POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

samedi 18 mars 2017

Macron charge Bayrou des attaques fratricides au centre

Bayrou (MoDem) dénonce les "attitudes mercantiles" de l'UDI

Le maire de Pau distribue les coups bas sans rechigner 

L'UDI a validé mardi soir l'accord avec Les Républicains sur les investitures pour les législatives. François Bayrou, président du MoDem (65 ans) et soutien d'Emmanuel Macron (39 ans), se sent menacé dans ses efforts de reconstitution d'un tissu d'élus MoDem et, sur CNews mercredi, a dénoncé des "attitudes mercantiles" chez ses rivaux.
C'est le coup de pied de l'âne béarnais, en réponse à l'interrogation de Jean-Christophe Lagarde, il y a un mois, le 15 février devant l'Association des journalistes parlementaires : le président de l'UDI ne voyait déjà pas l'utilité d'une candidature du maire de Pau à l'Elysée. Lagarde s'était référé aux enquêtes d'opinion "à prendre avec toutes les pincettes du monde", mais qui, selon lui, "semblent dire que sa candidature serait quelque chose de neutre, dans le sens où il prend un point à Le Pen, un point à Mélenchon, un point à Macron, un point à Fillon...".

Bayrou a abandonné Juppé et accepté sa vassalisation à Macron mais  il n'a pas craint de dénoncer des "contorsions" chez d'autres. "Ils échangent des soutiens qu'ils rejetaient contre des circonscriptions. Il y a là quelque chose qui est pour moi moche", selon le paria du paysage politique.
Jean-Christophe Lagarde a constaté une rupture définitive "entre l'ambition présidentielle de François Bayrou et nous [l'UDI, 32 députés, contre aucun du MoDem]". Le président de l'Union des démocrates indépendant a en revanche réitéré son soutien à François Fillon. "Je ne pense pas que ce qui lui est reproché le disqualifie pour exercer la fonction de président de la République", a notamment déclaré le député-maire de Drancy. 

Jean-Christophe Lagarde exprime plusieurs interrogations après la soumission politique du sexagénaire au trentenaire. "Être centriste, ce n'est pas être bonapartiste. Ca veut dire qu'on adhère à un projet, pas à un homme. Je trouve le timing assez curieux de choisir de rejoindre un homme sans connaître le projet", lance-t-il. Avant d'avouer être quelque peu "troublé" alors que François Bayrou a, à plusieurs reprises, critiqué Emmanuel Macron.

L'UDI (Union des démocrates et indépendants) a confirmé son "attente" des "initiatives" annoncées par le candidat de la droite

Confiant, il a validé mardi soir l'accord avec LR sur les investitures à l'issue d'un bureau exécutif. L'avenir du MoDem est en revanche lourdement hypothéqué par les contorsions de Bayrou qui ne dispose plus d'aucun représentant à l'Assemblée nationale: son compagnon de route, le pittoresque Jean Lassale, a obtenu les parrainages lui permettant de lancer sa campagne, avec l'approbation de Gérard Schivardi,"socialiste, républicain et laïc", 0,34 % des suffrages exprimés à la présidentielle de 2007, avec le soutien du Parti des travailleurs (PT), aux relents trotskistes.

Rallié au candidat qui défie les instances socialistes officielles, Bayrou poursuit sa chute et ses incohérences. "Moi, je pense à ceux qui ont cru (...) qu'il y avait là un mouvement de centre-droit, comme ils disent, et ils vérifient aujourd'hui que si le centre n'est pas indépendant, il n'existe pas", a reconnu le président du MoDem qui s'est lié au mouvement du banquier Macron, "En Marche !".
 
"Et il [le mouvement de centre-droit] disparaît. Et pour moi ces attitudes-là, ces contorsions, c'est des briseurs de rêve", raconte le "loser". 

Bayrou se félicite des chances de son jeune maître
Il a par ailleurs jugé que l'ancien conseiller de Hollande, avec qui il a fait alliance le 22 février, est aujourd'hui "en situation non seulement d'être au deuxième tour, mais peut-être même d'être au 2e tour de manière extrêmement positive". 
"Je ne crois pas que la partie de l'électorat avec laquelle je suis le plus en phase soit fragile. Je crois exactement le contraire", a insisté Bayrou. 

Bien que général poisseux à la tête d'un électorat pelé, Bayrou rêve toujours que les intentions de vote des sondages favorables au candidat En Marche! se concrétisent dans le secret des isoloirs depuis cette alliance. Mais les sondés réagissent en fonction d'une actualité  changeante et sont instables.

Selon Lagarde, Bayrou "visait l'Élysée, désormais il vise Matignon"...
Or, en général, on nomme à Matignon l'homme politique qui possède à l'Assemblée nationale le plus de députés... 
Bayrou joue une nouvelle fois perdant-perdant.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):