov, alors que le marchand de sable cherche à travestir la vérité et à calmer les peurs des Français. Les "niveaux terribles" sont toujours d'actualité, à un autre record historique.

Des emplois avec 1% de croissance?

"Nous allons faire reculer ce chômage en 2014", assure pourtant le ministre du futur, qui parie sur le début de reprise enregistré dans les derniers mois. Le PIB français a augmenté de 0,3% au quatrième trimestre, après avoir stagné le reste de l'année. 
C'est nouveau, "avec 1% de croissance, il est possible de créer de l'emploi", selon ce Sapin-là. Il a en effet le sentiment qu' "on a des croissances plus riches en emploi aujourd'hui". Un des enjeux des politiques d'aujourd'hui serait justement "de créer plus d'emplois avec des croissances plus faibles", mais ça ne marche pas comme ça!  Et puis, il est aux affaires, alors qu'il dépollue le marché du travail, plutôt que de manier la langue et d'intoxiquer l'environnement.  

Pour 2014, le gouvernement attend 
Il attend 0,9% de croissance. "On y est presque!", s'exalte de lourdaud. L'imposteur cite notamment l'agriculture (au Salon !) comme secteur qui, un jour, "peut redevenir créateur d'emplois". 

"Nouveau pâturage réjouit les boeufs "?
Problème, la plupart des économistes contredisent le rêve éveillé de Sapin selon lequel on pourrait créer des emplois avec des taux de croissance aussi faibles (à 0,1%): ils estiment à 1,2% le taux minimum pour arrêter les destructions d'emplois et à 1,5% celui pour en créer de nouveaux. Etrange qu'aucune étoile scintillante n'ait éclairé le Sapin à Bercy.

Selon l'INSEE, le chômage devrait continuer à grimper pour atteindre 11% fin juin. 
Il était à 10,5% au troisième trimestre 2013. Et Bruxelles se montre tout aussi pessimiste.
Le service public de France Info participe à l'intox du ministre et manipule l'opinion jouant sur les mots. "Le taux de chômage devrait se stabiliser en 2014 et 2015, à 11% de la population active, après 10,8% en 2013, des prévisions plus favorables que celles de novembre. La Commission attendait à l'époque un taux de chômage à 11,2% en 2014 et 11,3% en 2015, après 11% en 2013." L'objectif est-il une stabilisation ou une réduction? Les demandeurs d'emploi font, eux, la différence.

Mais, à la vérité, Bruxelles n'est pas optimiste. La Commission ne voit pas le chômage reculer pour l'heure en France. Elle prédit un taux de chômage de 11% en 2014 contre 10,8% l'année précédente. Il se stabiliserait ensuite à 11% en 2015. Une vision moins optimiste que celle du gouvernement français, qui espère gagner sa "bataille" pour l'emploi par la sémantique  

Sapin a-t-il publié son bulletin de santé mentale?
Les cônes des sapins se désagrègent à maturité...