POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

dimanche 31 août 2014

De la dissolution du gouvernement à la dissolution de l'Assemblée: et la cohabitation ?

Les Français doivent maintenant assumer leur choix de 2012

PS au bord de l'implosion

Provocations et limogeages d'Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon, éviction d'Aurélie Filippetti, remaniement dissolution du gouvernement, arrivée d'un banquier à Bercy et changement de cap économiqueremise en cause des 35 heures, déficits publics non maîtrisés, courbe du chômage au plus haut, cote de popularité au plus bas et prochaines élections en rapport de deux années de promesses et d'échecs accumulés... C’est dans ce contexte inflammable attisé par les ronds de jambe de Manuel Valls  au siège du MEDEF que le premier ministre est attendu à l'Université d'été du Parti Socialiste à La Rochelle (Charente-Maritime).


L'édito du Parisien. PS : contexte explosif à La Rochelle par leparisien

L'UMP rejette l’idée d’une cohabitation avec François Hollande

Alors que par la voix de Marine Le Pen, le Front national fait à la majorité socialiste une offre de services de cohabitation, Geoffroy Didier, le secrétaire général adjoint de l’UMP, cofondateur de "La Droite Forte", explique aussi pourquoi l’UMP n'est pas prête à gouverner ! 


samedi 30 août 2014

Le service d'ordre du PS menace de ne pas veiller sur Valls

Chatouilleux sur la question du temps de travail

Le service d'ordre créera-t-il aussi du désordre?


Au PS, ça grogne jusque chez les plus silencieux des militants, le service d’ordre. Ces bénévoles socialistes ont menacé de ne pas participer à la sécurité du Premier ministre.
L'entretien d’Emmanuel Macron, jeudi dans Le Point, n'a pas eu l'heur de plaire aux responsables de la sécurité du parti. Le nouveau ministre de l’Economie y donne en effet son sentiment profond sur les 35 heures. Avant même de prendre la direction du ministère de l'Economie, vingt-quatre heures avant d'être nommé à Bercy, Emmanuel Macron a relancé un débat presque aussi vieux que les lois Aubry instituant la réduction du temps légal de travail, voici presque quinze ans (lois du 13 juin 1998 et du 19 janvier 2000). 
Or, autoriser  "les entreprises et les branches à déroger" aux 35 heures reste tabou au PS. Alors banquier chez Rothschild, le nouveau patron de Bercy avait néanmoins rappelé dans cet entretien que les entreprises en difficulté ont d'ores et déjà la possibilité de déroger au temps de travail et de rémunération. Il s'était alors interrogé dans l'hebdomadaire: "Pourquoi ne pas étendre à toutes les entreprises, à condition qu'il y ait un accord majoritaire avec les salariés ?" 
Le dispositif auquel Macron se réfère est d'ailleurs prévu dans la loi de sécurisation de l'emploi du 14 juin 2013. Pour les entreprises confrontées à "de graves difficultés conjoncturelles", le texte prévoit la possibilité de négocier un accord – majoritaire – d'une durée de deux ans maximum dans lequel des baisses de salaire (au-delà de 1,2 SMIC) et/ou une hausse du temps de travail peuvent figurer en contrepartie du maintien de l'emploi. Il est toutefois établi que seuls cinq accords de ce type ont été signés  depuis juin 2013, après un an. 

Même largement assouplies, les 35 heures font toujours débat

Les socialistes ont beau jurer que le débat fait partie de leur ADN, la menace que le nouveau ministre faisait peser sur la réduction du temps de travail a conduit à une riposte des "intermittents du spectacle" politique qui travaillent au bon déroulement de l’université d’été du PS à La Rochelle et encadrent les dirigeants socialistes.  

Les gros bras bénévoles ont menacé de ne pas s’occuper de la sécurité de Manolo Valls à son arrivée, ce samedi, puis dimanche matin, lors de l’intervention du Premier ministre devant les militants socialistes. Les proches du Premier ministre ont dû déminer et les rassurer sur le fait que le gouvernement ne touchera pas à la durée légale du travail. A la direction du "SO", on explique qu'il n'y a plus "d'objection" aujourd'hui à faire le boulot: le dialogue social aboutit, selon les circonstances.

" Le poing et la rose"n’est pas un vain slogan au PS 

La rose représente classiquement la couleur du socialisme. Quant au poing, il est devenu le symbole de son service d’ordre.
Au congrès de Reims de novembre 2008, les gros bras du parti n’avaient pas ménagé leurs violences et intimidations face aux journalistes... Attendue pendant deux heures par une cohorte de caméras et de micros, Ségolène Royal, celle qui faisait alors monter le suspense sur l’annonce de sa candidature à la tête du PS était arrivée après les premiers discours et ne pouvait s’extraire de sa voiture à l’entrée du parking du Parc des expositions. Le service d'ordre du PS avait alors usé de la force, laissant des traces sur les journalistes empressés...

Université d'été du PS: Taubira (MRG), ministre politiquement métissée

Avec les "frondeurs", côté coeur, mais avec Hollande, côté raison

La ministre de Hollande s'est affichée aux côtés des "frondeurs"


Christiane Taubira s'est rendue samedi à la réunion des contestataires de sa politiqueréunis à la Rochelle en marge de l'Université d'été du Parti socialiste. La ministre de la Justice s'est défendue de toute ambiguïté en affirmant y avoir été invitée "il y a plusieurs semaines".
C'est néanmoins après la démission du gouvernement et le renvoi de ses trois accolytes, Montebourg- Hamon et Filippetti, qu'elle répond présente. "Je ne vois vraiment pas où est le problème, je viens entendre ce qu'il se dit", s'est justifiée l'effrontée.

Présente quarante minutes devant une salle comble où les frondeurs ont lancé leur club "Vive la gauche"
, la ministre de la Justice a feint l'étonnement que sa présence suscite de telles réactions. "C'est tout de même extraordinaire", a-t-elle lancé, avant de railler la presse qui honorait cette bonne cliente de sa présence. "Je ne vois vraiment pas où est le problème. Je comprends que vous ayez besoin de dramaturgie", a-t-elle ajouté.
Elément de langage officiel: aune fracture interne, que du débat !
Peu après, Christiane Taubira s'est de nouveau exprimée, en justifiant son déplacement de Paris, afin de "prendre (sa) part" au débat politique.
"Ce matin, j'y ai pris ma part et j'en assume les conséquences", a-t-elle déclaré en souriant. Alors qu'on lui demandait si elle mettait en porte-à-faux l'exécutif, elle a répondu par une question: "Vous croyez le Premier ministre intolérant ?"
L'indépendantiste guyanaise est à la fois du "off" et du "in" de La Rochelle.

Tout juste reconduite Garde des Sceaux dans 
le gouvernement Valls IIChristiane Taubira a provoqué une nouvelle polémique. Si Matignon dédramatise, des proches du Premier ministre pointent "une incohérence".

Matignon minimise la provocation, mais les proches de Valls grondent
Son vélo l'a suivie en voyage accompagné?
L'entourage du Premier ministre Manuel Valls n'a pas tardé à réagir, l'effet de surprise passé. Ainsi, Matignon dédramatise autant que possible en rappelant que Christiane Taubira n'est pas membre du Parti socialiste, ce qui contredit la légitimité de sa visite, "ni en contradiction avec les engagements pris, lundi, devant le Premier ministre et le président de la République". Mais "elle s'expliquera bientôt", a-t-il toutefois ajouté.
A visage également masqué et moins conciliant, un autre proche de Manuel Valls critique "une incohérence".

Taubira grimpe dans les tours pour défendre ses troubles de dédoublement de la personnalité
A peine a-t-elle passé le virage qu'elle retourne sa veste rose pour soutenir Hollande. Loyalement !...


Une fois exécuté son numéro de zizanie, la schizophrène s'en repart...


vendredi 29 août 2014

Marine Le Pen se déclare prête à gouverner en cohabitation avec Hollande

Offre de services de la provocante dirigeante du FN 
Une alliance FN et PS au grand jour? 
Marine Le Pen marque en tout état de cause sa différence avec une UMP qui rejette l'idée une cohabitation en cas de dissolution de l'Assemblée.

L'oeil de la présidente du Front national Marine Le Pen vrille: dans un entretien accordé au Figaro à paraître samedi, l'impétueuse frontiste se dit prête à gouverner en cohabitation avec la "gauche molle", en cas de dissolution  "Je peux vous dire une chose très clairement : nous, si nous obtenons une majorité, nous assumerons les responsabilités que nous auront confiées les Français", déclare Marine Le Pen. 

La dirigeante frontiste dit croire à une dissolution de l'Assemblée nationale dans un proche avenir, en raison de "la crise politique extrêmement lourde que nous vivons" et qui "ne peut qu'entraîner un retour aux urnes". Selon elle, le gouvernement Valls II, "dernière cartouche de François Hollande, est un gouvernement de pure provocation".

La dissolution "n'est pas souhaitée à l'UMP, où la cohabitation est exclue"

La chef de file de l'extrême droite critique cette attitude de la droite qui montre, selon elle, "son vrai visage, purement électoraliste". "Comment peuvent-ils refuser une cohabitation qu'ils ont eux-mêmes théorisée ?", "Comment expliqueront-ils aux électeurs qui votent pour eux qu'ils refuseront de prendre leurs responsabilités pour changer la situation dramatique dans laquelle est plongé le pays ?" lance la dirigeante frontiste.

La situation économique -et maintenant politique- de la France prêterait-elle à rire ?

Montebourg avoue la préméditation de Frangy et nie la boulette...

Montebourg ne se serait pas pris à son propre piège: 
"Frangy n'était pas un accident", assure-t-il !

Vendredi à l'université d'été du PS à La Rochelle, l
'ex-ministre de l'Économie Arnaud Montebourg a prévenu qu'il compte animer le débat qui va "se poursuivre avec les militants socialistes".

Quatre jours après son expulsion du gouvernement, Arnaud Montebourg dit être "venu en militant socialiste" à La Rochelle. "J'y viens depuis 15 ans, donc il n'y a pas de raison que ça s'arrête: j'ai des choses à dire", a-t-il menacé. Arnaud Montebourg a été évincé lundi du gouvernement après avoir publiquement réclamé une inflexion de la politique économique du duo exécutif Hollande-Valls.

Dimanche dernier dans sa circonscription, son discours de "Frangy n'était pas un accident" mais au contraire "le début de l'ouverture du débat sur la question de l'austérité en France et en Europe", a-t-il lancé, dès son arrivée en gare. "C'est un débat qui est mené dans le monde par des grandes voix de l'économie mondiale. Il est important que le débat se poursuive avec les citoyens et bien sûr nos militants, les militants socialistes", a expliqué Arnaud Montebourg. 

"Il n'y a pas de fronde" au PS, quoi qu'on en pense

"Il n'y a pas de fronde" au sein du PS, a-t-il nié, "il y a aujourd'hui des questions très lourdes qui concernent notre pays, qui concernent l'Union européenne". "Elles doivent être traitées calmement, avec beaucoup de responsabilité. C'est ce que j'ai fait quand j'étais responsable ministériel et c'est ce que je fais comme citoyen ordinaire", s'est-il encore justifié.

Interrogé sur son avenir personnel, il a répondu : "Merci, mais tout va bien. Il n'y a pas de problème, ne vous occupez pas de ça, je m'en occupe". 

L'ancien ministre s'est ensuite rendu à une réunion à huis clos avec plusieurs dizaines de ses partisans, dont certains portaient une marinière.
 


 

54% des Français réclament une dissolution de l'Assemblée.

La dissolution laisse-t-elle une chance de réélection à Hollande ? 

La crise politique qui s'est étendue du PS au gouvernement soulève la question de la "dissolution" de l'Assemblée.
Marianne pourrait inverser les rôles
Or, si une majorité claire de Français la réclame à 54%, certains en craignent les conséquences. 
D'abord, 84% ne pensent pas que Hollande va dissoudre l'Assemblée pour procéder à de nouvelles législatives. Seule l'opposition en souligne l'incontournable nécessité, au vu de la défiance du pays face à l'obstination de l'exécutif qui, officiellement, refuse tout changement de cap. 

Les Français sont 75% à l'UMP et 83% au FN à souhaiter une dissolution, quand 25% des sympathisants PS, 43% des mélenchonistes et 45% de bayrouistes la réclament.
Cette forte proportion de l'électorat d'opposition en faveur d'une dissolution pourrait mettre la pression sur les dirigeants UMP. 

Si Marine Le Pen l'a déjà souhaitée au moment des européennes, c'est qu'elle a conservé de bonnes raisons de tenir le cap. Depuis la forte poussée du FN aux municipales et aux européennes, le chiffon rouge n'est pas agité en vain puisque c'est le parti d'extrême droite qui pourrait sérieusement arriver derrière l'UMP, devançant et éliminant le PS au second tour de la prochaine présidentielle.
 
Dès lors, il paraît difficile que l'UMP se coupe de la grande majorité de son électorat qui l'exige.

François Bayrou, le président du MoDem, a estimé mercredi qu'il ne reste qu'une solution à François Hollande après la formation d'un nouveau gouvernement Valls, "la dissolution de l'Assemblée nationale".
"La dissolution, c'est la sortie de crise que prévoient nos institutions", a déclaré François Bayrou sur i>Télé.

La guerre des deux gauches appelle un assainissement
"Ce qui risque de manquer au gouvernement, c'est le soutien de l'opinion et le soutien d'une majorité", a encore souligné François Bayrou. "Les affrontements internes sont très vifs, très importants, très haineux, et ce sont des affrontements sur le fond : c'est-à-dire qu'il n'y a plus aujourd'hui une majorité, une gauche, il y a deux gauches qui sont en guerre l'une avec l'autre, une guerre des deux gauches (...) qui va constituer le talon d'Achille du gouvernement."

Interrogé sur l'éventualité d'une cohabitation", le responsable du MoDem est passé en mode langue de bois. "En tout état de cause, un républicain respecte les institutions et les institutions, c'est que chacun dans son rôle assume les responsabilités que l'on doit au pays". 

Zidane prend un coup de boule d'entraîneurs espagnols

Plainte des entraîneurs espagnols contre Zidane pour absence de diplômes  

Le troisième concours, ça ne marche qu'à l'IEP...
L'ancien numéro 10 des Bleus est entraîneur depuis le début de la saison la réserve du Real Madrid Castilla... sans avoir le diplôme requis.
Ce n'est pas du tout du goût de Miguel Galán, le représentant du centre national des entraîneurs espagnols, et il le fait savoir. 
Si l'équipe de jeunes qu'il entraîne est championne d'Europe en titre et évolue en 3e division espagnole, Zinédine Zidane n'est pas reconnu par les éducateurs ibériques. Ils opposent que le Français n'a toujours pas obtenu son diplôme officiel de coach. Il peut "seulement" se prévaloir, depuis janvier 2014, d'un diplôme de manager général de club sportif professionnel, qu'il s'est fait accorder en France, au Centre de droit et d’économie du sport de Limoges, après avoir passé son brevet d'État d'éducateur sportif 1er degré, à l'âge de 42 ans.

Zidane est une sorte de capitaine de Costa Concordia

C'est pourquoi, sur la première feuille de match de la saison du Real Madrid Castilla, match perdu face à l'Atletico Madrid B (2-1), c'est le nom de l'adjoint de Zidane, Santiago Sanchez, qui apparaissait dans la case "entraîneur" !  Mais, le centre national des entraîneurs espagnols a exprimé sa désapprobation, par la voix de Miguel Galan, son représentant.
"Nous devons défendre les entraîneurs qui ont acquis des diplômes." Miguel Galan, représentant du centre national des entraîneurs espagnols
"Nous devons défendre les entraîneurs qui ont travaillé et sont reconnus par le ministère de l’Éducation, de la Culture et des Sports (espagnols)", a expliqué Galan, selon le quotidien espagnol Marca. Il estime que "cette répartition des fonctions est fausse. Ce n’est que pour l’administratif ça". Et de conclure : "C’est comme ça, une équipe qui joue à ce niveau ne peut être entraînée par quelqu’un qui n’a pas été formé et n’a pas les diplômes requis. C’est l’article 155.1 du règlement de la Fédération".

En théorie, le champion du monde 1998 encourrait une "suspension possible jusqu’à six mois", selon Miguel Galan. Le centre national des entraîneurs espagnols mettra-t-il sa menace à exécution ? Réponse dans les prochaines semaines... François Hollande va-t-il s'ingérer dans le foot comme en Afrique ou en Ukraine?

On n'est pas en France socialo-communiste.
Hormis le centre de Limoges qui lui a donné son brevet d'Etat d'...éducateur, nul n'a oublié que lors de son dernier match à l'occasion de la finale de la Coupe du monde opposant l'Italie à la France le 9 juillet 2006, il s'est illustré par son expulsion sur carton rouge pour un coup de boule au thorax de Marco Materazzi.
Une autre vedette hautement morale des faits divers, celle-là poursuivie par la justice italienneest intervenue début juillet en tant qu' "expert" des situations de crise lors d'un cours à l'université La Sapienza de Rome: cet "éducateur" de la jeunesse n'est autre que l'ancien capitaine du paquebot de croisière Costa-Concordia, dont le naufrage a coûté la vie à trente-deux personnes, alors qu'il sauvait sa peau dans le premier canot de sauvetage.

Les premiers sondages accablent le gouvernement Valls 2 et Hollande

Deux sondages montrent la défiance 75% des Français

Les Français mettent peu d'espoirs en cet exécutif



Une majorité d'insatisfaits de la composition du gouvernement Valls II
Les deux sondages rapportent qu'une majorité de Français interrogés ne sont pas convaincus par les changements dans le gouvernement dit "Valls 2".
Ils sont 37 % à se déclarer mécontents de la composition du gouvernement, et la même proportion à se dire satisfaits, selon l'étude IFOP pour Sud-Radio. 

51 % sont insatisfaits de la reconduction de Manuel Valls à Matignon, contre 49 % qui le seraient.
A la question "faites-vous confiance au nouveau gouvernement de Manuel Valls pour relancer l'économie française ?", 75 % des personnes interrogées par OpinionWay répondent par la négative.

31 % des sondés de l' IFOP disent le "regretter" et 9 % qui "ne le connaissent pas suffisamment". Seuls les sympathisants du Front de gauche sont majoritaires à le regretter (59 %).

La proportion de personnes considérant que Manuel Valls a bien fait de se séparer de son ministre de l'Economie et du redressement productif atteint également 60 % dans le sondage du Figaro. 39 % considèrent au contraire que le premier ministre et François Hollande "ont eu tort". 

La nomination de Najat Vallaud-Belkacem à l'Education nationale divise

Hollande a fracturé l'opinion sur le passage de Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l'éducation nationale (41 % satisfaits, 43 % mécontents), selon le sondage IFOP. Les opinions sont plus tranchées dans le sondage OpinionWay, qui recueille 54 % de mécontents contre 45 % de personnes satisfaites.

57 % de personnes sont satisfaites du départ de Benoît Hamon, selon le même sondage du Figaro, contre 42 % d'insatisfaits.

Une majorité souhaite la dissolution de l'Assemblée nationale


55 % des Français réclament la dissolution de l'Assemblée nationalecontre 20% qui ne la souhaitent pas, à l'aune de cette crise au sein du gouvernement et de la majorité, alors que 16% qui ne se prononcent pas.

Ils sont également 54 % à la souhaiter dans le sondage OpinionWay, avec une forte attente des électeurs de droite, respectivement 75 % à l'UMP et 83 % au FN.


Frustré, Montebourg souligne l'ingratitude du président Hollande

Cible de l'ex- ministre redresseur: François Hollande

Arnaud Montebourg a épuisé son capital des primaires

Le flambeur a visiblement mal vécu l'échec de son coup de poker avec François Hollande. Alors qu'il était encore ministre de l'économie avant de se faire évincer lundi 25 août, il s'était confié à la caméra d' "Envoyé spécial", qui a diffusé ce reportage jeudi 28 août.
Dans un extrait, l'ancien candidat à la primaire socialiste  revient sur son soutien à Hollande lors de l'entre-deux-tours où, fort de ses 17 % du premier tour, Montebourg avait déclaré voter "à titre personnel" pour l'actuel président de la République plutôt que pour Martine Aubry :
"J'ai fait 17 % des voix au premier tour. Sans moi, François Hollande n'était pas là où il est aujourd'hui. Je lui ai dit."
Mais un faible récompensé par le hasard n'entend pas que sa bonne fortune lui soit rappelée. 

Dans un autre extrait, où il dément être l'auteur du surnom "Flanby"qui colle depuis des années à François Hollande,
le ministre se plaint de ne pas être assez pris en considération :
"Je suis allé dans les cantons, j'ai passé des soirées avec les gens pour leur expliquer dans quelle situation très difficile on était. C'est ce que devrait faire Hollande avec la France, ce qu'il ne fait pas assez. Je lui dis tout. Il ne m'écoute pas mais ce n'est pas grave, il fait ce qu'il veut."

Que reste-t-il des promesses de dialogue et de concertation? 

VOIR et ENTENDRE
l'amer Arnaud:
video
Un corps étranger au gouvernement

Des accusations ressassées par Montebourg. Le 27 juin 2014, lors d'un entretien avec le journaliste Valentin Spitz que celui-ci a retranscrit dans un livre titré "Montebourg, moi président", le ministre se déclare même en cohabitation :
"J'ai des rapports minimalistes avec le président de la République. Je me considère en cohabitation. Le président préside, mais nous, on fait. (...) Avec François Hollande, on ne peut plus discuter. Donc, on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles. Sympathiques, mais inutiles. Depuis que je suis ministre de l'Economie, je ne vais plus discuter avec lui à l'Elysée. Je passe mon temps à Matignon. D'ailleurs, j'ai donné instruction à mes équipes de ne plus aller à l'Elysée."
Au vu de ses dernières déclarations, la rupture semblait inévitable à terme avec le président de la République. Pourtant, Montebourg s'était pris pour une pièce maîtresse du dispositif gouvernemental. En 2012, il avait été nommé ministre du "redressement productif", un titre à la manière soviétique qu'il avait imposé. Un portefeuille créé sur mesure pour ce chantre de la démondialisation puis du "made in France" devenu ministre de l'Economie après avoir participé à l'éviction de Jean-Marc Ayrault après les municipales du printemps 2014.

Victime d'épuration, Nono a disparu de la photo...
Est-ce à dire que le régime prend un virage, stalinien en politique et "socialo-libéral" en économie? Le "changement", promis par Hollande et produit par GPA, accouche d'un bâtard, un jamais vu paradoxal que Valls devra tenir en vie. 


jeudi 28 août 2014

Etat islamique: des exécutions à grand spectacle en Syrie

Les djihadistes de l'EI filment l'exécution des soldats syriens

Les djihadistes ont exécuté par balles plus de 160 soldats du régime


dans le nord du pays, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
L'humanité de ces islamistes venait déjà d'être révélée par une  vidéo montrant l’assassinat du journaliste américain James Foley, 40 ans, par l’Etat islamique. De l'avis de la police fédérale américaine, elle est authentique, rapporte le GlobalPost, le site internet pour lequel il travaillait, comme pour France 2. Peu après, la Maison Blanche a également indiqué que les images ne sont pas truquées.

Une nouvelle video des islamistes exhibe une vingtaine des corps d'hommes,
en slip, empilés les uns sur les autres dans un lieu désertique en Syrie, et un jeune en robe masculine traditionnelle noire qui regarde cette scène atroce avant de s'éloigner. Selon les sites djihadistes sur lesquels cette vidéo de deux minutes a été postée jeudi, il s'agit de soldats syriens exécutés par les combattants ultra-radicaux de l'État islamique (EI) qui sèment la terreur en Syrie et en Irak. Après un gros plan sur ces corps empilés, la caméra s'éloigne, filme une montée rocailleuse où l'on voit d'autres corps d'hommes, également en slip : une ligne interminable d'environ 160 corps gisant l'un à côté de l'autre face contre le sol. Aucune trace de sang ni de balles n'est visible sur leur dos, ce qui laisse supposer qu'ils ont été exécutés puis placés ainsi. Une dizaine d'hommes, qui semblent être des habitants de la région, les regardent.

Sur les premières images de cette vidéo, environ une centaine de jeunes gens, présentés comme des soldats, marchent sur une route désertique, en slip, pieds nus, les mains sur la tête, encadrés par des djihadistes armés, dont l'un porte l'étendard de son organisation. Les combattants crient "État islamique" et d'autres répondent "il est immuable". L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé que les djihadistes de l'EI avaient exécuté par balles mercredi et jeudi plus de 160 soldats du régime dans la province de Raqa dans le nord du pays. Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, ces soldats ont été capturés lors de la prise de la base 17 fin juillet, de l'aéroport militaire de Tabqa dimanche dans la province de Raqa, et lors de leur fuite de l'aéroport dans la nuit de mercredi à jeudi vers la localité d'Esraya dans la province de Hama.


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Laurent Fabius fait une bulle sur Twitter

L'ancien premier ministre de Mitterrand est-il "usé, vieilli" ?

Le ministre des Affaires étrangères dort maintenant éveillé

Il a souvent été filmé assoupi, en séance de l'Assemblée ou en réunion internationale. Cette fois, à 68 ans, ses fantasmes de sexagénaire se sont étalés sur Twitter, en tout sub-conscient.

A Alger, le 9 juin 2014
Ne faisant plus la différence entre le jour et la nuit, Laurent Fabius ne refoule plus rien d'inavouable. Sur son compte Twitter, le ministre globe-trotteur a commis un impair le 26 août, alors qu'il revenait sur son intervention matinale sur Europe 1. Au micro de la station, il s'était exprimé sur l'Etat islamique.

Le diplomate fait reculer le politiquement correct

Alors qu'il voulait formuler son message en 140 signes, le ministre des Affaires étrangères ne s'est plus contenu : "Ce califat de la terreur et de la haine doit être neutralisé, les femmes violées, les journalistes décapités..."

Le 27 août 2014,
Fabius froisse sa pochette blanche
Nouveau recul du français, langue diplomatique
Une exhortation pour le moins déplacée de la part du chef de la diplomatie française ! 
Laurent Fabius a rectifié le tir le lendemain : "Il fallait bien sûr comprendre que le califat de la terreur doit être neutralisé pour que les exactions cessent". Sur le réseau social, les twittos n'ont pas manqué de taquiner le ministre : "Attention syntaxe" (??), "Grammaticalement vôtre".

Riposte de 200 députés socialistes aux "frondeurs" du PS

90 députés PS n'appellent pas au "rassemblement" derrière Hollande

L' "appel des 200" met en évidence le grossissement du nombre des "frondeurs"


Ils ont refusé de signer l'appel:
l'ancien premier ministre, Jean-Marc Ayrault,
les anciens ministres F. Lamy, D. Batho et Ph. Martin
Plus de 200 députés socialistes députés socialistes, ni godillots ni déloyaux - refusent appeler au "rassemblement" derrière Hollande dans une tribune publiée jeudi sur le site internet du journal Le Monde, Pravda du PS.

En juin, les "frondeurs" avaient été 41 à refuser de voter le pacte de responsabilité. Le 1er juillet, les députés ont voté le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2014 (307 voix contre 232 et 14 abstentions). 246 députés ont manqué à l'appel. Dans les rangs du PS, seul le député frondeur Christophe Léonard avait osé s'abstenir.

Ils sont désormais plus de deux fois plus nombreux à réclamer un changement de cap économique. 
Des Christian Paul ou Laurent Baumel sont piteusement rentrés dans le rang. Pouria Amirshahi, qui penchait comme eux pour une abstention, voire un vote hostile, sur le budget rectificatif de l'État, a alors déclaré qu'il se ralliait à la position commune, fruit de la "délibération collective"... 
Monsieur Anne Hidalgo, Jean-Marc Germain, un proche de Martine Aubry, a précisé pour sa part qu'il soutenait le premier ministre et "le soutiendra(it) jusqu'en 2017". 
La nomination du banquier Emmanuel Macron à la tête de Bercy et à la place de Montebourg, forte tête de la gauche du PS, pourrait le conduire, avec d'autres, à un renoncement à cet engagement.

Ils étaient déjà 90 "frondeurs" en avril 2014

Avant le discours de politique générale de Manuel Valls et le vote de confiance à son gouvernement
, 90 responsables socialistes, dont des députés issus de l'aile gauche du parti, des amis de Martine Aubry et d'autres sensibilités du PS réclamaient un nouveau "contrat de majorité". Lien JDD

Un appel clivant, mettant en demeure les parlementaires dits "frondeurs" 

Les vertueux godillots tentent de faire pression sur l'aile gauche du PS
Les signataires les stigmatisent. Ils leur font la leçon, se flattant d'être, quant à eux, "pleinement responsable de l'intérêt général de la gauche et du pays".
"Le président de la République a indiqué le calendrier de cette seconde moitié du quinquennat dans son entretien télévisé du 14 juillet. Nous nous inscrivons dans ce chemin", écrivent les signataires, dont le président de l'Assemblée Claude Bartolone, officialisant "la permanence d'une défiance a priori à l'égard de l'exécutif".

Les "donneurs de leçon" du PS


Ibrahim Aboubacar, Patricia Adam, Sylviane Alaux, Jean-Pierre Allossery, François André, Nathalie Appéré, Joël Aviragnet, Pierre Aylagas, Guillaume Bachelay, Jean-Paul Bacquet, Dominique Baert, Gérard Bapt, Frédéric Barbier, Ericka Bareigts, Claude Bartolone, Marie-Noëlle Battistel, Nicolas Bays, Catherine Beaubatie, Jean-Marie Beffara, Luc Belot, Chantal Berthelot, Gisèle Biémouret, Philippe Bies, Erwann Binet, Yves Blein, Jean-Luc Bleunven, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Pascale Boistard, Christophe Borgel, Florent Boudié, Christophe Bouillon, Brigitte Bourguignon, Emeric Bréhier, Jean-Louis Bricout, Jean-Jacques Bridey, François Brottes, Sabine Buis, Jean-Claude Buisine, Sylviane Bulteau, Vincent Burroni, Alain Calmette, Colette Capdevielle, Christophe Caresche, Marie-Arlette Carlotti, Martine Carrillon-Couvreur, Christophe Castaner, Laurent Cathala, Jean-Yves Caullet, Guy Chambefort, Jean-Paul Chanteguet, Marie-Anne Chapdelaine, Guy-Michel Chauveau, Jean-David Ciot, Alain Claeys, Jean-Michel Clément, Marie-Françoise Clergeau, Philip Cordery, Valérie Corre, Jacques Cresta, Carlos Da Silva, Seybah Dagoma, Yves Daniel, Pascal Deguilhem, Michèle Delaunay, Guy Delcourt, Sébastien Denaja, Françoise Descamps-Crosnier, Sophie Dessus, Michel Destot, Fanny Dombre-Coste, René Dosiere, Philippe Doucet, Sandrine Doucet, Françoise Dubois, Anne-Lise Dufour-Tonini, Françoise Dumas, William Dumas, Jean-Louis Dumont, Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Corinne Erhel, Sophie Errante, Marie-Hélène Fabre, Alain Faure, Martine Faure, Olivier Faure, Matthias Fekl, Hugues Fourage, Jean-Marc Fournel, Valérie Fourneyron, Michèle Fournier-Armand, Michel Francaix, Christian Franqueville, Jean-Claude Fruteau, Jean-Louis Gagnaire, Geneviève Gaillard, Guillaume Garot, Hélène Geoffroy, Jean Glavany, Yves Goasdoué, Geneviève Gosselin-Fleury, Pascale Got, Marc Goua, Laurent Grandguillaume, Estelle Grelier, Jean Grellier, Elisabeth Guigou, Thérèse Guilbert, David Habib, Razzye Hammadi, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Monique Iborra, Françoise Imbert, Michel Issindou, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Armand Jung, Marietta Karamanli, Bernadette Laclais, Anne-Christine Lang, Colette Langlade, Jean Launay, Pierre-Yves Le Borgn', Jean-Yves Le Bouillonnec, Patrick Lebreton, Anne-Yvonne Le Dain, Jean-Yves Le Déaut, Annie Le Houérou, Annick Le Loch, Jean-Pierre Le Roch, Bruno Le Roux, Michel Lefait, Dominique Lefebvre, Patrick Lemasle, Catherine Lemorton, Annick Lepetit, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Martine Lignières-Cassou, François Loncle, Gabrielle Louis-Carabin, Victorin Lurel, Jean-Pierre Maggi, Jacqueline Maquet, Martine Martinel, Frédérique Massat, Sandrine Mazetier, Michel Ménard, Patrick Mennucci, Philippe Nauche, Nathalie Nieson, Robert Olive, Monique Orphe, Michel Pajon, Luce Pane, Rémi Pauvros, Germinal Peiro, Hervé Pellois, Jean-Claude Perez, Sébastien Pietrasanta, Martine Pinville, Christine Pirès-Beaune, Philippe Plisson, Elisabeth Pochon, Pascal Popelin, Emilienne Poumirol, Christophe Premat, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Catherine Quéré, Monique Rabin, Dominique Raimbourg, Marie Recalde, Eduardo Rihan-Cypel, Alain Rodet, Marcel Rogemont, Frédéric Roig, Bernard Roman, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Alain Rousset, Boinali Said, Béatrice Santais, Odile Saugues, Gilbert Sauvan, Gilles Savary, Christophe Sirugue, Julie Sommaruga, Gérard Terrier, Thomas Thévenoud, Sylvie Tolmont, Jean-Louis Touraine, Catherine Troallic, Cécile Untermaier, Jean-Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Jacques Valax, Clotilde Valter, Michel Vauzelle, Olivier Véran, Fabrice Verdier, Patrick Vignal, Jean-Michel Villaume, Jean-Jacques Vlody.