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jeudi 19 octobre 2017

Bertrand Cantat : polémique autour des InRocks

Le beau-frère de Cécile Duflot a tué sa compagne; Les InRocks fait pourtant sa promo

L'AFP peine à nommer le magazine

"La photo en Une d'un magazine du chanteur français Bertrand Cantat, 
condamné pour avoir tué sa compagne, l'actrice Marie Trintignant, en 2003 à Vilnius, a suscité une vive polémique en France, en plein scandale Weinstein sur les violences contre les femmes."

L'AFP le nomme seulement pour souligner que, dans un éditorial, le magazine Les Inrockuptibles a exprimé mardi des "regrets" pour son "parti pris éditorial" et reconnu que sa couverture du 6 octobre était "contestable", plutôt deux fois qu'une, puisqu'elle fait la promotion du nouvel album solo de Bertrand Cantat.

Des regrets sous la pression de nombreuses réactions indignées

Le magazine Elle a publié un cinglant éditorial  intitulé " 'Au nom de Marie', pour toutes les femmes victimes de la violence des hommes", du moins certains..., publié lundi sur les réseaux sociaux.

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Apologie de "l'amour vache" ?
Dans un simple "avis à [ses] lecteurs", l'éditorialiste anonyme des Inrockuptibles (Les Inrocks) rétropédale à contre-coeur évoquant "la souffrance qu'a pu engendrer cette couverture nous a profondément touchés".

"Les réactions qui ont suivi (...) nous ont bouleversés, assure le Tartufe. Tout cela nous engage et nous engagera à faire toujours preuve de vigilance dans notre façon de traiter et de mettre en scène les sujets que nous estimons importants. Pour un magazine comme Les Inrockuptibles, le retour de Bertrand Cantat à la musique en fut un", maintient le magazine qui ne revient que du bout des lèvres sur son choix éditorial de mettre le meurtrier en vedette. 

Le frère de Bertrand Cantat 
avec sa compagne, Cécile Duflot
Toutefois, "le mettre en couverture était contestable. A ceux qui se sont sentis blessés - dont Les InRocks n'est nullement - , nous exprimons nos sincères regrets", poursuit l'éditorial, prétendant a posteriori que le choix de cette Une a suscité de nombreux débats en interne.

De vives réactions obligées de Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat française chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes. 

Mme Schiappa se garde d'appeler au désabonnement...

Et pourquoi cette retenue de la ministre et de l'AFP ?
Le propriétaire des InRockuptibles n'est autre que le banquier Matthieu Pigasse.
Et le vice-président de la banque Lazard en Europe contrôle le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova, ainsi que co-actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post.
En 2012, au titre de l'aide à la presse, Les Inrockuptibles reçoivent 329.000 € de subvention de la part de l'État auquel Schiappa appartient.
La Une des "Inrocks" dédiée à l'ex-leader de Noir Désir Bertrand Cantat en faveur de son premier disque solo à paraître, a également fait bouger une autre féministe, Laurence Rossignol, ancienne ministre du Droit des femmes.

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"Marie Trintignant, on ne t'oublie pas. Il faudra davantage que la médiatisation obscène de Bertrand Cantat pour éteindre ta flamme", écrit Elle, magazine clairement militant pour la cause des femmes depuis plus de dix ans, notamment depuis la candidature socialiste de Ségolène Royal en 2007. 

"Avec cette grâce si singulière, son visage est devenu celui de toutes les femmes victimes de la violence des hommes", résume la journaliste Dorothée Werner dans son éditorial qui fait l'amalgame de tous les hommes, rappelant que 123 femmes ont été tuées en France par leur conjoint en 2016, sans nuance sur le milieu d'origine des des auteurs de ces crimes contre les femmes.

Et, au passage, Elle  n'hésite pas à instrumentaliser l'actualité du monde du cinéma.
"A toutes ces femmes comme aux actrices contre Weinstein, (...) il en faut, du courage", souligne-t-elle, faisant référence au scandale au retentissement planétaire visant le producteur américain Harvey Weinstein, accusé de viols et de multiples harcèlements sexuels, confondant homicide - un "féminicide" pour lexpress.fr - et dépravation sexuelle.

Le journal Le Monde procède au même mélange.
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Solidaire de son confrère, le salarié de Pigasse choisit les citations des InRocks sur le journalisme qui "exige, parfois, d’aller questionner les zones d’ombre, d’aller au-delà des frontières et des évidences, quelles qu’elles soient". Nous culpabiliserions presque de ne pas comprendre la "pensée complexe" des psys des InRocks et Le Monde, les amis de Macron, réunis dans le même plaidoyer pro domo...
Puis, l’hebdomadaire hasarde une seconde justification, selon laquelle " l’histoire de Bertrand Cantat fait partie de celle des InRockuptibles, depuis les années 1980", Noir Désir ayant participé, selon lui, à la "construction de [son] identité". C’est d’ailleurs pourquoi le journal avait choisi, en 2013, de publier la première interview de Bertrand Cantat depuis le drame de Vilnius dix ans auparavant, explique-t-il aux "illettrés".





Et 20 minute se pose la question qui tue : "
Bertrand Cantat est-il redevenu un chanteur comme les autres?" (12 oct. 2017)

L'impudique Les InRocks se porte même à l'avant-garde du combat féministe
"Les débats qui, la semaine passée, se sont fait jour, nous motivent aussi et surtout à poursuivre dans ces colonnes notre lutte contre les violences faites aux femmes. A continuer chaque jour le travail de déconstruction d’une domination masculine qui écrase les femmes, comme le prouve l’enquête que nous consacrons cette semaine au milieu du cinéma après la révélation de l’affaire Weinstein. A relayer les idées féministes comme cela a toujours été le cas. Il était important pour nous de vous dire cela."
Chaque réapparition artistique et médiatique de Bertrand Cantat, ex-chanteur du groupe Noir Désir, comme lors de son retour discographique en 2013 avec le groupe Détroit, suscite des réactions de rejet depuis le drame de 2003.

Sa compagne d'alors, l'actrice Marie Trintignant, avait succombé sous ses coups après une violente dispute, et Bertrand Cantat avait été condamné à huit ans de prison pour homicide.
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Il en a purgé quatre, dont un en Lituanie, avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 2007. Depuis juillet 2011, son contrôle judiciaire a pris fin.
Il est quitte... Les InRocks l'est-il aussi ?

Des CRS en mission doivent partager le même hôtel que des migrants

Le gouvernement loge des CRS dans le même hôtel que les migrants qu'ils viennent d'évacuer

Collomb et ses services manquent-ils d'égards envers les policiers ?

Nord : des CRS logés dans le même hôtel que les migrants qu'ils venaient d'évacuerChargés du service d'ordre du démantèlement du camp de migrants du Puythouck, à Grande-Synthe (Nord), mardi 19 septembre au matin, des policiers ont appris que des clandestins étaient logés dans le même hôtel que le leur, rapporte La Voix du Nord
Très tôt le mardi 19 septembre, les forces de l’ordre ont bouclé la zone. Plus de 200 policiers – des gendarmes mobiles, des CRS, des fonctionnaires de la police aux frontières (PAF), des hommes du commissariat de Dunkerque ont empêché toute entrée ou sortie au Puythouck. Les bénévoles des associations ont été escortés jusqu’aux abords du Puythouck pour les écarter du dispositif.

Ce n'est que lorsque le premier des douze bus mobilisés au transport des migrants  évacués s'est dirigé vers leur propre hôtel que les fonctionnaires de police de leur escorte se sont rendus compte de la délicatesse de leurs supérieurs.

Stupéfaits, les fonctionnaires de police ont alors prévenu leurs syndicats des risques que leur hiérarchie leur faisait courir. Il était inconcevable que des personnes évacuées le matin même contre leur gré partagent le même bâtiment le soir venu
"C'est la première fois que ça arrive", lance à franceinfo Christophe Canon, au nom des 22 CRS logés dans l’hôtel Première Classe de Rouvignies, près de Valenciennes.


"Evidemment, c’était une situation intenable pour les CRS. Il a fallu monter au créneau pour trouver un nouvel hôtel aux collègues", explique à franceinfo Christophe Canon, délégué du syndicat UNSA du Nord pour les CRS.

"Si on avait su, on aurait escorté directement les migrants à l’hôtel, plutôt que d’affréter des bus privés pour les acheminer," ironise-t-il.
"Maintenant, on cherche à savoir qui a pris cette initiative de débloquer des places dans le même hôtel que les CRS", poursuit le syndicaliste, certain qu’il ne s’agit pas d’une décision délibérée. "Mais il y a eu de toute évidence un dysfonctionnement. On cherche à comprendre pour que ça ne se reproduise plus."

Les CRS ont finalement changé d'hôtel

Le service logistique de la police a alors pris la décision de mettre en sécurité les fonctionnaires concernés dans un autre établissement, dans la même zone.

"C'est un couac dans l'organisation de la préfecture, dénonce le syndicaliste. Ce sont eux qui ont pris la réservation de l'hôtel." La préfecture aurait, selon le syndicaliste, été pris de cours devant le nombre de migrants. Sans place suffisante dans les centres d'accueil, ils se sont repliés sur cet hôtel de Rouvignies. "Nous allons demander à notre hiérarchie et à la préfecture de prendre des mesures afin que cela ne se reproduise pas".
Lors de l’opération d’évacuation de la 'jungle' du Puythouck, la préfecture a annoncé qu’elle avait pris en charge 557 migrants dont 60 enfants – seize personnes ont été interpellées, faisant pour la plupart l’objet de reconduite à la frontière.

Affectés à des missions de maintien de l'ordre dans des quartiers sensibles de Lille et de sa banlieue, les policiers étaient détachés spécialement à Grande-Synthe pour l'évacuation du camp. 

La préfecture n'a pas manifesté sa volonté de transparence avec franceinfo qui l'interrogeait. De son côté, le groupe hôtelier - Louvre Hotels Group, détenu (avec Kyriad et Campanile) par Starwood Capital Group (SCG), une société privée américaine de gestion d'investissements - affirme en revanche à franceinfo que le groupe de migrants n'est resté qu'une seule nuit dans l'hôtel.
En 2005, Starwood Capital Group fit l’acquisition du Groupe Taittinger et de sa filiale, la Société du Louvre et de ses sociétés affiliées, dont la Cristallerie Baccarat, l’Hôtel Lutetia, l’Hôtel du Louvre à Paris, l’Hôtel Martinez à Cannes et les parfums Annick Goutal
Or, la présidente des parfums Annick Goutal n'est autre que Brigitte Taittinger qui laissa toute la place aux Sud-Coréens d'Amore Pacific, propriétaires de l'entreprise, déjà propriétaire de la licence des parfums Lolita Lempicka. 
Et Brigitte Taittinger est l'épouse en secondes noces de Jean-Pierre Jouyet qui fut secrétaire général de la présidence de la République sous ...François Hollande, lequel a donné sa première conférence internationale rémunérée à l'occasion du "World Knowledge Forum", mardi 17 octobre 2017, à Séoul (lieu de naissance de Fleur Pellerin et de Jean-Vincent Placé qui furent ses ministres) en ...Corée du Sud. 

Des centres de villes moyennes se meurent en France

Vierzon, Châtellerault, Carcassonne, Auxerre... parmi les centres-villes sinistrés

Les commerces de proximité ferment les uns après les autres et le phénomène s'aggrave de plus en plus dans les villes moyennes.

Résultat de recherche d'images pour "centres ville sinistres"Un rideau sur quatre est baissé dans le coeur de Vierzon ou Châtellerault. 
Des  travaux d'agrandissement ou des décès de commerçants ne sont pas en cause. Pire encore, raconte le magazine spécialisé LSA, Libre Service Actualités, revue professionnelle hebdomadaire spécialisée dans le commerce, la distribution et la grande consommation, le mouvement ne faiblit pas et les fermetures s'accélèrent. Des boutiques baissent rideau, d'autres migrent en zones périphériques.
Dans les années 80, la rue piétonne du Maréchal-Joffre de Vierzon était très animée. Aujourd'hui,  toujours PCF (depuis 1937), on y compte trente-deux boutiques fermées pour seulement seize ouvertes. Ce même magazine LSA révèle le dernier baromètre Procos, de la Fédération du commerce spécialisé. 

Vierzon et Châtellerault ne sont pas les seules frappées par le phénomène. 
Autres villes qui périclitent : Carcassonne ou Montélimar. Auxerre, PS, c'est un commerce sur cinq qui est fermé. 
On pourrait aussi citer Nevers, dont le maire fut Pierre Bérégovoy (PS) pendant dix ans, Béziers ou encore Cholet et Albi. "Albi, Saint-Brieuc ont perdu 15-20 % de leur offre commerciale de centre-ville. 20 à 25 % pour Perpignan, Béziers, Calais.

Avec 180 magasins fermés en 2016, contre 149 un an plus tôt, le centre-ville de Saint-Brieuc, 45.000 habitants, affiche un nombre record de commerces vides. Près d'une vitrine sur trois a baissé le rideau selon le baromètre exclusif publié par le Journal des entreprises. Avec 31 cellules commerciales vides de plus sur un an en centre-ville, soit la plus forte hausse depuis 2011, la préfecture des Côtes-d'Armor s'enfonce dans la crise.

En fait, les habitants des villes de moins de 100.000 habitants qui ne sont pas un peu touristiques ou en bord de mer n'ont plus de commerces de proximité.

Les causes de l'hémorragie sont identifiées, mais elle continue malgré les cris d'alarme.
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Les associations de commerçants crient leur désespoir, mais les élus sont démunis ou insensibles au sujet. Une politique urbaine globale volontariste et transversale est nécessaire pour freiner l'érosion des commerces dans une ville centre et arriver à régénérer l'offre.
Une politique urbaine globale volontariste et transversale est nécessaire pour freiner l'érosion des commerces dans une ville centre et arriver à régénérer l'offre.

Les causes sont plurielles

Les grandes surfaces, installées en périphérie sont pointées. 
Image associéeMais il faut aussi incriminer la désindustrialisation, l'exode des populations, les loyers trop élevés en centre-ville, ou la taxe d'habitation qui fait fuir les locataires.

Des maires négligents ou au budget contraint ne se sont pas préoccupés des implantations commerciales ou ont fait des choix hasardeux. 
Ils se sont souvent laissé tourner la tête par de puissants groupes de la grande distribution qui leur ont fait miroiter des créations d'emplois, quand aucun conflit d'intérêts n'est à déplorer...  
A Dijon, ville du sénateur socialiste François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social de Hollande dans les gouvernements Valls I et II (2014-2015), une grosse enseigne de vêtements pas chers a été installée aux abords de la commune. L'argument est social... mais le centre-ville en a ressenti le contre-coup et les personnes âgées ne trouvent plus à se nourrir et s'habiller.
Certains élus ont aussi négligé l'attractivité des rues, sans  bancs, sans bacs de fleurs et autre mobilier urbain de confort et de bien-être, abandonnant à leur triste sort les commerçants qui tentent de résister, seuls.

Au Mans, la concurrence d'enseignes a fait rage. 
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Pas moins de 25 boutiques sont vides dans la seule rue Nationale, certaines très vétustes, abandonnées depuis plusieurs années. La rue Gambetta, un axe fantôme, a "perdu son dynamisme depuis l'arrivée du tramway, estime une commerçante. Depuis, difficile pour une enseigne de tenir". Dans ce quartier en souffrance, le petit marché du samedi matin a réduit sa surface. Le low cost alimentaire Dia a fermé fin octobre, Le Bouquet Manceau a mis la clé sous la porte. "Le phénomène s'accélère depuis dix ans pour bon nombre d'entre elles, en effet, constate Arnaud Gasnier. 

Une sur-concurrence d'enseignes entraîne fermetures des commerces ou leur 'périphérisation'. Et même, leur absorption dans des aires métropolitaines telles que Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse." Le magasin de décoration L'Ensemblier, place de l'Éperon au Mans, a récemment répondu aux sirènes de la métropole nantaise, à deux heures de route.

La faute au tramway, au stationnement payant contre ouverture 7j/7? 
"C'est une hérésie de penser cela, souligne Arnaud Gasnier. L'accessibilité multimodale (marche, vélo, bus, tramway, automobile...) est toujours favorable au commerce, maintient-il. Le manque de vitalité commerciale du haut de la rue Gambetta n'est pas lié à un hypothétique effet tunnel, mais à son éloignement de l'axe dynamique République-Jacobins et à un manque d'attractivité in situ."


Corps à corps entre CRS en civil et policiers de la BAC à Calais

Une bagarre en discothèque dégénère en guerre des polices 

Des CRS et des policiers de la BAC en viennent aux mains


Quand une bagarre éclata entre deux fêtards de la discothèque, le "No Comment", et une quinzaine de copains CRS hors service à Calais, dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 octobre, vers 1h du matin, des CRS en civil, en mission dans les Hauts de France, et des policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) se sont castagnés, rapporte Le Canard enchaîné.
Une discussion entre un CRS et un autre client du bar est à l'origine de la bagarre, selon France 3 Hauts-de-France : l'un affirmait que l'autre lui avait volé son téléphone portable, l'altercation a dégénéré en bagarre générale et l'un des fêtards a alors appelé la police à la rescousse.

Appelés pour cette échauffourée, les policiers de la BAC se rendirent sur place, mais les CRS s'en prirent directement à leurs collègues, selon Le Canard enchaîné. Les CRS "ont foncé dans le lard" des membres de la BAC, "dérobant une matraque au passage", rapporte la presse.

"On constate des actes de rébellion", a confirmé le Parquet de Boulogne-sur-Mer à France 3. "Un CRS refuse de se faire interpeller; il y a des actes de violence sur un agent de la BAC et plusieurs outrages".

L'hebdomadaire anarchiste précise même que l'un des CRS leur aurait lancé : "Quand vous aurez des problèmes avec des migrants, on ne viendra pas vous sauver; on fera comme si on n'entendait pas les appels sur les ondes radio".


https://t.co/X85TOoLoDl pic.twitter.com/VSOPBdEFnL

— La Voix Calais (@VDNCalais) 14 octobre 2017


Les CRS auraient continué la bagarre 
entre eux à leur hôtel


L'un des leurs a passé la nuit en cellule de dégrisement, insiste encore Le Canard enchaîné. 

Suite à cet incident, deux personnes ont dû être hospitalisées pour des ecchymoses et un nez cassé, rapporte La Voix du Nord, et une enquête a été ouverte par l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

Le procureur a d'ores et déjà indiqué que certains fonctionnaires pourraient être inquiétés par la justice. "A ce jour, tout le monde a été entendu ou presque. Comme les CRS ont généralement des missions de 10 ou 15 jours, certains étaient déjà repartis dans le Sud", a indiqué le procureur Pascal Marconville à France 3. 
Une enquête a été ouverte "à l'encontre des agents de la BAC" de Calais, selon l'AFPpour "violences en réunion, rébellion et outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique".
Le Canard enchaîné vise plutôt les CRS. Selon l'hebdomadaire, les policiers incriminés seraient issus de la compagnie 58 basée à Perpignan qui s'était déjà rendue célèbre en emboutissant la voiture du capitaine du commissariat en sortant de boîte de nuit, "avant de prendre la fuite".
La BAC (Brigade anti-criminalité) est un service de la police nationale française et exerce dans les différentes directions départementales de sécurité publique (DDSP). Les Compagnies républicaines de sécurité, CRS, forment également un corps spécialisé de la police nationale.

mercredi 18 octobre 2017

Borne nie avoir annoncé "des fermetures de gares ou de lignes TGV", mais...

Des fuites à grande vitesse, plus rapides que les annonces 

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a démenti mercredi avoir annoncé des fermetures de gares ou de lignes TGV

La ministre s'est fait prendre de vitesse. 
"Je n'ai jamais annoncé qu'il y aurait des fermetures de gares ou de lignes TGV", a déclaré E.Borne, interpellée à ce sujet lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, alors que le gouvernement vient de lancer une réflexion sur la "refondation" du modèle ferroviaire français.

Mais elle a prévenu que "ce choix collectif (du TGV) a un coût"... 
Il n'y a pas de fumée sans feu. "On ne peut pas tout à la fois vouloir un TGV qui va partout, des billets moins chers, et demander à la SNCF de payer des péages très chers pour faire circuler ces trains sur les lignes à grande vitesse", a ajouté la ministre.

L'économie et les populations des régions ne seront pas frappées ?
"C'est une question de cohérence, indispensable à la pérennité d'un modèle dans lequel nous avons investi et auquel nous sommes attachés", a cette poursuivi cette ancienne directrice du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie .

Jean-Cyril Spinetta a été chargé d'un "chantier stratégique" de "refondation" de notre  modèle ferroviaire

Il y a anguille sous roche... 
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Les premiers TGV ne passaient pas
entre les quais...
Lundi, le gouvernement a missionné l'ex-PDG d'Air France-KLM  sur cette refondation.

Il s'agira d'abord de "préciser la stratégie de desserte par le transport ferroviaire à horizon 2030", notamment d'identifier "les segments sur lesquels les efforts doivent être renforcés afin de mieux répondre aux attentes", ainsi que de déterminer "le modèle de desserte à privilégier" pour les trains à grande vitesse, selon sa lettre de mission.

Utiliser des TGV pour desservir de nombreuses gares - en dehors des métropoles régionales - pèse sur la ...rentabilité, avait souligné Borne, sujet de débat de longue date opposant SNCF, élus locaux et usagers. 

"On a un sujet dont il faut être conscient, c'est que 
les dessertes fines du TGV ont un effet non négligeable sur le modèle économique du TGV", avait alors martelé la ministre. "Si on prend un parallèle avec l'aérien, on ne dessert pas Brive en (Airbus) A380", avait lâché la parisienne.

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Après la désertification médicale des campagnes, l'isolement fin des régions...

Mélenchon, en fureur : "Touche pas à mon portefeuille" !

Il ne faut pas titiller Jean-Luc Mélenchon... encore moins sur son patrimoine

L'épidermique meneur d'extrême gauche a un tabou, l'argent, quand c'est le sien

Le ministre de l'Economie a mis Mélenchon au défi de comparer son patrimoine au sien, mardi soir à l'Assemblée, voulant appeler à la pudeur certains pourfendeurs du projet de loi de finances 2018, "fait par les riches et pour les riches", selon les députés de la France insoumise.

Le député a dû revenir en séance pour se défendre, avec véhémence

Il avait négligé l'hémicycle et avait manqué l'allusion en direct...
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"Je suis disponible", a commencé Mélenchon. "Peut-être que vous avez accordé trop d'importance à la propagande qui m'a attribué des voitures et des appartements", a ensuite lancé le caricaturiste en chef de La France Insoumise (LFI). 

"Je suis fier de mon compte en banque et je ne dois rien à personne. 
Je ne vous laisserai pas sous-entendre que quoi que ce soit puisse être suspect chez moi", a-t-il encore éructé.
Concluant avec sa subjectivité coutumière : "Je suis honnête".
Son honnêteté n'était pas encore en question, mais plutôt celui du niveau de sa tranche d'imposition. 

Affaire des attachés parlementaires: la police fait son cinéma au siège du MoDem

L'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs semble se poursuivre : progresse-t-elle ? 

Une perquisition était en cours mercredi matin au siège du MoDem à Paris 

Les investigations sont menées par les policiers anti-corruption de l'Oclciff, un un service de la Direction centrale de la Police judiciaire, depuis le début de matinée, a-t-on appris de "source proche de l'enquête" sur des soupçons d'emplois fictifs d'attachés parlementaires.

L'affaire a débuté en mars sur dénonciation d'une élue du FN, Sophie Montel. 
Le Parquet de Paris a alors ouvert une enquête préliminaire visant une vingtaine d'eurodéputés de tous bords, dont deux du MoDem. 

En juin, l'affaire a rebondi : un ex-employé du parti centriste a fait un signalement au Parquet de Paris, déclenchant l'ouverture d'une enquête spécifique sur le MoDem, qui a employé six élus au total au Parlement européen entre 2009 et 2014. Le MoDem est soupçonné d’avoir détourné à son profit des attachés parlementaires payés par des fonds européens.

Puis, fin juillet, le Parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X pour "abus de confiance, recel d'abus de confiance et escroqueries".

L'enquête s'appuie notamment sur un témoignage adressé à la justice par un ancien salarié, Matthieu Lamarre. Engagé à temps plein en décembre 2010 comme "responsable web et réseaux sociaux" du parti, il avait immédiatement signé un avenant de détachement auprès de l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias. 

Les accusations d'emplois fictifs avaient contraint à la démission du gouvernement Philippe I la ministre des Armées, Sylvie Goulard, le ministre d'Etat, garde des Sceaux, François Bayrou, numéro 4 du gouvernement, et la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez.

Début septembre, François Bayrou, président du MoDem depuis 2007, avait affirmé que cette affaire était "un obstacle artificiel, inventé". Il avait alors indiqué qu'il n'avait pas été "informé, convoqué ou entendu". 

Les policiers anti-corruption ont entendu plusieurs suspects, dont l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, Matthieu Lamarre, Isabelle Sicart, la cheffe de cabinet de François Bayrou, au MoDem, et Karine Aouadj, son ex-secrétaire particulière, à Paris, deux assistantes parlementaires, ainsi que l'ex-députée européenne Corinne Lepage.

Au Parlement européen, chaque eurodéputé est souvent épaulé par trois, voire quatre assistants dits 'accrédités', c’est-à-dire qui dépendent directement de l’administration de l’institution. Quant aux assistants locaux, ils travaillent pour l’élu dans leur État membre d’origine.

"Aucun rapport entre le cas du MoDem et celui du FN," juge le MoDem

L’affaire des emplois fictifs présumés du Front national (FN) avait déjà surgi à l'occasion de la campagne présidentielle. Yannick Laude, porte-parole de la délégation française du groupe ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux européens, auquel appartiennent les élus MoDem) fait une distinction. "Il n’y a aucun rapport entre le cas du MoDem et celui du FN", estime-t-elle. "L’enquête doit ici déterminer si le temps partiel au service de l’Union européenne a été effectué, alors qu’on sait bien qu’il y a une zone grise entre travail parlementaire et travail politique."

Michèle Rivasi (EELV) abonde dans le sens du MoDem : elle est l'une des eurodéputées du groupe des Verts qui fait partie des élus pointés du doigt par le Front national qui a saisi l’Office européen anti-fraude (OLAF) pour emploi fictif ou irrégulier d’assistants au Parlement européen. "L’ambiance est à la vengeance politique, selon la verte. En accusant d’autres députés de faire comme lui, le FN cherche simplement à créer un écran de fumée." C'est ce que l'enquête établira (peut-être).

Castaner dénonce ceux qui pointent au chômage pour s'offrir des vacances

Le socialiste, porte-parole du gouvernement Philippe, a encore déraillé

L'ancien candidat PS à la présidence de la région PACA a heurté les sensibilités...
Plusieurs personnalités de gauche accusent Christophe Castaner de mépriser les chômeurs. Au cours de sa prise de parole au nom du gouvernement, lundi sur BFMTV, s'exprimant sur l'universalité des indemnités chômage auxquelles pourraient avoir droit les professions libérales ou  les démissionnaires, comme le souhaite Emmanuel Macron, Castaner a fait une sortie de route en marche.

Après avoir prétendu que, sur TF1, le volubile Macron a eu besoin d'aborder les sujets dans leur globalité, plutôt que de commenter telle ou telle petite phrase - ce qu'il n'a pas pourtant manqué de faire -, Castaner a pris les devants face aux reproches à Macron d'avoir évacué l'environnement et l'Europe et Merkel. La Voix de son Maître a assuré qu' "il [Macron] a regretté de ne pas avoir pu aborder certains thèmes", soulignant ainsi que, malgré 75 minutes, le "maître des horloges" n'a pas su gérer son temps de parole.
Le porte-parole du gouvernement était donc invité par ses amis de BFMTV pour faire l'éloge de l'entretien d'Emmanuel Macron, la veille sur TF1.

"L'universalité de l'allocation chômage implique des droits et des devoirs," a réaffirmé Castaner sur BFMTV

Cela dit,
Castaner s'est autorisé un jugement vécu comme une insulte.
"La liberté, ce n'est pas de se dire que je vais toucher les allocations chômage pour partir deux ans en vacances"

BFMTV est fort marri de ce dérapage qui plombe un entretien conçu pour vanter la parole présidentielle, au lendemain de sa prestation, le 16 octobre. Il a tout compte fait le mérite d'éclairer "les gens" sur l'état d'esprit général au sommet de l'Etat macronien. 
L'a priori désobligeant de Castaner vient en effet renforcer la liste déjà longue des sorties de route de l'ex-patron d'En marche ! , les salariés "illettrés" de Gad, les 'kwassa-kwassa' qui, selon le président humoriste, serviraient moins à pêcher qu'à "amener du Comorien" à Mayotte, les "gens qui ne sont rien", les détracteurs "cyniques" et autres "fainéants".

Le chef de l'État a surpris en posant dimanche des conditions à l'universalité des allocations chômage, auxquelles pourraient avoir droit les professions libérales ou les démissionnaires: le dispositif ne fonctionnerait que "tous les 5 ans, 6 ans, 7 ans", sous réserve d'avoir un projet professionnel. 
"On a toujours dit que l'universalité de l'allocation-chômage -qui doit profiter à celles et ceux qui n'y ont pas le droit, un agriculteur, un artisan, un commerçant- implique aussi des droits et des devoirs. Et on l'a élargie à la question des démissionnaires, mais encore avec cette idée de droits et de devoirs, c'est une forme de liberté ; mais une liberté pour aller vers quelque chose. Ce n'est pas de se dire : 'Finalement, je vais bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances'", a lâché Christophe Castaner. 

Le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement a d'ailleurs provoqué l'indignation de plusieurs élus. 

"N'avez-vous pas honte ?" interroge Guillaume Balas, un professeur et eurodéputé PS. 
Ex-coordinateur du projet de Benoît Hamon, candidat PS à l'élection présidentielle de 2017, il a rejoint son Mouvement du 1er Juillet (M1717), après sa défaite par KO :
L'ex-députée PS de la Sarthe, Sylvie Tolmont, parodie la citation de Michel Audiard : Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît"...
Pour Sébastien Denaja, député PS de l'Hérault et porte-parole du Parti socialiste, "ce n'est plus du mépris, c'est de la violence ! Ça suffit !".

Le député  Front de Gauche de Seine-Maritime et maire de Dieppe, 
Sébastien Jumel ironise :
Le sénateur socialiste de Paris, David Assouline, juge que Christophe Castaner "dépasse Wauquiez et le 'cancer de l'assistanat'". 

"Après les fainéants, les vacanciers !", lance le député FN du Gard, Gilbert Collard, en référence au terme employé par le président de la République il y a quelques semaines.

Mis sur la touche de la presse nationale, le journaliste Bruno Masure insulte son camarade Castaner  :

TeamMacronPR a riposté: 
"Quand @CCastaner annonce de nouveaux droits pour les Français, il faut nous dire pourquoi les Insoumis y voient quelque chose à redire."

Mais la critique la plus violente vient des rangs de la France insoumise. Sur Twitter, l'ex-porte-parole kabyle de Jean-Luc Mélenchon lors des ses campagnes présidentielles de 2012 et 2017, Sophia Chikirou, conseillère en communication et proche de Caroline Fourest, prononce cette sentence définitive : Ce mec [Macron] est un salaud".
En Castaner, Macron a trouvé la Christine Angot de Ruquier.
Mais l'animateur du show de politique divertissement a viré sa chroniqueuse...