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mercredi 30 avril 2014

Ségolène Royal à la ramasse devant les députés

La sexagénaire a un trou de mémoire et retourne à ses fiches

Ségolène Royal 
a donné des signes de perturbation endocrinienne


Ce 29 avril La ministre de l'Ecologie a peiné à lister les perturbateurs endocriniens devant les députés. Sachant qu'elle se targue de rester droite dans ses bottes,  les députés n'ont pas boudé leur plaisir de voir ramer la candidate battue de la présidentielle.
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Bartolone vole au secours de l'ex-prétendante au perchoir
 

Les caméras de l'Assemblée sont allées se braquer sur un petit sourire en coin de la députée UMP Michèle Tabarot et de son voisin compatissant, Jean-François Copé. Il faut l'intervention de Claude Bartolone pour calmer les députés.

Mais cela n'empêchera pas Noël Mamère d'arborer un sourire narquois.

Sondage: la cote de confiance de Hollande à nouveau en chute sous les 20%

A 18%, 3e plus mauvaise cote de confiance de Hollande 

La nomination à Matignon de Manuel Valls n'a pas aidé Hollande
18% seulement des Français accordent leur confiance au président de la République: François Hollande est à nouveau repassé sous la barre des 20%. 

Tombée à 19% en février, la cote de confiance du président avait atteint son niveau le plus bas en mars, à 17%, avant de remonter à 20% en avril, selon le baromètre politique réalisé par TNS Sofres-Sopra pour le Figaro Magazine et publié ce mercredi, veille du 1er mai.
Vingt-quatre mois après leur élection, Jacques Chirac (pour son second mandat) et Nicolas Sarkozy étaient à 32% de cote de confiance.

Le 28, le sondage Orange évitait à Hollande le passage sous les 20%, seulement 2 jours plus tôt.
La popularité de François Hollande dégringolait certes de sept points au mois d'avril, mais BFMTV ne fait toujours état que de l'enquête réalisée pour Orange, L'Express, la presse régionale et France Inter qui maintenait Hollande à 21%, niveau le plus bas pourtant depuis son élection en mai 2012, alors que 52% ont une bonne opinion de Manuel Valls, selon le baromètre mensuel de BVA publié lundi.

Manuel Valls, le Premier ministre, voit sa cote fléchir aussi

Ceux qui ne lui font pas confiance ne sont déjà plus que 48%, sept points de plus que le mois précédent, tandis que ceux qui lui font confiance ne sont plus que 45%,soit une perte de 1 point.

Valls inspire des sentiments très contrastés
Dans le détail, la cote de confiance de Valls progresse chez les plus jeunes (+7 points pour les 18-24 ans, +6 pour les 35-34 ans) et recule auprès des plus âgés (-6 chez les 65 ans et plus); elle bondit pour les cadres et professions intellectuelles (+9) et employés (+11) mais chute pour les commerçants, artisans, chefs d'entreprise (-12) et les ouvriers (-6); elle baisse auprès de la gauche (-5) et progresse légèrement auprès de la droite (+1).

Au sein du gouvernement, cinq ministres voient leur cote d'avenir diminuer de plus de quatre points: le nouveau ministre de l'Economie Arnaud Montebourg (-7), Benoît Hamon (passé de l'Economie sociale et solidaire à l'Education, -5), Bernard Cazeneuve (passé du Budget à l'Intérieur, -5), le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian (-4) et le nouveau porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll (-4).

Les personnalités qui ont la cote

En tête du palmarès des personnalités politiques avec Alain Juppé, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal se voit créditer d'une cote d'avenir de 39 points, juste devant Nicolas Sarkozy (36).

Et nous, nous payons les rançons
pour remonter sa cote...
François Rebsamen, nouveau ministre du Travail, et Jean-Christophe Cambadélis, nouveau premier secrétaire du PS, font une entrée peu remarquée dans le baromètre : 8% des Français souhaitent leur voir jouer un rôle dans les années à venir.

Le 28,le sondage Orange évitait à Hollande le passage sous les 20%, seulement 2 jours plus tôt 

Dossier Alstom: Hollande tente de laisser Montebourg sur la touche

Coup d'éclat de Montebourg qui refuse les rôles d'appoint

Le président a décidé de prendre en main ce sujet sensible


Le bouffon
Parce que sensible, l'affaire de la vente d'Alstom est retirée à Montebourg. Elle est traitée depuis l'Elysée, bien que Hollande ne soit pas au fait de la question. Lundi, François Hollande devait pourtant recevoir à l’Elysée les patrons de General Electric et de Siemens, ainsi que l’actionnaire principal d’Alstom, Martin Bouygues.

Le ministre caractériel de l'Economie Arnaud Montebourg a annulé son rendez-vous prévu le 27 après-midi avec Jeff Immelt et lui a adressé une lettre. Dans cette missive, il regrette d'avoir été mis devant le fait accompli de la candidature au rachat et justifie ses humeurs en rappelant qu'Alstom a des actifs stratégiques dans le nucléaire. Une vraie mise en garde pour empêcher l'annonce d'une transaction le lendemain.

Arnaud Montebourg a dû céder sa place en première ligne sur ce dossier.
"C’est du niveau du chef de l’Etat", a-t-on expliqué au Château. Une petite phrase lâchée dans l’entourage du chef de l’Etat confirme la mise à l’écart du ministre de l’Economie : "vous savez, il ne faut pas sur-interpréter les propos d’Arnaud Montebourg" qui passe de plus en plus pour un agité. Quand ce dernier donne l’impression d’avoir fait le choix européen de l’Allemand Siemens, au détriment de GE, l’Elysée s’empresse de reprendre les discussions en main. "Le sujet est devenu très vite hautement symbolique, c’est du niveau du chef de l’Etat", décrypte un conseiller de Hollande. Il est trop risqué de laisser un sujet aussi sensible, qui concerne 18.000 emplois en France, entre les mains de l’imprévisible Arnaud Montebourg.

Le conseiller économique de François Hollande a dû recevoir le patron d’Alstom discrètement et en urgence 

Montebourg se la joue à Florange
Montebourg a une propension au conflit avec les grands patrons
Le chef de l'Etat redoute qu'il maltraite le patron de GE, comme ce fut le cas à l'encontre de Lakshmi Mittal à Florange ou Philippe Varin dans l'affaire Peugeot. Pour empêcher Mittal de fermer des sites en Europe, Montebourg avait brandi la menace de droits de douanes sur les importations d'acier d'ArcelorMittal. "Tous les jours, cette entreprise privée cause du tort et du préjudice aux Etats et à leurs populations, utilise, quand elle sait le demander, l'argent public, et n'a aucune conscience de ses responsabilités", avait-il accusé en ténor de l'aile gauche du PS. Et de conclure: "Nous ne voulons plus de Mittal en France." 
Montebourg toise Ph. Varin
Il avait également taclé PSA sévèrement pour la gestion hasardeuse de son plan social, avant de faire son mea culpa. En juillet 2012, Montebourg a fait sortir la famille Peugeot de ses gonds, pour avoir comparé PSA à un "malade imaginaire", parle de "dissimulations", dit ne pas avoir une "confiance extraordinaire" en la direction du groupe...
Le 23 octobre 2012, le président de Mitsubishi France avait qualifié Arnaud Montebourg d'"abruti mental". Je ne comprends pas ce ministre qui ne connaît pas ses dossiers sur l’automobile qui représente 25% des revenus de la France et 10% de l’emploi dans notre pays, car il n’y a pas seulement les constructeurs mais aussi ceux qui travaillent par ou pour l’automobile directement ou indirectement." "Cet abruti mental, ce débile, augmente les malus écologique, réduit la vitesse des conducteurs sur le périphérique de Paris et pourrit la vie des automobilistes, de toutes les origines sociales… Tous le subissent !" "Il est bête et ne comprend rien. Vous pouvez me citer sans vous inquiéter… Grâce à mes précédentes déclarations sur les chaines de télévision nationales, j’ai déjà un contrôle fiscal ! "

Alors que Titan, le fabricant américain de pneus, essaie de racheter l'usine Goodyear à Amiens, le PDG Maurice Taylor adresse à Arnaud Montebourg une lettre 
raillant les "soi-disant ouvriers" de l'usine d'Amiens-Nord. "Les ouvriers français sont beaucoup payés, mais ne travaillent que trois heures (...). J'ai fait part de cette remarque aux syndicats. Ils m'ont dit que ça marchait comme ça en France !", écrit Taylor. Et l'Américain ironise : "Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français." Le ministre du Redressement productif réplique aux propos de la missive et ne retient pas sa colère qualifiant les propos de "ridicules" et "désobligeants". "Vos propos, aussi extrémistes qu'insultants, témoignent d'une ignorance parfaite de ce qu'est notre pays, la France, de ses solides atouts, comme de son attractivité mondialement reconnue et de ses liens avec les Etats-Unis d'Amérique", assène-t-il.
Le PDG de Titan campe sur ses positions et riposte à Arnaud Montebourg : "L'extrémiste Monsieur le ministre, c'est votre gouvernement et son manque de connaissances sur la façon de bâtir une entreprise." Un peu plus tard, interrogé par Europe 1, Maurice Taylor s'en donne à cœur joie : "Mais pourquoi il m’embête avec ça, votre ministre ? Il est stupide ou quoi ? On parle de l’usine Goodyear et il s’adresse à moi. Vous devriez poser vos questions à cet imbécile !"

Montebourg pique maintenant une crise contre le président d'Alstom
"Depuis le mois de février, j’interroge Monsieur Patrick Kron, président de cette entreprise qui est notre fleuron national. Et Monsieur Patrick Kron, alors que je l’ai interrogé dûment, solennellement et sérieusement, m’a toujours dit qu’il n’avait aucun projet d’alliance", a lancé Arnaud Montebourg. "Est-ce que le ministre de l’Economie doit aller installer un détecteur de mensonges dans son bureau ? Pour les présidents du CAC 40 qui n’ont pas le civisme élémentaire d’avertir leur gouvernement ?" a-t-il ajouté.

L’affaire Alstom est menée par  Emmanuel Macron, à l’Elysée, même si, pour sauver les apparences, Arnaud Montebourg a assisté aux rendez vous avec les capitaines d’industrie qui se sont tenus au château. "François Hollande sait de toute façon que, politiquement, c’est lui qui sera jugé", assure l’entourage du président pour justifier son interventionnisme.

Hollande rêverait d'arriver à la cheville de Sarkozy. 
Le dossier est à la fois politique et européen. Berlin pousse pour arriver à une entente entre les européenne Alstom et Siemens. Et François Hollande ne peut pas donner le sentiment de laisser gagner l'américain GE sans tenter la solution européenne. Voilà aussi pourquoi il ne pouvait pas rester spectateur sur ce dossier. 
Une autre explication tient davantage au symbole : François Hollande sait qu’Alstom a été le succès de Nicolas Sarkozy qui, en 2004, sauva l'entrepris, et le socialiste fera tout pour que ce ne soit pas perçu comme son échec.

Pour le président d'Alstom, Montebourg reprend son rôle du colérique

Après Arcelor et Peugeot, Montebourg refait sa crise avec Alstom

"Nous avons, en liaison avec l’Autorité des marchés financiers, demandé (...) que l’égalité de traitement des offres soit assurée. Nous avons déjà gagné 48 heures depuis dimanche soir. Et bien, nous allons maintenant gagner le temps nécessaire pour que les intérêts industriels de la nation soient préservés".
Mercredi, i-télé confirme les divergences entre Hollande favorable à GE et Montebourg, à Siemens

Montbourg continue dans l'invective: "Nos entreprises ne sont pas des proies"

Comme dans un mauvais film policier, Nono joue le méchant flic et travaille au profit du bon, Hollande ! 
"Le gouvernement n’accepte pas, et d’ailleurs aucun gouvernement de quelconque Etat dans le monde n’accepterait le fait accompli d’être informé un vendredi qu’un de ses fleurons nationaux qui vit de la commande publique (...) soit vendu le dimanche soir", a-t-il encore martelé, après la révélation du projet d’Alstom par la presse la semaine dernière.

Arnaud Montebourg a marqué sa préférence pour une alliance, plutôt qu’une vente à la découpe du groupe industriel, qui fabrique notamment des turbines pour centrales électrique et des éoliennes. "Notre position, et c’est ce que nous avons dit avec le président de la République à l’Elysée, lorsque nous avons reçu les deux dirigeants qui sont intéressés par Alstom, nous leur avons dit "nous préférons nouer des alliances plutôt que de vendre par pièces détachées un fleuron industriel dans l’énergie". 
Le ministre souffle en fait le chaud et le froid. "Nos entreprises ne sont pas des proies, ce sont des entités puissantes, capables d’affronter avec des alliés le monde tel qu’il est", a-t-il assuré, saluant le comportement "largement correct" de General Electric dans ce dossier.

Car GE et Alstom ont vécu une histoire ancienne

Le cinéma de Montebourg n'est pas crédible

Le ministre de l'Economie et du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a soutenu que le dossier Alstom n'est "pas plié" et que le gouvernement a "été entendu". Devant l'Assemblée nationaleil s'est prononcé également mercredi, pour "des alliances" et pas "des absorptions". Selon le ministre, "l'intervention du gouvernement aurait permis: 1) l'amélioration des offres de General Electric, 2) la survenance d'une offre dans laquelle il est possible d'ouvrir le choix, 3) la possibilité pour le gouvernement de construire une stratégie industrielle dans laquelle les choix sont ouverts".

Mais la parole de Montebourg est totalement dévaluée
Raffarin: "La France est-elle pilotée ?"
Mardi 29 avril sur RTLJean-Pierre Raffarin a attaqué la stratégie du gouvernement, que ce soit en matière de politique industrielle ou au niveau des réformes budgétaires. "Je suis extrêmement inquiet, ce qui manque à la politique gouvernementale aujourd'hui, c'est le sérieux. Il semble que le socialisme d'aujourd'hui, c'est l'improvisation", a déclaré l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac.

L'affaire n'est pas encore pliée pour l'allemand Siemens
Le groupe français a indiqué qu'il se réserve néanmoins "le droit de répondre à des offres non sollicitées pour la reprise de l'ensemble de ses activités énergie". 
Le 30 avril, Nicolas Doze s'est intéressé au conseil d'administration d'Alstom qui s'est officiellement prononcé pour un examen prioritaire de l'offre de reprise de General Electric pour racheter sa division énergie, sur BFM Business. 
Le 30 avril, Nicolas Doze s'est également penché sur les leçons qu'on peut tirer de l'affaire Alstom.


Le "pacte" de stabilité de Valls ébranle la "majorité" présidentielle socialiste

Valls, amer : "La critique permanente est le mal de la gauche française"

Le Premier ministre ne supporte pas les oppositions
Valls, isolé, mesure l'ampleur de l'opposition
interne dans la majorité présidentielle
De la fronde à la révolte. Le vote sur le pacte de stabilité a mis en évidence une fracture de la majorité à l'Assemblée nationale. Les députés ont voté par 265 voix pour le "pacte" de stabilité, 232 contre et 67 abstentions... Ce n'est plus qu'un "plan", puisqu'il aurait dû convaincre les 290 élus de sa majorité parlementaire.  41 députés socialistes se sont abstenus. Valls et Hollande sont donc désavoués. En public, Manuel Valls se félicite cependant d'avoir su convaincre la "gauche moderne". "Je salue la gauche moderne qui a voté le pacte". Invité de France Inter mardi matin, Manuel Valls a tenté de positiver la victoire obtenue à l'arraché et grâce au soutien d'une partie de l'opposition. 
Gouverner, c'est devenu "assumer" erreurs et impopularité. "Le vote d'hier est un vote fondateur, prétend-il. C'est un vote dans la clarté. J'assume de réformer sur une ligne sociale-démocrate". Face à la multiplication des critiques des parlementaires de gauche, Manuel Valls joue le stoïcisme. Il affirme promouvoir "du sérieux budgétaire, pas de l'austérité".En privé, il ne décolère pas contre les rebelles animés par Martine Aubry. 
 
Le premier ministre accuse  le coup

Le "pacte" de stabilité ébranle
la majorité présidentielle
Seulement 232 députés  - sur 577 - ont dénoncé le plan d'économies de 50 milliards d'euros par leur voteet 67 se sont abstenus dont 41 au PS"L'ironie, la critique permanente, c'est le mal de la gauche actuelle", gronde Manuel Valls à l'encontre des députés de la gauche du PS.289 est la majorité absolue. 

L'ancien ministre de l'Intérieur se sent obligé de justifier la sincérité de son engagement socialiste: "Ma stratégie collective, c'est celle de la réussite de la France (…) Suis-je de gauche? Mais c'est quoi être de gauche? La gauche est elle-même quand elle s'adresse aux Français, quand elle rassemble. La gauche est forte quand elle est réaliste (…) pas quand elle refuse la réalité et le rassemblement".

Refusant "le sectarisme de certains", Manuel Valls comprend tout de même "qu'il a du trouble à gauche". 
Et il nie que le pacte de stabilité y est pour quelque chose. "C'est à cause de la crise", lance-t-il. 

Désormais, Manuel Valls s'emploie à effacer le vote de défiance de mardi soir: "Le dialogue est rouvert avec les députés", veut-il croire. Le texte est voté, "la responsabilité doit maintenant s'imposer"...

mardi 29 avril 2014

Plan de stabilité : comment ont-ils voté?

Qui a voté pour ? Qui a voté contre ? Qui s'est abstenu ?

Valls lâché par sa majorité 

Vote à l'arraché sous haute tension 
et une abstention record
Le plan de 50 milliards d'euros d'économies a été adopté, mardi 29 avril, par l'Assemblée par 265 voix pour, 232 contre et 67 abstentions.

265 ont voté pour
(sur 577)

Ont voté en faveur du plan de stabilité 242 socialistes,
l'UMP Frédéric Lefebvre,

trois UDItrois écologistes, 13 radicaux de gauche et apparentés, deux élus d'Outre-mer alliés du Front de gauche et une non-inscrite, l'ex-PS Sylvie Andrieux.

232 ont voté contre

Ont voté contre les trois chevènementistes
du Mouvement républicain et citoyen (MRC), 192 UMP, 7 UDI, 12 écologistes, 12 députés du Front de gauche ou de leurs alliés ultra-marins et six non-inscrits, dont les deux députés du FN.

67 se sont abstenus 
Se sont abstenus 41 socialistes, trois UMP, 17 UDI, deux écologistes, deux radicaux de gauche, un élu d'Outre-mer et un non-inscrit, Jean Lassalle (MoDem).

13 n'ont pas voté 

Sur les 577 membres de l'Assemblée,
cinq députés n'ont pas pris part au vote, dont, comme c'est la tradition, le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS). Six ministres (non encore remplacés par leurs suppléants) n'avaient pas le droit de voter et deux sièges sont vacants à la suite de démissions.

Une fronde historique 

Au total 44 des 291 députés membres ou apparentés du groupe socialiste ont refusé mardi de voter le programme de stabilité budgétaire, ce qui constitue un record.
En effet, lors du vote de confiance à Manuel Valls, seulement 11 députés du groupe majoritaire le 8 avril s'étaient abstenus. Sur le traité budgétaire européen, en octobre 2012, 9 s'étaient abstenus et 20 avaient voté contre. Sur la loi de sécurisation de l'emploi, en avril 2013, on avait compté 35 abstentions et six contre.

Plan de stabilité: Fillon n'y croit pas, l'UDI, oui !

Fillon : le plan Valls "ne réussira pas"

"Je ne veux pas être complice d'un plan qui pour l'instant n'est pas réaliste"

Plan de stabilité de Valls-Hollande:
réchauffement de la planète hexagonale
a expliqué François Fillon sur RTL, au sujet du pacte de responsabilité proposé par Manuel Valls. 
"Je ne peux pas soutenir un plan qui repose sur des prévisions de croissance fantaisistes", a encore ajouté l'ancien Premier ministre.  Lien Le Point

Coup de sabot de l'âne
En ce jour de vote sur le pacte de responsabilité et une fois qu'elle a quitté le gouvernement fin mars, l'ancienne ministre du Logement Cécile Duflot rappelle dans un tweet un passage d'un discours de campagne de François Hollande.

Le pouvoir a tardé à agir
Interrogé sur l'avenir d'Alstom, Jean-Pierre Raffarin a regretté l'absence de stratégie industrielle du gouvernement. "On nous avait annoncé un Airbus de l'énergie. Airbus, c'était une négociation d'État à État. Où est-elle? Je suis favorable à un projet franco-allemand, mais je crains que ça ne soit trop tard", a déploré l'ancien Premier ministre sur RTL.



La gauche hostile 

Les dix députés du Front de gauche voteront contre le programme de stabilité, tandis que parmi les élus d’Outremer membres à leurs côtés du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) deux voteront pour, et trois ne se sont pas encore prononcés. "Si le gouvernement continue dans cette voie, on risque d’inventer un nouveau courant "la gauche morte", a ironisé le député FDG Nicolas Sansu. "Le virage libéral est acté", regrette-t-il, en dénonçant le "sophisme selon lequel le redressement des comptes publics, c’est la réduction des dépenses publiques et sociales, alors qu’il y a des gisements de recettes, à commencer par 80 milliards d’euros de fraude et d’optimisation fiscales".

Les écologistes radicaux d'EELV voteront contre le programme de stabilité. C'est ce qu'annonce à la presse la co-présidente du groupe Barbara Pompili. Sous l'emprise de C. Duflot et M. Aubry, douze des dix-sept députés membres ou apparentés du groupe s'opposeront au plan d’austérité, les autres se répartissant entre abstentions et vote pour, selon elle.
Un PS éclaté

La contestation du plan d'économies de 50 milliards présenté par le chef du gouvernement le 16 avril se faisait de plus en plus grande il y a dix jours. Des aubryistes à l'aile gauche en passant par des députés plus "modérés", le PS est secoué de toutes parts et des députés PS ont mis au point 3 autres scénarios pour parvenir aux mêmes économies. Le tweet de Cécile Duflot vient confirmer que les tensions persistent.

Mais le patron du groupe socialiste à l'Assemblée nationale,
Pruneau Le Roux, a chanté les louanges de l'exécutif. "Nous avons eu un dialogue avec le gouvernement qui a sérieusement rajeuni la Ve République, qui a remis le Parlement au centre du débat", a estimé sur i-Télé , au sujet de la fronde de certains députés PS sur le pacte de responsabilité.

Plusieurs députés, "une cinquantaine" selon le député PS Jean-Marc Germain, Monsieur Hidalgoassuraient encore lundi qu'ils ne voteraient pas le plan d'économie de 50 Mds d'€.

"Un vote d'alerte, pas de défiance", selon Christian Paul.
(Ou "serrage" !, désolés)
Apparentés au groupe PS, les trois députés chevènementistes ont annoncé qu’ils voteront contre le programme de stabilité. "La motivation décisive de ce vote est notre choix de la souveraineté budgétaire contre toutes les procédures disciplinaires européennes", a déclaré le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Luc Laurent. "La règle des 3% et le contrôle opéré par la Commission sur notre budget sont les symboles d’une Europe disciplinaire qui a vécu: il est du devoir du Premier ministre de s’en affranchir et de faire entendre une autre voix à Bruxelles."

Les abstentionnistes
A la sortie d’une réunion d’une cinquantaine de parlementaires PS, Régis Juanico, député socialiste de la Loire, affirme être prêt à s’abstenir. "On s’abstiendra, il n’y a pas de vote contre", déclare-t-il en exprimant son "doute sur les effets sur l’emploi et de la reprise économique" de ce plan d’économies. Il précise également qu’il attend toujours des "mesures fiscales importantes". Mais les désaccords subsistent. Matthieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis (aile gauche), confirme que l’heure est encore aux atermoiements. "On exprime encore nos désaccords. Je désapprouve un peu moins mais je désapprouve toujours." 
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En revanche, pour Thierry Mandon, porte-parole du groupe, "l’abstention, c’est une façon de ne pas dire ce qu’on pense". Selon lui, "on ne peut pas se contenter de regarder passer les trains".

Interrogé sur les sanctions qui pourraient êtres prises à l'encontre de parlementaires qui s'abstiendraient lors de ce vote mardi, Carlos Da Silva a affirmé : "Nous sommes dans un processus de dialogue (...) et pas de coercition". 
Il a redit que ce vote n'était "pas seulement indicatif" mais «engageait» l'ensemble du Parti. Parmi ceux qui ont voté contre figurent des membres de l'aile gauche du courant "Maintenant la gauche", une partie des amis de Benoît Hamon, ministre de l'Education, et les proches de Gérard Filoche. Parmi ceux qui ont voté contre figure selon le PS un seul député, Pascal Cherki (Paris).
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Mais des élus du centre (UDI) sauveront le soldat Valls
C'est le centre droit qui donnera à Valls le coup de pouce qui pourrait lui sauver la mise. 
La droite écartelée

François Fillon explique pourquoi il votera contre.
"Il y a un progrès incontestable par rapport à son prédécesseur (Ayrault): il (Manuel Valls) essaie de réparer les erreurs économiques et financières qui ont été commises ces deux dernières années. Evidemment, c’est un peu le crépuscule des promesses socialistes qui ignoraient la dette et la question de la compétitivité", poursuit-il sur France Inter. "Pour autant, et je l’ai dit à Manuel Valls, je ne peux pas soutenir un plan qui est présenté à Bruxelles et qui repose sur des hypothèses totalement fantaisistes".
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François Baroin a annoncé  sur BFMTV qu'il ne votera pas .