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mardi 31 mai 2016

Le gouvernement tente de regagner son électorat d'enseignants: coût, 1 milliard à financer après 2017

Vallaud-Belkacem annonce une revalorisation des salaires des profs, financée par le prochain président...

Les retraités
, eux, peuvent attendre

Alors que les enseignants de la FSU et de SUD sont dans la rue et que le climat social ne se détend pas, l'exécutif socialiste tente une opération séduction auprès de son électorat traditionnel. Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé une revalorisation progressive de la rémunération des enseignants, avec 500 millions d'euros budgétés dès 2017, année électorale lourde, avec une présidentielle et des législatives, pour atteindre un milliard d'euros en ...2020.
Des professeurs davantage payés à partir du 1er janvier 2017, des carrières accélérées pour les enseignants les plus engagés, notamment en éducation prioritaire : Najat Vallaud-Belkacem fait ce mardi l'annonce d'une première tranche de revalorisations qui prendra effet dans sept mois et cinq mois avant cette présidentielle.

Pourquoi une augmentation ?

[Après quatre années de présidence socialiste] les professeurs français, moins payés que leurs homologues de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), attendent depuis des années d'être augmentés. "Cette revalorisation va permettre, d'après nos estimations, de replacer la France au-dessus de la moyenne de l'OCDE" et "d'atteindre pour les fins de carrière les niveaux des pays les plus favorables, l'Allemagne notamment", a promis la ministre. La dernière réorganisation générale des carrières des enseignants datait d'il y a 25 ans, sous Lionel Jospin, a déclaré Najat Vallaud-Belkacem.

L'objectif est par conséquent "d'accroître l'attractivité du métier", a expliqué la socialiste, accordant à l'argent un pouvoir politique inattendu, mais aussi de "mieux accompagner les enseignants tout au long de leur carrière et de mieux valoriser leur engagement".

De combien les enseignants seront-ils augmentés ?

Lors de leur première année d'enseignement, les professeurs [stagiaires et donc à temps partiel] gagneront à terme, d'ici 2020 [dans quatre ans], 1.400 euros bruts de plus par an [ils bénéficient déjà d'une indemnité annuelle...]. Un professeur des écoles qui exercera dix ans en éducation prioritaire ET deviendra [de surcroît ] directeur d'école [et à cette condition particulière] pourra gagner en fin de carrière 1.000 euros de plus par mois qu'actuellement. [Combien de privilégiés concernés?]

La revalorisation se reflétera aussi dans les retraites, calculées pour les profs sur la base des six derniers mois d'exercice. [un avantage spécifique maintenu, face au secteur privé, et de nature à amadouer les professeurs militants qui s'opposent actuellement à la loi Valls sur la réforme contestée du code duTravail...]  

Une alternance en 2017 peut-elle remettre en cause ce dispositif ? 

Interrogée, lors de la présentation de ces décisions à la presse, sur une éventuelle remise en cause de ces engagements en cas d'alternance, la ministre de l’Education nationale a lancé un défi à l'opposition : "je souhaite bien du courage à celui qui voudra remettre en question ce PPCR[Parcours professionnels, carrières et rémunérations].

Des enseignants choyés pendant le quinquennat ? 

Depuis le début du quinquennat, plusieurs mesures de revalorisation ont été prises, a rappelé la ministre, au risque de livrer les enseignants à la vindicte publique. Vincent Peillon avait créé une indemnité de 400 euros par an pour les professeurs des écoles, qui sera alignée à la rentrée 2016 avec la prime correspondante des professeurs du secondaire fixée à 1.200 euros [soit 800 euros], comme l'a annoncé Manuel Valls, le 3 mai [suite aux violentes manifestations de rue  contre le projet de réforme Valls du Travail]. 
Dans le cadre de la réforme de l'éducation prioritaire, les primes des enseignants y ont été augmentées de 50% en REP et de 100% en REP+.

Les enseignants vont aussi bénéficier du dégel du point d'indice des fonctionnaires, avec deux revalorisations de 0,6%, en juillet 2016 et février 2017.

"Ça va mieux pour la France," mais les enseignants sont-ils toute la France ?

Il a fait valoir [plus que jamais] le redressement des indicateurs économiques : la croissance qui "va mieux" [sic]; les déficits publics à 3,5 % en 2015, et qui seront "à moins de 3 % en 2017"  [mais auxquels il faut toutefois encore ajouter 1 milliard]; l’ "investissement qui repart"; les "créations nettes d’emplois " [compte-tenu des radiations administratives et des défauts d'actualisation à Pôle Emploi ? Cf. lien PaSiDupes].

Ces cadeaux au monde éducatif seront-ils suffisants pour empêcher les perturbations des examens, notamment les épreuves du baccalauréat ? 
En tout état de cause, ils arrivent à temps...

Rythmes scolaires : les maires présentent la facture

Les communes ne peuvent plus payer la réforme et demande une aide de 640 M€ à l'Etat

Le bilan de la réforme des rythmes scolaires est mitigé

Ecole-garderie,
sous le régime de l'état d'urgence
Trois ans après son adoption, sur le bureau des élus locaux, la réforme des rythmes scolaires est toujours classée dans la pile des problèmes à résoudre. C'est ce que révèle une enquête réalisée par l'Association des maires de France (AMF) auprès de 5.500 communes.

Les aides actuelles de l'Etat (440 M€ par an) ne suffisent pas et, de surcroît, le contenu de ces ateliers est très différent d’une commune à l’autre, donc inégalitaire et discriminatoire, souligne François Baroin (LR), maire de Troyes (Aube) et président de l'AMF. "Il faut faire un saut qualitatif, maintenant qu’on a passé la phase de mise en place", abonde la sénatrice Françoise Cartron (PS), maire d'Artigues près de Bordeaux, et aussi vice-présidente du conseil régional d'Aquitaine et encore vice-présidente de la communauté urbaine de Bordeaux. François Baroin demande donc au gouvernement de faire face à ses responsabilités en décidant une rallonge budgétaire pour consolider les nouveaux temps scolaires. 

Dans l'étude menée par l'AMF, 70 % des maires confient des difficultés persistantes dans la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. Quelles sont-elles ?

François Baroin: Il y a d'abord un problème financier : le coût est très supérieur à ce qui avait été annoncé. 
Ensuite, la réforme est jugée inadaptée aux classes de maternelles. La fatigue constatée des tout-petits, liée à un temps de présence plus long en collectivité et des siestes parfois écourtées, est incontestable. 
Il a aussi fallu trouver en urgence des animateurs, qui n'étaient pas toujours formés
Enfin, le retour de l'école le mercredi matin a déstabilisé tout le tissu associatif local. Au total, il apparaît que cette réforme ne prend pas pleinement en compte les spécificités territoriales, et sa mise en oeuvre reste difficile.

Aujourd'hui, près de trois enfants sur quatre prennent part à des activités sportives ou culturelles, alors que beaucoup en étaient exclus jusqu'ici [ce qui reste à démontrer, puisqu'existaient des possibilités nouvelles, déjà financées par les communes, telles que les piscines intercommunales, jusqu'en Ardèche. Mais 25% d'enfants restent discriminés, si tant est qu'ils soient demandeurs de temps encadré, plutôt que d'un peu de temps libre]. 

N'est-ce pas un progrès ?

C'est un des éléments positifs de la réforme constatés par les maires. Il y a aussi une meilleure coopération des acteurs locaux de l'éducation que sont l'école, les associations, les parents, les élus [qui ont beaucoup donné de leurs personnes]. Mais ces points sont minoritaires par rapport à la permanence de difficultés qui, au bout de deux, puis trois ans, auraient dû s'estomper.

Faut-il abroger la réforme ?

La revendication des maires ne porte pas sur la remise en cause de la réforme, mais sur son financement. On ne peut pas demander à des petites communes rurales de porter à bout de bras un aménagement de cette nature, sans accepter son prix réel. L'Etat nous a vivement encouragés à embaucher des contrats aidés, et il a fallu gérer des contraintes réglementaires, les questions de sécurité, l'aménagement général, l'organisation des transports scolaires... Tout cela a un coût. Pour nous, c'est une négociation à 640 M€.

Il n'est pas question de remettre en cause la réforme, alors que le bilan que vous en tirez est plutôt négatif. Quel paradoxe !

Certains dans le débat politique veulent revenir sur la réforme, il y aura un débat à ce sujet après la présidentielle, en cas d'alternance. Mais l'Association des maires de France, aujourd'hui, dans sa pluralité politique, a un consensus. Il ne faut pas se tromper dans l'interprétation de cette position : la réforme a été tellement difficile à mettre en oeuvre, et on est sortis tellement essorés de l'application de ce projet, qu'en réalité les maires ne veulent plus en entendre parler. C'est cela, la vérité.

Votre parti propose dans son projet de réduire le nombre d'enseignants. Il est étonnant de demander à l'Etat, en même temps, davantage de moyens pour financer des activités périscolaires...

Je ne suis pas schizophrène. Qu'il faille faire un effort pour assainir les finances publiques, personne ne le conteste. Mais les saignées du gouvernement sont telles qu'elles menacent nos services publics locaux et notre rôle d'investisseur pour le développement de nos territoires. L'Etat a décrété un aménagement des rythmes scolaires. Il ne serait pas choquant qu'il paye à 100 % une réforme qu'il a imposée.

Qui sont les animateurs ?

Dans 90 % des communes, les activités périscolaires sont assurées — totalement ou en partie — par des intervenants extérieurs, dont un large contingent de bénévoles (43 %) [les intermittents -quand ils sont compétents, pourraient saisir ces opportunités de justification de leurs allocations]
Il peut aussi s'agir de professionnels d'associations d'éducation populaire [dont la plupart sont marquées à gauche], de clubs sportifs, d'animateurs indépendants auto-entrepreneurs ou d'enseignants [puisque tous ne consacrent pas leur temps libre à arrondir leurs fins de mois en travaillant pour Acadomia, selon la caricature de Ségolène Royal, alors candidate à la présidentielle 2007]. 
"Nombre d'élus ont fait part de problèmes de fidélisation du personnel recruté, en raison parfois du niveau d'absences [!], voire de démissions en cours d'année constatées", relève le rapport de l'AMF, qui impute ces difficultés "à la faible attractivité des temps d'activités proposés et au manque de personnels qualifiés en nombre suffisant". 
Une pénurie qui préoccupe aussi certains parents d'élèves. Au siège de la fédération PEEP, on reçoit régulièrement "des courriers de familles qui s'inquiètent pour la sécurité des enfants. Les animateurs peuvent avoir parfois des discours ou des comportements inappropriés" [cf. leur idéologie de militants, voire leur prosélytisme], relève Valérie Marty, la présidente de la PEEP.

lundi 30 mai 2016

Libération, repaire de journalistes arrogants qui méprisent les acteurs politiques et leurs lecteurs

Pluralisme et opposition défrisent les militants socialo-bobos de ce journal

"Le Figaro" comprend de travers les conclusions du FMI sur les causes du chômage (26 mai 2016)
Citant un rapport du FMI, le journal s'est emballé, selon Libération, qui lui explique que "neuf chômeurs français sur dix n’ont aucune chance de retrouver un emploi" du fait de leur profil inadapté. "Contaminant du même coup d'autres media", dont le magazine Le Point et la chaîne de radio Europe 1, estime le journal des hommes d'affaires Bruno Ledoux -propriétaire du siège du journal Libération et du Nouvel Economiste - et Patrick Drahi — président-fondateur du consortium Altice (SFR-Numericable) basé au ...Luxembourg et propriétaire du groupe L’Express, L’Expansion, notamment.
Tout cela pour admettre au final que "la formulation du Figaro («sur un taux de chômage total de 10% de la population, 9% correspondent à des chômeurs "structurels"») est de fait ambigüe." Libération fait la leçon tout en concédant que "la note du Fonds [FMI] mentionnée par le journal ne permet pas de trancher puisqu'elle ne donne aucun chiffre." Libération n'a-t-il pas pourtant tranché contre ses rivaux ?
Selon l'expert concerné du FMI, les 9% cités par le Figaro correspondent à un indicateur, le Nairu, pour Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment, (que Libération préfère ne pas traduire par "taux de chômage non accélérateur d'inflation", c'est-à-dire correspondant à un taux d'inflation constant), lequel est souvent considéré comme équivalent au taux de chômage structurel : en gros, il existe en France un chômage qui ne dépend pas de la conjoncture et que le FMI estime en effet à 9%.
Ce qui importe, c'est ce que pensent les Français de l'intox du gouvernement et non pas les tentatives de Libération (mais aussi de France Info, service public, notamment).

"Non, la hausse des radiations n'explique pas la baisse du chômage" (28 mai 2016)

Le journal militant conteste la déclaration d'Eric Ciotti : "Il y a des doutes [sur la baisse du chômage], on a vu qu’il y a une augmentation très forte des radiations : plus 8 % sur les listes de Pôle Emploi." D'entrée de jeu, sa journaliste, Pauline Moullot, fournit son commentaire avant de donner les faits. "L’annonce d'une forte diminution du nombre de demandeurs d'emplois en mars laisse l’opposition sceptique. Elle dénonce une baisse "en trompe l’œil" et, selon la militante, confond radiation administrative et défaut d’actualisation.




Mais Olivier Marleix ne sait pas de quoi il parle, puisqu'il est élu Les Républicains et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1992), ainsi que titulaire d'un DEA de droit public ...
Dans le même camp, Eric Ciotti dénonce sur Radio Classique : "Il y a des doutes, on a vu qu’il y a une augmentation très forte des radiations : plus 8 % sur les listes de Pôle Emploi." Luc Chatel renchérit mercredi sur France Info : "Ce que je crains, c’est que ce soit une baisse en trompe l’œil. Tous ceux qui décortiquent ces résultats depuis hier soir montrent qu’il y a un impact par exemple du nombre de radiations, du nombre de stages."
De son bureau, Mlle Moullot leur reproche (sauf à Olivier Marleix, "rendons-lui justice sur ce point", condescend-elle) de ne pas différencier "radiation administrative" et "défaut d’actualisation", un distinguo ennuyeux sur une radio où le temps est compté.

Or, les désinscriptions ont bel et bien augmenté de 8 % et même 8,3 % exactement, soit une hausse est de 9,3 % sur un an. 
La demoiselle Moullot tente de minimiser l'importance des défauts d’actualisation, assurant que cette hausse n’est pas "massive", au regard des autres motifs de sortie des listes, et Eric Ciotti ne parle que d'une augmentation "très forte".

Ce que la journaliste partisane ne peut nier, c'est l’ augmentation des stages. Plus de 49.000 personnes sont sorties des catégories A, B et C car elles sont entrées en formation professionnelle. Elles étaient 45.000 en décembre. Sur trois mois, le nombre de personnes non comptabilisées car en formation a augmenté de 9,3 %. Sur un an, cette hausse s’élève à 10,6 %.
A cette désinformatrice militante, spécialiste auto-proclamée de la désintox, il est donc conseillé une cure de détox idéologique...  
"Loi travail : 2 000 euros de moins pour un routier, l'argument périmé de Martinez" (30 mai 2016)

L'illustration choisie par Philippe Martinez – les conséquences sur un chauffeur routier – est "contestable pour deux raisons", annonce Libération. La première est que la somme apparaît un poil gonflée. FO avait fait ses calculs et évoquait une perte comprise entre 312 euros pour un chauffeur effectuant 169 heures mensuelles et 2 250 euros pour un chauffeur effectuant 220 heures mensuelles. Jerôme Vérité, secrétaire général de la CGT des transports, ayant, lui, chiffré le manque à gagner annuel à 1 300 euros pour un chauffeur faisant 200 heures. Généraliser la somme de 2 000 euros à l'ensemble des salariés du secteur est un peu caricatural.
Autre raison: ces estimations étaient d'actualité dans le projet d'origine de la loi Valls, dite El Khomri. Or, les routiers ont manifesté contre et, après une semaine de blocages, ils ont obtenu son retrait du champ de la future loi… Jusqu'à une dizaine de jours, le 20 mai, ils étaient encore concernés par l'application de la mesure qui prévoyait des heures supplémentaires de routiers payées à 25%, au-delà d'un certain volume.

Libération finasse pour passer à la trappe le sort que réservait cette loi aux routiers - et encore aux autres secteurs économiques- sans les revendications et les blocages des routes par les transporteurs. Il faudrait le dire à Libération. FO et CGT se sont d'ailleurs félicités dans un communiqué commun que le gouvernement ait "lâché sur les heures supplémentaires du TRM [transport routier de marchandise]". 
Martinez voulait souligner le rôle des syndicats dans le bras de fer actuel.

"
Non, la loi travail n'introduit pas le communautarisme dans l'entreprise" (30 mai 2016)

Libération peut d'ores et déjà l'affirmer. Ne serait-ce que pour contredire le secrétaire général du Front national: L'eurodéputé "Nicolas Bay, n'a toujours pas compris que la nouvelle législation n'apporte rien de nouveau sur le sujet," assure le journal socialiste. Sa jeune journaliste Pauline Moullot (qui a fait ses "classes" à l’AFP de juin 2013 à décembre 2014, avant de rejoindre Libération en août 2015 et de cumuler en travaillant pour Reporterre, "en empathie avec les mouvements écologiste, altermondialiste, et alternatif.") a une expérience considérable qui l'autorise à ajouter avec condescendance: "On lui explique" (au conseiller municipal et régional)...
"Nicolas Bay répète son opposition à la loi travail en fondant son argumentaire sur une ineptie"(sic). Premier reproche à Nicolas Bay: il se réfère à l’un des 61 principes de la commission Badinter sur la liberté religieuse. Ce n'est pas son droit ! D'autant que, selon ce principe, énoncé par l'ancien Garde des Sceaux de Mitterrand, "la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l’exercice d’autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché."
Paradoxalement, Libération oppose au "plusieurs articles du code du travail, 132-1, 1133-1 et 1321-3 assurent la transposition des dispositions européennes sur les discriminations sur le lieu de travail et citent les convictions religieuses comme l’un des quatorze motifs de discrimination à l’encontre du salarié." Il n'est pas garanti que ces articles ne soient pas eux aussi "périmés" dans le texte final qui sera adopté, sans vote et contre le Parlement, par la force de l'article 49.3.

Libération aurait tellement à faire avec les seules déclaration de Stéphane Le Foll, pourtant porte-parole irascible du gouvernement, qu'il semble avoir renoncé.
PaSiDUPES signale à sa vigilance l'un des mensonges du ministre intermittent de l'Agriculture: lire le blog "Loi Travail - schizophrénie de l'exécutif : Sapin et Valls se contredisent sur une possible modification de l'article 2

Loi travail: Filippetti rêve d'une nouvelle motion de censure

Aurélie Filippetti promet de mettre des bâtons dans les roues de Hollande et Valls

L'ancienne ministre de la Culture agite la menace d'une nouvelle version de la motion de censure

S'il n'y a pas d'avancées sur la loi travail, "nous redéposerons une nouvelle version de notre motion de censure", a prévenu dimanche l'agrégée de lettre, Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle. "Et on espère qu'on aura cette fois les signatures nécessaires à gauche pour dire qu'on n'est pas d'accord avec ce fonctionnement politique-là", a justifié, sur France Inter, la ministre limogée. 

La concubine d'Arnaud Montebourg fait partie des parlementaires de gauche qui avaient signé le projet de motion de censure de gauche contre le gouvernement, après le recours au 49.3 par Manuel Valls, le 10 mai, pour faire adopter le projet de loi travail, par la force et sans vote des députés, en première lecture. Ce projet de motion n'avait finalement pu être déposé, car il ne manqua que deux signatures sur les 58 requises, comme par un fait exprès.
 
"Le pays ne veut pas de cette loi" 

C'est ce qu'assure  la ministre répudiée. Bien que le PS ne représente plus grand chose, Aurélie Filippetti continue de parler au nom des Français. 
Elle ne peut pourtant plus s'exprimer qu'en celui de la cinquantaine de députés PS "frondeurs", écologistes et du Front de gauche qui ont écrit à François Hollande pour lui demander "d'agir sans attendre pour une sortie de crise" tenant compte "de l'opposition majoritaire en France" au projet de loi travail. "On s'est adressé au président de la République, car le débat parlementaire a été bloqué, entravé" et parce que, "dans la rue, il y a aussi un blocage", a expliqué l'amère. "Le pays ne veut pas de cette loi; en tout cas pas telle qu'elle est écrite", a-t-elle ajouté, jugeant qu'il faut "a minima rouvrir la discussion sur l'article 2". "On demande simplement qu'on puisse écrire dans la loi que l'accord d'entreprise ne peut pas être plus défavorable pour les salariés que l'accord de branche", a-t-elle précisé. 

"On ne peut pas gouverner le pays comme ça. 
On ne peut pas faire une réforme sans une consultation a priori, sans associer le Parlement", a-t-elle encore martelé.

Forte poussée de Nicolas Sarkozy dans les sondages

Lentement mais sûrement, Sarkozy revient dans les pensées des Français

Le président du parti Les Républicains bondit dans les sondages. 

Nicolas Sarkozy, qui fait discrètement campagne, tient plus que jamais à cette stratégie ds petits pas pour 2017.
Nicolas Sarkozy réapparaît sur le terrain et dans les media depuis plusieurs semaines et cette stratégie commence à porter ses fruits : les sondages marquent sa forte progression auprès des électeurs de droite et du centre. Il gagne sept points dans la dernière étude Ipsos (à 44%) et +10 points (à 63%) parmi les sympathisants LR, dans le dernier sondage BVA publié dimanche 29 mai, il s'agit de sa plus forte progression auprès des sympathisants les Républicains.

Au-dessus des primaires de la droite et du centre

Certes, Nicolas Sarkozy reste distancé par Alain Juppé, auteur de plusieurs livres et soutenu par les media socialistes, mais l’écart se resserre. L'ancien président est toujours distancé par Alain Juppé aux yeux de la droite et du centre (69%) comme des Républicains (69%), mais le maire de Bordeaux perd respectivement deux et sept points dans ces échantillons.

Parti plus tôt, le septuagénaire s'essouffle dans les sondages. La dynamique en ce moment est dans le camp du président du parti Les Républicains. On l'a vu galvaniser les foules à la Réunion, le 28 mai, surfant sur les désillusions et les rancoeurs provoquées par la politique de François Hollande. En effet, pour se concentrer sur l'arnaque de 2012, l’ancien chef de l’état ne se situe pas dans l'optique de la primaire de la droite. Nicolas Sarkozy ne répond jamais à ses concurrents, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Lemaire ou NKM qui font pour exister de l’anti-sarkozysme dans leur meetings et interventions publiques. Une fois qu’il aura réduit toutes leurs ambitions à la primaire et qu’il sera face à François Hollande, ses anciens concurrents à droite n'auront d'autre choix que de se ranger derrière lui: c'est la loi des primaires.

L'alternative Sarkozy se précise

Certes, l'ancien Président de le République suscite toujours un vraie réticence chez les électeurs sous influence. Sa campagne est  soit occultée, soit "bashée" par les media, contrecarrée par les entreprises de sondages et dénigrée par certains faiseurs d’opinion. Mais cet acharnement pourrait jouer en sa faveur auprès des Français également maltraités par les mesures gouvernementales et les troubles syndicaux à l'ordre public provoqués par un exécutif autoritaire et sourd au malheur social. En effet, Nicolas Sarkozy regagne sa popularité dans ses déplacements en province, loin des élites et du microcosme socialo-bobo parisien. Il se rend par exemple dans des librairies de centres commerciaux de zone industrielles ou encore chez les producteurs de canne à sucre à la Réunion. Il fait campagne sur l'écoute du peuple qui souffre. C'est cet électorat qui l'avait porté à l'Elysée en 2007, en se détournant des bobards de Ségolène Royal, candidate qui rasait gratis.

Populaire chez les jeunes. 

Nicolas Sarkozy parvient à séduire les jeunes. Dans le dernier sondage IFOP de cette semaine sur la primaire des Républicains, il très largement en tête avec 40% d’intention de vote chez les 18/24 ans contre 20% pour Alain Juppé. Cette popularité rappelle la campagne de Chirac en 1995 face à Edouard Balladur, longtemps favori, mais débordé par la dynamique de fin de campagne de Jacques Chirac, porté par les jeunes électeurs RPR. 

Entre un exécutif au plus bas dans les sondages et un PCF en pointe dans l'opposition à la loi Valls de réforme du code du Travail et qui va "lancer un appel" pour une "candidature commune d'alternative à gauche", la débandade à gauche profite à l'oppositionNicolas Sarkozy incarne le besoin d’autorité et d'une ligne forte et lisible.

La primaire organisée par Les Républicains est prévue les 20 et 27 novembre.

Garde à vue: le footballeur Serge Aurier, un bon client pour Eric Cantona

Le défenseur du PSG, placé en garde à vue après une violente altercation avec des policiers

Serge Aurier s'est encore distingué. 

Le défenseur du Paris-Saint-Germain a été arrêté, lundi 30 mai à 6h00 du matin, à la sortie d'une boîte de nuit dans le quartier des Champs-Elysées, à Paris. Selon des sources policières, il a été interpellé pour insultes, outrage et "violence légère", puis placé en garde à vue au commissariat du 8e arrondissement de la capitale.

Il se trouvait avec trois amis qui ont insulté des policiers de la BAC de service dans le secteur, précise Europe 1
Le footballeur parisien se trouvait à l'avant d'un véhicule - une Porsche Cayenne - qui stationnait au milieu de la rue de Ponthieu lorsque, avec plusieurs amis, il a fait l'objet d'un contrôle d'identité durant lequel le ton est monté. Le footballeur a refusé de descendre du véhicule et a menacé les forces de l'ordre de sanctions. "Vous ne savez pas qui je suis; vous allez le regretter", aurait lancé Serge Aurier.
Pendant l' "altercation"selon France Info, le jeune joueur du PSG, 23 ans, a donné un violent coup de coude à l'un des policiers qui a porté plainte. La chaîne publique de radio en continu parle aussi d'un "différend" (sic)... 

Serge Aurier a insulté Laurent Blanc

Des antécédents de violences verbales

Le 11 mars 2015, dans une courte vidéo tournée à la fin du huitième de finale retour de C1 contre Chelsea, Serge Aurier insulta l'arbitre de la rencontre (à laquelle il ne participait pourtant pas, suite à une blessure), Björn Kuipers (2-2). Malgré des excuses présentées à l'arbitre néerlandais, il écopa de 3 matches de suspension infligés par la commission de discipline de l'UEFA et ne put donc participer aux quarts de finale contre FC Barcelone, l'équipe de coeur de Manuel Valls.

En février dernier, l'international ivoirien a fait l'objet d'une convocation par les dirigeants du club  pour avoir insulté son entraîneur, Laurent Blanc, au cours d'une discussion avec un ami diffusée en direct sur l'application Periscope. Il y tenait des propos homophobe, traitant notamment son entraîneur Laurent Blanc de "fiotte" et ses coéquipiers Salvatore Sirigu et Angel Di Maria respectivement de "guez" (nul) et de "guignol". Des "propos déplacés" (France Info !) qui n'ont rien à voir, malgré les apparences, avec la photo ci-dessus...

VOIR et ENTENDRE
la vidéo dont 
France Info dit que "Serge Aurier, semble insulter certains de ses coéquipiers ainsi que Laurent Blanc, son entraîneur":
video
Serge Aurier avait alors été mis à pied par son club, puis condamné à jouer avec l'équipe de CFA du PSG jusqu'au 21 mars 2016.
Fan du FC Barcelone au point d'utiliser un jet de la République pour emmener deux de ses enfants à ...Berlin voir jouer son équipe préférée, le premier ministre de Hollande aurait pesé pour que tombe la sanction. Lien PaSiDupes : "Les injures homophobes et raciales de Serge Aurier touchent la presse sans bouger l'institution".

Son ancien agent balance
Janos Toth s’est occupé du latéral droit du PSG pendant ses jeunes années lensoises et il se souvient. "Quand il est revenu sur Paris, Serge a tout de suite été très entouré, c’est clair. Et pas de la bonne manière. Ce n’étaient que des ‘mouches à merde’. Des gens qui veulent soi-disant le bien de Serge mais qui ne l’empêchent pas de faire n’importe quoi."

En tant qu'e mercenaire étranger, Aurier n'est pas sélectionnable en équipe de France. Une chance, sinon
Eric Cantona ferait du chantage à son inscription sur la liste des Bleus pour l'Euro 2016, au motif d'un supposé racisme de Didier Deschamps
Lien PaSiDupes : "Le trotskiste Eric Cantona profère des accusations racistes contre le sélectionneur des Bleus".

dimanche 29 mai 2016

La bataille du rail des syndicats est lancée contre la loi El Khomri

"Ca va mieux"?  Hollande est-il déconnecté ou menteur ?





Nouvelle semaine de galère dans les transports


La CGT et SUD appellent à des grèves reconductibles à la SNCF et à la RATP. Avec des raffineries qui tournent toujours au ralenti et des dockers en lutte, le carburant risque de manquer.

L'Euro 2016 de foot n'est pas à l'abri de perturbations.
"La situation s’améliore" sur le front de l’approvisionnement des pompes à essence, assure pourtant le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, samedi, en l'absence de la ministre des Transports, Ségolène Royal, en retrait. "Il y aura de l’essence" lundi dans les stations, lui faisait écho, également samedi, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

"Mais l’exécutif risque encore de passer une semaine compliquée, selon Libération qui adopte le point de vue du gouvernement plutôt que celui des usagers, ses lecteurs, pris en otages. Le quotidien socialiste dénonce d'ailleurs une "guérilla" sociale anti-loi El Khomri. Les usagers des transports adhéreront difficilement au "ça va mieux" du président.

SNCF, RATP, ports, trafic aérien


Les opposants à la loi travail mobilisent en effet tous azimuts suite à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, enseignants FSU et étudiants UNEF) "à poursuivre et amplifier les mobilisations" d’ici à l’Euro de football et à la prochaine journée d’action nationale, le 14 juin.

Perturbations à la SNCF
Mobiliséspour défendre leur statut dans le cadre de négociations internes  tardives sur le temps de travail, les cheminots sont appelés à la grève dès mardi soir par leurs quatre syndicats représentatifs (CGT, UNSA, SUD-rail et même CFDT). Un préavis reconductible sur lequel s’est greffée la contestation de la loi El Khomri par la CGT et SUD. Le dernier mouvement des 25 et 26 mai avait été mieux suivi que le précédent et, "vu le bras de fer en cours avec le gouvernement" (Libération) ou l'entêtement de Hollande et Valls qui réitèrent leur détermination à "ne pas lâcher", des perturbations plus importantes sont à prévoir sur le Transilien, les Intercités, le RER et dans une moindre mesure les TGV.

Grève "illimitée" à la RATP

Manifestation de jeudi 26 mai contre la loi travail,
entre Bastille et Nation, à Paris.
La CGT a lancé un appel à la grève "illimitée" à compter de jeudi sur toutes les lignes de la RATP. Le syndicat majoritaire demande à la fois la réouverture des négociations salariales annuelles et le retrait de la loi travail. Lors de la dernière grève du 30 mars, la CGT et l’UNSA, second syndicat de la régie des transports, avaient réussi à immobiliser un train sur deux en moyenne, sur les lignes A et B du RER. Dans le métro, les trois quarts des trains avaient continué à circuler normalement.

Or, la CGT promet cette fois une mobilisation plus forte sur la durée. L’idée est de tenir jusqu’à ce que les révolutionnaires de SUD arrivent en renfort : le troisième syndicat de la RATP a en effet appelé, lui, à la grève à compter du 10 juin, pour redonner du souffle au mouvement. Une date hautement stratégique avec le match France-Roumanie qui donnera le coup d’envoi de l’Euro au Stade de France. 
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, voulait croire hier qu’"il n’y aura pas de grèves de trains et de métro" pendant la compétition, se disant persuadé que la CGT ne veut pas "prendre en otage la France" et ses invités. Mais les opposants à la loi El Khomri estiment que la défense du code du travail passe avant un match de foot.

Appel à "amplifier" la contestation dans les ports

Toute puissante chez les dockers, la CGT appelle à "poursuivre et amplifier l’action" avec un nouvel arrêt de travail jeudi. Les ports du Havre et de Saint-Nazaire, ainsi que le terminal pétrolier de Fos-sur-Mer, devraient être à nouveau paralysés. Et les navires chargés d’hydrocarbures à raffiner auront bien du mal à livrer leur cargaison, commente Libération, plutôt que de souligner que les clients étrangers, reconquis depuis la dernière grève, risquent de se rediriger vers Rotterdam.

Raffineries débloquées mais en activité ralentie

Six des huit raffineries françaises sont toujours à l’arrêt ou tournent au ralenti. La raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) constitue un point particulièrement chaud. La CGT a lancé un appel à la grève illimitée après les menaces du PDG de Total, Patrick Pouyanné, de "réviser sérieusement" ses investissements et tandis que les compagnies aériennes françaises sont incitées à s'approvisionner à l'étranger. Ce bras de fer pourrait à nouveau perturber l’approvisionnement en carburant des automobilistes cette semaine, malgré le déblocage provisoire de la plupart des dépôts. La seule solution pour le gouvernement sera de puiser à nouveau dans ses stocks stratégiques d’essence, comme il l’a déjà fait, bien que Le Foll l'ait nié (cf. lien PaSiDupes). Il  reste au gouvernement une centaine de jours de consommation disponibles depuis les trois premier consommés en deux jours.
Les dockers du Havre sont venus prêter main forte aux grévistes de la raffinerie Total. Gonfreville l'Orcher (Seine-Maritime), 27 mai.Les dockers du Havre sont venus prêter main forte aux grévistes de la raffinerie Total à Gonfreville l’Orcher (Seine-Maritime), 27 mai.
Retards et annulations dans les aéroports

Les contrôleurs aériens, malgré leurs statuts très avantageux, seront aussi à nouveau en grève de vendredi à dimanche, à l’appel des syndicats de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), cette fois uniquement pour des revendications internes. Retards et annulations sont à prévoir dans la plupart des aéroports de Paris et de province du fait des aiguilleurs du ciel.