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vendredi 17 février 2017

La maire PS de Paris écarte les migrants avec des blocs de pierre

La ville de Paris installe des blocs de pierre anti-migrants sous le pont de la porte de la Chapelle

Invisibles des media, des migrants 
sont pourtant installés depuis de "longs" mois sous le pont de la porte de la Chapelle. 

Hidalgo, présente à l'accueil;
absente à l'expulsion
On se demande bien à quoi servent les CAO et si ces centres d'Accueil et d'Orientation sont occupés, car ceux du centre de Paris continuent de se faire impitoyablement expulser, pour toujours finir par revenir. 

La semaine dernière, "de gros rochers ont pris leur place". Charmante formule pour reporter à plus tard la désignation de ceux qui ont mis là ces blocs... "Une décision qui énerve les associations," rapporte la presse qui continue de chercher les responsables de cet acte d'hostilité.

Pour empêcher l'installation d'un nouveau campement, des blocs de pierre ont été déposés par la ville de Paris. L'agence de presse aurait pu écrire que la Mairie de Paris - pas aussi passive qu'il y paraît - est coupable de la basse besogne, mais non : la rhétorique a accompli son oeuvre de disculpation.

Les migrants qui avaient l'habitude de passer la nuit sous un pont de la porte de la Chapelle, ont appris que celui qui va à la chasse perd sa place. Pour la municipalité 
Centre de transit pour hommes
au 70 boulevard Ney,
près de la Porte de la Chapelle
- qu'il est cruel de rappeler que, malgré les apparences, elle est socialiste et donc sociale, exemplaire et j'en oublie - il s'agit d'éviter les regroupements, mais aussi d'une mesure de sécurité à l'égard des migrants : l'Etat-PS assurait qu'il n'avait pas d'autre préoccupation que la salubrité publique et l'hygiène des migrants de Calais, alors, à Paris pareillement, la citoyenne-maire socialiste, Anne Hidalgo, pourtant elle-même migrante en son temps, brandit maintenant l'excuse de travaux qui ne pourraient plus attendre et qui doivent  bientôt être impérativement entrepris à cet endroit précis.

Indignation des associations d'aide aux migrants

De quoi provoquer la colère des bénévoles qui viennent en aide aux migrants. Ces derniers s'étaient en effet installés sous ce pont pour y être à l'abri des intempéries. Faute de places en CAO ?
L'endroit est à proximité d’un centre d’accueil ouvert en novembre dernier, mais qui est déjà exploité au maximum de ses capacités, sans que les élus - ô combien compassionnels devant la presse ébaubie - ne prennent l'initiative d'une autre ouverture. 

Les associations déplorent que ce centre soit saturé et dénoncent une politique de la ville qui veut rendre les migrants invisibles.

VOIR et ENTENDRE
les témoignages d'avant-hiver par des migrants vêtus de neuf et propres, mais souffrant du froid. Pas moins qu'en Afghanistan :

Le vendredi 16 décembre dernier, alors que l'hiver était déjà là, plus de 300 migrants avaient été expulsés d'un camp à Saint-Denis à quelques centaines de mètres à peine du centre d'accueil ouvert un mois plus tôt à Paris, déjà pour éviter la reconstitution de nouveaux campements. Plus d'un mois après le démantèlement de la jungle de Calais, leur prise en charge n'était toujours pas réglée. Si certains sont recueillis dans des centres d'accueils en région, d'autres sont laissés se disperser partout en France et ils sont encore nombreux à dormir dans la rue.

Pendant ces semaines,
les membres du gouvernement se focalisent sur leur reconversion en avril et leur retour au Parlement en juin: ils ont d'autres soucis en tête que les migrants.

Les artistes parisiens sont-ils là où ils devraient être ?

On aurait pu les trouver au côté des migrants, comme les Balasko, Béart ou Rochefort en pull cachemire auprès de DAL, mais le dimanche 20 novembre 65 artistes lançaient un appel dans les colonnes du JDD : "Stop au Hollande-bashing !". Parmi les signataires, un grand nombre d'acteurs : Catherine Deneuve (en Yves Saint Laurent), Juliette Binoche (en négligé), Gérard Darmon (en tenue de golf) ou Sylvie Testud (Les Blessures assassines, au cinéma, et Le ciel t'aidera, en roman). Mais aussi Benjamin Biolay (famille Opinel, les couteaux), l'urgentiste Patrick Pelloux (Charlie hebdo) et l'athlète Yohann Diniz (ex-soutien de Martine Aubry). Tous dénoncent un acharnement contre François Hollande. L'acteur Denis Podalydès n'est pas content : "On fait comme si tout le quinquennat de François Hollande était à jeter"...

Et dans Libération,des artistes se sont bougés non pas pour 
Théo Luhaka, victime de viol présumé, mais contre les violences policières, en général.
Rédigée le 15 février par un ex-adjoint au maire et aujourd’hui élu (DVG) de l’opposition à la mairie de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le Martiniquais Steevy Gustave, cette tribune est notamment signée par les chanteurs Patrick Bruel, Hugues Auffray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May (ex-Darmon, ci-dessus), l'humoriste Anne Roumanoff, encore sous le choc de son divorce avec le père de leurs deux filles, le directeur du festival d'Avignon Olivier Py, "qui a toujours revendiqué son homosexualité", ou encore le réalisateur Nils Tavernier (fils de... Bertrand Tavernier qui soutint Hollande et a fait jouer Julie Gayet.
Pour ces artistes, l'humanitaire, ça va un peu, après...

 

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