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dimanche 12 mars 2017

Cachez ce nez de Macron que le "politiquement correct" ne saurait voir

Les Républicains contraints de retirer un dessin anti-Macron, jugé antisémite

Sur les réseaux sociaux 
qui seraient mieux nommés "réseaux politiques", 
les militants associatifs ont instrumentalisé une infographie diffusée par LR


GD associe banque Rothschild
et nez crochu : est-ce
une provocation antisémite?
Elle présente Emmanuel Macron en banquier allié de tous les déboussolés, communistes et libéraux, juifs et chrétiens ou hétéros et homosexuels dans le même coffre de banque. Tous les clichés s'y trouvent concentrés, du nez crochu, selon les media pro-palestiniens au chapeau haut-de-forme de banquier à gros cigare, rituels de la presse antilibérale, et coupe-cigare en forme de faucille communiste, rien qui ne choque un lecteur de Charlie hebdo, défenseur du second degré et du droit à la liberté d'expression. Mais il se trouve que le montage posté sur Twitter en fin de matinée ce vendredi est un visuel officiel de la campagne de François Fillon, issu des rangs LR, et ça change tout ! Il a donc suscité de nombreuses réactions outrées sur les réseaux sociaux pourtant sympathisants de Charlie hebdo.

Consacrée non pas à l'homme Macron mais à l'entourage du candidat  d'En Marche ! et intitulée "la vérité sur la galaxie Macron", cette infographie présente 12 élus et personnalités lui ayant apporté leur soutien au cours des dernières semaines. D'une manière ou d'une autre, le parcours de chacun d'entre eux est lié au PS, à François Hollande ou au communisme : Robert Hue (PCF), Bertrand Delanoë (PS), François Bayrou (centriste soutien du PS), Jacques Attali (collaborateur de Mitterrand et Hollande) ou encore des hommes d'affaires tel que l'actionnaire de "L'Obs", hebdomadaire sorti des Sanisettes de Claude Perdriel, et aussi du journal Le Monde (organe officieux du PS), Pierre Bergé, présenté comme un "soutien de François Hollande en 2012". Il en manque, notamment Patrick Drahi, propriétaire des media Libération et aussi du groupe L'Express, par l'entremise du SFR Group, ou Alain Weill, patron de BFM TV, surnommé BFM comme Macron.
Ainsi est-il plaisant de lire ce tweet du très partisan Nicolas Domenach, spécialiste en farces et attrapes nauséabondes :
Le ralliement à Macron, ancien collaborateur de l'Elysée, d'anciens ministres de Hollande, telles Nicole Bricq ou Michèle Delaunay (rivale socialiste de Juppé à Bordeaux), confirme la connivence entre le président sortant et le banquier-candidat et le président sortant. Si Macron est l'héritier de Bayrou, il est aussi le préféré de Hollande, contre le socialiste Hamon, candidat officiel du PS, issu de sa primaire.


Des réactions ambiguës de la gauche anti-sioniste
"Intéressant ce choix d'illustration qui rappelle les plus grandes [sic] heures de l'antisémitisme", a rapidement commenté l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron sur Twitter. De nombreux internautes ont également cru reconnaître l'esthétique de la propagande antisémite de la presse d'extrême droite des années 1930.
"L'usage de vocables et de représentations puisant dans l'imaginaire antisémite est extrêmement préoccupant pour la qualité républicaine des débats mais aussi pour l'état d'esprit qui prévaut dans certains états-majors", a dénoncé  le porte-parole d'En Marche!, Benjamin Griveaux.
Benjamin Griveaux est un ancien collaborateur (assistant parlementaire?) du député Dominique Strauss-Kahn (2003-07), tout en étant membre du conseil d'administration de Mediane Conseil (2006-13) mais aussi vice-président de la communauté d'agglomération du Grand Chalon, en charge du développement économique et de l'aménagement du territoire (2008-14), en tout bien, tout honneur, sans conflit d'intérêts ?
Peut-on être conseiller auprès de Marisol Touraine
, ministre des Affaires sociales et de la Santé, de 2012 à 2014, et, sans transition, directeur de la communication et des relations institutionnelles du groupe Unibail-Rodamco, premier groupe coté de l'immobilier commercial en Europe, spécialisé dans la gestion, la promotion et l'investissement de grands centres commerciaux et de leur parapharmacie.

De plus, en 2008, Benjamin
Griveaux occupa le poste de vice-président du Conseil général de Saône-et-Loire et vice-président de la communauté d'agglomération du Grand Chalon, jusqu'en 2014, un temps où il était collaborateur de la ministre Marisol Touraine.
A noter que Montebourg était député de ce département de 1997 à 2012 et président du Conseil général de Saône-et-Loire en mars 2008, mais qu'il soutient Hamon.
Mais, à l'inverse, de quel droit la gauche totalitaire interdirait-elle de dénoncer tel ou tel membre extrémiste quand elle présente elle-même en visuel des montages inverses ? 
Assimiler à l'extrême droite le Mouvement pour la France (MPF), d'inspiration souverainiste et présidé par Philippe de Villiers, se situe au même niveau de manipulation de l'opinion que d'associer le socialiste Chevènement à Lutte Ouvrière de Nathalie Arthaud... Ensuite, Gérard Longuet fut à Occident un proche d'Alain Madelin qui s'est rallié à Macron. Le 12 juillet 1967, cette recrue de Macron fut condamnée pour "violences et voies de fait avec armes et préméditation".

Quand Fillon a dans son entourage d'ancien militants de l'extrême droite au temps de leur jeunesse, Macron a choisi d'accueillir Robert Hue, sept ans secrétaire national (1994-2001), puis président (2001-2003) du Parti communiste français (PCF), alors âgé de 57 ans.


L'infographie n'était pourtant qu'une reprise du dessin du caricaturiste maison Xav, intitulé "Macron accueille un communiste !", déjà tweeté dans la semaine par le compte du parti au moment du ralliement de l'ex-PCF Patrick Braouezec. Le haut de forme de Macron selon Xav n'avait pas interpellé, malgré le nez aquilin, pas plus que le cigare des banquiers dans la mythologie de la gauche antilibérale, qui n'aime pas les riches, à l'instar du candidat Hollande, en 2012.
Par le passé, ce dessinateur, Xav, a régulièrement caricaturé Emmanuel Macron coiffé d'un chapeau haut-de-forme et avec un grand nez (à droite) pour la ressemblance avec l'original. Que dire du nez dont Riss affuble Macron, à gauche ?

Les Républicains ont retiré le tweet en milieu d'après-midi
: "Pour éviter toute polémique inutile, nous retirons notre dernier visuel", commente le parti dans un tweet, sans toutefois formuler d'excuses. "En aucune manière nous n'avons voulu heurter par la caricature". Avant de publier une nouvelle version de l'infographie, agrémentée cette fois d'une photo de l'intéressé.

Le tweet du 7 mars comprenant la caricature polémique a également été supprimé par l'équipe numérique du parti.
Restent les dessins de Riss: le chapeau haut de forme ne dérange plus. C'est une question de faciès, du dessinateur politique...
Image associée

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