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dimanche 31 mai 2015

Deux journalistes d'investigation du "Monde" se plaignent d'un journaliste de presse

Le journal socialiste refuse à un photographe de presse la liberté de travailler

Les deux célèbres bénéficiaires de fuites et du secret des sources, selon le cas, 
Gérard Davet et Fabrice Lhomme (ci-contre à gauche), journalistes du journal Le Monde, se disent victimes d'une traque par le photographe Sébastien Valente, proche de Nicolas Sarkozy, affirme le quotidien qui les emploie. Ils auraient été suivis par un "paparazzo", Sébastien Valente, au volant d'une Fiat noire, raconte longuement Le Monde, dans un article du mardi 26 mai 2015.

Qui est la victime de la fatwa socialiste ?

"Photographe people" (sic) de profession, Sébastien Valente a été engagé fin septembre 2014 par l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, pour couvrir son retour à la vie politique: Valente n'est pas pour autant photographe de presse politique ?  "Son nom ne dit rien à personne. Ni à ses collègues photographes de presse, ni même aux directeurs de la photo des journaux", assure toutefois le malveillant organe officieux du PS.

La menace d'un goulag professionnel les guette et souvent tombe la fatwa.
A 34 ans, celui qui a fait ses gammes auprès de Daniel Angeli -surnommé le "roi des paparazzi"- est étiqueté "protégé" de Carla Bruni, l'épouse de Nicolas Sarkozy, par Le Monde. "Un intime" du couple du seul fait qu'il a accepté le "shoot" de la petite famille au Cap Nègre, à l'été 2013. Aucun chanteur, aucun acteur, aucun artiste n'échappe à la suspicion de cette gauche sectaire: tous deviennent leur cible et sont bannis de leur profession.

Le parti-pris du journal Le Monde honore la profession
Fin septembre, Sébastien Valente est entré avec la plus grande discrétion dans le cercle très fermé et très prisé des photographes de candidats politiques, malgré l'ostracisme du milieu. Au grand dam des jaloux restés à la porte, il est désormais admis dans le staff de campagne, shoote les coulisses et truste les images. "C'est un professionnel, il n'y a pas d'autre commentaire à faire", déclare Véronique Waché, responsable de la communication de Nicolas Sarkozy.

"J'ai essayé de faire une photo de M. Davet [...] Je pensais que cette photo allait intéresser des magazines. C'est mon métier de faire des photos d'actualité", s'est justifié Sébastien Valente, interrogé par Le Monde qui mène la cabale.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme sont sous protection policière depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir

L'Express cite les affaires qu'ils ont montées mais qui n'ont pas été jugées: leurs révélations sur les écoutes de Nicolas Sarkozy et son avocat dans l'affaire des financements libyens de la campagne de 2007. Rien n'est prouvé !
Les Dupond-Dupont du Monde sont également soupçonnés dans l'affaire du cabinet-noir voulu par François Hollande pour nuire à Nicolas Sarkozy, depuis les révélations de Valeurs Actuelles, en octobre 2014. Fabrice Lhomme semble tout prêt à le croire à une opération de représailles. "Quand Nicolas Sarkozy a quelqu'un dans le nez, il l'élimine", affirmait-il à l'Express en 2011, à la veille de la présidentielle... Mais l'inverse n'est pas vrai...

Rarement traînés en justice comme de vulgaires citoyens, notamment pour avoir mis au jour le scandale SwissLeaks ou l'affaire Jouyet, les journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ont souvent été déjugés par la justice. Il apparaît que nombre de leurs révélations ne sont que des montages issus de fuites organisées à des fins politico-judiciaires. Mais elles de plus en plus souvent démontées par la justice. 

Ainsi,  après cinq années de harcèlement à partir d'un article de Mediapart, site trotskyste, la justice a-t-elle accordé deux relaxes à Eric Woerth, soupçonné à deux ans de la présidentielle 2012. C'était déjà le cas dans l'affaire Clearstream. Leur mode opératoire est toujours le même: des fuites, des écoutes téléphoniques illégales ou des enregistrements volés, comme dans le cas de la diffamation contre François Fillon accusé d'avoir demandé à l'Elysée au cours d'un dîner par l'intermédiaire de Jean-Pierre Jouyet de "taper vite" sur  Nicolas Sarkozy.

L'employeur des deux sulfureux journalistes cite des paroles de paparazzi de tous bords, malgré le profond mépris qui transparaît dans ses commérages de journal "sérieux". "Il se vante d'avoir niqué tout le monde et clame qu'il sera bientôt à l'Elysée", rapporte Pascal Rostain, le paparazzi qui tutoie les présidents et qui a dû croiser Lhomme et Davet, invités permanents de l'Elysée, jusqu'aux heures avancées de la nuit. "S'entourer de gens pareils... Ce n'est pas pro !", commente Jean-Claude Elfassi, le moins apprécié des paparazzi. Entre jalousie et stupéfaction, voilà les commentaires obligeants que déclenche l'arrivée dans la campagne Sarkozy d'un nouveau venu, selon L'Express, juge et partie solidaires du Monde: Sébastien Valente, le photographe que le candidat s'est choisi pour couvrir son retour. Malgré la piètre estime qu'il leur porte, L'Express vole au secours du Monde, faisant état de leur déontologie professionnelle pour "taper vite" sur Sarkozy. Brillant !

Une nouvelle campagne présidentielle se profile: tous les coups sont permis ?

La consommation des ménages a presque stagné en avril

Après une forte baisse, un frémissement à la hausse...

Tous les indicateurs seraient passés au beau. Et pourtant...

Après une forte baisse au mois de mars, la consommation des ménages n'a que très légèrement progressé en avril, de 0,1% sur... un an.

Contre le dénigrement, l'INSEE compare avec le pire: la consommation des ménages français en biens a très légèrement augmenté (+0,1%) en avril après avoir chuté de 0,7% en mars, a annoncé l'Institut national de la statistique et des études économiques, lié à ... Bercy: c'est une direction générale du ministère de l'Economie. 
La baisse observée en mars, liée à une chute des dépenses d'énergie, a été révisée à la hausse, passant de 0,6% à 0,7%, positive l'INSEE. A noter que cette statistique ne prend en compte que la consommation de biens et pas celles de services.

Stabilité des achats automobiles

En avril, les achats de biens durables se sont "repliés" (-0,4% après +1% en mars: en clair, "ils se sont fait la malle"), avec un recul des achats en équipement de logement et une stabilité des achats d'automobiles. Les achats de textile, habillement et cuir se sont redressés en avril (+1,3%), après leur net repli de mars (-5,1%). Les dépenses en autres biens fabriqués ont légèrement baissé (-0,2%), notamment en parfumerie, a précisé l'Insee.

La consommation de produits alimentaires est restée dynamique (+0,4% après +0,5% en mars). Quant à la consommation énergétique des ménages, elle a légèrement diminué (-0,3%) après une forte baisse en mars (-3,3%). L'Insee a précisé qu'"une hausse de la consommation de carburants est en effet presque entièrement compensée par un recul des dépenses de gaz et d'électricité". 
Le printemps est arrivé, mais Météo-France ne l'a pas dit à l'Insee...

Voter socialiste, c'est voter franc-maçon ?

Franc-maçon un jour, franc-maçon toujours ?

Comme trotskiste un jour, trotskiste toujours...

De Lionel Jospin à Jean-Christophe Cambadélis, en passant par Hamon, Mélenchon et tous les autres, le trotskisme d'État est une réalité occultée comme l'est l'histoire secrète des franc-maçons au sommet de l'Etat. Les francs-maçons comme les trotskystes ont la laïcité pour religion et peuvent compter sur des relais haut placés, au Sénat à l'Assemblée ou à Matignon. 
Depuis l'élection de François Hollande, les frères sont de retour. Pourquoi font-ils de cette appartenance un mystère ?


Ces francs-maçons qui nous gouvernent

MANUEL VALLS

Le ministre de l'Intérieur a été initié au Grand Orient de France dans les années 1980. Ce n'est pas Alain Bauer, son ami et futur grand maître qui l'a mis au parfum, mais un responsable socialiste parisien. Valls a pris ses distances avec les ateliers en 1996. Mais place Beauvau, où la tradition maçonnique perdure, cette formation se révèle utile... (photo Chesnot/Sipa)

JEAN-YVES LE DRIAN

directeur du cabinet du ministre, c'est un initié influent. Selon la tradition républicaine, les frères sont nombreux parmi les officiers de l'Intérieur. La nomination de Le Drian n'a d'ailleurs pas fait de vagues. (photo Sevgi/Sipa)



JÉRÔME CAHUZAC


La carrière d'élu à Villeneuve-sur-Lot passe nécessairement par les loges. Le ministre du Budget a participé à de nombreuses tenues. Mais Jérôme Cahuzac n'a jamais reconnu - droit dans les yeux - qu'il a appartenu à la chaîne d'union des maçons du GODF. Cependant, il n'a pas démenti non plus cette appartenance que beaucoup d'initiés lui prêtent ! (photo B. Chibane/Sipa)

ALAIN VIDALIES

Dans les Landes, son initiation à la franc-maçonnerie locale est un secret de Polichinelle. Mais le ministre des Relations avec le Parlement ne souhaite pas confirmer ou commenter cette appartenance bien utile : dans les deux Chambres, quelque 150 élus membres de la Fraternelle parlementaire se reconnaissent encore de la franc-maçonnerie. (photo Witt-Sipa)

VICTORIN LUREL

Le président du Conseil régional de Guadeloupe devenu ministre des Outre-mer a été initié en 1988 au Grand Orient de France et fréquente la loge Acacia des Tropiques. En novembre dernier, ce riche soumis à l'ISF a accompagné François Hollande au siège parisien du Grand Orient lorsque le candidat socialiste a été auditionné en tenue blanche fermée. (photo M. Euler/Sipa)

ANNE-MARIE ESCOFFIER

La ministre déléguée chargée de la Décentralisation a été nommée à la demande de Marylise Lebranchu. Anne-Marie Escoffier entretient les meilleures relations avec la Grande Loge féminine de France (GLFF). Et pour cause : l'ex-sénatrice radicale de gauche de l'Aveyron y aurait été initiée.(photo Antoniol/Sipa)

FREDERIC CUVILLIER

L'ancien maire de Boulogne et député du Pas-de-Calais a de solides amitiés chez les maçons nordistes. Interrogé au sujet de son initiation au Grand Orient de France, l'ex-ministre des Transports et de l'Economie maritime a indiqué qu'il ne pouvait répondre. Garder le secret est une attitude 100% maçonnique... (photo Antoniol/Sipa)

CHRISTOPHE CHANTEPY

Centralien et énarque, le directeur du cabinet de Jean-Marc Ayrault a fréquenté les loges du GODF. " J'ai été au Grand Orient de France. Mais je n'y suis plus", assure-t-il. Une chose est sûre : son emploi du temps à Matignon ne lui permet guère de participer régulièrement à des tenues comme l'exige la règle maçonnique. Comme dirigeant de l'association et du site 'desirsdavenir' de Ségolène Royal dès février 2006 afin de préparer la campagne présidentielle de la socialiste, il fut l'un des principaux animateurs de la campagne présidentielle perdue en 2007. (photo J. Mars/Sipa)

JEAN-PIERRE BEL

A peine élu président du Sénat, il recevait le grand maître d'alors, Guy Arcizet, pour parler laïcité. Elu local, puis sénateur de l'Ariège, ce fidèle de Jospin, puis de Hollande, passe pour avoir été initié au Grand Orient, même s'il doit sa formation politique au trotskisme version LCR. Discret par nature, Bel n'a jamais confirmé. (photo Chesnot/Sipa)

FRANÇOIS REBSAMEN

Membre actif du Grand Orient de France jusqu'à son élection à la mairie de Dijon en 2001, l'ancien président du groupe socialiste au Sénat rêvait du ministère de l'Intérieur où son réseau aurait fait merveille. Hélas, il a été coiffé par un "frère" : Manuel VallsLes deux hommes ont su se réconcilier, preuve que la fraternité n'est pas un vain mot. Mais depuis qu'il l'a fait ministre du Travail, Rebsamen ne jure plus que par Pépère et croit aux chances du président pour un second mandat en 2017, affirmant la semaine dernière, contre l'avis massif de l'opinion, que "François Hollande est un grand président." (photo Ibo/Sipa)

JEAN-VINCENT PLACÉ

"C'est une question d'ordre privé. Mais je connais la franc-maçonnerie." Ainsi s'exprime -pas très franc...du collier- le président du groupe Europe Ecologie-les Verts au Sénat, repaire traditionnel de notables francs-maçons. Initié au GODF, Jean-Vincent Placé, passionné de Napoléon et apôtre de la laïcité, est un maçon très actif. Il mise beaucoup sur cet investissement pour entrer au gouvernement du frère Valls. (photo Witt/Sipa)

JEAN-MICHEL BAYLET

Comment présider le Parti radical de Gauche (PRG) sans avoir été formé par les loges ? Par tradition familiale et politique, le Toulousain Jean-Michel Baylet est dans la franc-maçonnerie en 1991, au sein de la loge Demain du Grand Orient de France fondée par l'ancien grand maître Roger Leray. Mais les urnes ne sont pas aussi sûres que les loges et ce PDG de groupe de presse régionale (La Dépêche) s'est fait écarter à la départemental 2015. (photo B. Chibane/Sipa)

JEAN-LUC MÉLENCHON

Après s'être longtemps refusé à tout commentaire, le candidat du Front de Gauche à la présidentielle l'a confirmé début 2012. Il est bien entré en franc-maçonnerie dès 1983. L'ancien trotskiste explique cette initiation à la loge Roger Leray du Grand Orient de France par son attachement aux idéaux républicains. (photo Witt/Sipa)

Et les "francs-macs" honteux

"Maçons friendly" ou "sans tablier"

Marylise Lebranchu (Décentralisation), Stéphane Le Foll (Agriculture), Vincent Peillon dont la réforme du collège a été reprise par Najat Vallaud-Belkacem (Education), Michel Sapin (Travail), Thierry Repentin (Formation professionnelle de Jean-Marc Ayrault), Aquilino Morelle (conseiller politique limogé du président).

PS initiés

Jean Le Garrec (ancien ministre), Elisabeth Guigou (ancienne ministre), Philippe Guglielmi (premier secrétaire fédéral du PS de Seine-Saint-Denis), Guy Arcizet (ancien grand maître du GO), José Gulino (grand maître du GO).

Sénat initiés

Michèle André (Puy-de-Dôme, PS), Robert Navarro (Hérault, PS), Bernard Saugey (Isère, UMP).

Assemblées initiés

Claude Bartolone, Christian Bataille, Henri Emmanuelli, Pascale Crozon, Pascal Terrasse, Brigitte Bourguignon, Odile Saugues, Jean-Marie Le Guen.

Barons de collectivités locales initiés

Jean-Jacques Queyranne, (président de la région Rhône- Alpes) Gérard Collomb, (maire de Lyon), Daniel Percheron, (président de la région Nord-Pas-de-Calais), Jean Germain, (maire décédé de Tours).


BHL, agité de la philosophie, à nouveau entarté en Belgique

L'entarteur Noël Godin est un fan Siné

Le philosophe Bernard-Henry Lévy est le plus entarté au monde 

BHL s'est une nouvelle fois gavé de crème pâtissière à l'oeil 
La victime préférée de Noël Godin, dit 'Le Gloupier' et qui se présente comme un "agitateur anarcho-humoristique," a eu droit à sa 21e tarte dans la figure alors qu'il participait à un débat à Namur en Belgique, samedi soir 30 mai, a rapporté l'agence Belga.

Depuis 30 ans, Bernard-Henry Lévy a été la victime d'une dizaine "d'attentats pâtissiers" commis par les seuls Noël Godin ou complices. Samedi soir, BHL allait entamer un dialogue croisé avec l'artiste flamand Jan Fabre dans une église de la capitale de la Wallonie lorsqu'une vingtaine de personnes, dont Noël Godin, ont lancé des tartes à la crème en direction du philosophe des beaux quartiers, pourtant accompagné de deux gardes du corps, a précisé l'agence de presse belge. Le philosophe est aussi bien protégé que Hollande !

Un "attentat burlesque" dédié à Siné

"Non, y en a marre", a réagi l'écrivain, décidément peu réceptif à... l'humour. Selon Belga, la crème chantilly a atterri sur le visage, les cheveux, le costume et la chemise, donc les deux poils de son torse viril de combattant. Noël Godin, 69 ans, qui compte à son 'palmarès' des personnalités comme l'écrivain Marguerite Duras (en 1969), Bill Gates (1998) ou Ségolène Royal (ci-dessous) a qualifié samedi soir son acte d"attentat burlesque" fait en hommage au caricaturiste Siné. La caricature politique continue de salir, quand elle ne tue pas.
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"Siné a été accusé par Philippe Val, ex-directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, de propos antisémites alors qu'il s'est battu toute sa vie contre cela. BHL, qui considère Siné comme un sale anarchiste, était parmi les témoins à charge lors du procès. Aujourd'hui, Siné a 83 balais et est en fauteuil roulant. Je savais que rien ne lui ferait plus plaisir qu'on lui dédie le gag", a déclaré Noël Godin, cité par Belga.
VOIR et ENTENDRE l'indigestion de crème Chantilly de l'arrogant BHL:
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Revenu pour poursuivre le débat, Bernard-Henry Lévy a invité l'assemblée à réfléchir sur le symbole d'une telle attaque "en meute". "On ne peut pas se laisser intimider par des incultes pareils qui ne savent même pas qui est Baudelaire", a-t-il lancé, plein de hargne et de mépris, toujours selon l'agence de presse belge.
VOIR et ENTENDRE le portrait du héros chanté par Renaud:
(il faut passer sur la nullité de la musique et l'indigence du texte pour profiter des images)


samedi 30 mai 2015

Liberté d'expression: le dossier de Marianne qui dérange les islamistes

"Cachez ce djihadisme qu'ils ne sauraient voir..."

Le dossier sur "les complices de l’islamisme" qui fait la une de "Marianne" cette semaine a provoqué de vives réactions. 

Beaucoup ont critiqué la forme. Pour mieux ignorer le fond ? La preuve par l'enquête que nous avons consacrée à Mamadou Daffé, imam à la mosquée du Mirail à Toulouse. Mohammed Merah et Kévin Chassin, qui s'est récemment fait exploser en Irak, ont fréquenté cette mosquée.

La paille plutôt que la poutre. Le doigt plutôt que la lune. La forme plutôt que le fond. On ne sait quelle expression retenir pour résumer une partie des réactions suscitées par notre dossier sur 'Les complices de l'islamisme'. Il en va ainsi de notre enquête 'Que faire avec un imam qui prêche l'apartheid ?' qui évoque 'l'œuvre' pour le moins troublante de Mamadou Daffé, l'imam de la mosquée du Mirail, à Toulouse, aussi appelée mosquée de Basso Cambo [terminus ouest de la ligne A du métro de Toulouse et zone d'aménagement concerté, d'une superficie de 57,3 ha, créée le 15 décembre 1986]

Ainsi, Julien Salingue, invité régulier de l'émission 'Les Zinformés' sur Beur FM, pourfendeur peu objectif de notre dossier sur le site Acrimed, nous a-t-il aussi gratifié d'un texte sur le blog 'Résiter à l'air du temps' pour nous adresser ses ironiques félicitations : "Toutes mes félicitations, encore, pour les moments de bravoure littéraire qui égayent la lecture de ce pesant dossier, avec entre autres les 'portraits' que tu nous proposes, riches en informations essentielles et exempts de tout cliché. Ainsi, de Mamadou Daffé, imam à Toulouse : 'Il est si franc de poignée de main et si bel homme, son large sourire d’ivoire surtout, tranchant sa peau d’ébène, son large sourire (sic), est si conforme aux canons de la beauté ethnique prisée par Vogue et GQ, que Mamadou Daffé, scientifique de profession, précisément chercheur à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurelle du CNRS, passe pour l’imam idéal.' " [Qui peu 'objectivement' nier que ce portrait est chargé en poncifs xénophobes, interdits à la droite, mais acceptés du centre ?]
[D’origine malienne, français par naturalisation, jugé "trop musulman pour être français" en 1997 et qualifié d’"islamiste" en 2002, adoubé par l’université islamique d’Al Azhar cette même année. C’est en 2004 un inconditionnel du voile  prônant ouvertement la ghettoïsation.]

Une critique sur la forme qui sera reprise sur les réseaux sociaux, sans que jamais ne soit abordé le fond du problème : le fait que cet homme prêche le pire, sans être inquiété le moins du monde par les autorités françaises... Peut-être le nom de Kévin Chassin dit-il quelque chose à nos contempteurs ? Ou alors son nom d'emprunt, Abou Maryam, leur parle-t-il plus ? Ce Toulousain de 25 ans s’est fait exploser dans une opération kamikaze menée vendredi dernier en Irak. Plusieurs articles ont relaté le parcours de ce jeune français qui a rejoint l’Etat islamique en 2013. Dans un article du Parisien, on peut lire que le garçon est un « fidèle de la mosquée Basso Cambo, au Mirail, où il prie en 2010 au côté d’un certain Mohammed Merah". Dans les colonnes de La Dépêche du midi, le propre demi-frère de Kévin Chassin, pointe du doigt la responsabilité de la mosquée de Basso Cambo. Deux sources locales nous confirment, par ailleurs, que le djihadiste français fréquentait bien les lieux.
Le père de Merah de retour à Toulouse :
"Il ravive le souvenir du drame", 
selon les familles de victimes
Mais non, nous aurions eu tort d'évoquer le "guide d'une communauté de 2.000 à 3.000 membres" capable de "faire la promotion de la 'main coupée' pour châtier 'une femme mecquoise qui a volé sur le marché' ". Car des citoyens lanceurs d’alerte ont en effet compilé sur un CD-Rom les prêches de Mamadou Daffé que Marianne a retranscrit dans ces six pages qui posent tant de problèmes. Mais non, il faut en rester à l'écume médiatique, à 'ces descriptions que l’on pourrait considérer comme élogieuses', mais qui "ne servent, écrit Salingue (encore lui), qu’à accentuer, par contraste, la dangerosité politique de ces individus : sous un visage d’ange, une âme de démon." Que dire alors de la présentation qu’en a fait Le Monde au lendemain de l’affaire Merah ? Est-elle moins sujette à polémique ? "Mamadou Daffé a la cinquantaine élégante, la carrure large, les tempes à peine grisonnantes. Un physique de footballeur qu'on devine aller de pair, en temps normal, avec le calme naturel d'un leader charismatique."

Traiter de la forme pour ne surtout pas voir le fond. Comme ces propos glaçants tenus par l'imam et retranscrits dans notre numéro de cette semaine : " Lorsque vous tuez, tuez de la meilleure façon, lorsque vous égorgez, égorgez de la meilleure façon." Kévin Chassin n’a pas eu le temps de suivre ce dernier conseil et d’égorger qui que ce soit avant de se faire sauter. "Je n'ai jamais eu la chance d'égorger quelqu'un", a-t-il confié à son demi-frère, avant d’accomplir sa sinistre besogne. Il avait tout de même trouvé le temps d'écrire, selon l'AFP, " 'les têtes vont tomber' " sur son profil Facebook, une tête tranchée à la main". "Il était allé au marché, en Syrie, et avait vu deux corps décapités par terre. Il voulait faire un foot avec une tête. A la place, il avait fait une photo...", a expliqué son cadet à l'agence de presse. [L'école de France a-t-elle failli à sa tâche ou la propagande de la FSU a-t-elle oblitéré cette tête folle ?]

Nos 'amis' de l'émission 'Les Zinformés' de Beur FM feront-ils du LOL avec ces informations, se lanceront-ils dans un nouveau pastiche du style "Djihad FM" ?

[Créée par Nacer Kettane en 1992, après la radio libre associative Radio Beur en 1981, Beur FM qui dispose de 18 fréquences FM en France, n'a jamais plus connu le succès depuis la Marche des Beurs en 1983, et la radio connaissant des problèmes financiers, en février 2014, le CSA adressa une mise en demeure suite aux constats de non-diffusion sur plusieurs sites d'émissions (Aix-en- Provence, Alès, Carcassonne, Creil, Grenoble, Le Mans, Mantes la jolie, Saint Etienne et Troyes). En juillet 2014, tout en restant actionnaire minoritaire, Nacer Kettane céda la majorité du capital de Beur FM à... Serge Dassault.]



L'affaire Eric Woerth, un caillassage mené par le journal Le Monde

L'état de la République sous la dictature des juges et de la presse 

L'affaire Woerth-Bettencourt 
fut déclenchée par Mediapart, journal trotskiste en ligne 
Deux fois relaxé après avoir été traîné dans la boue, Eric Woerth demande des excuses de Aubry, Ayrault, Bartolone et Royal, "qui sont allés trop loin"L'ancien ministre UMP du Budget a en effet été blanchi jeudi 28 mai des accusations "d'abus de faiblesse" sur la milliardaire Liliane Bettencourt.  "Je retrouve pleinement mon honneur", a souligné sur Twitter l'ancien ministre du Budget, député-maire UMP de Gentilly. 


Aujourd'hui, le bouc émissaire réclame des comptes.
"J'aimerais que tous ceux qui ont été si prompts à m'accuser reconnaissent qu'ils sont allés trop loin", confie-t-il au Figaro. Et de citer Martine Aubry, l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ou encore Claude Bartolone et Ségolène Royal."On a cherché à me tuer socialement"
Interrogé sur Europe 1, l'ancien ministre revient sur les cinq ans de procédure judiciaire. "Ca change la vie, ça la plombe aussi", explique-t-il. "C'est compliqué à vivre". Dans Le Figaro, il affirme qu'"on a cherché à me tuer socialement. J'étais très visible (...) j'avais de bons résultats au gouvernement".
Désormais, Eric Woerth dit vouloir s'"investir encore plus en politique" pour "défendre (s)es convictions". Il s'apprête à sortir un livre sur la politique économique française et réaffirme sa loyauté envers Nicolas Sarkozy. "Je suis prêt à le suivre", lance-t-il. Mis à l'écart, l'ancien ministre pourrait retrouver la place qui est la sienne sur la scène politique française.



Le 16 juin 2010, les media exploitèrent les liens entre Éric Woerth et Liliane Bettencourt, femme d'affaires, actionnaire principale du groupe multinational L'Oréal et l'une des trois premières fortunes de France. Mediapart exploita des enregistrements réalisés clandestinement, au domicile de cette dernière, en 2009 et 2010 par Pascal Bonnefoy, le majordome de Liliane Bettencourt. Le site révolutionnaire en donna une présentation qui fit naître des soupçons et des procédures judiciaires visant notamment le ministre du Budget du gouvernement Fillon, ancien trésorier de l'UMP. Liliane Bettencourt fut soupçonnée de fraude fiscale et de conflits d'intérêts entre celle-ci et Éric Woerth, ministre du Travail depuis mars 2010.


L'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, alla jusqu'à évoquer l'existence d'un possible financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, la cible réelle de la gauche, à la veille de l'ouverture de la campagne présidentielle. En août 2010 dans Le Parisien Eric Woerth dénonça une "chasse à l'homme" et une "lapidation médiatique". Certains observateurs, y compris non partisans, tel l'avocat général Philippe Bilger, regrettèrent que l'enquête sur Éric Woerth ne fût pas encadrée par une information judiciaire en bonne et due forme... La majorité défendit le ministre, en déplorant la "calomnie" (Nicolas Sarkozy) et la "chasse à l'homme" (François Fillon) dont il était victime, dans l'incrédulité générale de la presse de gauche et du centre. 

Quelles sanctions contre les juges et les journalistes d' "investigation" ?

Le 1er septembre 2010, le domicile de Liliane Bettencourt fut perquisitionné pendant sept heures, dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par la juge Isabelle Prévost-Desprez, mais, celle-ci fut mise en examen en juillet 2012 pour violation du secret de l´instruction et renvoyée en correctionnelle en septembre 2013. La juge fut mise en examen pour "violation du secret professionnel", des fuites auprès de deux journalistes du Monde. La plainte de Mme Bettencourt stipulait que l'article du journal socialiste décrivait la perquisition "comme si ses auteurs y avaient assisté" et rapportait qu'un des deux journalistes couvrant cette affaire, Jacques Follorou, avait précédemment coécrit un livre avec Mme Prévost-Desprez. Docile à l'égard de la sphère socialiste, elle avait ensuite admis un entretien téléphonique avec l'un des journalistes, prétendant que leur conversation avait porté sur un autre sujet. Le 5 novembre 2012, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, la proposa pour le poste de première vice-présidente adjointe au Tribunal de grande instance de Créteil. 


Cinq ans de poursuites judiciaires n'auront pas permis d'abattre Éric Woerth finalement blanchi de l'affaire Bettencourt. Mis en examen pour trafic d'influence passif, et pour recel de financement illicite de parti politique, le ministre de François Fillon fut renvoyé en correctionnelle en octobre 2013. 
Or, en novembre 2014, la comptable fut mise en examen pour faux témoignages, attestation mensongère et usage d'attestation mensongère dans le cadre d'une information judiciaire Le 28 mai 2015, faute d'éléments à charge, le tribunal correctionnel de Bordeaux prononça la double relaxe d'Eric Woerth dans les volets du dossier qui portaient sur le trafic d'influence et l'abus de faiblesse.

Quant à la cible principale, Nicolas Sarkozy mis en examen en mars 2013, pour abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt, une décision de non-lieu lui rendit justice en octobre 2013, tandis qu'Éric Woerth était renvoyé en correctionnelle, puis relaxé le 28 mai 2015, faute d'éléments à charge: après cinq années d'humiliations, le tribunal correctionnel de Bordeaux prononça sa double relaxe dans les volets du dossier qui portaient sur le trafic d'influence et l'abus de faiblesse.

Le lynchage d'un bouc émissaire qui fut lourd de conséquences sur le plan politique.
Depuis que le tribunal correctionnel de Bordeaux a prononcé la double relaxe d'Eric Woerth dans "les deux volets" de l'affaire Bettencourt, il convient de rappeler quel fut l'impact de cette affaire sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy.
En effet, dès l'été 2010, la gauche et sa presse militante, ainsi que l'extrême droite, se sont livrés au lynchage médiatique du ministre du Budget. Sa violence et sa durée sans précédents ont alors sali durablement la vie politique et le monde médiatique.

Indépendamment de l'outrage à un homme et du supplice enduré sur le plan personnel, cette lapidation a meurtri l'ensemble d'une politique, d'un gouvernement, d'une présidence. En témoigne par exemple l'éditorial politique de France Inter, le 3 septembre 2010, une chaîne de radio publique dont le travail d'information et de commentaires est donc présumé politiquement indépendante et neutre: "Au-delà de ce qui peut être éventuellement reproché judiciairement à Eric Woerth, il y a une faute originelle, un comportement critiquable, un mode de gouvernance initial qui a abouti à la situation dans laquelle on se trouve: il s'agit du rapport de l'UMP avec les grandes fortunes [...], accusait cette presse, sans preuves. Le candidat Sarkozy avait mis la barre très haut en promettant une 'République irréprochable'. Et c'est sur la tête d'Eric Woerth qu'est retombée la barre bien mal accrochée par le candidat devenu président." Eric Woerth n'était clairement qu'une cible indirecte.

L'acharnement de pseudo-journalistes d'investigation

"Comment et pourquoi Nicolas Sarkozy, qui a construit sa carrière sur une image de 'Monsieur Propre', se trouve aujourd’hui menacé par onze affaires en cours," estiment les journalistes Gérard Davet (Institut pratique du journalisme de l'Université Paris-Dauphine (IPJ) et Fabrice Lhomme (formation sur le tas), grands reporters chargés du secteur de l’investigation au journal Le Monde. Ils sont présentés comme les auteurs de "nombreuses révélations" sur de supposées affaires politico-judiciaires, telles que les affaires Bettencourt, des écoutes téléphoniques sur Nicolas Sarkozy, ou Clearstream.

Avec Hervé Gattegno (Le Point, dirigé par Franz-Olivier Giesbert), le premier fit la "révélation" des carnets Rondot dans
l'affaire Clearstream, en juillet 2004. Le Point  parla de ministres et d’anciens ministres, sans citer de nom... "Le Point a eu accès à des lettres anonymes envoyées au juge Renaud Van Ruymbeke dénonçant un système de blanchiment d’argent par "la banque des banques", Clearstream. Parmi les personnes "dénoncées", notamment de nombreuses personnalités politiques." Dominique de Villepin fut relaxé.

C'est dans ce dernier ouvrage qu'est "révélé" un déjeuner de juin 2014 
entre l'ancien premier ministre François Fillon et le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet. Déjeuner au cours duquel F. Fillon aurait incité l'Elysée, par l'intermédiaire de Jean-Pierre Jouyet, à accélérer les poursuites judiciaires visant son rival Nicolas Sarkozy, en plein scandale Bygmalion. 
L'ancien Premier ministre dément avoir demandé de "taper vite". François Fillon a poursuivi en diffamation le secrétaire général de l'Elysée, les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ainsi que leur éditeur au tribunal correctionnel de Paris. Les journalistes avaient encore une fois en leur possession un enregistrement qu'ils auraient réalisé lors d'un entretien avec Jean-Pierre Jouyet, le 20 septembre à l'Elysée où ils semblent avoir établi leur cantine.

La porosité politique entre l'exécutif, la justice et la presse est établie 
Le 11 septembre 2010, devant 500 militants de la fédération socialiste du Nord, la secrétaire générale du PS, Martine Aubry déclarait: "S'il y a une chose que je vois de commun entre cette affaire et les retraites, c'est les mensonges qu'il a tenus. Il a un problème avec la vérité, M. Woerth" (cité par le Point 11 septembre). 
Quelques jours auparavant, Marine le Pen, présidente du Front national, tenait des propos voisins sur LCI, le 1er septembre: "Tellement il y a un faisceau de présomptions qui est terrifiant pour lui. M. Woerth a menti et ceci est évidemment absolument scandaleux [...] Ils n'ont plus aucune morale publique [...] M. Woerth aurait dû démissionner depuis bien longtemps."
Un homme présumé innocent - mais jugé coupable avant même que d'avoir été jugé - aura été caillassé par une partie de la classe politique et du monde médiatique. Cette pratique du lynchage d'un bouc émissaire fait désormais partie des moeurs de la France politique et médiatique. La chasse en meute d'un gibier de potence est une forme de haine collective banalisée qui a atteint son paroxysme avec le traitement subi par Eric Woerth, quand la gauche vertueuse ne donne pas cher de l'être humain, sa personne et sa famille.


Cette affaire fut celle du lynchage d'un quinquennat dans son ensemble, de son action, de ses réformes. 


Le pouvoir en place à l'époque s'est trouvé profondément déstabilisé. E. Woerth était l'un des piliers maîtres de l'équipe Fillon, par sa parfaite maîtrise des questions financières, son autorité, son image de modération, d'indépendance et de compétence. Et son intégrité. Beaucoup voyaient en lui un possible successeur naturel de François Fillon à Matignon pour terminer le mandat présidentiel et lui donner un souffle nouveau. Malgré le soutien inconditionnel, du chef de l'État comme du Premier ministre, sur le plan humain comme politique, il a dû quitter le gouvernement à l'occasion d'un remaniement ministériel le 14 novembre 2010 en raison de l'ampleur que prenait  contre lui l'acharnement de la gauche.

Le 6 mai 2012, les Français ont sans doute davantage sanctionné une image, une impression générale, un climat particulier qu'une politique. Les accusations, qui sont désormais avérées injustes et infondées, envers E. Woerth, avaient grandement contribué à cet état de l'opinion.

La relaxe d'Eric Woerth établit la nullité de l'élection présidentielle de 2012. Les électeurs ont en effet été manipulés à grande échelle et le scrutin est nul et non avenu pour "manoeuvre frauduleuse." France 3 et Martine Aubry seront-ils appelés à rendre des comptes ?

A noter qu'en parallèle avec leur travail au Monde,
Gérard Davet et Fabrice Lhomme préparent pour 2017 une histoire du quinquennat de François Hollande, pour laquelle le président de la République a accepté de les recevoir une fois par mois en moyenne.