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vendredi 31 octobre 2014

Panique au feu à la Maison de la radio à la mi-journée

Imprudence ou malveillance criminelle ?

Une abondante fumée noire


Un incendie s'est déclenché vendredi à la mi-journée dans la Maison de la Radio,
premier dommage depuis le début des travaux en 2009.
Des colonnes de fumée noire avaient un moment laissé penser que le feu s'était propagé à d'autres étages. "Un certain nombre de matériaux de travaux qui permettent de faire de la soudure, de l'étaiement, de l'isolation ont certainement brûlé (...) d'où les fumées intenses et compactes", ont expliqué les pompiers.

Une épaisse fumée noire s'est élevée d'une dizaine de fenêtres au pied desquelles se trouvent des préfabriqués de chantier, selon un journaliste sur place.
Les pompiers avaient dépêché des "moyens lourds, 16 engins et 60 pompiers" ainsi qu'un poste de commandement.

Le personnel a dû être évacué mais le feu a rapidement été circonscrit au 8ème étage de la Maison ronde, qui abrite la plupart des radios publiques. Les pompiers ont annoncé que le feu était éteint à 14h30 et que personne n'avait été trouvé  à l'étage au moment de l'incendie.

Les programmes de 
France Inter, France Info, France Musique et France Culture ont été interrompues 

d'une à trois heures, avant de pouvoir reprendre vers 16 heures, a indiqué Radio France.

France Info et France Inter ont annoncé à l'antenne
l'interruption de leurs programmes peu avant 13h00. "J'espère qu'on va pouvoir reprendre (...) le plus rapidement possible. L'important, c'est que tout le monde soit en sécurité très, très vite", a déclaré à l'antenne Laurent Guimier, directeur de France Info.
"J'ai été prévenu par des bruits de couloir qu'un incendie était en cours", a raconté Lionel Esparza, producteur sur France Musique, qui était en studio à 12h50 lors des premières évacuations. 
"Aucune alarme n'a retenti", s'est-il étonné. 

"Comme une explosion", rapporte un témoin

Des déflagrations, entendues par plusieurs membres du personnel, pourraient "être liées" à l'explosion de vitres, a expliqué le commandant Plus.
"J'ai entendu un grand bruit", "comme une explosion", probablement due à "un effet de souffle de l'incendie qui a fait exploser les fenêtres", témoigne Faouzi Zenassi, chef d'une équipe de travaux dans les locaux où l'incendie s'est déclaré.
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Pendant environ deux heures, la confusion a régné dans la "Maison ronde", située au bord de la Seine: France Info a brièvement repris l'antenne, vers 13h35, après une suspension de moins d'une heure, avant d'interrompre de nouveau ses programmes quelques minutes plus tard, l'incendie n'étant pas encore circonscrit. A 15h00, les programmes avaient repris.

Construite il y a 50 ans, la Maison de la Radio, est en plein travaux depuis 2009


"Dommages considérables",
sur deux étages 

Il s'agit du plus grand chantier de rénovation d'un bâtiment occupé en France. Un chantier pharaonique de 350 millions d'euros devant s'achever en 2016, qui oblige le personnel à déménager régulièrement, pour procéder à des travaux par tranches.
Les travaux ont porté non seulement sur le désossage et le désamiantage des structures mais aussi sur la rénovation de 60.000 m2 de locaux et de 38 studios d'antennes, la construction d'un auditorium de 1.460 places et la mise en place d'une vaste allée centrale qui traverse le bâtiment de part en part.

Le président de la République est apparu préoccupé par cet incendie au coeur de Paris et a déploré un "traumatisme extrêmement grand" pour ce "bâtiment symbolique". Manuel Valls y est allé de sa "solidarité" dans un tweet, tout comme les ministres Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Fleur Pellerin qui se sont rendus sur place, la ministre de la Culture insistant beaucoup sur sa présence sur les lieux.
"Ca fait mal au coeur de voir ça; cette maison a une telle histoire", s'émeut  la responsable du service international à France Info qui ajoute que "pendant un quart d'heure, on s'est dit 'qu'est-ce qu'on fait?"
Cette journaliste, Isabelle Labeyrie, a confirmé qu'"aucune alarme n'a sonné". "En attendant l'ordre d'évacuer, on a pris des photos". Comme si c'était Beyrouth. Ou Gaza...

Entre Mali et Niger, Burkina-Faso plongé dans la tourmente

Le "démocrates" occidentaux renouvelleront-ils leurs erreurs du "printemps arabe"?

Une insurrection de la rue est-elle nécessairement populaire?


Chaos à Ouagadougou
Le Burkina-Faso s'est enflammé et la crise a provoqué l'intervention des militaires. Des tirs ont retenti aux abords de la présidence dans la nuit de jeudi à vendredi. Des soldats de la garde présidentielle en interdisaient l'accès, s'étonne un journaliste de l'AFP...

Le président Blaise Compaoré a promis une transition au 
Burkina Faso mais a refusé de démissionner. Au lendemain de violentes émeutes contre le régime, assemblée nationale incendiée, télévision publique prise d'assaut, province soumise à la violence, appels à la démission du président, l'armée dit avoir pris le pouvoir.
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Les troubles ont fait une trentaine de morts et plus de 100 blessés, a indiqué l'opposition, sans préciser si le bilan est national ou ne concerne que Ouagadougou. Les observateurs étrangers ne confirment que quatre morts et six blessés graves dans la capitale.

Depuis vendredi matin, la stabilité du pays est compromise

Les insurgés ont pris la télévision d'assaut
Les responsables de l'opposition n'on pas clairement réagi à la prise de contrôle par les militaires, mais font du départ de B. Compaoré un "préalable non négociable". "Nous nous réveillons aujourd'hui avec une situation de confusion totale", a jugé un député d'opposition, Ablassé Ouédraogo, interrogé par Radio France Internationale (RFI).

Le chef d'état-major des armées Nabéré Honoré Traoré a annoncé la création d'un "organe de transition", chargé des pouvoirs exécutifs et législatifs, dont l'objectif est un retour à l'ordre constitutionnel "dans un délai de douze mois".

Au cours d'une allocution télévisée, le président Blaise Compaoré a déclaré avoir "compris" le message de la rue et avoir pris "la juste mesure des fortes aspirations au changement".
Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1987, il n'a toutefois pas évoqué une éventuelle démission, se disant à l'inverse "disponible" pour "ouvrir des pourparlers" pour "une période de transition" à l'issue de laquelle il "(transmettra) le pouvoir au président démocratiquement élu".
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Dans un communiqué du Département d'Etat, les Etats-Unis ont salué jeudi soir la "décision" du président Compaoré de "former un gouvernement d'unité nationale pour préparer des élections nationales et de transférer le pouvoir à son successeur démocratiquement élu". Washington "regrette" par ailleurs "la perte de vies humaines" et appelle les parties à éviter toute violence supplémentaire.

Le rival de Compaoré sort du bois


Deux des "1500 manifestants" qui ont forcé
 l'entrée de l'Assemblée nationale
Jeudi soir, l'un des principaux responsables de l'opposition, un parent du précédent président anti-impérialiste, panafricaniste et tiers-mondiste burkinabè, Bénéwendé Sankara, a été le premier à qualifier  la prise de pouvoir de l'armée de "coup d'Etat". Un couvre-feu est désormais imposé "sur l'ensemble du territoire de 19h à 6h". Il est plus ou moins sérieusement respecté à Ouagadougou.

Ancien membre du Comité de défense de la révolution (CDR), Sankara, a réagi aux déclarations de B. CompaoréLe départ du président est "un préalable non négociable", a lancé cet adversaire arrivé deuxième derrière le président élu en 2005, avec 4,88 % des suffrages. "Pendant 27 ans, Blaise Compaoré a roulé tout le monde dans la farine. Là, il est encore en train de duper, de ruser avec le peuple", a-t-il accusé.
Le président burkinabè a levé jeudi soir l'état de siège qu'il avait décrété dans l'après-midi.

Les insurgés ont un général favori 

Selon le camp dans lequel se range la presse occidentale, la prise de pouvoir de l'armée serait assez mal acceptée par les manifestants, qui dénoncent la personnalité du chef d'état-major, qualifié de "pion du pouvoir" par Mohamed Rabo, un étudiant de 26 ans, qui "réclame" Kouamé Lougué, un général en retraite au fort capital de sympathie.

Mais l'un des personnages-clés du mouvement de protestation est un général...
"Nous voulons Lougué", criait hier une femme, qui a souhaité garder l'anonymat! En quelques heures, jeudi 30 octobre, le général à la retraite Kouamé Lougué est devenu le favori des "dizaines de milliers" (?) qui ont scandé son nom alors qu'ils marchaient sur le palais présidentiel.
Le militaire est à l'interface des parties. C'est, semble-t-il, grâce à sa présence que les négociations ont pu s'ouvrir avec les militaires. Jeudi, l'homme a rencontré l'état-major des armées du pays. Quelques heures plus tôt, il avait été reçu par le Mogho Naba, le "roi" des Mossi, une autorité morale et coutumière vénérée dans le pays en tant que représentant du soleil. Enfin, dans la soirée, il s'est entretenu avec les chefs de file de l'opposition.
Pourtant, selon RFI, le général Lougué aurait affirmé "[ne pas avoir] bougé de chez [lui] depuis ce matin, [ne pas avoir] parlé avec la population". Lougué ne remet par ailleurs pas en question l'autorité du chef de l'Etat. Toutefois, il déclarait alors "que l'important à [s]es yeux [était] que l'armée se range du côté de la population"...
Dans un rassemblement jeudi après-midi, les manifestants ont demandé à Kouamé Lougué, ancien chef d'état-major et ministre de la Défense jusqu'à son limogeage en 2003de prendre le pouvoir.
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Vers un 'Printemps noir' ?

La stabilité du pouvoir dérange les ambitieux de l'opposition 
Blaise Compaoré, lui-même Mossi, a participé à trois putschs, dont le dernier lui a permis d'arriver au pouvoir. Malgré deux septennats (1992-2005) puis deux quinquennats (2005-2015) et 27 ans de règne, il souhaitait se maintenir aux affaires après 2015, ce que ne lui permettait pas la Constitution.

Jeudi, l'opposition a mobilisé ses militants contre la volonté du président de faire réviser l'article 37 de la Loi fondamentale qui fixe à deux le nombre maximum de quinquennats présidentiels. Le régime avait tenté en vain de calmer les esprits en annonçant l'annulation du vote du projet de révision constitutionnelle, prévu jeudi.

Les opposants menacent de renversement l'un des régimes les plus stables de la région.
Mercredi, Emile Pargui Paré, président du Mouvement du peuple pour le socialismefusionné au Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), annonçait déjà un "printemps noir au Burkina Faso, à l'image du printemps arabe", au lendemain de manifestations monstres qui avaient vu des centaines de milliers de personnes - un million, selon l'opposition - descendre dans la rue à Ouagadougou pour dénoncer un "coup d'Etat constitutionnel".

L'Union africaine (UA) a appelé "toutes les parties concernées à faire preuve de la plus grande retenue". 
L'Union européenne a lancé un appel à "engager rapidement un dialogue" et à mettre fin aux violences. 
La France, ancienne puissance coloniale et partenaire du Burkina Faso, qui joue un rôle-clé dans l'instable zone sahélienne, a plaidé pour un "retour au calme".

Frontalier de l'Algérie, le Burkina-Faso a recensé 15,3 % d'animistes, 23,2 % de chrétiens et 60,5 % de musulmans.

jeudi 30 octobre 2014

Ecotaxe: le gouvernement résilie le contrat avec Ecomouv'

La facture de cette nouvelle reculade s'élève à plus d'un milliard

Le gouvernement a décidé de résilier purement et simplement le contrat qui le lie à Ecomouv'
Royal lâche prise...
La société devait collecter l'écotaxe et Bercy renonce à ces recettes, tout en promettant à Bruxelles de réduire les déficits publics 
"Le gouvernement a décidé de résilier le contrat de partenariat conclu avec Ecomouv' le 20 octobre 2011",  a annoncé jeudi le secrétaire d'Etat aux Transports.dit Alain Vidalies lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat. 
"Dans la lettre de résiliation, il sera rappelé que des doutes ont été émis sur la validité du contrat initial au regard des exigences constitutionnelles qui s'imposent à l'Etat lorsqu'il confie à des personnes privées la gestion de certaines activités," s'est-il justifié, bien que le pouvoir socialiste ait envisagé un péage de transit poids-lourds, en substitution  à l'écotaxe.
 

L'
exécutif  a renoncé à ce dispositif  sous la pression des routiers.

Ségolène Royal a craint la paralysie du pays par les routiers
et n'est pas restée droite dans ses bottes...

Depuis le départ des écologistes du gouvernement,
de nombreux projets soutenus par EELV ont été abandonné par François Hollande et ses ministres. Les plus radicaux sont montés au créneau pour dénoncer le barrage de Sivens, dans le Tarn où l'un de leurs militants a été retrouvé mort sur le site. L'ancienne ministre Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, s'est mise dans une colère plus noire et rouge que verte, qualifiant le drame de "tache indélébile sur l'action du gouvernement". De son côté, Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d'EELV dénonce un manque de compassion du gouvernement dans les heures suivant l'annonce de ce décès.
À l'époque où Cécile Duflot était ministre de Jean-Marc Ayrault, elle s'était heurtée  au gouvernement sur le projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes du Premier ministre, mettant en évidence les nombreux points de désaccords qui opposent le pouvoir socialiste aux écologistes.
L'autorisation de l'extraction du gaz de schiste reste une question pendanteCet épineux dossier est, lui aussi, un sujet de tension récurrent. Opposé à son exploitation, EELV s'agace de l'attitude d'Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, qui annonçait être en possession de documents attestant de la possibilité d'extraire ce gaz de manière non-polluante.
Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé devenait très virulent en reprochant notamment au ministre du Redressement productif d'avoir perdu "la tonalité écologiste" qui était la sienne lors des primaires PS de 2011. Placé n'hésitait pas non plus à qualifier Arnaud Montebourg de "ministre inutile". Laurent Fabius s'est, à l'occasion, lui aussi exprimé en faveur de la recherche de technique d'extraction non-polluante.
Et il faudrait aussi évoquer le  sujet sensible du cannabis, sa dépénalisation et les salles de shoot qui polluent le pays. Cécile Duflot avait créé une vive polémique alors qu'elle était encore secrétaire nationale EELV lorsqqu'elle s'était prononcée en faveur de la dépénalisation du cannabis. Or, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, avait, lui aussi, pris position en ce sens, mettant ainsi sur la place publique les désaccords au sein même de la famille socialiste.
La fiscalité écologique paraît insuffisante aux Verts Elle ne devrait représenter que quelques centaines de millions d'euros en 2014, mais EELV assume sa volonté de la rendre encore plus confiscatoire. 
En fait, les écolos sont apparus pour ce qu'ils sont: des extrémistes libertaires, proches de l'ultra-gauche, qui revendiquent des méthodes radicales jusque et y compris sur les sujets de société. 
VOIR et ENTENDRE un reportage d'octbre 2013, quand les transporteurs se dressèrent violemment contre le pouvoir central socialiste:

Depuis l'abandon de l'écotaxe, annoncée le 9 octobre par la ministre PS de l'Ecologie, Ségolène Royal, 
le gouvernement étudiait les solutions juridiques pour rompre ses liens avec Ecomouv', 
chargée par contrat de la collecte de l'écotaxe.

La suspension de l'écotaxe hypothèque "gravement le financement des infrastructures"  auquel elle était destinée
fait valoir la fédération nationale des travaux publics (FNTP) qui appelle le gouvernement à rechercher des solutions de substitution.
Royal, qui se dit opposée à une écologie fondée sur l'impôt et souhaite "remettre à plat" l'écotaxe, avait envisagé l'instauration d'une vignette discriminatoire sur les transporteurs étrangers -et notamment européens !- à leur entrée en France... Elle envisageait même de les obliger à emprunter les autoroutes et se réservait le droit de prélever une partie du chiffre d'affaires ainsi généré. 
La FNAUT avait rejeté ce délire, rappelant à la ministre aux abois que "la législation européenne ne permet pas de taxer uniquement les transporteurs étrangers et de les obliger à utiliser les autoroutes". L'association estima également que tous les transporteurs devraient être mis à contribution au nom du principe "pollueur-payeur" qui avait présidé à la création de l'écotaxe, prévue pour les camions de plus de 3,5 tonnes.
VOIR et ENTENDRE la "tête à queue Michel Sapin retoquer les femmes politiques socialistes, Martine Aubry, d'abord, et l'amère Royal, ensuite:

Faute de pouvoir taxer directement les transporteurs étrangers, Ségolène Royal compta alors taxer les opérateurs autoroutiers, révéla Les Echos.

Pour compenser le manque à gagner estimé à 800 millions d'euros, 
le pouvoir socialiste a déjà décidé de taxer le diesel de 4 euros par litre et sur tous les usagers, riches et pauvres, nantis et chômeurs en recherche d'un emploi. 
Les tarifs autoroutiers sont désormais menacés d'une nouvelle hausse pour tous: ce qui est "sur la table", comme ils disent, ne sera bientôt plus dans nos poches. 
Le dernière trouvaille, c'est l'autobus pour tous... Plus féconds que les socialistes, on ne fé / fait pas !

De mystérieux drones survolent nos centrales nucléaires: le pouvoir est en alerte

Provocation médiatique ou avertissement menaçant sur notre nucléaire ?

Qui alarme le pouvoir en les dirigeant sur des sites sensibles ?

Le pouvoir se perd en hypothèses
Amazon et DHL livrent par drones
Menace terroriste, espionnage ou simple provocation de la part de passionnés d’objets connectés ? Nul ne sait encore qui se cache aux commandes des drones qui ont survolé sept centrales nucléaires françaises dans le courant du mois d’octobre. Ces petits aéronefs aux allures de gadget inquiètent qu'autant plus qu'aucun système de surveillance ne semble les avoir détectés à temps et filmés...
"Les drones permettent d’embarquer une intelligence électronique personnalisable", raconte, comme chacun sait, Elodie Bongrain, directrice de projet et spécialiste des objets connectées chez Fabernovel. Dotés de capteurs, ils peuvent apporter de précieuses informations indétectables à l’œil nu, sur la qualité de l’air, par exemple. 
S’ils sont équipés de caméras, ils capturent des images, qui peuvent être destinés aux media (Mediapart !) comme à l’espionnage (Poutine). Ils peuvent aussi aller détruire un essaim de guêpes, mais alors pourquoi ne pourraient-ils pas "tout à fait transporter des charges explosives" et les larguer ?
"Un drone n'est pas un danger en soi :
tout dépend de l’intention de celui qui le dirige", confirme Elodie Bongrain.
La présence de mystérieux pilotes aux commandes des drones qui ont survolé les centrales françaises inquiètent mais les responsables n'en sont qu'à émettre  des hypothèses.

Un contrôle de sûreté ?
"Un drone peut être utilisé dans un but sécuritaire, pour mettre en évidence des failles indétectables à l’œil nu",
explique la spécialiste en objets connectés.
EDF utilise régulièrement des drones, via sa filiale ERDF, à la surveillance de réseaux électriques dans des zones difficiles d’accès.
"Mais pas pour surveiller nos centrales nucléaires",
précise EDF à "L’Obs".
L’éventualité la plus rassurante tombe? D'autant que l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) affirme, quant à elle, ne pas disposer de drones. Jusqu'à preuve du contraire, tout survol d’une centrale faisait d’ailleurs l’objet d’une procédure connue par l’ASN. "Si elle avait pris l'initiative d'envoyer des drones, nous en aurions été informés", ajoute un représentant d’EDF. L’hypothèse de l'usage de drones dans le cadre d'un contrôle de sûreté est donc à exclure.

Un acte militant ?

Depuis 2007, des membres de l'ONG altermondialiste Greenpeace sont plusieurs fois intervenus dans des centrales nucléaires, franchissant les périmètres de sécurité et grimpant aux installations. Les dernières en dates sont les intrusions menées en mars dernier à Gravelines et à Fessenheim. 

Les activistes de Greenpeace  ont d'ailleurs déjà utilisé des drones lors de leurs revendications
, comme en mai 2012, quand le petit objet volant suivait l'un des militants survolant la centrale du Bugey à l'aide d'un parapente à moteur. L'ONG, supra-nationale, voulait prouver au gouvernement l'accessibilité déconcertante de ces sites nucléaires.

Cette fois, pourtant, "il n’en est rien", assure Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace.
"Dès qu’on a su que des drones avaient survolé des centrales,
la première chose qu’on a faite a été de lancer une enquête,
pour que la thèse militante soit immédiatement écartée."
Il précise en outre que Greenpeace "revendique systématiquement ses actions", ce qui n'est pas le cas des personnes qui ont dirigé ces drones. Si on les croit, le mystère s'épaissit donc

Une menace terroriste ?

"L'hypothèse terroriste est notre principale préoccupation", avoue l’ASN, contactée par "L'Obs".
"Si des personnes mal intentionnées embarquaient une charge explosive sur un drone, cela serait une véritable catastrophe."
Or, "survoler une centrale n'apporte aucune information intéressante", affirme l'Autorité de sûreté nucléaire pour exclure la piste de l'espionnage et mettre la Corée du Nord (et Jean-Vincent Placé ou Fleur Pellerin) ou l'Iran (et Pouria Amirshahi) hors de cause.  

Par ailleurs, Elodie Bongrain précise : "Embarquer une bombe sur un drone est tout à fait réalisable."
"Mais cela, on pouvait facilement le faire avant la création des drones, avec un simple appareil télécommandé."

Des passionnés inconscients ? 

Pour Yannick Rousselet, cette hypothèse n'est pas à exclure. Mais, rappelle-t-il, "le 19 octobre, des drones de tailles différentes ont été repérés sur quatre sites différents, nécessitant au moins l’intervention de deux ou trois équipes."
"Nous avons donc affaire à une organisation très coordonnée", souligne-t-il.
C'est comme si on disait due les "clowns dangereux" qui terrorisent ici et là, partout sur le territoire, sont organisés.

Certains drones faisaient plus de 2 mètres d’envergure, apprend-on. 
"En cas d’accident, en percutant une piscine de refroidissement par exemple, cela pourrait avoir des conséquences désastreuses",
ajoute-t-il, faisant monter la tension d'un cran..
L'ASN tempère toutefois ces propos. "Les centrales sont dimensionnées pour résister à des dommages environnementaux extérieurs", explique l'Autorité.
"Même à la chute d’un avion. Ce n'est donc pas un drone qui va provoquer le moindre risque d’accident nucléaire," assure-t-il.
Les identités des pilotes de ces drones restent à ce jour inconnues. Alors, pour l'heure, les regards se tournent vers EDF : le groupe est-il en mesure de faire face à une agression aérienne potentielle sur ses centrales ? 

"Nous réclamons plus de transparence de la part d'EDF", scande Yannick Rousselet.
"Or aujourd’hui, la situation est exactement inverse : l'information est perméable", déplore-t-il.

"Là où il y a un flou, il y a un loup", a prévenu notre experte de la théorie du complot. 
A Fessenheim, les soupçons portent sur les cigognes.

Le "problème d'effectifs et de moyens" est une cause principale de la mort du sous-officier au Mali

La force Serval est partie prématurément, dénonce le général Desportes

Un soldat français est mort au Mali


"La France va devoir "finir le job"
Au lendemain du sacrifice de ce sous-officier pour le Mali et les Maliens, Vincent Desportes, professeur de stratégie et ancien directeur du Collège interarmées de défense, parle.

Ce drame était prévisible,
explique le général Vincent Desportes. 

"On a d'abord l'opération Serval qui se passe extrêmement bien. Et qui détruit la grande majorité des forces djihadistes. Et puis, hélas, cette force doit partir beaucoup trop tôt, en particulier parce que nous sommes engagés en République centrafricaine. Le terrain qui avait été conquis, stabilisé, est lâché beaucoup trop tôt, alors que ni l'armée malienne, ni les forces de la Minusma ne sont capables de prendre véritablement la relève des forces françaises.

Et comme la nature a horreur du vide, les djihadistes se sont replacés.
 
On déshabille Jacques pour habiller Paul, tout cela n'est pas très sérieux. On a un problème d'effectifs et de moyens", s'indigne ce meneur d'hommes.

"Il faudra bien que l'armée française revienne terminer le job,
prévient le général de division. 

Nous devons redéployer les moyens nécessaires pour faire face
à cette menace qui est aussi dangereuse pour nous et pour les Français que l'Etat islamique en Syrie et en Irak".

En 2010, pour avoir exercé sa liberté d'expression, Vincent Desportes fut sanctionné par le Chef d'état-major des armées, l'amiral Guillaud, sur ordre du ministre de la Défense, Hervé Morin, et quitta le ministère de la Défense. Selon l'économiste d'extrême gauche Jacques Sapir, le général Desportes ne prenait pas position sur la stratégie française, mais mettait en question l'ambivalance de la stratégie américaine qui aboutit à une absence. 
Il est aujourd'hui professeur associé à Sciences Po Paris.

Livraison du Mistral dès novembre, assure le gouvernement russe dans un document public

La livraison du Mistral à la Russie impossible en l'état, se défend la France


DCNS, groupe français spécialisé dans l'industrie navale militaire,
l'énergie nucléaire et les infrastructures marines.
détenu à hauteur de 64% par l’État français

Cette lettre est datée du 8 octobre. 
Cité par les agences russes, Rogozine, notamment chargé du très important complexe militaro-industriel russe, a souligné qu’il s’agirait d’une cérémonie de "remise du premier navire Vladivostok et de mise à l’eau du second".

Un porte-parole du constructeur DCNS a refusé d’authentifier la lettre du donneur d'ordres et a estimé officieusement qu' "aucune date de livraison ne peut être donc confirmée à ce stade". "DCNS précise qu’il est en attente des autorisations gouvernementales d’exportation nécessaires pour la réalisation d’un transfert", a ajouté le porte-parole.
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La Russie entend faire respecter les clauses du contrat 

Moscou a déjà mis en garde Paris – livrez les Mistral ou rendez l’argent – conscient que le président français a un besoin vital de ce  1,2 milliard d’euros dans le contexte général d'instabilité politique, de déficits publics et de montée du chômage. 
Placés face à leurs responsabilités contractuelles, Hollande  et Valls sont sous la pression des pays de l’OTAN, notamment les anciens pays du Pacte de Varsovie comme la Pologne, qui voient d’un très mauvais œil cette vente. Varsovie avait ainsi souligné que la vente de Mistral ne l’aidait pas à choisir éventuellement un fournisseur français pour son système de défense anti-aérienne.

La vente de ces deux navires de guerre à la Russie a pris une tournure éminemment politique avec la crise ukrainienne. En situation de faillite économique, les autorités de Kiev sont dépendantes de l'Union européenne et des Etats-Unis. Politiquement contestées par les Russophones de l'Est du pays, le régime issu de la révolte du Maidan est en conflit armé avec les autonomistes depuis le printemps. 

La parole du président Hollande prise en défaut

La France a été montrée du doigt, en particulier par les États-Unis, pour avoir l’intention de livrer -subrepticement et en temps de guerre- un bateau de guerre à Moscou, alors que les Occidentaux accusent Vladimir Poutine de jouer un rôle actif dans la crise en Ukraine.
Baptisé Vladivostok, le premier des deux bateaux de guerre commandés par la Russie a effectué ces dernières semaines des essais en mer au large de Saint-Nazaire dans l’ouest de la France. Ces bâtiments de projection et de commandement (BPC) sont des navires de guerre polyvalents pouvant transporter des hélicoptères et des chars, ou accueillir un état-major embarqué. Depuis le début de l’été, 360 marins russes se familiarisent en France avec le 'Vladivostok". Leur présence sur le sol français est programmée jusqu’à l’automne.

François Hollande avait clamé le 16 octobre qu’il conditionnait la livraison des bâtiments à la Russie à une application intégrale du plan de paix en Ukraine et à un cessez-le-feu entre l’armée ukrainienne et les séparatistes prorusses "entièrement respecté". Or, ce cessez-le-feu est violé quasiment chaque jour par les protagonistes du conflit. En septembre, le président socialiste avait indiqué qu’il rendrait sa décision "à la fin du mois d’octobre" en fonction de la situation en Ukraine, où les hostilités dans l’Est ont fait plus de 3.,700 morts depuis avril, selon l’ONU.

La révélation de cette rupture des engagements de la France auprès de ses alliés occidentaux, notamment américains, n'est pas une simple cacophonie
   
Embarrassé, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense français, a fait savoir mardi que le dossier des deux Mistral que la France s'est engagée à livrer à la Russie sera ré-examiné par le président Hollande. Une position répétée mercredi par la présidence française.

Le contrat entre la France et la Russie prévoit la construction et la vente de deux navires porte-hélicoptères à la Russie, pour 1,2 milliard d'euros. Le marché inclut des transferts de technologies pour environ 220 millions d'euros, ainsi qu'une formation des équipages russes. Les deux navires s'appellent Vladivostok et Sébastopol. 
Le port de Sébastopol est une base navale sur la mer Noire, partagée de 1997 à 2014 entre la Russie et l'Ukraine, dans le sud-ouest de la péninsule de Crimée. Cette base fut dotée d'une partie réservée aux sous-marins nucléaires d'attaque creusée sous la montagne. 
En mars 2014, la Crimée, qui ne reconnaît pas les autorités provisoires pro-occidentales de Kiev issues de la révolte du Maidan, a décidé par référendum populaire de proclamer la sécession de la République de Crimée, puis son rattachement à la Russie en tant que république autonome.