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lundi 13 février 2017

Sans munitions, la presse reprend le feuilleton Fillon de l'affaire Penelope

1er février-13 février, le sénateur Houpert repart à la charge

La présomption d'innocence ne compte pas pour les frondeurs Les Républicains 

Alors que l'affaire Penelope Fillon s'éternise sur le terrain judiciaire, quelques parlementaires Les Républicains plaident pour un renoncement de François Fillon à la présidentielle, comme Hollande.

Le jeudi 2 févrierGeorges Fenech, député sarkozyste du Rhône, avait été l'un des premiers à réclamer le retrait de François Fillon de la course à l'Élysée. "J'avais parlé du Titanic... Nous sommes en dessous de la ligne de flottaison là !", avait brocardé l'élu, estimant la primaire caduque.
Le lundi 6 février, à l'initiative d'une pétition de parlementaires appelant à écarter le candidat désigné, il continuait de mettre la pression, annonçant sur RFI sa volonté de publier la liste des élus sur la même ligne que lui. 

De leur côté, les fillonistes et le parti envisageaient de punir le député, en lui refusant l'investiture aux prochaines législatives. Une crise interne que la conférence de presse de François Fillon semble aurait calmée.


Houpert  reprend les propos du juge Georges Fenech (LR)
Invité ce mercredi de Public Sénat le 1er février dernierle sénateur de Côte-d'Or avait plaidé pour une candidature alternative de la droite et du centre. "Je pense que Fillon doit arrêter", a-t-il abdiqué face aux différentes attaques du Canard Enchaîné, anarchiste, et de Mediapart, révolutionnaire, une fois désigné le favori de la droite républicaine.

VOIR et ENTENDRE les propos, très durs, tenus par le sénateur LR, au nom des partisans d'un changement de champion en cours de combat 

Les craintifs comme Alain Houpert, battu à la municipale de Dijon, estiment que la "primaire a été faussée" et que "les électeurs ont le sentiment d'avoir été victimes de mensonge, de manipulation". "Les gens veulent la vérité; ils veulent que ça change; ils veulent changer de cap", avait-il déjà soutenu.

Houpert entre dans le jeu des fauteurs de trouble institutionnel

Ce mardi 13 février, sur LCI, Alain Houpert, sénateur de Côte d'Or, a repris son bâton de pelerin, faisant le jeu de la gauche qui appelle à la VIe République et veut déstabiliser la Ve. Après avoir organisé une primaire, certains en contestent le résultat, sur la foi d'accusations issues de fuites organisées (par le ministère public dépendant du ministre de la Justice) dont profitent des organes de presse en difficultés financières et subventionnés par l'impôt, comme Mediapart ou Le Point. 

"Je pense qu'il faut changer d'homme; il faut avoir le courage et l'honneur de le faire. Il faut que François Fillon se défende et ensuite que nous, nous gagnions la présidence de la République parce que les gens veulent une alternance, ils veulent change de cap", a-t-il indiqué.

VOIR et ENTENDRE Alain Houpert repartir à la charge le 13 février, pour L'Opinion, dans les mêmes termes que devant la caméra de Public Sénat, le 1er février :

Alain Houpert réitère son accusation selon laquelle  la "primaire a été faussée" et s'exprime, selon lui, au nom des électeurs qui "ont le sentiment d'avoir été victime de mensonge, de manipulation". "Les gens veulent la vérité, ils veulent que ça change, ils veulent changer de cap", a encore soutenu le frondeur, pensant être représentatif de l'ensemble.

Rebond de la fronde, alors que, le 6 février, Georges Fenech ne réclamait plus le retrait de Fillon 

Le 6 février sur RFI, tout en demandant le retrait de François Fillon, sous la menace d'une liste de parlementaires pétitionnaires, le député sarkozyste du Rhône avait tempéré ses propos:   
"L’important, c’est que ce soit les Français qui soient convaincus. Il a dit sa vérité, il a présenté des excuses. Moi, j'ai eu le sentiment que cette explication devait avoir lieu, elle a eu lieu et je m'en félicite ! Une explication évidemment, devant les Français, une forme de mea culpa, d'excuses, en ce qui concerne des pratiques anciennes et malheureusement largement répandues", a souligné Georges Fenech, au micro de BFM TV. "Il n'en reste pas moins que l'information est importante: c'est-à-dire qu'il nous dit, "je serai candidat quoi qu'il arrive" aujourd'hui, sauf dans l'hypothèse plausible de sa mise en examen, "aucune autre autorité légitime ne peut m'empêcher d'être candidat", relève l'ancien magistrat.
"J'espère m'être trompé," avait-il conclu parce que la difficulté que nous allons rencontrer, c’est le télescopage entre le calendrier judiciaire et la campagne électorale. Est-ce que cela ne va pas rendre inaudible sur le terrain, la défense d’un projet présidentiel ?" s'interroge-t-il. Et de glisser: "J'espère que, le 23 avril, nous n'aurons pas la gueule de bois", d'autant que le Parquet national financier pourrait ne pas craindre de mener le jeu du gouvernement en prenant une décision politique.

La détermination du candidat contraste fermement face à l'indécis qui encore quelques jours plus tôt ne voulait plus entendre parler du candidat Fillon. "Ce n'est pas la réponse que nous avions la semaine dernière quand il nous a demandé 15 jours. Aujourd'hui, nous savons qu'il sera candidat jusqu'au bout ! Donc l'important pour toute la famille des Républicains, c'est d'acter cette décision définitive, et de faire campagne pour François Fillon, pour convaincre nos concitoyens que c'est le candidat et le projet qu'il faut élire". 

Ce soutien du bout des lèvres peut-il rappeler à la juge du PNF que la politique n'a pas sa place dans une décision judiciaire qui serait prise après le vote de plus de quatre millions de sympathisants et que les sanctions promises puissent attendre cinq ans. Bien que les accusations portent sur une profession d'assistant parlementaire non réglementée depuis 1975 et sur une période de huit ans (entre 1988 et 2013).

La procureure Eliane Houlette avait été extrêmement réactive, à 64 ans, voire zélée.

Le nom de cette juge pour enfants avait été proposé à ce poste par la garde des Sceaux, Christiane Taubira. Qui soutient Benoît Hamon, le candidat du PS.
A peine installée, le 1er février 2014, la procureure Houlette ouvrait une information judiciaire contre Nicolas Sarkozy, laquelle n'a pas manqué de déboucher sur des mises en examen  pour violation du secret de l'instruction et trafic d'influence.Or, dans la foulée de la publication d'un article du "Canard Enchaîné" du 25 janvier accusant Penelope Fillon, l'épouse du candidat de la droite à la présidentielle, d'avoir occupé un emploi fictif, le Parquet national financier a annoncé le... mercredi 25 janvier l'ouverture d'une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits. Elle a été confiée à l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).
La procureure du parquet national financier tient
entre ses mains le sort de la prochaine élection présidentielle. Volera-t-elle ce scrutin majeur au peuple ?
La diffusion des fuites du ministère par le Canard enchaîné sur la femme du candidat LR à la présidentielle a permis à l’hebdomadaire anarchiste de réaliser des ventes record figurant parmi les plus importantes de ses cent ans d’existence.
Le jour J, le journal s’est vendu à plus de 500.000 exemplaires, presque 100.000 de plus que ses ventes moyennes en kiosque en 2015 (300.000 exemplaires)
L'attentat islamiste du 7 janvier 2015 avait pareillement renfloué les caisses de Charlie hebdo.

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