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lundi 13 mars 2017

Comment, dans la crise entre Turquie et Pays-Bas, Hollande ternit un peu plus l'image de la France

Aucun pays de l'UE n'autorise la propagande turque hormis la France, mais Challenges accuse Fillon d'exploiter le conflit

François Fillon déplore que François Hollande de "rompe la solidarité européenne"

Le raisonnement du journal du groupe L'Obs (anciennement Le Nouvel Observateur), propriété du groupe Perdriel (Sciences et Avenir, Historia et Le Magazine littéraire), mais acquis - avec Rue89- aux deux tiers en janvier 2014 par les hommes d'affaires socialistes Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse, déjà détenteurs du groupe Le Monde est plus que tiré par les cheveux.

François Fillon reproche à François Hollande d'accueillir à Metz le ministre turc des Affaires étrangères, alors qu'il a été refoulé des Pays-Bas pour propagande pro-Erdogan. Challenges s'en prend alors à Fillon lui reprochant de "consolider la confiance auprès des anti-étrangers"... 
En cette période de campagne que le Parquet a fait verser dans le caniveau de la presse du même nom, "les occasions pour François Fillon de s'exprimer sur d'autres sujets que les accusations contre sa personne sont précieuses," estime l'hebdomadaire socialiste -avec l'AFP- que le programme, même économique, de la droite républicaine semble intéresser moins que la polémique. 

Ainsi, l'ancien Premier Ministre s'est exprimé à propos de la crise diplomatique qui oppose la Turquie et les Pays-Bas. Challenges et l'AFP accusent : "Il [le candidat] en profite pour expliciter sa position sur les questions internationales. Un moyen de conforter son électorat anti-étranger, sous couvert de l'argument de la solidarité européenne."

François Fillon a en effet désapprouvé le laisser-faire de François Hollande sur le territoire français, membre de l'Union européenne comme les Pays-Bas. Le candidat reproche au président de rompre "de manière flagrante la solidarité européenne" en autorisant la tenue dimanche à Metz d'un meeting électoral en présence du ministre turc des Affaires étrangères. "Il est évident qu'une position commune aurait dû prévaloir pour gérer les demandes turques. Le gouvernement français aurait dû empêcher la tenue de ce meeting", écrit le candidat de la droite à la présidentielle dans un communiqué.

Le gouvernement néerlandais a refusé samedi l'entrée sur son territoire au ministre turc des Affaires Etrangères

Mevlut Cavusoglu entendait y tenir une réunion politique en vue du référendum constitutionnel voulu par Erdogan. L'agence de presse et, dans son sillage, le groupe de  presse soutiennent la position gouvernementale et l'initiative de la Turquie contre nos alliés européens

"Le ministre turc était aussitôt accueilli en France avec empressement par le gouvernement de François Hollande", écrit François Fillon pour qui "cette affaire a été mal gérée de bout en bout. 

De plus, deux de nos plus proches alliés, l'Allemagne et les Pays-Bas, ont été publiquement insultés de façon inqualifiable par les dirigeants turcs", poursuit le candidat de la droite. Dimanche, le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé un comportement rappelant "le nazisme et le fascisme" après le refoulement de l'émissaire turque par les Pays-Bas, menaçant ce pays qui"paiera le prix". 

Une semaine plus tôt, il avait assimilé à des "pratiques nazies" l'annulation de meetings de ses soutiens en Allemagne. Or, Metz, ville gérée par un socialiste, est située à 68 km de Sarrebrück (soit 52 mn par le train), dès 5 euros par bus depuis Metz...

En France, les étrangers peuvent faire ce que bon leur semble. 
La dérive autoritaire du président turc ne sort pas le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, de son coma politique. En 2016, Erdogan a renforcé sa position à la faveur d'une tentative de coup d'État dirigé contre son régime et il s'est livré à de nombreuses arrestations dont des députés de l'opposition, au licenciement d'employés du secteur public et à la mise en place de réformes sécuritaires, mais personne n'habite au Quai Branly. 
La presse turque est muselée, mais l'AFP, et les millionnaires Pierre Bergé, Xavier Niel et Mathieu Pigasse ne sont pas des patrons de presse solidaires : ce sont des militants attachés au maintien de l'emprise socialiste et opposés à l'alternance préjudiciable à leurs affaires.

La Turquie peut postuler à l'entrée dans l'Union européenne : elle dispose de soutien des socialistes français et de sa presse... 

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