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vendredi 10 février 2017

'Envoyé spécial', France 2: les méthodes de voyou de la presse toute-puissante, notamment dans l'affaire Penelope

Connivences, intrusions, secret des sources, abattement fiscal, etc : tout est bon, de part et d'autre, impunément

Jeanne Behre-Robinson ou Rachida Dati sait ce que veut dire Elise Lucet se targuant d'être la "femme la plus crainte" de la pègre journalistique


Elue à Angers, la jeune femme est plongée malgré elle au cœur de "l’affaire Penelope".

Adjointe au maire d’Angers et ancienne assistante parlementaire du suppléant de François Fillon, Marc Joulaud, en 2005, Jeanne Behre-Robinson a confié son traumatisme au Courrier de l'Ouest après s’être retrouvée plongée au cœur du 'Penelopegate' dès le premier skud du Canard enchaîné.

Les jours suivants la parution de l'enquête du journal anarchiste, l'élue a été harcelée par de nombreux media, dont les journalistes d'Envoyé spécial, salariés du service public de France 2. A chaque fois, elle a répondu qu'elle ne souhaitait pas répondre.
Dans une séquence du magazine de France 2 présenté par Elise Lucet, on la voit en effet qui s'oppose à l'insistance d'un journaliste qui lui barre la route, alors qu'elle s'apprête à rentrer en voiture à son domicile. Elle raconte :
"Ils sont arrivés le samedi matin. Ils ont planqué devant chez moi, suivi mon compagnon. Ma fille était avec moi quand ils m’ont filmée. Elle a été super mais il a fallu que je lui explique. Je suis remontée dans la voiture, j’avais le genou qui tremblait. Ils ne le montrent pas mais ils ont ouvert la portière. Je suis sortie parce qu’ils ne me laissaient pas partir. J’ai vraiment eu l’impression d’être mise en accusation, alors que moi je n’avais rien à dire, en tout cas pas dans ces conditions-là ".
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a pourtant déjà rappelé l'émission à l'ordre et au respect en janvier 2014, pour manquements déontologiques prévus à l’article 35 du cahier des charges de la chaîne. Cette impuissance à se faire respecter plaide pour la démission de son président, Olivier Schrameck, ou la suppression d'une instance bien mal qualifiée d' "autorité".

Elise Lucet est "l'intervieweuse la plus redoutée du PAF". Rigoureuse et tenace, pour les uns, mais bras armé d'une équipe d'activistes du 'milieu' de la presse. Élise Lucet ne recule devant rien pour faire démontrer qu'une femme peut être un mec. Mais, si son désormais culte "Bonjour, Élise Lucet, France 2" est craint de la sphère politique, essentiellement d'opposition, et des grands patrons, ses méthodes d'investigation ne font pas toujours l'unanimité, tant elles rappellent les plus décriées de la police. Aux attaques sournoises de la meute Aphatie-Bronstein-Birenbaum-Sintès ou aux partis-pris vachards de Patrick Cohen et Thomas Legrand, Lucet préfère le rentre-dedans, mâchoire prognathe en avant et dents en surnombre.

Facile de lui reprocher d'être trop directe, trop franche, trop agressive, puisque c'est le rôle qui lui est alloué et qui l'a faite émerger du nombre. Voilà entre autres, ce que l'on reproche à la journaliste, qui a déjà plus d'une fois frôlé la censure, mais bénéficié de la protection syndicale. L'exemple le plus récent reste un numéro d'Envoyé Spécial consacré à l'affaire Bygmalion en septembre 2016. Les grands acteurs du sujet avaient alors considéré légitime de faire interdire la diffusion de l'enquête à charge. S'en est suivi, un long bras de fer médiatisé entre le gang du magazine et la direction de France Télévisions. Les premiers ont finalement obtenu gain de cause. La pression du SNJ y est-elle étrangère ? L'activisme des journalistes ne peut perdurer qu'avec cette couverture des syndicats, une prise en otage qui appelle l'alternance. 

VOIR et ENTENDRE la journaliste Elise Lucet se charger elle-même du harcèlement public et en meute de l'ancienne ministre Rachida Dati 

VOIR et ENTENDRE aussi le droit de réponse de Rachida Dati :

Jeanne Robinson-Behre a exprimé son "respect" pour Penelope Fillon

Elle précise "n'avoir pas travaillé avec elle", mais souligne que cela "ne veut pas dire qu'elle ne travaillait pas". Interrogée sur la personnalité de l'épouse du candidat des Républicains, Jeanne Robinson-Behre l'a décrite comme "quelqu'un d'effacé mais charmant" pour qui elle "a beaucoup de respect". "Quelqu'un de très gentil, de très humain, très serviable", a ajouté élue d'Angers. 

"Je la croisais à Sablé et à Paris. (...) Elle venait surtout quand il (François Fillon) n'était pas là". "Directement", a-t-elle précisé, "je n'ai pas travaillé avec elle mais  "je l'ai côtoyée (à) des réceptions, quand j'emmenais des groupes à Paris. Je la voyais mais, en même temps, vu mes fonctions, je n'avais pas à travailler avec elle non plus", a-t-elle expliqué. 

"Dans les fonctions qui étaient les miennes, auprès de Marc Joulaud, on n'était pas en connexion. On ne faisait pas la même chose". "Auprès de François Fillon, quand il n'était pas là, moi je produisais plutôt des courriers ou des choses comme ça. Et, vu la manière dont les choses étaient organisées, je n'avais pas à la croiser", a-t-elle insisté. 

Igor Mitrofanoff, était entendu vendredi après-midi à Nanterre par les policiers.
Jeanne Robinson-Behre a été auditionnée le 1er février à Angers dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs visant l'épouse du candidat. Marc Joulaud avait remplacé en juillet 2002 François Fillon, alors nommé au gouvernement, à son siège de député. Le maire de Sablé-sur-Sarthe avait employé Penelope Fillon comme assistante parlementaire, en même temps qu'une des deux plumes de François Fillon, Igor Mitrofanoff (ci-dessus), qui a été entendu par les policiers au siège de l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre le 3 février, et Jeanne Robinson-Behre.
La veille, la secrétaire particulière de François Fillon, Sylvie Fourmont, et son attachée parlementaire Anne Faguer, ont été entendues par les policiers
Le Parquet National Financier ne manque pas de personnel.

Quand Nicolas Sarkozy révéla en direct que le journaliste Karim Rissouli "fréquente assidûment" François Hollande

L'arrogance et l'impunité des journalistes ont une cause. Invité de l'émission politique de France 2, nouvelle formule présentée par David Pujadas, Lea Salame et Karim Rissouli, l'ancien président de la République n'a pas hésité à révéler la proximité du journaliste avec François Hollande:

"Je ne suis plus Président de la République depuis 5 ans.(...) Je sais que vous fréquentez assidûment François Hollande dans les 33 rendez-vous que vous avez eus, mais moi je peux vous dire..."

Une information que n'a pas démentie Karim Rissouli (France 2) lequel a préféré esquiver bravement, enchaînant comme si de rien n'était et sans démentir.
Nicolas Sarkozy faisait allusion à un livre que le journaliste a commis avec Antonin André (Europe 1) où il apparaît que le président de la République a pu dégager pour eux  assez de temps sur son agenda (dit-on surchargé) pour une trentaine de rendez-vous "secrets" avec François Hollande.
Conflit d'intérêts de journalistes qui utilisent leur carte de presse sur le service public  (ou Europe 1) pour publier à leur profit personnel.

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